C'est en écoutant ce cycle de conférences sur YouTube et cette vidéo https://www.youtube.com/watch?v=UW87Y1Ckbjo lue par Pascal Patry
que j'ai découvert la similitude entre la Déesse égyptienne Isis et Marie, Mère de Jésus.
Isis et la Madone
Dans la première de ces conférences, Steiner analyse l’image de la Vierge Marie à travers le prisme des anciens mystères, notamment égyptiens.
Il compare Marie tenant l’Enfant Jésus à Isis portant Horus, non pas pour en faire une simple répétition mythologique, mais pour montrer une continuité spirituelle.
L’art chrétien, comme le tableau de Raphaël (la Vierge de San Sisto), serait une expression moderne du même archétype spirituel incarné par Isis.
Ce parallèle souligne la dimension cosmique de la maternité divine.
Et j'en ai appris bien d'avantage avec ces
Conférences clés sur Isis-Sophia
La thématique d’Isis-Sophia est aussi particulièrement développée dans un cycle de conférences prononcées par Rudolf Steiner entre le 26 novembre et le 26 décembre 1920, à Dornach, Berne et Bâle.
Ce cycle, intitulé "Liberté et amour, Isis-Sophia : le pont entre le spirituel de l’univers et le physique de l’homme", comprend 16 conférences où Steiner explore :
Le rôle d’Isis-Sophia comme médiation entre les mondes spirituels et le plan physique.
L’évolution de la conscience féminine divine à travers les âges.
L’importance de l’amour et de la liberté dans la transformation spirituelle de l’humanité.
Ces conférences sont considérées comme fondamentales pour comprendre la dimension christique et féminine de l’évolution spirituelle selon Steiner.
Elle établit un parallèle entre Isis de la mythologie égyptienne et Marie dans le christianisme, voyant en elles des incarnations du principe féminin divin.Steiner y développe l’idée que Sophia est une entité cosmique active dans le processus de rédemption spirituelle.
La conférence du 24 décembre 1920, intitulée La Recherche de la Nouvelle Isis, est particulièrement significative, car elle situe ce thème dans le contexte du mystère de Noël.
La Recherche de la Nouvelle Isis
Cette conférence du 24 décembre 1920 (GA 202) est souvent considérée comme le sommet de cette série. Steiner y décrit Isis comme la chercheuse du divin perdu (Osiris), symbole de l’âme humaine en quête de vérité spirituelle.
Il fait le lien entre le mythe égyptien d’Isis et Osiris et le mystère du Christ, voyant dans la résurrection du Christ une nouvelle étape de la quête d’Isis.
Sophia est présentée comme une entité spirituelle qui descend dans le monde physique pour y instaurer la sagesse et l’amour.
Ce discours met en avant l’idée d’une renaissance spirituelle féminine au sein de l’humanité moderne.
Publications et ressources associées
D’autres textes complémentaires incluent :
"Isis Mary Sophia: Her Mission and Ours" (recueil de conférences sélectionnées).
Des extraits disponibles sur Internet Archive et Goodreads.
Ces œuvres explorent comment la mission spirituelle d’Isis-Sophia-Mary s’incarne aujourd’hui à travers l’éveil de la conscience humaine.
https://www.jpibiodynamics.org/fr/products/isis-mary-sophia-rudolf-steiner
Les 3 sont elles une même personne? (question à l'IA)
Non, Isis, Sophia et Marie ne sont pas une seule et même personne dans l’anthroposophie de Rudolf Steiner, mais elles sont trois manifestations d’une même entité spirituelle féminine divine, qui évolue à travers les âges.
Isis représente la sagesse cosmique de l’Ancien Égypte, liée à la nature et aux forces vivantes de la Terre.
Sophia incarne la Sagesse divine (ou Anthroposophia), force spirituelle active dans l’évolution humaine et cosmique.
Marie (en particulier Marie de Nazareth) est la porteuse terrestre de l’incarnation du Christ, réalisant spirituellement ce que les précédentes ont préparé.
Steiner les voit comme des étapes successives d’un même principe féminin divin qui accompagne l’évolution de l’humanité. Ainsi, elles sont distinctes dans leurs rôles et époques, mais unifiées dans leur mission spirituelle.
Dans l’anthroposophie de Rudolf Steiner, Marie-Madeleine est étroitement liée aux figures d’Isis, de Sophia et de Marie, mais elle incarne un rôle spirituel distinct.
Elle est vue comme une porteuse de l’amour rédempteur et une disciple essentielle du Christ, participant activement à l’évolution spirituelle de l’humanité. Steiner la présente parfois comme une manifestation vivante de la Sophia terrestre, particulièrement en lien avec la résurrection du Christ et la transformation du cœur humain.
Dans certaines conférences, comme celles du cycle Isis-Sophia (1920), Marie-Madeleine est associée à l’amour concret et dévoué, complémentaire de la sagesse divine (Sophia) et de la maternité cosmique (Isis/Marie). Elle incarne l’amour qui ressuscite, en opposition à l’intellect froid ou à la foi passive.
Ainsi, elle n’est ni identique ni séparée des trois autres figures : elle en est une expression vivante et incarnée, particulièrement active dans le monde moderne.
Steiner affirme que Marie-Madeleine et Jean l’apôtre étaient les deux disciples préférés du Christ, représentant ensemble la polarité spirituelle homme-femme. Après la résurrection, c’est elle qui reconnaît le Christ par sa manière d’être, non par son apparence physique, ce que Steiner interprète comme une reconnaissance spirituelle profonde, analogue à celle d’Isis reconnaissant Osiris ou la Lune reconnaissant le Soleil.
Il évoque aussi une dimension humoristique et critique : lorsqu’une femme lui affirma être la réincarnation de Marie-Madeleine, Steiner aurait répondu qu’elle était la vingt-quatrième à le prétendre, soulignant ainsi le phénomène de fascination spirituelle autour de cette figure.
Union astrale selon Rudolf Steiner
Rudolf Steiner explique l'union astrale entre Marie-Madeleine et Jésus comme une union spirituelle profonde, non physique, fondée sur l'amour divin et la reconnaissance émotionnelle. Selon lui, Marie-Madeleine incarne l’amour érotique spirituel, comparable à l’épouse du Cantique des Cantiques, et elle est la seule à reconnaître le Christ ressuscité non par son apparence, mais par sa manière d’être, comme Isis reconnaissant Osiris.
Cette union est décrite comme une polarité spirituelle féminine complémentaire à l’amour masculin de Jean l’apôtre, disciple bien-aimé. Steiner souligne que cette relation transcende le plan physique : elle se situe dans le corps astral, où l’amour devient une force cosmique de transformation et de renaissance. Marie-Madeleine aurait ainsi spiritualisé les forces animales (symbolisées par le serpent), les élevant vers une union sacrée avec le Christ.
Rudolf Steiner aborde le lien spirituel profond entre Marie-Madeleine et le Christ principalement dans ses conférences sur les Évangiles, notamment celles données à Bâle en novembre 1907. Plus précisément, c’est dans la cinquième conférence (20 novembre 1907) et la sixième conférence (21 novembre 1907) qu’il évoque Marie-Madeleine sous la croix, sa reconnaissance du Christ ressuscité, et son rôle spirituel central.
Il décrit cette reconnaissance comme une perception astrale pure, symbolisant une union d’amour spirituel intense, souvent comparée à une union cosmique entre le Soleil (le Christ) et la Lune (Marie-Madeleine). Cette relation n’est pas physique, mais représente une polarité spirituelle fondamentale, complétant l’amour mystique de Jean, le disciple bien-aimé.
évoque t'il dans ces conferences ou dans d'autres... la rivalité entre Marie Madeleine et l’apôtre Pierre qui apparaît nettement dans les évangiles apocryphes de Marie Madeleine ou de Philippe?
Rudolf Steiner ne traite pas explicitement de la rivalité entre Marie-Madeleine et l’apôtre Pierre telle qu’elle est décrite dans les évangiles apocryphes comme celui de Marie ou de Philippe.
Dans ses conférences, notamment celles sur les Évangiles (Bâle, 1907) et le Cinquième Évangile (1913), il met en avant le rôle spirituel central de Marie-Madeleine, son amour pour le Christ et sa perception directe du Ressuscité, mais il ne mentionne aucun conflit avec Pierre. Son approche est cosmique et initiatique : il s’intéresse aux archétypes spirituels plutôt qu’aux tensions hiérarchiques ou de genre au sein du groupe des disciples.
Les textes apocryphes mettent en scène Pierre contestant l’autorité de Marie-Madeleine, souvent par jalousie ou refus de l’autorité féminine. Bien que Steiner ait eu connaissance de ces écrits, il ne reprend pas ce thème de rivalité dans ses interprétations. Il valorise Marie-Madeleine sans opposer son rôle à celui des apôtres masculins.




