En train de devenir... Comment lâcher prise,tout en ne lâchant rien

Blog de Tâm Chân Hanh (Action Juste du Cœur)-un bouddhiste engagé plutôt du coté "extrême gauche" (la Gauche radicale , ANTI-CAPITALISTE) - pour un autre monde possible, plus juste, plus fraternel et plus humain.

31 mars 2017 : Depuis mon départ à la retraite ...

il y a 2 mois
Qu'ai je fait de mes journées?
Rien ou presque rien, à première vue (de celles et ceux qui ne me connaissant pas, me voyaient m'enfermer chez nous (...)

7 mars 2019

Mieux connaître mon corps pour mieux en prendre soin.

Une nouvelle série d'articles de la série "Notre santé autrement" (sans médicaments chimiques) à laquelle j'ai eu envie de me consacrer puis de partager


 C'était l'an dernier il y a à peu près un an, en revenant de notre 1ere cure de jeûne et repos total avec Hélène (voir ici)  et aussi après avoir vu plusieurs vidéos de Thierry Casasnovas où il parlait beaucoup de physiologie (fonctionnement de notre corps)  que j'ai eu le besoin d’approfondir mes connaissances en matière de corps humain ...

Et donc revenir aux études de biologie ou d’anatomie ... du collège  ou du lycée qui à l'époque ne m'avaient guère passionné !


 
au point de ne même pas savoir moi même où se trouvent exactement mes organes ...


mon appareil digestif par rapport au nombril par exemple ...
 Ou si j'ai des douleurs cela correspond à quoi ? 

J'ai commencé donc à découvrir tout cela lors de notre cure de 2 semaines chez Hélène (voir ici) , et à notre retour, je me suis plongé dans la recherche de sites où il y avait des planches anatomiques parlantes comme celle ci :


ou plus précises  comme celle ci ...
ou de vidéos simples comme celle ci...
VIDÉO AVEC IMAGES DE SYNTHÈSE EN 3D permettant de mieux comprendre le fonctionnement pulmonaire :


et peu à peu, j'ai pu compléter l'annexe de ce blog (voir ici) de ces images ou vidéos
et des liens vers les sites qui les proposaient,
par ces pages et sous pages ...


-D'abord mieux connaître notre corps


 annexe commencée pendant ma retraite d'hiver à la maison qui a précédé cette cure (voir ici)

et poursuivie par des ajouts continuels de pages et sous pages au fur et à mesure de ma progression ...



Comme les correspondances entre les savoirs occidentaux et orientaux ...


Sur les chakras





 Et le systeme endocrinien



 
Voir aussi cette sous page : nos corps subtils

Schémas qui ont pu m'aider à mieux comprendre et faire, les lavements du colon, hydrothérapies, ou nettoyages du foie et également dans mes méditations sur le corps à localiser certaines sensations et aussi à mieux me connaître en me faisant certaines réflexions comme: 
  • telle tension au niveau du plexus solaire, est donc liée à mon état émotionnel, et en l'observant sans régir, avec équanimité c'est une impureté de mon esprit qui est éliminée ... super !
  • ou: cette sensation plutôt désagréable au niveau du ventre, cela vient du (foie, estomac, colon transverse...), qui est en train d'éliminer des toxines ... waouhh !

et dernièrement ...
des références à la physique atomique et quantique 
(livre découvert chez Hélène lors de notre dernière cure de jeûne)

  depuis que j'ai pris conscience que mon corps (ainsi que mon esprit) est constamment relié au reste de l'univers, qu'il est composé des mêmes éléments de base (atomes, quarks) et peut vibrer en harmonie ou non... avec lui ...
d'où ces sous-pages (4) : Composants atomique du corps humain; Le corps quantique; les quadrants abdominaux; nos corps subtils

 Voila donc la présentation de ces annexes faite

Je reviendrais donc prochainement sur l'une ou l'autre de ces pages ou sous pages, une fois, le sujet bien approfondi ...
à suivre

2 mars 2019

retraite de Mahamoudra avec SIXTE du 16 au 21 fevrier 2019

Je l'attendais avec impatience depuis mon retour de celle de shiné début novembre, car je sentais bien que ce serait le meilleur moyen de revivifier ma concentration pour Vipassana qui avait faibli depuis... (voir article précédent)


  • pas de repas du soir (un léger bouillon bien chaud) les jours suivants pour respecter les 8 préceptes que nous prenions chaque matin avant la 1ere session (mais contrairement à la précédente fois je ne prendrais que un ou 2 fruits au petit déjeuner, pour rester dans le jeûne intermittent que je suis avec beaucoup de bénéfices...)
  • mêmes types de sessions (7 fois 1 h, alternant chacune, la prise de refuge, 3 périodes de méditation de 12mn puis pause de 5mn et à la fin les dédicaces)
  • toujours cette progression en 3 parties, concentration sur le souffle, observation de l'esprit entre chaque pensée, méditation sur la vacuité...

  • quelques différences :
la retraite se fera dans la grande gompa 
horaires décalés afin de respecter le cycle solaire (nous devions finir le déjeuner à 13h avant que le soleil soit au zénith (14 h en juillet), nous lèverons donc un peu plus tard: 5h45 au lieu de 5h15, nous n'aurons le matin que 3 méditations au lieu de 4, et le soir finirons 1/2 h plus tard...
 et surtout les méditations seront  bien plus proches de celles de vipassana :

  • Sixte nous demandera d'avoir comme "ferme détermination" de ne pas bouger, ni les jambes, ni les mains, ni ouvrir les yeux pendant toutes les périodes de 12mn, ce qui au total fera + de 4 h (242mn) dans la journée (au lieu de 3 h pour les retraites vipassana!) 
  • pour la partie concentration sur le souffle pour revenir au calme mental, se concentrer si possible à l'entrée des narines au dessus de la lèvre supérieure et y ressentir les sensations , sinon sur toute la zone du nez interne et externe, (il n'a donc pas comme la dernière fois proposé la technique des 9 rondes)
  • pour la partie sur la vacuité, il la fera progressivement par des méditations sur l'impermanence, puis sur l'interdépendance, et enfin sur le non soi, cette dernière de manière intellectuelle, semblable à la dernière retraite :

   

Mon propre vécu:

Et ma propre compréhension de son enseignement du samedi:

 Sixte commencera par nous rappeler ce que c'est que l'esprit que nous aurons à observer dans la 2eme partie de la retraite:
il est clair et connaissant,
  • clair: renvoyant aux idées  de luminosité , d'espace, intérieur et extérieur, espace qu'on ne sait pas observer car trop absorbé par ce qu'on voit par exemple
  • connaissant: renvoyant aux idées d’expérimentation, de conscience de.
Ce que j'ai retenu de la suite :
l'esprit est une succession continue de moments de clarté et d’expériences
il partage la même continuité depuis des temps sans commencement comme le chêne qui provient d'un gland
l'esprit a un potentiel incroyable de développement (vers la sagesse)

 j'existe en dépendance (de causes et conditions) c'est la vérité conventionnelle
je n'existe pas intrinsèquement, c'est la vérité ultime

ce que je suis maintenant, c'est la continuité de ce que j'ai été l'instant d'avant (même nature)

je peux ici et maintenant modifier les causes de ma souffrance

dont les principales sont: ignorance, désir, saisie, (3 des 12 liens)

le Lamrim, la voie (tibétaine) progressive vers l'éveil distingue les êtres de petite capacité, de moyenne capacité et de grande capacité et propose pour chacune d'elles des méthodes différentes, à partir des 8 branches du noble sentier octuple qui se compose de :
3 catégories identiques à celles de Vipassana:
  • L'éthique
  • la concentration
  • la sagesse

on peut se débarrasser des perturbations mentales, car elles n'existent pas en soi (tout n'existe qu'en interdépendance)

 l'ignorance, la 1ere de ces perturbations, et aussi le 1er des 12 liens n'existe pas en soi, elle n'est pas inhérente à l'esprit (qui est de nature claire et connaissant ) on peut donc s'en libérer.
Par la sagesse qui réalise la vacuité
Par l'équanimité en ayant à l'esprit que
  • chacun veut le bonheur et ne veut pas de la souffrance
  • chacun a le potentiel d’être un Bouddha
Au cours de cette retraite on va donc développer la concentration et la sagesse.

 

Première partie; dimanche et lundi matin: 

stabiliser l'esprit par la concentration sur le souffle à l'entrée des narines

Cette partie me sera très profitable, pour me permettre de réactiver ma concentration qui avait bien faibli et revivifier mon esprit,

cela a été exactement la pratique  d'Anapana des premiers jours de ma retraite Vipassana, (voir ici) mais sans bouger ni les jambes ni les bras, ni les yeux fermés pendant au moins les 3*12mn de concentration de chaque session, que j'arriverais à faire sans peine (surtout maintenir les yeux fermés ce qui n'était pas facile pour moi voir ici... ) et que souvent je prolongerais pendant les pauses.

un excellent entraînement donc à “additthana,  la “ferme détermination”.


Et quand je peinais à observer les sensations de l'air qui entre ou qui sort, à l'entrée des narines, je me suis appliqué avec succès,  de mettre en œuvre les diverses "antidotes" que je connaissais déjà: il me suffisait alors soit:
  • d'élargir comme dit précédemment la zone d'observation (ce que frère Phap Khi avait appelé prendre de la hauteur)
  • ou d'inspirer et expirer plus fortement
  • ou même de me remettre à compter les respirations ou me répéter intérieurement "c'est une inspiration/ c'est une expiration"

2eme partie; lundi après midi, mardi, mercredi matin:

observer la nature de l'esprit qui est clair et connaissant en se concentrant sur un point situé entre les sourcils au niveau du "3eme œil" et sur l'espace qu'il y a entre les pensées.

Pourquoi sur ce point là, alors que l'esprit se trouve dans chaque cellule de notre corps avait dit le Bouddha? (ainsi que la science quantique)

Car c'est encore un exercice de stabilisation de l'esprit a répondu Sixte à ma question écrite.  Donc quand des pensées surviennent :
  • soit si elles sont trop nombreuses on leur dit carrément "stop",
  • soit on note simplement qu'il y a une pensée et on la laisse s'en aller. (voir ici la retraite précédente)

Sixte comparera les pensées par rapport à l'esprit clair et connaissant à un avion qui passe dans le ciel qu'on regarde . Nous devons regarder le ciel et pas l'avion.

Il dira aussi qu'un son, une sensation, ce ne sont pas des pensées, mais des distractions, et qu'il nous faut les laisser en arrière plan.

 Je passerais plusieurs sessions à essayer de me concentrer sur ce point entre les sourcils et à observer...
  •  que je n'avais pas beaucoup de pensées, mais beaucoup de sensations diverses, plus ou moins fortes selon les sessions et qui même allaient s'étendre à tout le corps, en me demandant si ces sensations étaient comme des voiles, masquant plus ou moins l'esprit ...
  •   Mais j'arriverais à visualiser de nouveau comme l'an dernier un ciel bleu sombre entouré de nuages ou branches d'arbres noirs qui ressemblait à cela
mais Sixte me répondra qu'il s'agit de mon imagination et que c'était comme une pensée... à laisser passer
  • jusqu'à ce que, suite à une autre de mes questions écrites, Sixte me dise lors d'un entretien particulier, ce qui nous avait été déjà dit à la retraite Vipassana "de ne pas mélanger les pratiques" et que si je n'arrivais pas avec la sienne, continuer avec Vipassana comme j'en avais pris l'habitude
 

J'ai donc observé mes sensations en balayant mon corps, et constaté rapidement les bénéfices des 2 jours de concentration sur le souffle...
j'ai pu surtout noter un balayage + rapide alors que mon esprit avait jusque là tendance à trop s'attarder sur chaque sensation ou chaque partie, j'ai pu ainsi faire l' "aller retour" dans les 12mn ou même moins...

avec une bien meilleure concentration (voir ici) ... et que si elle baissait,  il me suffisait alors d'aller observer des parties + grandes du corps (toute la tête, tout le buste)  pour qu'elle revienne rapidement.


J'ai même pu en élargissant la zone d'observation (toute la tête, puis la tête et le tronc, puis les 3 parties du corps) arriver à observer  le corps tout entier et ses sensations sur quelques instants ou respirations, et ai pu voir aussi s'il y en avait partout et aussi commencer à observer si et comment elles étaient impermanentes.

Je pense que j'ai du accroître pas mal l’acuité de mon esprit, car des sensations jusqu'alors très légères sont devenues + nettes et même le soir au lit des sensations neutres de picotement m'ont semblé désagréables... m'obligeant à travailler l'équanimité (c'est désagréable, ça pique, mais ça va passer, et pour le moment j'observe aussi mon esprit qui n'aime pas ça et... les sensations que cela peut faire apparaître sur mon corps, ou si d'autres sensations sont apparues...)

2eme partie; Mercredi après midi et jeudi:Toucher la vacuité

et ses 3 composantes :

L'impermanence par laquelle nous commencerons et Sixte nous présentera une méditation plutôt intellectuelle: penser à notre évolution du fœtus jusqu'à aujourd’hui, ou aux milliards de cellules dont notre corps est composé, et indiquant que cette sagesse de l'impermanence devrait nous conduire au non attachement...

Pour ma part, je continuerais la pratique de Vipassana à essayer d'observer l'impermanence de mes sensations comme expliqué ci dessus, et comment et où (sur quelles parties du corps) je la ressens. Et ressentirais un léger progrès (voir ici)
progrès qui se poursuivra à mon retour, ce 1er mars (6h30 8h) tout à la fin en observant  mon corps dans son entier j'ai pu observer nettement ces sensations qui étaient différentes d'un moment à l'autre.

 Je m'attacherais (est ce le bon mot?) aussi à observer :
  • l’impermanence de ma respiration ( +/- longue,+/- courte, +/- profonde +/- douce etc)
  • l'impermanence de ma concentration et surtout la noter (tiens, ma concentration n'est plus là / tiens elle est revenue)
  • l'impermanence de mes pensées  qui vont et viennent et s'en vont des qu'on veut les noter... 
L'interdépendance, dernière session du mercredi et 1ere du jeudi, là aussi la méditation proposée sera intellectuelle :
  • pour notre corps, tout dans le corps est dépendant de causes et conditions, et de ses parties qu'on peut voir de manière de +en + fines: cellules, atomes, quarks ...
  • pour l'esprit, Sixte nous demandera de méditer sur les 5 agrégats, les 4 nobles vérités, les 12 liens, les 51 formations mentales... comment tout cela inter agit... et qu'à la base l'esprit est clair est connaissant, mais qu'il est souillé par l'ignorance (cause 1ere de la 2eme noble vérité voir ici et des 12 liens voir ici), et que par la sagesse on peut en venir à bout.
  • nous dira aussi de ne pas être dans l'attente, car c'est du désir, (un des 12 liens cause de la souffrance) , et si on l'est, l'observer... 
  • et répondra à ma question sur l'ignorance (cause 1ere) et ses propres causes puisque tout est conditionné... : un autre moment d'ignorance précédent,  présent à la naissance et tous les autres liens (ils sont interdépendants...)

Ravi de réentendre tous ces enseignements en liaison avec ma pratique méditative et me rafraîchir la mémoire...
j'essaierais dans ma méditation de me remémorer les discours de Goenka:
  • sur les Kalapas, puis mes notions de physique quantique (ce sont les mêmes atomes, protons, neutrons, quarks...  dans notre corps et en dehors du corps qui vibrent, tantôt particules tantôt ondes...  et qui interagissent tous entre eux ...
  • Ses discours sur les agrégats de l'esprit, conscience, perception, sensations réaction;  agrégats qui interagissent entre eux et avec celui du corps
  • ceux sur la partie du Satipatthana sutta sur l'esprit et les objets de l'esprit...
tout se traduit par des sensations corporelles a dit le Bouddha ... même la moindre pensée...  il faudrait que je puisse l'observer... ah oui c'est du désir ... je l'observe avec équanimité ...  quelles sensations? Je commence à voir qu'elles changent en fonction de ma concentration... sur la respiration ... ou sur les parties balayées de mon corps ... à creuser...



Le non soi, de la 2eme à la dernière session du jeudi.

Les instructions seront là tout à fait semblables à celles de la dernière retraite (voir ici) 
 (cliquez sur l'image pour l'agrandir et mieux lire)

Que je trouverais toujours trop intellectuelle ... Ma grosse émotion que j'examinerais,  ce sera mon accrochage sur facebook avec JLB dont je n'ai pas supporté qu'il m'ait pris de si haut... (voir ici)

Ce "JE" qui a réagi existe t'il intrinsèquement?  (intrinsèquement est le mot important)

Je l'aurais bien compris que non  ... mais pas par le raisonnement "par l'absurde" ci dessus, que je trouve trop compliqué, trop intellectuel... mais + simplement grâce à ces 2 autres caractéristiques, l'impermanence et l'interdépendance, surtout l'interdépendance:

  • Si j'ai réagi aussi fortement c'est par des causes et conditions multiples et innombrables qui ont fait ce "JE" : mon environnement, l'éducation que j'ai reçue, la vie et les expériences que j'ai vécues, les graines héritées de mes parents et ancêtres elles mêmes conditionnées par leur environnement ... merci les enseignements de Thich Nhat Hanh sur l'inter- être !
  • C'est + exactement l’agrégat appelé "Sankhara" ou formations mentales qui a réagi, et + exactement encore, celle de l'attachement, également un des 12 liens de la coproduction conditionnée... lien qui dépend des autres ...
J'ai bien compris intellectuellement que ce "Je" corps et esprit, n'existe pas en indépendance, qu'il n'existe que parce que l'univers, le soleil, la Terre sont là, et qu'il est composé des mêmes éléments et comme tout le reste de l'univers, il n'est que vibrations, énergie.

Intellectuellement seulement ... pour que je le ressente vraiment, il me faudra méditer et méditer encore et toujours répondra Sixte à ma question...


 Et pour clôturer la retraite comme pour chaque dernière session de chaque journée  les 12 dernières minutes , la pratique de tonglen, prendre et donner , prendre la souffrance des êtres sous forme de fumée noire et leur donner notre sagesse sous forme de lumière blanche .

pour moi sera pour rester dans les énergies de Vipassana, la méditation de Metta Bhavana l'amour bienveillant   ... qui a la même signification



"puissent tous les êtres vivre en Paix
puissent tous les êtres vivre en harmonie
puissent tous les êtres être heureux
puissent tous les êtres se liberer"
 

15 février 2019

Vipassana : ma concentration faiblit


Dans ma pratique quotidienne de vipassana à la maison, je me suis trouvé confronté depuis quelque temps à une baisse de ma concentration que j'ai noté ici dans ces commentaires (voir ici)

et j'ai donc tout naturellement au début de l'année demandé conseil à l'enseignant Vipassana avec qui je suis en contact depuis la fin de la retraite à Tonneins
et qui m'a répondu, et ceci plusieurs fois de suite: 


1/

durant cette dernière période, j'ai l'impression d'une baisse de ma concentration ou d' un esprit moins vif qu'au début

je pense que c'est peut être parce que les sensations qui au début étaient très faibles, à peine perceptibles (subtiles?) comme des picotements ou des flux d'air frais et qui m'obligeaient à bien me concentrer.... sont devenues bien + évidentes, (et même grossières?) des que je commence la méditation et même quand je m'allonge au coucher.

ma concentration forte au début (pendant et juste après le cours) pour pouvoir les observer s'est donc relâchée, et des pensées qui n'ont rien à voir avec la méditation reviennent de + en + dans ma méditation

je reviens à anapana pour relancer la méditation, mais n'arrive pas à détecter d'autres sensations + subtiles, ni à décortiquer  disséquer, dissoudre etc celles que je ressens

car sur le corps et même sur chaque partie, ce n'est pas une sensation unique que je ressens, mais plusieurs différentes comme:  pulsations, air + ou moins froid ou chaud,  tourbillons, picotements,

j'essaie d'observer chacune d'entre elles séparément soit globalement soit sur chaque partie du corps, mais je me déconcentre rapidement

quand j'observe celles qui sont là, elles restent permanentes, ne disparaissent pas, et même parfois deviennent encore + vives, presque désagréables alors que c’était ni agréable ni désagréable


que dois je faire?
sa réponse et ses conseils:  
 


  • c'est normal qu'avec le temps que la concentration diminue,pour y remédier se concentrer sur des parties + grosses.
  • ne pas chercher à décortiquer, disséquer, ne pas s’attarder non plus

Il me conseillera aussi de suivre les cours d'un jour, ou de me joindre à un groupe



2/ de nouvelles questions pour préciser :

ma concentration faiblit surtout en 2eme partie de méditation après 30mn ou un aller retour, et les pensées m'assaillissent... en ce moment encore plus, avec tout ce qui se passe...

je crois c'est que parce que mon esprit commence à s'ennuyer d'observer toujours les mêmes sensations sur les mêmes parties,

j'ai l'impression qu'il se rebelle au plan de balayage et veut aller voir d'autres parties que celles prévues... (je suis aux doigts de pieds, il veut aller voir au foie car sensation + forte à ce moment là) et si je le dirige vers les chevilles ou les mollets, oups... les pensées viennent ...


ces sensations restent même quand je suis dans mes pensées, c'est pour cela que j'ai voulu disséquer, décortiquer... ce que je ressens, comme l'avait dit S.N.GOENKA durant ces discours du soir ... mais si je n'essaye pas de le faire ça viendra tout seul?




sinon, après anapana, je commence toujours par voir si il y a des sensations sur l'ensemble de ma tête, généralement il y en a, plusieurs types differents qui se mélangent, alors je vais voir plus en détail chaque partie de la tête, et ensuite je descend et fais la même chose avec tout le buste puis chaque partie... voila comment j'opère ... et voila aussi comment au bout d'un aller retour, ou 30 mn ma concentration se relâche ...

Et les nouvelles réponses
 


  • l'esprit s'ennuie avec les sensations neutres car il cherche toujours autre chose, il faut observer l'ennui 
  • ne pas vouloir travailler trop en détail ni s'attarder car risque que l'esprit s'échappe
  •  revenir à Anapana pour réactiver la concentration
  • me conseillera également de faire aussi plus de 2 méditations par jour si possible

C'est ce que je faisais déjà... une 3eme méditation le matin ou dans l'après midi, et celle du matin + longue et en 2 fois 40 ou 45mn... (voir ici) et travailler Anapana entre les narines et la lèvre supérieure pour réactiver la concentration et le calme de l'esprit...


j'essaye de ressentir nettement l'air qui entre et qui sort sur cette zone, puis des sensations claires...
puis je passe à Vipassana:
je remonte vers le sommet du crane, en ressentant les sensations tout au long puis étend l'observation sur toute la tête
est ce que j'en ressens partout? j'insiste sur les mâchoires, les dents la langue, zone la + insensible;
  • quelles genre de sensations? air frais ou chaud, pulsations , respiration, picotements,
  • essayer de observer chaque type séparément
12/01/2018
ai je commencé  à voir que le "je", ce n'est pas l'esprit? 

car si je veux observer telle partie de mon corps selon le plan que j'avais préétabli, mon esprit ne l'entend pas ainsi et veut aller voir autre chose (me dit d'aller voir autre chose); si je le laisse faire (lâcher prise) ma méditation se poursuit bien et je continue à bien observer les sensations que m'a indiqué l'esprit
sinon, ma concentration baisse.


16/01/2018

Conserver l'esprit alerte, je crois que c'est le probleme que j'ai également dans la vie courante de tous les jours , j'ai tendance à traîner à me complaire dans une inaction relative, à rêver, être flegmatique et ai aussi horreur d'avoir à accélérer le rythme, ou me presser, et également j'hésite beaucoup quand j'ai à prendre des décisions ... cela se retrouve donc en méditation .



3/ et je prépare des nouvelles questions suite aux dernières réponses :

17/01/2018
j'ai commencé à méditer  +, une heure de + par jour en fin de matinée, avant de préparer à manger ou début d'après midi, après ma sieste et aussi de prolonger la méditation du matin, 1h 1/2 environ, entrecoupée d'une pause au milieu pour aller aux toilettes ou me dégourdir les jambes, un peu comme pendant le cours de 10 jours.
Il y a encore + de pensées pendant cette 2eme méditation supplémentaire, liées à ce que je viens de faire, ou à ce que je vais faire ensuite.
je me demande si je dois faire le bilan de ce que j'ai fait ou pas fait en liaison avec vipassana à cette occasion, ou si ce n'est pas le moment et qu'il me faut prendre un autre moment.
Et ma méditation du soir est encore "moins bonne" car c'est lié à la fatigue de la journée et aussi à un repas du soir trop copieux?

 donc soit je reviens sur anapana, les pensées persistent même si je ressens le souffle et des sensations à l'entrée des narines, ou j'observe  les sensations sur la partie du corps en cours de balayage, mais pas de changement notable liées aux pensées, alors je fais quelques respirations + fortes et quand l'esprit se calme j'observe que les sensations sont plus nettes.
 20/01/2018

j'essaie aussi d'observer mon esprit qui se disperse, et ai pu remarquer, que si je le laisse balayer chaque partie du corps comme il veut et non pas le diriger (ex sur la tête, le front les oreilles, les yeux... etc) la concentration est meilleure, je veille toutefois à ce qu'il n'oublie aucun endroit avant de passer à une autre partie (cou nuque et épaules...) Je commence donc à voir que le "je" qui médite, ce n'est pas l'esprit

les réponses aux questions ci dessus
 


  • ne pas faire le bilan pendant la méditation, ce n'est pas le moment, il ne faut pas intervenir volontairement sur mes pensées qui viennent 
  • je peux faire la méditation du soir avant le repas 
  • sinon la méthode que j'applique est correcte
...




21/01/2019 : mon différend avec J-L B, de samedi, m'est revenu ce matin et surtout, me suis je demandé, pourquoi ai je réagi ainsi, n'ai je pas supporté qu'il m'ait pris de haut à propos de mon positionnement politique.


  • je viens d'avoir avec lui sur un forum de discussion bouddhiste de facebook un différend assez violent ...il m' a reproché mon positionnement politique que j'affiche sur mon blog personnel, incompatible m'a t'il dit avec les enseignements du bouddha...
  • je l'ai très mal pris et lui ai répondu entre autre qu'il était dans le jugement (contraire aux enseignements également), et que moi je ne supportais pas qu'il me prenne de haut comme c'est son habitude vis à vis aussi d'autres participants du forum ce qu'il a évidement refusé d'entendre...


tout cela m'est revenu dans mes méditations suivantes, et je me suis posé les questions suivantes : pourquoi ai je réagi ainsi? la réponse étant je ne supporte pas qu'il me prenne de haut,

  • pourquoi je ne supporte pas cela ?
  • comment faire pour retrouver la paix?
  • et ensuite, mes méditations est ce le bon endroit pour me poser ces questions?


j'ai observé mes sensations un peu + vives que d'habitude mais toujours les mêmes, chaleur ou froid ou les 2 en même temps, picotements,pulsations.


22/01/2019, hier soir au zen, sensations assez difficilement observables esprit peu concentré (ou aiguisé car j'avais l'impression d’être bien concentré )... ou chaleur de la salle?

ce matin 6h30-7h30, une impression de froid dominant toutes les autres sensations, mais n'ai pas pu la décortiquer, disséquer...


La poursuite de nos échanges  : 

je n'ai pas évoqué mon différent avec JLB... peut être une prochaine fois...

J'avais aussi entre temps, fini la lecture des livres de S.N.GOENKA sur Le Mahāsatipaṭṭhāna Sutta, qui complète ses discours du soir, Sutra et explications qui je le sens vont m'être très précieuses (voir ici)

Et mes relaxations totales du début de l'après midi, après le jus et les fruits, avec 10à 15mn de sieste, j'ai apprécié les faire avec les chants du matin de la retraite, qui sont des suttas / sutras en pali chantés par S.N. GOENKA (voir ici) 
d'où les questions (et réponses dans les questions) suivantes:
 





Sinon j'ai découvert les discours sur le Satipatthana sutta, et que la partie sur l'observation de l'esprit, des objets mentaux des 5 ennemis et des 7 facteurs d'illumination m' aide beaucoup...
 cela m'a permis d'observer que j'ai des pensées qui ne sont pas liées à la méditation,  que mon esprit n'est pas concentré, qu'il est en proie à l'agitation ou à la torpeur et puis de revenir à anapana,  en essayant de le faire sans aversion pour ces pensées... ou j'observe si aversion il y a ou pas ... et me dis c'est ainsi... il y a de l'aversion en moi ... puis j'observe quelles sensations se manifestent mais ne vois aucune de différente... 
Il n'y a pas de différence à voir car cela voudrait dire que tu compares et que tu n'es pas avec la sensation du moment présent. Les sensations sont toujours liées à l'état mental, mais si ton observation n'est pas très subtile, elle ne note pas les changements qui surviennent à chaque instant. En revanche, si quelque chose survient de plus grossier ou plus important (une grosse peur par ex, ou une immense joie), tu vas pouvoir tout de suite l'identifier au niveau de tes sensations physiques et ta respiration. 

 j'observe ou plutôt j'essaye d'observer (je m’entraîne à) 

j'observe aussi qu'en utilisant les chants du matin j'ai une meilleure concentration et ressens beaucoup mieux les flux de sensations un peu partout sur le corps...  est ce une bonne chose que de le faire?
Oui, tout à fait.




il y a  3 types de sensations, qui se mélangent... difficiles à distinguer, décortiquer, disséquer... les unes des autres,  ce sont dans l'ordre d'importance du ressenti :
  • air plutôt frais ou froid, lié à ma respiration (l'air est plutôt frais dans ma pièce, )
  • picotements et sensation de chaleur: j'ai l'impression que ce sont ces fameuses bulles qui montent et en éclatant donnent cette sensation de chaleur, est ce des toxines ou des sankharas qui sont brûlées ?
  • pulsations venant sans doute des battements de mon cœur, sensation bien + faible, mais qui devient + nette si les autres diminuent

3 séries de sensations liées aux principales fonctions du corps : respiration, battement du cœur, et chaleur interne...
 Il n'est pas conseillé de chercher à identifier les sensations de manière intellectuelle ; il est préférable de ne faire que les ressentir. Goenkaji donne des exemples de sensations pour que chaque étudiant comprenne que ce sur quoi l'étudiant doit porter son attention sont les sensations physiques.

Les picotements sont mélangés à des sensations de chaleur et semblent remonter du fonds du corps et éclater à la surface en émettant de la chaleur, est ce que ce sont ces kalapas, des sankharas ou des impuretés du corps ou de l'esprit qui remontent et sont brûlées ? si je m'attarde trop elles deviennent des démangeaisons désagréables...
Ton travail n'est pas de savoir si ce sont des sankharas du présent, du passé ou quoi que ce soit d'autre, car tout cela relèverait de l'intellect et d'interprétations. Ton travail est de développer l'équanimité avec chaque sensation, c'est à dire de les observer telles qu'elles sont, sans les juger, les évaluer. Comme je te l'ai dis dans nos échanges précédents, il n'est pas souhaitable de s'attarder sur les sensations.
Il faut rester sur le ressenti et éviter que l'intellectualisation.
VIPASSANA, association à but non lucratif, régie par la loi du 1er juillet 1901
Déclarée à la Préfecture de l’Yonne sous le n° 0891008260
Organisme dont la gestion est désintéressée
Reconnu d’Intérêt Général par décision de la Direction Générale des Impôts de l’Yonne du 22/11/2005 
Siège : Le Bois Planté, 89 350 LOUESME
SIRET 352 614 242 00019

Oui toujours mon intellect ... avec lequel il me faut lâcher prise ...

Le lâcher prise ... c'est vraiment la clef... j'ai maintenant vraiment le ressenti, l'intuition, qu'il va me falloir le travailler ...

à suivre ...


 

31 janvier 2019

Atapi Sampajano Satima

"Atapi Sampajano Satima " : ce sont de nouveaux mots essentiels (en Pali) que j'ai découvert ces derniers mois, en découvrant et écoutant sur le site des anciens étudiants, le Mahāsatipaṭṭhāna Sutta, le discours principal dans lequel le Bouddha décrit en détail la pratique de la méditation Vipassana,

cours de 9 jours sur l'étude pratique de ce sutta offert seulement aux anciens étudiants ayant déjà suivi 3 cours de 10 jours, et que j'ai vraiment envie d'aller suivre moi aussi, quand les causes et les conditions seront réunies...

 
ces discours du soir accessibles qu'aux anciens étudiants  ainsi que les 2 livres les reprenant, font depuis partie de mes outils de pratique que j'utilise régulièrement en essayant de les comprendre ... seul pour le moment
https://store.pariyatti.org/Mahasatipatthana-Sutta--French_p_4243.html

 "Sampajano  " veut dire  compréhension approfondie et constante de l'impermanence (Anicca) ce qui n'est pas une simple compréhension intellectuelle, (tous les phénomènes physiques, physiologiques ou mentaux sont changeant) mais une compréhension par l’expérimentation sur son propre corps des sensations (Védana) physiques. Cette observation devant être faite de manière ardente (atapi) et avec une conscience attentive (satima)





  Sampajañña - la compréhension approfondie constante de l'impermanence

 traduit de cet article en Anglais(par google)
 de l'Institut de recherche Vipassana



 https://pariyatti.org/Free-Resources/Articles-and-Excerpts/Sampajañña



 
"Dans cet article, nous discuterons de la façon dont le Bouddha explique sampajañña (ou sampajano ) dans les suttas et comment ce terme peut être correctement traduit en anglais.
Chaque fois que l'on demandait au Bouddha de décrire sati (attention ou conscience), son explication incluait invariablement le terme sampajañña .
 
Katam ca, bhikkhave, samma-sati? Idha, bhikkhave, bhikkhu kaye kayanupassi viharati atapi sampajano satima, Vignya loke abhijjha-domanassam. 1

Et quoi, méditants, est la conscience juste? Ici, un méditant habite ardemment, avec une compréhension constante et approfondie et une conscience juste, observant le corps dans le corps, après avoir éliminé le désir et l'aversion pour ce monde (de l'esprit et de la matière).
 
D'après cela, il devient évident que, selon le Bouddha, chaque fois qu'il y a samma-sati ou satipatthana , c'est toujours avec sampajañña . Cela signifie que c'est avec pañña (sagesse). Autrement, ce n'est que sati , qui n'est que souvenir ou conscience.
 
Dans le Sutta Pitaka , le Bouddha donna deux explications du terme sampajañña . Dans le Samyutta-nikaya, le Bouddha définit  sampajano comme suit:
Kathañca, bhikkhave, bhikkhu sampajano hoti? Idha, bhikkhave, bhikkhuno, vidita vedana uppajjanti, vidita upatthahanti, vidita abbhattham gacchanti; vidita sañña uppajjanti, vidita upa hahanti, vidita abbhattham gacchanti; vidita vitakka uppajjanti, vidita upatthahanti, vidita abbhattham gacchanti. Evam kho, bhikkhave, bhikkhu sampajano hoti. 2
 Et comment, méditant, un méditant comprend-il à fond? Ici, les méditants, méditant, connaissent les sensations qui naissent en lui, connaissent leur persistance et savent qu'elles disparaissent; il connaît les perceptions qui surgissent en lui, connaît leur persistance et sait leur disparition; il connaît chaque application initiale (de l'esprit sur un objet) apparaissant en lui, en connaît la persistance et en sait la disparition. C’est ainsi qu’un méditant comprend parfaitement.
 
Dans la déclaration ci-dessus, il devient clair que l'on est sampajano seulement quand on réalise la caractéristique de l'impermanence, et cela aussi sur la base de l'expérience de la sensation ( vidita vedana ). Si cela ne se réalise pas à travers vedana, il ne s'agit que d'une intellectualisation, car notre contact fondamental avec le monde est basé sur la sensation. C'est par la sensation que se produit l'expérience directe. La déclaration indique en outre que sampajano réside dans l'expérience de l'impermanence de vedana, vitakka (l'application initiale de l'esprit sur un objet) et de sañña (perception). Il convient de noter ici que l'impermanence de vedana doit être réalisée en premier parce que, selon le Bouddha:
 
Vedana-samosarana sabbe dhamma. 3
Tout ce qui se passe dans l'esprit est accompagné de sensation .
 
La deuxième explication donnée par le Bouddha de sampajañña souligne qu’elle doit être continue. Il déclare:
Kathañca, bhikkhave, bhikkhu sampajano hoti? Idha, bhikkhave, bhikkhu abhikkante patikkante sampajanakari hoti. Alokite vilokite sampajanakari hoti. Samiñjite pasarite sampajanakari hoti. Sanghati-patta-civara-dharane sampajanakari hoti. Asite pite khayite sayite sampajanakari hoti. Uccara-passava-kamme sampajanakari hoti. Porte thite nisinne sutte jagarite bhasite tunhi-bhave sampajanakari hoti. 4


Et comment, un méditant comprend-il parfaitement? Encore une fois, les méditants, un méditant qui marche en avant et en arrière comprend parfaitement l'impermanence, en regardant droit devant et de côté, comprend parfaitement l'impermanence, en se pliant et en s'étirant comprend parfaitement l'impermanence, en portant les robes et en portant le bol comprend parfaitement l'impermanence, en mâchant et en buvant, manger et savourer comprend parfaitement l'impermanence, en répondant aux appels de la nature, comprend parfaitement l'impermanence, marcher, se tenir debout, s'asseoir, dormir et se réveiller, parler et rester silencieux comprend parfaitement l'impermanence.
Le même passage a été répété dans d'autres suttas, y compris la section sur sampajañña sous Kayanupassana dans le Mahasatipatthana-sutta .
L'accent mis sur la continuité de sampajañña est très clair. Il faut développer une compréhension approfondie constante de l'impermanence dans tout ce que l'on fait: marcher en avant et en arrière, regarder droit et de côté, se pencher et s'étirer, porter des robes, etc. En position assise, debout et même endormie, il faut faire l'expérience d'une compréhension constante et approfondie de l'impermanence. C'est sampajañña.
 
Avec une bonne compréhension de l'enseignement du Bouddha, il devient clair que si cette sampajañña continue consiste uniquement en une compréhension approfondie des processus de la marche, de l'alimentation et des autres activités du corps, elle ne sera que sati . Si, toutefois, la compréhension approfondie constante inclut la caractéristique de l'apparition et de la disparition de vedana pendant que le méditant effectue ces activités, alors il s'agit de pañña . C'est ce que le Bouddha a voulu que les gens pratiquent.
 
Le Bouddha le décrit plus précisément dans un passage de l'Anguttara-nikaya, utilisant un langage qui ne peut que faire penser au sampajana-pabba du Mahasatipatthana-sutta:
Yatam care yatam titthe, yatam acche yatam saye, yatam samiñjaye bhikkhu, yatamenam pasaraye, uddham tiriyam apacinam, yavata jagato gati, samavekkhita ca dhammanam khandanam udayabbayam. 5
Que le méditant marche ou soit debout, soit assis ou mente, qu'il se penche ou s'étire au-dessus, à travers, en arrière, quel que soit son parcours dans le monde, il observe l'apparition et la disparition des agrégats.
Ainsi, l'accent est mis sur la continuité de la conscience d'anicca (impermanence) avec la base de la sensation corporelle. Le Bouddha a fréquemment souligné que le méditant ne devrait pas perdre la compréhension profonde de l'impermanence, même pour un moment: sampajaññam na riñcati . 6
 Pour un méditant qui suit ses conseils sur la bonne pratique de Vipassana, étant sampajano sans interruption, le Bouddha donne l'assurance suivante: soit le méditant atteindra le stade le plus élevé ( arahata ) ou le dernier stade ( anagamita ). 7
 
Chaque langue, si riche soit-elle, a ses limites et nous ne pouvons pas nous attendre à ce que même les langues les plus riches soient capables de donner des équivalents précis aux mots pali techniques utilisés par le Bouddha. Si le terme sampajañña est traduit de manière trop concise en anglais, son sens peut être perdu. Il a généralement été traduit par "compréhension claire", "compréhension nue", etc. Ces traductions semblent être correctes. Certains ont compris que cela signifiait qu'il fallait simplement avoir une compréhension claire des activités corporelles. Les limitations de cette traduction ont pu induire en erreur certains méditants sur le chemin du Dhamma. Le Bouddha a clairement mis l'accent sur la compréhension approfondie de l'anicca dans toutes les activités corporelles et mentales. Par conséquent, pour comprendre le terme sampajañña , nous l’avons traduit par: "La compréhension constante de l’impermanence." On pense que cette traduction exprime plus clairement la signification précise du terme utilisé par le Bouddha.
Cet article est disponible dans le Sayagyi U Ba Khin Journal .



Remarques:
1. Digha-nikaya, VRI 2.234; PTS 2.314
2. Samyutta-Nikaya VRI 3.255-6; PTS 5.180-1
3. Anguttara-Nikaya, VRI 3.159; PTS 4.339
4. Digha-nikaya VRI 2,75; PTS 2.95.
5. Khuddaka-Nikaya, Ittivuttaka, Catukkanipata VRI 84; PTS 120
6. Samyutta-Nikaya VRI 2.203; PTS 4.206
7. Digha-nikaya VRI 2.235; PTS 2.314 "





Beaucoup de travail à faire pour moi, qui en suis à peine, après 6 mois de pratique quotidienne de 2 heures par jour,  au simple ressenti des sensations un peu partout sur le corps, mais sans vraiment avoir pu observer clairement leur impermanence, encore moins qu'elles apparaissent et disparaissent et avec en + de gros problèmes de concentration... par lassitude et habitude ...

(à suivre)

d'autres liens : 

reprenant les mêmes explications

 https://translate.google.com/translate?hl=fr&sl=en&u=https://www.vridhamma.org/research/Sampajanna-the-Constant-Thorough-Understanding-of-Impermanence&prev=search

 https://translate.google.com/translate?hl=fr&sl=en&u=http://www.buddhanet.net/bvk_study/bvk211b.htm&prev=search

 https://www.vipassana.fr/j315op/images/blog_news/LadM/LadM-46-jan2017.pdf

 https://translate.google.com/translate?hl=fr&sl=en&u=http://ignorancetoinnocence.blogspot.com/2008/06/atapi-sampajano-satima-pali-words-by.html&prev=search