la propriété, l'État garant de l'égalité, le travail (article 2 ici)
l'école, l'éducation, la sphère économique (article 1 ici )
Rappels :
Est inspirée de notre devise nationale française et propose des remèdes à toutes les perversions qu'elle a subies
Est composée de 3 sphères indépendantes les unes des autres, mais reliées les unes aux autres chacune devant agir comme contre pouvoir aux 2 autres
les constats:
Depuis le 15eme siècle et l'avènement des temps modernes notre "civilisation" occidentale s'est caractérisée par
Une domination de + en marquée de la sphère économique qui a abouti à la révolution industrielle, au capitalisme, à la lutte des classes et à des révolutions sanglantes
face à des systèmes politiques ou juridiques de + en + incapables de la contrôler
avec un net déclin de la vie spirituelle au profit d'un matérialisme de + en fort
le spirituel (au sens large) se séparant peu à peu du pouvoir de l'Église et passant sous celui de l'État (éducation, culture, science...) l'Église étant elle même de + en + rejetée ...
à tel point que de nos jours on ne parle presque plus de civilisations mais d'économies pour désigner nos # pays ... !
Par la tri articulation Rudolf Steiner se proposait de remédier à ces graves déséquilibres causes de tous les problèmes sociaux de son époque (du début du XX eme siècle) et qui se sont accentués depuis .
La sphère économique qui sera traitée dans cet article, devrait être régie par la fraternité (et non par la liberté):
Son but est d'assurer le bien être de tous de manière juste durable et fraternelle par l'échange de marchandisesentre producteurs, consommateurs et intermédiaires
Elle doit aussi être capable de financer les 2 autres sphères (par des dons ou contributions volontaires)
Elle ne doit être ni capitaliste (le travail, la terre ne sont pas des marchandises, l'enrichissement personnel n'est pas le but ) ni marxiste (la propriété des moyens de production reste personnelle, l'État ne doit pas intervenir et se limiter au strict minimum : assurer l'égalité et la justice entre les # participants à ces échanges).
Travailleurs et patrons (ou plutôt directeurs d'entreprise) deviennent des associés, unis pour la bonne marche de leur entreprise et qui vont s'en partager (selon des contrats) les recettes résultant de la vente des marchandises produites (et non les bénéfices), le travail cessant lui d'être une marchandise et une charge pour l'entreprise
Très important: le travail n'est plus une marchandise, et donc le marché du travail disparaît ...
Le travailleur lui ne touche plus un salaire pour vivre (ou survivre) mais sa part de sa participation à l'entreprise, celle ci résultant de la vente de la production et étant déterminée par contrat;
Si ce revenu est insuffisant pour lui assurer une vie décente pour lui et sa famille, il touchera un revenu complémentaire car dans son modèle de tri-articulation chacun a droit à un revenu de base lui assurant une vie décente.
Toutefois ce revenu est très # du revenu de base inconditionnel universel accordé à toutes et tous sans aucune condition, (voir cet article ici ) Steiner y a mis des conditions: qu'il considère être de justice et de solidarité .
Précisions par l'IA Perplexity à qui j'ai demandé de l'aide
Steiner refuse le revenu de base inconditionnel (tel qu’on l’entend aujourd’hui)
Selon l’article « Rudolf Steiner sur le revenu de base » de l’Institut pour une tri-articulation sociale :
Steiner craint qu’un revenu inconditionnel pour tous ne dissocie complètement revenu et responsabilité sociale, ce qui, à ses yeux, blesse le sentiment de justice et de solidarité.
Pour lui, un ordre social sain repose sur le fait que chacun contribue, selon ses capacités, au bien d’autrui, et que le revenu en soit la contrepartie (même si cette contribution n’est pas toujours un « travail économique » au sens étroit).
La solution n’est pas un revenu garanti sans condition, mais :
une économie associative où les prix et les revenus sont justes,
un État juridique qui garantit un minimum vital aux non-productifs,
une vie spirituelle libre qui permet à chacun de développer ses capacités et de les mettre au service des autres.tri-articulation
Steiner veut que chacun puisse vivre décemment, et il distingue clairement le revenu nécessaire à la vie du revenu du travail au sens capitaliste.
il y a chez lui l’idée d’un minimum vital garanti pour certaines catégories (enfants, âgés, malades, etc.).
Mais, il ne défend pas un revenu de base inconditionnel universel pour tous, indépendamment de toute contribution. Pour lui, le revenu reste lié, d’une manière ou d’une autre, à une prestation pour autrui ou à un statut reconnu dans la vie de droit.
Dans le modèle de Steiner, on peut distinguer deux types de « revenus » :
Type de revenu
Source / logique
Bénéficiaires typiques
Revenu lié à une contribution (travail, service, soin, création, enseignement, etc.)
Déterminé associativement dans la vie économique ; lié à la valeur produite pour autrui.
Personnes actives économiquement ou spirituellement (artisans, enseignants, artistes, soignants, etc.).
Revenu d’existence / minimum vital
Déterminé dans la vie de droit (État juridique séparé de l’économie) ; expression de la dignité humaine et de la solidarité.
Enfants, personnes âgées, invalides, malades, veuves, et éventuellement d’autres catégories de non-productifs reconnues.
Le point clé est que :
Le revenu d’existence assure que nul ne soit contraint de travailler au-delà d’un temps de travail défini démocratiquement.
Le revenu du travail est une part de la valeur créée, convenue associativement, et non un salaire-marchandise.
Statut de l'entreprise
Les entreprises seraient donc des associations économiques (entre les patrons et les salariés) et non des "personne morales" (souvent immorales...) sociétés cotées en bourse avec des actionnaires anonymes pour les + grosses ...
Pour celles ci il n'y aurait donc plus d'anonymat du capital et plus d'actionnaires (propriétaires) mais des apporteurs ou des préteurs qui toucheront des intérêts pendant toute la durée de leur prêt (les modalités étant déterminés par des contrats dont l'équité est garantie par la sphère juridique)
Il n'y aurait donc aussi plus de bourses de valeurs ni plus de spéculation possible ...
Question: Pourtant Steiner considérait que la propriété privée des moyens de production était essentielle pour que l'initiative créatrice puisse s'exprimer ... alors quid pour ces grandes entreprises ?
Réponse de l'IA (Léo de Brave)
Steiner considérait que les moyens de production ne doivent pas être la propriété de l'État (socialisme d'État) ni celle d'individus isolés cherchant uniquement le profit (capitalisme pur).
Le principe de l'association : Les grandes entreprises doivent appartenir à une association regroupant tous ceux qui y travaillent et ceux qui en ont besoin (les consommateurs, les fournisseurs, les producteurs).
Le rôle du propriétaire : Le "propriétaire" (l'ancien actionnaire ou l'État) ne possède pas l'entreprise pour en tirer un revenu passif. Il agit comme un tuteur ou un gestionnaire temporaire.
La fin du capital oisif : Le capital ne doit plus rapporter un intérêt par le simple fait d'être possédé. Il doit être investi dans la production de biens utiles. Le profit ne doit pas revenir à des actionnaires absents, mais être réinvesti dans l'entreprise ou distribué selon les besoins de l'association (salaires justes, prix équitables).
L'actionnariat anonyme doit-il disparaître ?
Oui, selon Steiner, l'actionnariat tel qu'il existe (anonyme, spéculatif, détaché de la réalité de la production) doit disparaître.
Absence de responsabilité : Dans l'actionnariat anonyme, celui qui possède l'action n'a souvent aucun lien avec le travail réel, la qualité du produit ou le bien-être des ouvriers. Il ne cherche que le dividende. Pour Steiner, cela crée une séparation malsaine entre la propriété et la responsabilité.
Spéculation : La bourse et la spéculation sur les actions détournent l'économie de sa fonction réelle (produire des biens pour la société) vers une logique de jeu financier. Steiner y est fermement opposé.
La solution : L'Association : À la place des actions, Steiner propose que l'entreprise soit gérée par une association où :
Les producteurs (travailleurs) participent à la gestion.
Les consommateurs sont représentés pour définir les besoins.
Les capitaux sont mis à disposition par la communauté ou la banque (qui doit être indépendante de l'État et du secteur privé spéculatif) pour être utilisés, pas pour être possédés.
En résumé
Pour Rudolf Steiner :
La propriété privée existe, mais elle est fonctionnelle : on possède le droit d'utiliser et de gérer un moyen de production, pas le droit d'en tirer un revenu passif sans travail.
Les grandes entreprises ne doivent pas être la propriété de l'État ni d'individus, mais d'une association liant producteurs et consommateurs.
L'actionnariat anonyme doit disparaître car il sépare la propriété de la responsabilité et favorise la spéculation au détriment de l'économie réelle.
Il s'agit d'un système où "la propriété est un devoir" (gérer pour le bien commun) plutôt qu'un droit de jouissance privée.
Question: les grandes entreprises ont besoin d'un capital important: qui l'apporterait et quel serait le statut des ces apporteurs ?
C'est une excellente question qui touche au cœur de la difficulté de mise en œuvre de la triarticulation. Si l'on supprime l'actionnariat (le capitaliste qui apporte de l'argent contre un dividende et un droit de vote), qui finance les grandes entreprises ?
Selon la vision de Rudolf Steiner, le financement des grandes entreprises ne viendrait pas d'individus cherchant le profit, mais de la société elle-même via des institutions bancaires réformées. Voici comment il envisage ce mécanisme :
1. Qui apporte le capital ?
Le capital nécessaire serait fourni par des banques d'association (ou banques de crédit) qui ne sont ni étatiques ni privées au sens capitaliste.
Le rôle de la banque : La banque ne serait pas un lieu de spéculation, mais un organisme de gestion de la liquidité. Elle collecterait les épargnes de la société (les gens qui ont de l'argent à placer) et les prêterait aux entreprises qui en ont besoin pour produire.
La source des fonds : Les fonds proviendraient de l'épargne publique, mais gérée de manière à ce qu'ils servent directement l'économie réelle. L'argent n'est pas "investi" pour rapporter, il est "prêté" pour être utilisé.
2. Le statut des apporteurs (les épargnants)
C'est ici que la révolution conceptuelle est la plus forte. Le statut de l'apporteur de capital changerait radicalement :
Fin du dividende : L'apporteur ne reçoit aucun dividende. Il ne touche pas une part des bénéfices de l'entreprise parce qu'il a donné de l'argent. Pour Steiner, le profit ne doit revenir qu'à ceux qui travaillent dans l'entreprise (producteurs) ou qui en consomment les biens (via des prix justes), pas à ceux qui ont simplement fourni l'outil.
Remboursement avec intérêt limité : L'apporteur se fait rembourser son capital, potentiellement avec un petit intérêt qui couvre l'inflation et les frais de gestion de la banque, mais sans profit spéculatif. L'intérêt ne doit pas être un revenu passif, mais un coût d'utilisation du capital.
Aucun droit de gestion : L'apporteur n'a aucun droit de vote sur la direction de l'entreprise. Il ne peut pas dicter la stratégie, licencier ou changer le produit. La gestion de l'entreprise revient à ceux qui la font fonctionner (les travailleurs) et à ceux qui en ont besoin (les consommateurs), pas à celui qui a fourni l'argent.
3. Le mécanisme concret : Le "Crédit" vs la "Propriété"
Steiner distingue le droit de propriété du droit de crédit.
Aujourd'hui : Vous achetez une action = vous devenez propriétaire d'une part de l'entreprise.
Dans la triarticulation : Vous déposez de l'argent à la banque = vous faites un prêt à la société. La banque prête cet argent à l'entreprise. L'entreprise est "détenue" par l'association (travailleurs + consommateurs), mais "financée" par la collectivité via la banque.
4. Pourquoi cela fonctionnerait-il pour les grosses entreprises ?
Steiner argumente que dans une économie triarticulée :
La stabilité remplace la spéculation : Les entreprises ne seraient plus soumises à la pression des marchés boursiers à court terme. Elles pourraient planifier sur le long terme car elles n'ont pas à servir les intérêts des actionnaires.
Le capital est fluide : Puisque l'argent n'est plus "gelé" dans des actions de propriétés, il circule librement vers les projets utiles. La banque évalue la viabilité du projet (est-ce utile à la société ?) plutôt que la rentabilité financière immédiate.
La sécurité : L'apporteur est protégé par la solidité de l'organisme bancaire et la diversité des prêts, plutôt que par la fluctuation du cours de bourse.
En résumé
Dans le modèle de Steiner :
L'apporteur de capital devient un prêteur (un épargnant), pas un propriétaire.
Son statut est celui d'un citoyen qui participe à l'économie en fournissant les outils de production, sans chercher à en contrôler la gestion ni à en tirer un revenu passif.
Le financement des géants industriels se fait par le crédit bancaire social, où l'argent est mis en circulation pour le bien commun, et non accumulé comme propriété privée.
C'est un système où le capital perd son pouvoir de domination sur le travail pour devenir un simple outil au service de l'activité humaine.
Schéma très parlant proposé par l'IA de Perplexity
┌──────────────────────┐
│ CAPITAL │
│ Apporteurs de fonds │
└─────────┬────────────┘
Associés │ou Préteurs
│ finance / oriente
v
┌──────────────────────┐
│ DIRECTION │
│ gestion / arbitrage │
└───────┬───────┬──────┘
│ │
organise le │ │ associe / consulte
travail │ │
v v
┌────────────────┐ ┌──────────────────────┐
│ TRAVAIL │ │ ASSOCIATIONS │
│ salariés / │ │ ÉCONOMIQUES │
│ savoir-faire │ │ fournisseurs, clients│
└───────┬────────┘ │ distributeurs │
│ └─────────┬────────────┘
│ produit │ coordonne
v │
┌────────────────┐ │
│ BIENS / SERVICES│◄────────────┘
└───────┬────────┘
│
│ répond à
v
┌────────────────┐
│ BESOINS │
│ SOCIAUX │
└────────────────┘
Lecture rapide
Le capital finance, mais ne doit pas dominer seul.
La direction fait le lien entre les ressources et l’activité réelle.
Le travail produit concrètement et apporte l’expérience du terrain.
Les associations économiques relient l’entreprise à son environnement économique.
L’ensemble vise à faire circuler l’activité vers les besoins sociaux réels.
Idée centrale
Dans une grande entreprise, ce n’est pas une relation directe et simple “actionnaires ↔ travailleurs” qui suffit, mais une série de médiations.
La base de la sphère économique, la FRATERNITÉ : comment ?
Depuis l’avènement des "temps modernes" (milieu du 15eme siècle et révolution industrielle) cette sphère s'est caractérisée par une division croissante du travail puis par la mondialisation
Rudolf Steiner a écrit (ou dit dans ses conférences) que tout ce que nous consommons résulte du travail d'une multitude de personnes ... que nous devrions remercier
en retour il nous faudrait prendre conscience que nous travaillons non pas pour gagner notre vie mais par gratitude envers toutes ces personnes à travers le monde
C'est cela qu'il nomme Fraternité
La Triarticulation avec les 2 autres sphères: un autre schéma par l'IA (Perplexity)
Description
L’économie produit et échange les biens. Les associations servent à coordonner les acteurs pour orienter les prix et éviter que le marché seul décide de tout. Le droit fixe les règles communes: contrats, protections, conditions de travail, limites imposées aux rapports économiques. Le travail humain se situe à l’interface: il est utilisé dans l’économie, mais sa forme sociale doit être garantie par le droit.
Mettre fin à la dictature de l'économie, un idéal que j'ai depuis + de 20 ans
et que j'avais exprimé dans cet appel:
APPEL A TOUS LES CANDIDATS des prochaines élections : Il est urgent de remettre l’économie à sa vraie place
Lequel d'entre vous reprendra t'il à son compte cet appel ?