En train de devenir... Comment lâcher prise,tout en ne lâchant rien

Blog de Tâm Chân Hanh (Action Juste du Cœur)-un bouddhiste engagé plutôt du coté "extrême gauche" (la Gauche radicale , ANTI-CAPITALISTE) - pour un autre monde possible, plus juste, plus fraternel et plus humain.

31 mars 2017 : Depuis mon départ à la retraite ...

il y a 2 mois
Qu'ai je fait de mes journées?
Rien ou presque rien, à première vue (de celles et ceux qui ne me connaissant pas, me voyaient m'enfermer chez nous (...)

24 janvier 2018

2eme mois de retraite d'hiver à la maison, 1ere année de retraite professionnelle

qui s’achève par cette bonne nouvelle qui me fait déborder de JOIE


déclaration historique  et tout en sagesse pour une fois   que j’applaudis

et comme un bonheur n'arrive jamais seul, voici encore celle ci: 


OUI et pour une fois, et contrairement au mois dernier (sur les funérailles de Johnny) ces impressions sensorielles, venues des "infos" sont venues m'apporter plein de JOIE !


(faites retour arrière pour revenir sur l'article après avoir cliqué sur les liens) 

Pour ce 2eme mois donc, j'ai continué à prendre soin de moi même,  en accentuant même le repos, m'allongeant en relaxation totale dans ma salle de méditation pour écouter vidéos ou enseignements .... et ai eu à peu près le même type de journée que pour le 1er mois.
  • Le matin après ma 1ere méditation,  est + porté vers la santé, avec les vidéos de Thierry Casasnovas, ainsi que d'autres sources,  dont je vais ensuite noter les principaux points sur un brouillon dont je viens de publier la page,  ou sur "l'annexe" de ce blog; Je le ressentais mais grâce à Thierry j'en suis maintenant persuadé, ma mauvaise santé, l'acidité de mon corps mon mal être qui a culminé durant 2016, venait de ces conditions de vie aberrantes auxquelles nous devons nous adapter, avant même l'alimentation qui même si elle pouvait être de la meilleure qualité nutritionnelle possible avec les jus et le cru, n'était sans doute que très mal assimilée par mon organisme affaibli et acidifié.

    Grâce aux vidéos de Thierry, à des discussions sur les forums et des recherches personnelles sur internet, j'ai pu continuer à mieux comprendre les processus de digestion et régénération et trouver des réponses à certains problèmes que j'ai eu. (signaux de la vraie soif, ou constipation pendant ou après le jeûne, aussi notées dans ces annexes )


  • Et l'après midi, l'après déjeuner devrais je dire, car je pouvais le prendre assez tard en fonction de mon ressenti ...  avec les enseignements de Thay de la retraite d'hiver 2013-2014, dont j'ai eu le bonheur de retrouver début janvier dans le tréfonds de mon ordinateur, le fichier des notes que j'avais prises alors sur les recommandations de nos sœurs de la maison de l'Inspir et que j'ai mises en ligne également sur cette annexe .
    Enseignements très profonds sur la conscience (les 8 consciences et les 51 formations mentales de la psychologie bouddhiste) , destinés d'abord aux monastiques du village et que je me suis régalé à ré écouter ou à découvrir pour certains, souvent donc allongé...
    J'ai pu auparavant en finir avec les notes de la retraite santé du mois d'octobre commencées le mois dernier et aussi commencer à transcrire celles d'une retraite vipassana offerte par le vénérable Antonio Satta en septembre 2015
Donc encore très souvent sur l'ordinateur et sur l'internet, mais ce dernier mois plutôt limité à ces 2 thèmes de la santé et de la pratique spirituelle ; j'écris "plutôt" car parfois, souvent ça déborde, comme sur des questions philosophiques ou quelques sujets en rapport avec l'actualité... 

mais j'ai surtout voulu éviter ce mois ci de rentrer moi même dans des débats polémiques, ou tout sujet générateur de graines de souffrance."Zapper" ces sujets, que je ne peux éviter car ils arrivent jusqu'à moi , c'est les noter quand j'en prends connaissance, me dire "STOP" et éventuellement les partager avec un petit commentaire, incitant à une réponse positive (style boycott) sur les groupes adéquats.
Également poursuite pour moi de mon expérimentation du jeûne intermittent de 21 / 22 heures soit 1 repas par jour,  


mais en prenant le jus et les fruits plus tôt dans l'après midi soit 2 heures avant le repas du soir, pour éviter d'avoir à me réveiller la nuit pour aller uriner et des difficultés à me rendormir... tout d'abord, mais comme j'avais une fringale entre cette première partie et la suite + consistante, en ne mangeant ensuite mon unique repas entre 14 h et 16h.

mais je constate toujours ces réveils nocturnes à la fin des cycles et ces difficultés pour me rendormir... d'où ai éprouvé le désir de mieux comprendre les mécanismes du sommeil et de ce qui peut le perturber et noter sur cette annexe ce que j'ai pu trouver .

j'ai pu faire 3 jeûnes complets de 2 ou 3 jours dont 2 jours secs à chaque fois.

Poursuite aussi de mes méditations quotidiennes  au moins 2 ou 3 fois par jour, dont j'ai continué à noter sur mon cahier puis ici les principaux ressentis, 

j'ai plus que jamais envie de travailler ma concentration qui me semble encore bien faible malgré toutes mes retraites de shiné et pour cela ai pensé que revenir à Vipassana (avoir la vision profonde de ce qui se passe en moi à chaque moment, et pourquoi ma concentration faiblit et les pensées m'envahissent) m'aiderait beaucoup... ce qui semble être le cas ... (à suivre donc , c'est la persévérance qui me caractérise et la confiance que mon chemin est bon)

et aussi pendant ce mois ci, 2 réalisations importantes (ou petits éveils comme le disait notre ami Huy Phong) avec:
  • Ce livre  que Lise m'a passé peu avant Noël 2017

     
J'ai découvert que ce 4e Commandement de la bible « Tes père et mère honoreras, afin de vivre longuement »  que tout le monde considère qu'il va de soi de le respecter a fait énormément de mal à des générations d'enfants maltraités.
et ai tout de suite senti qu'il y avait là une belle clef qui pourrait ouvrir les portes de la guérison définitive à l'enfant blessé qui est toujours en moi (voir ici mon article:  2018... Guerir mon enfant interieur )
  • La méditation guidée sur la souffrance offerte lors de notre journée de pleine conscience du 14 janvier et dans laquelle pour la première fois j'ai pu faire de manière non intellectuelle:  et j'ai noté ce soir là
    21h 15: la méditation de ce soir a poursuivi celle de la journée de Pleine conscience sur la souffrance (ex n°17 du livre un lotus s'épanouit) pour moi ce fut sur ma propre souffrance en essayant de le faire de manière non intellectuelle : comment je ressens en moi ces fondements que sont la peur, l'incertitude le sentiment d'insécurité (lié à l'impermanence) la tristesse, la colère ( c'est lié) , essayé de les voir en moi, avec quels exemples? et d’où ça peut venir ...
    cela m'a été permis par des temps de méditation assez longs entre les phrases , merci Marie Ange et Christine pour cette méditation de 45 mn, et le lien était évident avec ma méditation de 7h30 et les pensées que j'ai eues... le hasard???

    télécharger ici la méditation
     méditation sur la souffrance.pdf



Ce 3eme mois de retraite d'hiver qui débute et qui coïncide aussi avec le début de la 2eme année de ma retraite professionnelle, je veux continuer à les consacrer l'une comme l'autre à poursuivre la régénération de mon corps comme de mon mental bien diminués par des années de vie inadéquate.

Et il n'y a qu'une solution le repos !








20 janvier 2018

notre santé autrement (8)

Où nous avons pu réaliser au cours de ces 2 derniers mois, comme Thierry Casasnovas l'a fait et l'explique dans ces vidéos... que bien souvent en matière de santé et de régénération, nous étions entraînés dans des "dogmatismes religieux" ... Il n'y a pas "une vérité" mais la réalité qui est bien  + compliquée et qui elle,  est personnelle à  chacune et chacun d'entre nous.
Ainsi: 
1/Sur les céréales·  Hier le 19 janvier, à 12:15

Si les céréales sont devenues si mauvaises pour notre santé, ce n'est pas à causes d'elles mêmes, mais plutôt de notre société et de notre mode de vie dit "moderne" ... Merci Thierry de le dire si clairement  ... je l'avais toujours ressenti ainsi ... 

Un des nombreux débats qui suscitent la passion... Alors plutôt…
2/ sur les aliments acides ou alcalins·   le 17 Janvier, 11:22
2 vidéos essentielles pour notre santé que je découvre (y)

Et la vraie liste des aliments alcalinisants ou acidifiants dans cette vidéo https://youtu.be/u0t9FIDSjbcGérer

 la voila

suite avec cette 3eme vidéo:  https://youtu.be/BEOKSb_VmWsGérer

 et voici les signes de l'acidification de notre corps

Merci Thierry ! finies pour nous les "prises de tête" sur les associations ou combinaisons d'aliments évoquées dans cet article  Notre santé autrement (3eme partie) Que notre aliment devienne notre médicament... mais bonjour les prises de tête, avec les associations alimentaires !

3/ La digestion c'est essentiel
 13 Janvier, 12:35 ·
Une vidéo essentielle de Thierry Casasnovas que je viens d'écouter tranquillement allongé, pour "booster notre digestion"
avec comme aliments conseillés des fruits et légumes crus comme
- agrumes, ananas kiwi, papaye
- le gingembre
- artichaut, pissenlit, chardon marie, choux, les lacto-fermentés dont la betterave , et les "bons" gras: avocat, graisse de coco, jaune d’œuf

  Changez d'alimentation ! en évitant les erreurs
12 Janvier 2015
 Changer d'alimentation est un impératif , mais comment s'y prendre pour éviter les embûches et évoluer avec de nouveaux codes , de nouvelles indications? Nous n'avons reçu aucune éducation pour comprendre et analyser les phénomènes symptomatiques de notre corps, cette vidéo est là pour vous aider à avancer au mieux en évitant les erreurs fondamentales , d'autres suivront !
1ere d'une série  ou il traitera essentiellement des processus de digestion

voici la 2eme 
Boostez votre digestion 1
http://regenere.org/blog/boostez-votre-digestion-1

Comment peut on encore ignorer que le processus de digestion est à la base de tout...de notre nutrition comme de notre intoxication et que de sa qualité dépend tout le reste . Au delà du ridicule des conseils de la diététique moderne obsédée par les calories , venez découvrir dans cette série de vidéos la vraie physiologie digestive de l'humain ...

 4/ et qui s’ajoutent à celles ci 
Sur les émonctoires dont il nous faut faciliter le fonctionnement pour bien éliminer 
Quel jus pour quelle "maladie" ? voici une question qui revient souvent...Savez vous à quel point cette question nous montre combien nous ignorons la réalité du fonctionnement du corps humain?...

Enfin du soin ! partie 2 ; les émonctoires ! le programme Régénère...
21 oct 2017 Second volet de cette série exceptionnelle pour poser de manière claire les bases du programme que propose Régénère... Aujourd'hui on parle d'émonctoires, de système lymphatique, de filtration, de constipation...

Notre corps fonctionne à la hauteur de sa capacité à éliminer les déchets, nous allons apprendre comment améliorer cela ! avec ces aliments ou ces jus...
  • les poumons: (21') fenugrec,bouillon blanc, jeûne , respiration
  • les reins (23') jeûne sec, persil, ortie,genièvre,pissenlit,ail des ours,
  • observer ses urines ph 5.5 à7, ne pas trop boire ou eau de mer comme quinton
  • le colon (31') mauve, (pas trop car gluant) épinards, carottes, pommes, aloe véra, psyllium
  • la peau (35'), repos et activer la fonction rénale, pas de crème, attention aux savons,, brossage à sec avec fibres d'agaves, sauna ou amam
  • bouger la lymphe (39') course à pied, trampoline, plantes astringentes, plantin, gaillet grateron,fenugrec
  • le foie, (43') détoxifie le sang, fonctionne avec les poumons, plantes amères, chardon marie,betterave,curcuma,pomme,pissenlit, gentiane, artichaut
Autres recettes de jus trouvées ce dernier mois:
bronchite 28 mai 2014:  carotte, orange, radis , épinards

constipation 27 novembre 2014:  pommes, carottes, épinards, betteraves
la fatigue, l'épuisement, le stress, notre mode de vie... inadapté  en sont les 1eres causes, avant notre alimentation, comme du reste pour la majeure partie de nos problèmes de digestion et de non assimilation ...

Et ci après l'histoire de Thierry

 http://lachainedevv.com/wp-content/uploads/Thierry-Casasnovas-Biographie.pdf

17 janvier 2018

Méditation sur la souffrance


C'est la méditation qui a été offerte à la dernière journée de pleine conscience de notre sangha "L’Île Intérieure"  , les temps de méditation étant assez longs, 4 à 5 mn entre chaque phrase, 45 mn pour toute la méditation, j'ai pu cette fois ci pu méditer  sur ma propre souffrance en essayant de le faire de "manière non intellectuelle" : comment je ressens en moi ces fondements que sont la peur, l'incertitude, le sentiment d'insécurité (lié à l'impermanence) la tristesse, la colère ( c'est lié) , essayé de les voir en moi, avec quels exemples? et d’où ça peut venir ...
 oui... ce sont les graines d’anxiété de ma mère, en face, les graines de colère de mon père qui le lui reprochait devant nous les enfants ...
c'est aussi mon désir de comprendre , ce qui se passe en moi, mais aussi de vouloir tout contrôler, saisir... car je n'aime pas l'incertitude... l'impermanence, qui génère en moi un sentiment d'insécurité... il me faut observer et embrasser tout ça... créer de la joie en moi (dernière partie de la méditation) pour m'en libérer

 

Regarder profondément, guérir.

Du livre « Un Lotus s'épanouit » méditation n°17
  • Conscient de mon corps, j’inspire. Souriant à mon corps, j’expire.
Conscient du corps. / Sourire.
  • Regardant les fondements de la souffrance physique dans mon corps, j’inspire. Souriant aux fondements de la souffrance physique dans mon corps, j’expire.
Fondements de la souffrance physique./ Sourire.
  • Conscient de ce qu’il y a dans mon esprit, j’inspire. Souriant à ce qu’il y a dans mon esprit, j’expire.
Conscient de l’esprit. / Sourire.
  • Regardant les fondements de la souffrance dans mon esprit, j’inspire. Souriant aux fondements de la souffrance dans mon esprit, j’expire.
Fondements de la souffrance mentale. / Sourire.
  • Regardant les fondements de la souffrance qu’est la peur, j’inspire. Souriant aux fondements de la souffrance qu’est la peur, j’expire. *
Fondements de la peur./ Sourire.
  • Regardant les fondements du sentiment d’insécurité, j’inspire. Souriant aux fondements du sentiment d’insécurité, j’expire. *
Fondements de l’insécurité. / Sourire.
  • Regardant les fondements du sentiment de tristesse, j’inspire. Souriant aux fondements du sentiment de tristesse, j’expire. *
Fondements de la tristesse. / Sourire.
  • Regardant les fondements du sentiment de colère, j’inspire. Souriant aux fondements du sentiment de colère, j’expire. *
Fondements de la colère./ Sourire.
  • Regardant les fondements du sentiment de jalousie, j’inspire. Souriant aux fondements du sentiment de jalousie, j’expire. *
Fondements de la jalousie. / Sourire.
  • Regardant les fondements du sentiment d’attachement, j’inspire. Souriant aux fondements du sentiment d’attachement, j’expire. *
Fondements de l’attachement./ Sourire.
  • Regardant les fondements du sentiment d’enfermement, j’inspire. Souriant aux fondements du sentiment d’enfermement, j’expire. *
Fondements du sentiment d’enfermement./ Sourire.
* peur , insécurité, tristesse, colère, jalousie … on ne peut choisir que certains de ces sentiments de souffrance à méditer
  • Regardant les fondements du sentiment de joie, j’inspire. Souriant aux fondements du sentiment de joie, j’expire.
Fondements de la joie./ Sourire.
  • Regardant les fondements du sentiment de la joie d’être libre, j’inspire. Souriant aux fondements du sentiment de la joie d’être libre, j’expire.
Fondements de la joie d’être libre./ Sourire.
  • Regardant les fondements du sentiment de la joie du lâcher prise, j’inspire. Souriant aux fondements du sentiment de la joie du lâcher prise, j’expire.
Fondements de la joie du lâcher prise./ Sourire.
  • Regardant les fondements du sentiment de la joie de renoncer, j’inspire. Souriant aux fondements du sentiment de la joie de renoncer, j’expire.
Fondements de la joie de renoncer./ Sourire.
  • Regardant les fondements du sentiment neutre, j’inspire. Souriant aux fondements du sentiment neutre, j’expire.
Fondements du sentiment neutre./ Sourire.

2 janvier 2018

2018... Guerir mon enfant interieur

grâce à ce livre


 que Lise m'a passé peu avant Noël 2017

 "Alice Miller notre corps ne ment jamais"

 Notre corps ne ment jamais. Quand nous tombons malades, quand nous faisons l'expérience de la dépression, de la toxicomanie, de l'anorexie..., c'est que nous sommes traversés par un conflit intérieur entre ce que nous ressentons et ce que nous voudrions ressentir.

D'un côté, il y a notre corps, qui garde intacte la mémoire de notre histoire, et tout particulièrement des mauvais traitements que nos parents ont pu nous infliger ; de l'autre, il y a notre esprit et notre volonté conditionnés par la morale et l'éducation traditionnelles à aimer et honorer, quoi qu'il arrive, ces mêmes parents. (...)


Non, nous ne sommes pas obligés d'être les "bons" enfants de nos parents s'ils nous ont fait du mal et s'ils continuent de pratiquer le chantage affectif. Oui, c'est notre responsabilité que d'être attentifs aux signaux d'alerte que nous envoie notre corps. Oui, au terme de ce chemin exigeant par lequel nous acceptons de relire l'histoire de nos rapports avec nos parents, il y a l'espoir de naître à une authentique liberté intérieure."

 https://www.babelio.com/livres/Miller-Notre-corps-ne-ment-jamais/47446

 Je découvre dans ce livre que ce 4e Commandement de la bible « Tes père et mère honoreras, afin de vivre longuement »  que tout le monde considère qu'il va de soi de le respecter a fait énormément de mal à des générations d'enfants maltraités 
et ai tout de suite senti qu'il y avait là une belle clef qui pourrait ouvrir les portes de la guérison définitive à l'enfant blessé qui est toujours en moi et dont j'ai commencé à raconté l'histoire dans ces 2 articles




dans ce premier article j'avais écrit que je n'étais pas un enfant martyrisé, mais seulement blessé de n’avoir pas été écouté et compris par mes parents...


grâce à une sœur laïque du Village des Pruniers


 mais je peux dire après cette lecture du livre d'Alice Miller que j'ai été quand même maltraité, puisque dans le 2eme article  je me suis rappelé avoir reçu des fessées  à coup de règles déculottée,  par mon père aux alentours de la naissance de ma sœur qui plus est ...



bêtises?  désobéissance plutôt ... ou peut être simplement "impolitesses" non respect... d'eux...  de ce 4eme commandement...
et la maltraitance, n'était ce pas également cela? "ces exercices de yoga qu'il m'imposait (de faire avec lui) à la piscine" et aussi l'apprentissage de la natation où une fois je me rappelle il m'avait balancé à l'eau sans ma bouée ... mais sous la surveillance d'un maître nageur... un "complice" qui aurait été là au cas où ...ces adultes ...

De mon père je lui en ai longtemps voulu, jusqu'à mes presque 50 ans, au point de rejeter le bouddhisme qu'il a voulu aussi m'imposer... et c'est seulement quand j'ai pu réaliser presque à  sa mort, le résistant et l'insoumis  qu'il avait été et dont j'ai hérité de bien des graines... que je lui ai "pardonné" et l'ai même admiré:
voir cet hommage que je lui ai écrit:
 http://michel1955.blogspot.fr/2009/09/pour-toi-papa.html

Pour ma mère c'est encore moins facile, elle qui m'a "abandonné" à une nourrice entre 2ans ?  ( je ne sais pas) et 5 ans pour des études de puéricultrice qu'elle dira avoir faites pour nous, mais je ne me souviens plus du tout qu'elle m'ait soigné de quoique ce soit même si elle a toujours dit qu'elle n'a jamais voulu exercé ce métier pour se consacrer à nous ses enfants...

mon ressenti c'est qu'elle a fait son métier de mère ... uniquement d'un point de vue matériel sans jamais me donner ni tendresse ni câlins... et toujours en voulant m'inculquer cette notion d'obligation ...
Pour elle, cela devait être sûrement de l'amour maternel... pas pour moi...

Merci Francine de me l'avoir fait réaliser et de m'avoir conseillé de me protéger d’elle, tant que j'en aurai de la souffrance.

et merci au Bouddhisme de ne pas m'avoir fait culpabiliser de ne pas m'occuper d'elle . Au bouddhisme mais aussi à mon intuition personnelle car même chez eux , même au Village des Pruniers,  la vénération aux parents est très forte (tradition vietnamienne ? )...

Retour donc à ce 4eme commandement si néfaste ! 

Voila le résultat de mes méditations depuis ces derniers jours que je vais poursuivre ...

je n'ai donc pas culpabilisé, mais par contre a été bien perturbé par les "jugements des autres ", les "qu'en dira t'on" et le suis toujours

Ne plus m'attacher au regard des autres,  victimes des perceptions erronées causées par ce 4eme commandement, voila qui amorce en ce début d’année 2018 mon chemin de guérison

Et pour cela voici des liens qui me seront très utiles:
https://www.alice-miller.com/notre-corps-ne-ment-jamais/
 https://www.alice-miller.com/notre-corps-ne-ment-jamais-2/



ou ici
http://uneautreecole.canalblog.com/archives/2012/11/12/25566460.html
appel très récent 
http://0liviermaurel.free.fr/

25 décembre 2017

Quel Sens donner à Noël ?

Magnifique texte  découvert sur le forum du site "le sens de nos vies " lors de Noël 2004
http://www.lesensdenosvies.org/forum/
hélas disparu ...


Ce texte écrit à partir de l’Évangile selon Saint Luc ,vient d'un "philosophe français" Omraam Mickhaël Aïvanov d'origine Bulgare, parti ensuite vivre en Inde..  d'où ce mélange de références religieuses, philosophiques et même païennes

 Ce texte qui nous invite à réfléchir  sur le sens profond à donner à cette fête de Noël m' a particulièrement interpellé en cette période de fête du fric et de la consommation, qu'est devenue cette période , bien loin de la fête Chrétienne de la nativité


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 Évangile selon Saint Luc

Par Omraam Mikhaël Aïvanov

1ère partie


S’il existe quatre fêtes cardinales : Noël, Pâques, la fête de saint Jean et celle de saint Michel, c’est pas un hasard ou parce qu’il a plu à certains religieux de les instituer : elles correspondent à des phénomènes cosmiques. Au cours de l’année, le soleil passe par quatre points cardinaux : 21 mars, équinoxe de printemps; 21 juin, solstice d’été; 21 septembre, équinoxe d’automne et 21 décembre, solstice d’hiver. Durant ces quatre périodes, il se produit dans la nature de grands afflux et circulations d’énergies qui influencent la terre et tous ses habitants. Alors, si nous sommes attentifs, si nous nous préparons à recevoir ces effluves, de grandes transformations peuvent se produire en nous.

D’après la tradition chrétienne, Jésus est né le 25 décembre à minuit. Le 25 décembre, le soleil vient d’entrer dans la constellation du Capricorne. Symboliquement, le Capricorne est lié aux montagnes, aux grottes, et c’est justement dans l’obscurité d’une grotte que l’Enfant-Jésus peut naître. Pendant le reste de l’année, la nature et l’homme ont eu une grande activité, mais à l’approche de l’hiver beaucoup de travaux s’arrêtent, les jours diminuent, les nuits s’allongent, le moment est à la méditation, au recueillement, ce qui permet à l’homme de pénétrer dans les profondeurs de son être et de trouver les conditions pour la naissance du Christ en lui.

Quand il sort du Capricorne, le soleil entre en Verseau, et le Verseau c’est l’eau, l’eau lustrale du baptême, la vie pure qui jaillit, créant de nouveaux courants. Au sortir du Verseau, le soleil entre dans les Poissons, et là a lieu cette pêche miraculeuse dont Jésus parlait quand il disait à ses disciples qu’ils seraient des pêcheurs d’hommes.

Mais revenons à la naissance de Jésus. Chaque année, le 25 décembre à minuit, la constellation de la Vierge monte à l’horizon, c’est pourquoi astrologiquement aussi on peut dire que Jésus est née de la Vierge. À l’opposé, apparaissent les Poissons, et au milieu du ciel on aperçoit la magnifique constellation d’Orion avec, au centre, l’alignement des trois étoiles qui, selon la tradition populaire, représentent les trois Rois Mages.
Nous laisserons de côté la question de savoir si Jésus est réellement né le 25 décembre à minuit. Ce qui nous intéresse, c’est qu’à cette date a lieu dans la nature la naissance du principe christique : cette lumière et cette chaleur qui vont tout transformer. Et dans le Ciel aussi, on célèbre cet événement : les Anges chantent et tous les saints, les grands Maîtres et les Initiés se réunissent pour rendre gloire à l’Éternel et fêter la naissance du Christ, le principe cosmique, qui naît réellement dans l’univers.

Et pendant ce temps, sur la terre, que font les humains? Ils sont dans les cabarets, les dancings, les boîtes de nuit où ils mangent, boivent et s’amusent. Et ce qui est le plus extraordinaire, c’est que même les gens les plus intelligents trouvent normal de fêter Noël de cette façon. Au lieu d’être conscient de l’importance d’un événement qui se produit une seule fois par an, quand toute la nature est attentive à préparer la nouvelle vie, l’homme a la tête ailleurs. C’est pourquoi il n’en reçoit aucun bienfait, au contraire, il perd la grâce et l’amour du Ciel. Car que voulez-vous que le Ciel puisse donner à un être qui reste insensible à ces courants divins? Le disciple, lui, se prépare : il sait que, la nuit de Noël, le Christ naît dans le monde sous forme de lumière, de chaleur et de vie, et il prépare les conditions convenables pour que cet Enfant divin naisse aussi en lui.

Il y a deux mille ans, Jésus est né en Palestine; mais cela, c’est l’aspect historique de Noël, et l’aspect historique, vous le savez, pour les Initiés c’est secondaire. Avant d’être un événement historique, la naissance du Christ est un événement cosmique : c’est la première manifestation de la vie dans la nature, le commencement de tous les jaillissements. Ensuite, cette naissance est un événement mystique, c’est-à-dire que le Christ doit naître dans chaque créature humaine comme principe de lumière et d’amour divin. C’est cela, la naissance du Christ : tant que l’homme ne possède pas la lumière et l’amour, l’Enfant-Christ ne naîtra pas en lui. Il peut le fêter, il peut l’attendre… rien ne se produira.
Jésus est né il y a deux mille ans; alors, en souvenir, certains vont à l’église et chantent qu’il est venu pour les sauver, et puisqu’ils sont sauvés, n’est-ce pas, ils peuvent continuer à pécher, à boire et à manger, ils sont tranquilles pour l’éternité. Voilà comment les chrétiens comprennent la naissance de Jésus. Très peu sont prêts à étudier, à faire des efforts pour préparer cette naissance en eux. S’il suffisait que Jésus soit venu sur la terre il y a deux mille ans, pourquoi le Royaume de Dieu n’est-il pas encore arrivé? Non seulement cela ne suffit pas, mais la vérité, c’est que Dieu a envoyé sur la terre plusieurs de ses fils. Comment peut-on s’imaginer que la venue du Christ dans le monde est un événement qui s’est produit une seule fois il y a deux mille ans? D’abord, c’est incompatible avec l’immensité de l’amour de Dieu. On dit que Dieu est amour; et alors qu’il y a des millions d’années que des humains vivent sur la terre, Dieu n’aurait envoyé son Fils qu’une seule fois, et pour prêcher pendant seulement trois ans dans un tout petit pays?… Mais alors, avant la naissance de Jésus, cet amour-là, où était-il, que faisait-il? Et ensuite Il aurait abandonné le monde pour l’éternité? Vraiment, c’est insensé!

La vérité, c’est que sous différentes formes le Christ est apparu de nombreuses fois sur la terre et même sur d’autres planètes, dans tout l’univers, et il apparaîtra encore dans l’avenir. Si vous ne pouvez pas accepter cela, c’est qu’en réalité vous n’êtes ni religieux, ni chrétiens, ni rien du tout. Vous croyez à des choses invraisemblables, mais ce qui est sensé, vous refusez de le croire. On fait que répéter : « Dieu est amour, Dieu est amour »… mais à quoi cela sert-il, si on fait tout pour prouver le contraire? On vous raconte qu’une fois seulement dans l’histoire cet amour s’est manifesté sur la terre… et vous n’étiez même pas là!

On ne peut pas nier l’importance historique de la naissance de Jésus; mais l’essentiel, ce sont les aspects cosmique et mystique, parce que la naissance du Christ, dont la naissance de Jésus ne représente qu’un aspect, est un événement qui se produit chaque année dans l’univers, et qu’à chaque instant le Christ peut naître aussi en nous. Pour quelques-uns il est déjà né, pour certains il naîtra bientôt, et pour d’autres on ne sait quand. Tout est dans la préparation des conditions. Voilà pourquoi il est très important de se préparer longtemps à l’avance pour cette fête de Noël, afin d’en comprendre toute la signification.






2ème partie

De tous les Évangiles, c’est celui de saint Luc qui donne le plus de détails sur la naissance de Jésus et je vous en lirai un passage.

« En ce temps-là, parut un édit de César Auguste, ordonnant le recensement de toute la terre. Ce recensement, le premier, eut lieu pendant que Quirinus était gouverneur de Syrie. Et tous allaient se faire inscrire, chacun dans sa ville. Joseph, lui aussi, quittant la ville de Nazareth en Galilée, monta en Judée dans la ville de David appelée Bethléem, parce qu’il était de la maison et de la lignée de David, afin de s’y faire inscrire avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte. Or, pendant qu’ils étaient là, le temps où elle devait enfanter se trouva révolu. Elle mit au monde son fils premier-né, l’enveloppa de langes et le coucha dans une crèche, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans l’hôtellerie.

» Il y avait dans la contrée des bergers qui vivaient aux champs et qui la nuit veillaient tour à tour à la garde de leur troupeau. L’Ange du Seigneur leur apparut et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa clarté, et ils furent saisis d’une grande frayeur. Mais l’Ange leur dit : « Rassurez-vous, car voici que je vous annonce une grande joie, qui sera celle de tout le peuple : aujourd’hui dans la cité de David, un Sauveur vous est né qui est le Christ Seigneur. Et ceci vous servira de signe : vous trouverez un nouveau-né enveloppé de langes et couché dans une crèche. » Et soudain se joignit à l’Ange une troupe nombreuse de l’armé céleste, qui louait Dieu, en disant :

« Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu’Il aime! »

»Or lorsque les anges les eurent quittés pour le ciel, les bergers se dirent entre eux : « Allons à Bethléem et voyons ce qui est arrivé et ce que le Seigneur nous a fait connaître. » Ils vinrent donc en hâte et trouvèrent Marie, Joseph et le nouveau-né couché dans la crèche. Et l’ayant vu, ils firent connaître ce qui leur avait été dit de cet enfant; et tous ceux qui les entendirent furent émerveillés de ce que leur racontaient les bergers. Quant à Marie, elle conservait avec soin tous ces souvenirs et les méditait dans son cœur. Puis les bergers s’en retournèrent, glorifiant et louant Dieu pour tout ce qu’ils avaient vu et entendu, en accord avec ce qui leur avait été annoncé.

»Quand vint le huitième jour, où l’on devait circoncire l’enfant, on lui donna le nom de Jésus, nom qu’avait indiqué l’Ange avant sa conception.

»Et quand vint le jour où, selon la loi de Moïse, il devait être purifié, ils le portèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, ainsi qu’il est écrit dans la Loi du Seigneur : « Tout garçon premier-né sera consacré au Seigneur », et pour offrir en sacrifice, suivant ce qui est dit dans la Loi du Seigneur, un couple de tourterelles ou deux jeunes colombes. Or il y avait à Jérusalem un homme du nom de Siméon. Cet homme était juste et pieux; il attendait la consolation d’Israël et l’Esprit-Saint reposait sur lui. Et il lui avait été révélé par l’Esprit-Saint qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ du Seigneur. Il vint donc au Temple, poussé par l’Esprit, et quand les parents apportèrent le petit enfant Jésus pour accomplir à son égard les prescriptions de la Loi, il le reçut dans ses bras, bénit Dieu et dit :

« Maintenant, ô Maître, tu peux selon ta parole, laisser ton serviteur s’en aller en paix; car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples, lumière pour éclairer les nations et gloire de ton peuple Israël. »

Vous avez certainement lu ou entendu plusieurs fois ce récit. Beaucoup des détails qu’il contient sont symboliques. Il y a aussi deux passages très mystérieux. Pourquoi est-il dit : « Marie conservait avec soin tous ces souvenirs et les méditait dans son cœur »? C’est donc qu’il y avait quelque chose qu’elle ne pouvait pas dire. Si c’était ce qu’elle avait entendu raconter par les bergers, elle aurait pu en parler, puisque les bergers le racontaient à tout le monde. C’était donc autre chose de sacré. Et qui était Siméon? Il est dit que l’Esprit-Saint était sur lui, c’est donc qu’il était très pur. Mais je ne pourrai pas toucher la question de Siméon parce que cela ébranlerait toutes les consciences chrétiennes. Oui, qui était Siméon? Quel lien avait-il avec Jésus?…

Quant à Marie et Joseph, s’ils avaient été choisis pour être les parents de Jésus, c’est qu’ils s’étaient déjà préparés : pour être dignes de recevoir Jésus dans leur famille, c’est qu’ils avaient déjà fait un grand travail spirituel dans leurs vies antérieures. Dans ce domaine aussi, il y a une justice, des règles, des lois. C’est le Seigneur qui a fait les lois et ce n’est pas Lui qui va les transgresser. Quand Dieu choisit des créatures, c’est qu’elles remplissent certaines conditions. Bien sûr, « avec des pierres Dieu peut faire des enfants d’Abraham », mais en les faisant préalablement passer par l’état de plante, puis d’animal, et enfin d’homme. C’est comme pour l’enfant : le germe doit, lui aussi, passer par toutes sortes de formes et d’états avant de prendre l’aspect d’une créature humaine.

Et de même, Jésus a été obligé de franchir certaines étapes avant de devenir Christ. Voilà encore ce que les chrétiens ne peuvent pas accepter. Ils pensent que Jésus, fils de Dieu, était Dieu Lui-même, qu’il était né parfait. Mais alors, pourquoi a-t-il dû attendre sa trentième année pour recevoir le Saint-Esprit et faire des miracles?… Même si Dieu en personne doit venir s’incarner sur la terre, Il accepte de se soumettre aux lois qu’Il a Lui-même établies. Il se respecte Lui-même, le Seigneur, comprenez-vous? C’est ainsi que les Initiés voient les choses : dans leur tête, tout est en ordre, tout est logique, tout est sensé. Alors, est-ce le Saint-Esprit qui a donné naissance à Jésus? Oui, c’est le Saint-Esprit. Dans le plan divin, c’était le Saint-Esprit, mais dans le plan physique, il fallait aussi quelque chose, quelqu’un… afin que dans ce plan-là également il y ait un reflet du Saint-Esprit. Pour que la correspondance soit parfaite entre les trois mondes, pour que dans le plan physique, dans le plan spirituel et dans le plan divin tout soit toujours saint, lumineux et pur, dans le plan physique aussi il fallait un conducteur du Saint-Esprit.

Que Jésus soit né « par l’opération du Saint-Esprit », oui, bien sûr. Dans la mesure où sa conception n’a été souillée par aucun désir, aucune passion, aucune sensualité, on peut dire qu’il est né par l’opération du Saint-Esprit. C’est ainsi qu’il faut comprendre la virginité de Marie. La virginité est une qualité plus spirituelle que physique. Combien il y a de femmes qui sont vierges extérieurement, mais intérieurement!… Voilà, je ne vous en dirai pas plus, mais je vous en ai déjà dit beaucoup en vous parlant de Siméon.

La naissance de Jésus doit être comprise dans les trois mondes, c’est-à-dire comme un phénomène historique, comme un phénomène psychique, mystique, et enfin comme un phénomène cosmique. Aujourd’hui, c’est surtout le phénomène mystique qui m’intéresse. Dans son récit de la naissance de Jésus, sait Luc n’a retenu que les images des événements qui se répètent dans chaque être humain, et c’est sur ces images symboliques que nous allons nous arrêter.

Pour que l’enfant naisse, il faut un père et une mère. Le père, Joseph, représente notre intellect, et à un niveau supérieur notre esprit. La mère, Marie, c’est notre cœur, et à un niveau supérieur, notre âme. Quand le cœur et l’âme sont purifiés, alors l’enfant naît : mais il ne naît pas de l’intellect et de l’esprit, il naît du Saint-Esprit, cette pure flamme qui vient féconder l’âme et le cœur humain. L’intellect et l’esprit représentent le principe masculin en nous, qui prépare les conditions pour que le Saint-Esprit prenne possession du principe féminin, le cœur et l’âme, afin de mettre au monde l’Enfant-Christ.

Quand Marie et Joseph ont voulu chercher refuge dans une hôtellerie, il n’y avait plus de place pour eux : cela veut dire que les humains qui sont occupés à manger, à boire et à s’amuser, n’ont jamais de place pour l’être qui a reçu l’enfant divin. Cet enfant est déjà conçu en lui comme un lumière; cela peut être un idéal, une idée qu’il nourrit, qu’il chérit… Mais où aller maintenant avec cet enfant? Personne ne lui ouvre la porte, c’est-à-dire personne ne le comprend. Mais voilà, il y a une étable. Cette étable, avec la crèche, est un symbole, et d’abord le symbole de la pauvreté, de la difficulté des conditions extérieures. Oui, pour l’homme que l’Esprit habite, ce sera toujours ainsi : son entourage ne l’appréciera pas, ne le recevra pas. Mais grâce à la lumière qu’il projette au-dessus de la crèche, d’autres le verront de loin et viendront le visiter.

Cette lumière, représentée par l’étoile à cinq branches, est une réalité absolue. Elle brille au-dessus de la tête de tous les Initiés dont le principe féminin, c’est-à-dire l’âme et le cœur, a mis au monde l’Enfant-Jésus conçu de l’Esprit Saint. Et à ce moment-là, l’intellect, Joseph, au lieu d’être jaloux et de répudier Marie comme un homme grossier, en criant : « Cet enfant que tu as mis au monde n’est pas de moi, va-t-en! »… doit s’incliner et dire : « C’est Dieu qui a effleuré le cœur et l’âme de Marie. Moi, je ne pouvais pas le faire. » Donc, l’intellect ne doit pas se révolter et se mettre en colère, mais comprendre correctement en disant : « Il y a là quelque chose qui me dépasse », et garder Marie. Répudier Marie, c’est répudier la moitié de son être et devenir comme ceux qui, sous l’empire exclusif de l’intellect, ont banni le côté réceptif, toutes les qualités de douceur, d’humilité, d’intuition. Beaucoup ont répudié Marie parce qu’elle aimait recevoir la visite du Saint-Esprit…

Il faut que vous compreniez que Marie et Joseph sont des symboles de la vie intérieure : ceux qui ont répudié Marie se sont desséchés et ils n’ont plus que l’intellect qui disloque, qui critique, qui est toujours mécontent. Mais vous voyez, Joseph au contraire a respecté Marie, il l’a gardée avec lui, il a dit : « Oh, elle attend un enfant. Bien sûr, ce n’est pas moi le père, mais je la protégerai parce qu’elle a besoin de mon appui. »




à suivre.../...






3ème partie


Et que représente l’étoile? C’est un phénomène qui se produit inévitablement dans la vie d’un véritable mystique, d’un véritable Initié : au-dessus de sa tête apparaît une étoile, un pentagramme lumineux. Et puisque « ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas », ce pentagramme doit exister doublement. D’abord, l’homme lui-même est un pentagramme vivant; et ensuite, en haut dans le plan subtil, quand il a développé en plénitude les cinq vertus : la bonté, la justice, l’amour, la sagesse et la vérité, un autre pentagramme le représente sous forme de lumière.


Cette étoile qui brillait au-dessus de l’étable signifie qu’une lumière émane de chaque Initié qui possède le Christ vivant. Cette lumière est aperçue de loin par d’autres, et ils sentent que quelque chose de spécial se manifeste à travers cet être. Ce qui se manifeste, justement, c’est le Christ, et à ce moment-là, tous ceux qui représentent des autorités, tous ceux qui sont puissants et riches viennent auprès de lui. Et même les grands chefs religieux qui s’imaginent être au sommet, sentent eux aussi qu’il leur manque quelque chose, qu’ils ne sont pas arrivés à ce degré de spiritualité, et ils viennent s’instruire, ils viennent s’incliner et apporter des présents.

Alors, voilà la raison de la présence des Rois Mages auprès de l’Enfant-Jésus : « Des mages d’Orient arrivèrent à Jérusalem et dirent : Où est le roi des juifs qui vient de naître? Car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus pour l’adorer. » Ces Mages étaient des chefs religieux dans leur pays respectif. Ils sont venus parce qu’il ont senti cette lumière. Et comme ils étaient astrologues, en observant dans le ciel certaines configurations exceptionnelles, ils en avaient conclu qu’il devait se produire quelque événement extraordinaire sur la terre. La naissance de Jésus correspond donc aussi à un phénomène qui s’est produit dans le ciel il y a deux mille ans.
D’après la tradition, les Rois Mages qui étaient au nombre de trois : Melchior, Balthazar et Gaspard, apportèrent à l’Enfant Jésus l’or, l’encens et la myrrhe, et chacun de ces présents est symbolique. L’or qu’apportait Melchior signifiait que Jésus était roi : la couleur or est la couleur de la sagesse, dont l’éclat brille au-dessus de la tête des Initiés comme une couronne de lumière. L’encens apporté par Balthazar signifiait que Jésus était prêtre : l’encens représente le domaine de la religion, c’est-à-dire aussi du cœur, de l’amour. Et la myrrhe, qu’apportait Gaspard, est un symbole d’immortalité : on se servait de la myrrhe pour embaumer les corps et les préserver ainsi de la destruction. Ces présents ont donc un rapport avec les trois domaines de la pensée, du sentiment et du corps physique. Chacun est aussi lié à une séphira : la myrrhe à Binah, l’éternité; l’or à Tiphéreth, la lumière; et l’encens à Hessed, la dévotion.
Occupons-nous maintenant de l’étable, dans laquelle la tradition a placé un bœuf et un âne. Aucun autre animal n’est mentionné dans cette étable, seulement un bœuf et un âne. Pourquoi? Depuis des siècles on répète cette histoire sans la comprendre, parce que la clé du symbolisme universel est perdu. L’étable représente le corps physique. Et le bœuf? Vous savez que dans l’Antiquité le taureau (ici il faut rapprocher évidemment le bœuf et le taureau) a toujours été considéré comme le principe de la génération. En Égypte, par exemple, le taureau Apis était le symbole de la fertilité et de la fécondité. Le bœuf est sous l’influence de Vénus et il représente la force sexuelle. L’âne, lui, est sous l’influence de Saturne; il représente la personnalité (voir section dualité), c’est-à-dire la nature inférieure de l’homme, ce que l’on appelle le vieil Adam, têtu, buté, mais bon serviteur. Et voilà que ces ceux animaux étaient là pour servir Jésus. Mais le servir comment? C’est maintenant que je vais vous révéler quelque chose d’essentiel.

Quand l’homme commence à travailler pour se perfectionner, il entre en conflit avec les forces de la personnalité et celles de la sexualité. Et l’Initié, justement, est celui qui est arrivé à maîtriser ces deux forces et à les mettre à son service. Oui, vous voyez, il les met à son service, il ne les anéantit pas, il ne doit pas les anéantir. La preuve, si ces deux animaux étaient-là, présents, c’est qu’ils étaient utiles. Et que faisaient-ils? Ils soufflaient sur l’Enfant-Jésus, ils le réchauffaient de leur souffle. Donc, quand l’Initié arrive, à transmuter l’âne et le bœuf en lui et à les mettre à son service, ils viennent ensuite réchauffer et vivifier l’enfant nouveau-né de leur souffle. Non seulement ces forces ne sont plus là pour le tourmenter, mais elles deviennent des forces bénéfiques. Le souffle, c’est déjà la vie. Vous voyez, le souffle de l’âne et du bœuf est une réminiscence du souffle par lequel Dieu a donné l’âme au premier homme. L’âne et le bœuf ont servi l’Enfant-Jésus; cela signifie que tous ceux qui possèdent le Christ en eux seront servis par les forces de la personnalité et de la sexualité, car ce sont des forces extraordinaires utiles si on peut les atteler à un travail.

Ensuite un ange est apparu aux bergers qui possédaient cette étable. Ils gardaient leurs troupeaux dans les champs, et quand l’ange leur a annoncé la nouvelle de la naissance de Jésus, ils ont été émerveillés; ils ont pris des agneaux et les ont apportés en offrande à l’enfant. Cela signifie que tous ceux qui possèdent des actions sur le corps physique, c’est-à-dire les esprits familiaux, réincarnés ou non, et qui ont des richesses (ces richesses sont ici symboliquement représentées par les brebis, les agneaux et les chiens), sont avertis. Ils sont avertis parce qu’ils ont participé à la formation de cette étable (le corps physique) et alors ils arrivent tous en disant : « Oh là là! Nous n’avions jamais pensé que nous aurions un honneur pareil dans notre étable! »

Donc, tous les esprits familiaux, qu’ils soient dans l’au-delà ou sur la terre, reçoivent la nouvelle qu’un événement splendide s’est passé dans votre cœur et dans votre âme, et alors ils viennent aussi s’incliner et vous apporter des présents. Oui, le monde entier se met au service de l’Enfant. Mais tant que vous ne l’avez pas fait naître, ne comptez pas qu’on vienne vous servir, ni les anges chanter la gloire de Dieu auprès de vous. Car les anges ne viennent chanter que pour célébrer la naissance du principe divin.

Mais revenons au symbolisme de la crèche. Oui, pourquoi Jésus, le fils de Dieu, devait-il naître dans une crèche, sur la paille, et non dans un magnifique berceau, dans la chambre d’une demeure vaste et somptueuse? Là encore, ce détail est symbolique.

Et vous comprendrez dans quel endroit de notre corps se trouve cette crèche si vous vous souvenez des conférences que je vous ai faites sur le centre Hara : je vous ai expliqué quel rôle peut jouer ce centre dans la vie spirituelle pour celui qui sait travailler avec lui. Si son nom, Hara, un mot japonais qui signifie ventre, montre que ce centre, situé à quelques centimètres au-dessous du nombril, est surtout connu au Japon, en réalité il était connu de tous les Initiés du passé et c’est de lui que parle Jésus quand il dit : « De son sein jailliront des fleuves d’eau vive… » Ce « sein », c’est le centre Hara : c’est là que se trouve la crèche où doit naître le Christ entre le bœuf et l’âne, c’est-à-dire entre le foie et la rate.

Vous êtes étonnés, je le vois, vous croyez que c’est dans votre tête que Jésus naîtra. Avez-vous vu un enfant naître du cerveau de sa mère? Non. Eh bien, il faut s’arrêter là-dessus pour réfléchir. Le ventre, les entrailles, on trouve cela dégoûtant, mais voilà que le Seigneur a choisi justement cet endroit pour que l’humanité se perpétue. Et c’est là aussi, dans le centre Hara, que le disciple doit faire naître en lui cette nouvelle conscience : l’Enfant-Christ.

Rien n’est plus important que de travailler à faire naître l’Enfant divin en nous. À ce moment-là, la terre et le Ciel chanteront; des quatre coins du monde des êtres comprendront qu’une nouvelle lumière est née et ils viendront nous visiter et nous apporter des présents. Bien sûr, il y aura Hérode (il y a toujours eu des Hérodes) qui sera furieux et qui, voulant tuer Jésus, demandera aux Rois Mages : « Allez, renseignez-vous sur cet enfant, et quand vous l’aurez trouvé, faites-le moi savoir pour que, moi aussi, j’aille l’adorer. » Mais, heureusement, il y a aussi un ange qui viendra donner des avertissements, comme celui qu a dit à Joseph : « Prends l’enfant et sa mère et fuis en Égypte, parce qu’Hérode va le faire chercher pour le tuer. » Un ange du Seigneur vint donc auprès des Rois Mages pour leur dire de ne pas retourner auprès d’Hérode, et ils repartirent dans leur pays par un autre chemin. Cela signifie que tous ceux qui viendront auprès de Jésus, auprès du principe christique, ne pourront pas retourner par le même chemin, ils devront prendre une autre direction.




à suivre.../...


4ème partie et fin


Et maintenant, savez-vous pourquoi existe cette coutume de faire un repas la nuit de Noël? C’est aussi symbolique. Quand l’enfant est né, il faut célébrer sa venue par des chants, par un festin (sans dépasser les limites, bien sûr), car l’enfant a besoin de nourriture. Et la première nourriture de l’enfant quand il est né, c’est le lait de sa mère. Quand elle le portait, elle le nourrissait de son sang, et maintenant elle le nourrit de son lait; il y a là deux couleurs, le rouge et le blanc, et ces couleurs sont symboliques. Elles sont déjà présentes pendant la conception, puisque la femme donne le rouge et l’homme le blanc, et elles le sont encore, plus tard, lorsque la femme nourrit l’enfant pendant neuf mois avec son sang, puis avec son lait. Et ce sont ces mêmes couleurs que l’on retrouve dans le sang lui-même, avec les globules rouges et les globules blancs.

Le rouge et le blanc représentent les deux principes sur lesquels est fondée la vie. Le rouge, le sang, c’est la force vitale, l’amour, et c’est grâce à ce sang, à notre amour, que l’Enfant-Christ peut devenir chair et os en nous. Après sa naissance l’enfant est nourri avec le lait, c’est-à-dire avec la pureté, la lumière. De même que la mère ne cesse de s’occuper de son enfant après la naissance, de même une fois que l’Enfant-Christ est né, le travail continue, mais sous une autre forme. C’est pourquoi nous allons le matin contempler le lever du soleil, afin de nous nourrir de sa lumière…

La naissance du Christ est une question très importante dont tous les Initiés doivent se préoccuper. Regardez ce que dit saint Paul : « Oh! mes enfants, quelle peine je me suis donnée pour faire naître le Christ en vous! » Lui aussi avait compris que le Christ doit naître dans chaque âme humaine. C’est pourquoi il parlait à ses disciples, il les conseillait et même il les secouait afin qu’ils se purifient et qu’ils se mettent dans un état d’acceptation, de soumission, d’adoration, car ce sont les conditions nécessaires pour recevoir le germe d’en haut.

Le disciple est obligé de se pencher et de réfléchir sur tous ces grands mystères et, quand il les a compris, il doit encore les faire descendre dans le domaine du sentiment, et enfin les réaliser dans le plan physique, ce qui évidemment est le plus difficile. Intellectuellement tout le monde peut comprendre, et même trèes bien, mais cette compréhension n’est pas encore descendue jusqu’au sentiment, et le cœur ne sent pas. Il faut faire descendre cette compréhension jusque dans le cœur, et du cœur jusqu’à la volonté pour que se fasse la réalisation dans le plan physique. Car la naissance de l’Enfant-Christ est un événement qui doit se produire dans les trois plans : mental, astral et physique. Vous direz : « Mais comment dans le plan physique? » Je peux vous l’expliquer, mais est-ce que vous me comprendrez?

L’homme ne peut faire naître le Christ en lui s’il n’a pas compris sa mère, la terre. S’il ne sait pas ce qu’est la terre, s’il n’a pas avec elle des relations affectueuses, respectueuses, conscientes, il n’a aucune possibilité de changer son corps physique. Notre corps est en relation avec la terre et il retournera à la terre puisqu’il est tiré de la terre, puisqu’il est son fruit, son enfant. Si l’homme n’est pas en relation correcte avec la terre, le Christ ne peut pas naître dans ses actions, dans son corps physique. On ne pense jamais que la terre est un être intelligent. On l’étudie seulement du point de vue géographique : tant d’habitants, tant de mers, d’océans, de lacs, de montagnes, de rivières… La terre est la créature la plus inconnue, la plus dédaignée, la plus méprisée, et de grands malheurs viennent de là… oui, de ce que nous ne respectons pas notre mère qui nous a donné son corps, notre corps.

Il existe une science prodigieuse sur les relations de l’homme avec la terre, le comportement qu’il doit avoir vis-à-vis d’elle : comment lui parler, la remercier, comment puiser des forces en elle, comment lui confier toutes ses impuretés afin qu’elle les transforme. Car la terre possède dans ses entrailles des usines où elle peut tout transformer, et c’est ce qu’elle fait sans arrêt : toutes les impuretés, tous les déchets qu’on lui donne, elle les transforme pour produire des fleurs, des fruits, tout ce qui est utile et beau. Elle est très intelligente, la terre!

Arrêtons-nous maintenant sur les paroles que l’ange a dites aux bergers : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’Il aime! » Avez-vous compris ces paroles? Pourquoi la paix chez les hommes et, en haut la gloire? C’est parce que lorsque naît l’Enfant divin, il glorifie le Seigneur et la paix s’installe dans l’âme de l’homme ou de la femme chez qui il est né. Cet enfant, qui est le fruit de l’amour du père et de la mère, apporte la paix parce qu’il apporte la plénitude. C’est le sens de la formule qu’a donnée le Maître Peter Deunov : « Bojiata lioubov nossi peulnia jivot : l’amour divin apporte la plénitude de la vie. » Cet amour divin qui apporte la plénitude de la vie, c’est l’amour qu’apporte l’Enfant-Christ. L’amour n’est rien d’autre que la prédiction, l’annonce de l’enfant qui vient. Cette formule du Maître est vraiment très profonde; il ne l’a pas donnée seulement pour que nous le répétions automatiquement, mais pour que nous travaillions afin que cet amour de Dieu puisse effleurer notre âme et qu’elle conçoive l’enfant, le Christ. Et ensuite, que de changements! Dans tous les domaines tout s’améliore, tout s’éclaircit. Cela vaut la peine de travailler toute une année, plusieurs années, toute une vie, pour faire naître le Christ en nous.

En interprétant quelques passages de ce chapitre de saint Luc, j’ai voulu vous présenter certains aspects de notre vie intérieure, pour que vous sachiez que la naissance de Jésus est un événement mystique qui peut se produire dans chaque être humain. Alors, gardez cette image de la crèche avec Joseph, Marie et l’Enfant entre l’âne et le bœuf, et cette étoile qui brille au-dessus de l’étable… Maintenant vous en comprendrez mieux le sens.

Et n’oubliez pas que Noël dure encore quelques jours après le 25 décembre. En haut, dans le Ciel, on célèbre une fête, et cette fête vous devez y participez au moins par la pensée. De même que la naissance d’un enfant contient tout l’espoir de la vie, la naissance du Christ chaque année dans l’univers, c’est l’espoir que Dieu n’a pas abandonné les hommes. Bien qu’ils transgressent sans cesse ses lois, Il leur fait crédit en leur envoyant toujours un Sauveur, parce qu’Il ne veut pas qu’une seule âme se perde. Même ceux qui ont commis les plus grandes fautes doivent se relever, ils peuvent se relever. Ils souffriront, c’est entendu, ils paieront pour leurs erreurs, c’est entendu, ils devront réparer, mais Dieu leur donne toutes les chances d’avancer. Ce qui est mauvais, c’est de se décourager et de renoncer à faire des efforts pour évoluer.

Maintenant j’ajouterai encore ceci. Vous doutez peut-être que le Christ soit apparu dans l’histoire? Certains en ont douté et ont démontré que Jésus n’a pas existé, en donnant des preuves aussi scientifiques que ceux qui affirment qu’il a existé. Alors, que dire? Eh bien, tout simplement que le côté historique n’est pas tellement important. Supposez que l’on arrive à prouver d’une manière irréfutable que Jésus n’a pas existé, que c’est un mythe crée de toutes pièces : il reste tout de même une chose que l’on sera obligé de reconnaître, c’est la grandeur exceptionnelle de l’esprit qui a inspiré les Évangiles! Que quelqu’un ait été capable d’écrire des choses pareilles, d’une telle profondeur, d’une telle lumière, cela suffit, on est ébloui, et il n’est pas nécessaire de se poser d’autres questions.

Omraam Mikhaël Aïvanhov