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j'ai hier 18 janvier, quitté définitivement un boulot qui m'épuisait , pour prendre ma retraite en subissant une grosse décote ....

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 23 juillet 2022 Et si j'étais une âme pléiadienne ?

 

28 décembre 2010

Chrétiens, vous ne pouvez servir Dieu et le Capitalisme

  • Le titre "originel" de cet article trouvé sur ce site http://alainindependant.canalblog.com/archives/2009/12/27/16291137.html est "Chrétiens, vous ne pouvez servir Dieu et la Richesse", mais le terme richesse me semblait impropre, il y a les richesses spirituelles, celles de l’âme ou du cœur, et les riches sont capables eux aussi d'ouvrir leur cœur ...

  • Le Bouddha lui même avait été aidé dans son œuvre par des rois et des princes très riches ou même des commerçants ...
  • Alors appelons un chat un chat, ce n'est pas la richesse qu'il faut condamner mais bien l'avidité... un des principaux poisons de l'esprit qui nous empêchent de percevoir notre véritable nature de Bouddha,
et dont LE CAPITALISME est pour moi l'avatar d’aujourd’hui...


En cette période de Noël, la grande fête des chrétiens devenue fête de la consommation, j'ai eu le besoin de partager ce bel article.

Chrétiens, vous ne pouvez servir Dieu et la Richesse


[Larges extraits d'un texte qui vient de paraître sur http://www.anti-imperialisme.com/ ] (site disparu)


« Nul ne peut servir deux maîtres : car, ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et la Richesse. C’est pourquoi je vous dis : Ne vous inquiétez pas pour votre vie, de ce que vous mangerez ou boirez ; ni pour votre corps, de quoi vous le vêtirez. La vie n’est-elle pas plus que la nourriture et le corps plus que le vêtement ? (…) Ne vous mettez donc point en peine, disant : Que mangerons-nous, ou que boirons-nous, ou de quoi nous vêtirons-nous ? Car ce sont les Gentils qui recherchent toutes ces choses, et votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez premièrement le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par-dessus. N’ayez donc point de souci du lendemain ; le lendemain aura souci de lui-même. A chaque jour suffit sa peine. » (Matthieu, VI, 24-26 ; 31-34)

Cet avertissement s’adresse non seulement aux chrétiens progressistes mais aussi à tous les catholiques qui fréquentent les églises de la Tradition et continuent néanmoins à pratiquer des activités professionnelles ou de consommation INCOMPATIBLES avec leur FOI ! Experts comptables catholiques, ingénieurs en chef chez Coca-Cola, agents commerciaux dans une agence de voyage, gentils organisateurs au Club Med,…sachez que le Seigneur est autant attentif à la manière dont vous gagnez votre argent qu’à la manière dont vous le dépensez ! Contrairement au dicton bien connu, l’argent a une odeur particulièrement fétide lorsque son origine est satanique. 

Mais Satan est rusé, on ne le qualifie pas de MALIN sans raison et il est vrai que ses effluves infernales peuvent se faire très discrètes pour des narines non averties. C’est pourquoi nous souhaitons aujourd’hui mettre en garde tous les catholiques capitalistes, qui tentent de justifier leur comportement économique par des tours de passe-passe jésuitiques. Qu’ils sachent qu’ils blasphèment gravement le Seigneur en expliquant par exemple doctement à des interlocuteurs naïfs les raisons pour lesquelles un bon catholique peut travailler dans une banque, investir en bourse, pratiquer l’usure, faire de la publicité commerciale ou être le manager d’une grande entreprise import-export de textiles fabriqués en Chine. Au-delà de ces exemples professionnels, nous pousserons plus loin le raisonnement et rangerons dans la même catégorie des chrétiens en porte-à-faux avec leur FOI, ceux qui continuent aujourd’hui à cautionner le système capitaliste en nourrissant les vautours de la finance cosmopolite par des vacances fréquentes sous les tropiques, par des divertissements impurs en boîtes de nuit, voire tout simplement par des achats répétés de coca-cola…

A bien écouter les catholiques favorables ou indifférents au capitalisme, il serait bon ou du moins naturel et inéluctable que l’économie, en toutes circonstances, génère du profit. Tout système économique qui refuserait de suivre cet axiome serait inévitablement condamné à la ruine. L’exemple éculé utilisé par les catholiques « occidentalistes » étant la chute du communisme, preuve la plus formelle s’il en est de la faillite d’un système économique « antinaturel » et antichrétien. Argument fallacieux par excellence lorsque l’on sait que le mur s’est écroulé, non pas tellement sous la pression d’une soi-disant misère économique présente à l’est du rideau de fer, mais plutôt par absence d’ « attractivité » de la société communiste en face du « grand bazar occidental ». En réalité, à défaut d’être motivés par quelque-chose de plus élevé sur le plan spirituel que le matérialisme historique, les habitants des pays de l’Est ont fini par idolâtrer les pires aspects de la société occidentale. 

Ils sont passés logiquement d’un matérialisme idéologique et austère à un matérialisme anarchique et libertaire. Les catholiques qui, à la suite de Jean-Paul II, célèbrent la chute du mur comme le symbole de la « liberté religieuse » enfin retrouvée par nos frères de l’est, ne sont pas des chrétiens, ce sont des crétins ! Il saute aux yeux de tous les analystes avisés que la première chose que les habitants d’Europe de l’Est se sont empressés de faire une fois le mur tombé n’est pas d’aller brûler un cierge dans les églises de Berlin-Ouest mais de s’engouffrer dans les sex-shops et les grands magasins de la capitale allemande, dont les rayons étaient remplis de biens de consommation complètement inutiles.


Les froufrous, les strass et les paillettes, les hamburgers dégoulinant de graisse dans un décor de Walt Disney, la liberté de circuler aux quatre coins de la planète, tous ces beaux emblèmes de l’Occident capitaliste sont les vraies causes de la chute du mur. Les attributs clinquants de Lucifer, voilà ce qui attirait véritablement les anciens citoyens du bloc soviétique. « Nous ne voulions pas nécessairement voyager à l’étranger, déclarait dernièrement à la télévision un ancien habitant de la RDA, mais nous voulions savoir que nous pouvions le faire ! » Restons donc sérieux ! que celui qui voit dans cet esprit nomade et envieux la moindre once de foi chrétienne me fasse signe, j’attends ses arguments avec impatience.

Toujours sous l’emprise idéologique d’une pseudo « loi naturelle », nos chers chrétiens libéraux voient donc dans la RECHERCHE DU PROFIT une fonction ontologique, un principe de survie de l’homme dicté par Dieu contre lequel il ne serait pas juste de lutter. Bien entendu, ce profit devra préalablement être labellisé « éthique » par opposition aux mauvaises pratiques économiques comme le vol ou la fraude fiscale. Il faut en effet ménager un certain vernis moral au capitalisme faute de pouvoir s’en passer.

Le bon croyant capitaliste bien propre sur lui jette toujours un regard gêné à la Croix du Christ suspendue au-dessus de son ordinateur, avant de se brancher sur internet et de placer avidement son argent en bourse ou sur des comptes KAUPTING BANK à haut rendement. Quoi de plus naturel, Seigneur Jésus, que de chercher à mettre du beurre dans ses épinards ? Quoi de plus naturel et rassurant, Seigneur Jésus, que de gérer ses petites économies « en bon père de famille ». Ce serait péché, Seigneur Jésus, que de passer à côté de ces dividendes si lucratifs…Amen, ainsi soit-il ! 

On christianise ainsi à peu de frais le capitalisme et il ne faut guère de temps à nos chrétiens libéraux pour protestantiser leur doctrine économique avec des formules creuses et insipides : « les bons comptes font les bons amis » – « un prêté pour un rendu » – « charité bien ordonnée commence par soi-même »… c’est si beau la solidarité chrétienne. Belle dérive vétérotestamentaire en vérité, bien mise en évidence par Max Weber ou Werner Sombart dans leurs travaux sur l’éthique judéo-protestante et la naissance du capitalisme. 

Et que l’on ne m’accuse pas ici d’antisémitisme puisque Jacques Attali lui-même affirme à qui mieux mieux dans ses écrits la glorieuse paternité juive du système capitaliste (ATTALI J., Les Juifs, le monde et l’argent). En gros, amassez des fortunes de façon « honnête », distribuez en un peu et Dieu ne vous en tiendra pas rigueur. Si l’on applique en plus à cette maxime la doctrine protestante de la prédestination, on poussera le vice un peu plus loin en déclarant que Dieu nous bénit pour notre « sainte épargne » et que si fortune nous amassons, il s’agit d’une preuve supplémentaire que Dieu caresse toutes nos activités économiques de son œil bienveillant. Quel dévoiement terrible de la vraie nature des choses et qui ne voit que cette recherche « naturelle » du profit n’est pas le sceau de Dieu mais la marque du Diable et la conséquence funeste du péché originel. Expliquons-nous.


Inutile de chercher à rentrer dans les arguties théologiques des damnés du capitalisme chrétien. A les entendre, leur comportement économique déviant procéderait de la sainte vertu de prudence si bien décrite par le grand docteur de l’Eglise qu’est Saint-Thomas. Ainsi, en amassant petit à petit leurs avoirs, ils ne chercheraient au fond qu’à mettre leur famille et leur entourage à l’abri d’un coup dur…leurs vacances deux fois l’année à la côte d’Azur faisant partie de ces nécessités de la vie auxquelles ils ne pourraient déroger. Les circonvolutions de leur discours embarrassé ne servent en réalité qu’à camoufler les pires défauts de leur esprit mercantile.

Revenons donc plutôt aux fondements évangéliques et faisons-nous un peu mal à l’estomac. Nous avons déjà cité en introduction de ce billet le fameux avertissement du Christ « Vous ne pouvez servir Dieu et la Richesse » (Matthieu VI, 24). Bien entendu, on pourra toujours nous accuser de politiser ici les Ecritures et de sombrer dans les errements marxistes de la « Théologie de la Libération ». Ceux qui nous lisent régulièrement savent pertinemment que nous ne sommes ni communistes, ni socialistes. Il ne s’agit donc pas pour nous de promouvoir ici une société égalitaire et sans classe, comme un aboutissement nécessaire de la destruction du capitalisme puisque nous prêchons un retour à une société aristocratique. Cela ne nous empêche pas, en bons aristocrates catholiques, de goûter la pertinence de la critique marxiste du capitalisme et de réclamer, tout comme l’a fait récemment Hugo Chavez à la tribune de Copenhague, la destruction du système capitaliste en vertu même des paroles de Notre Seigneur Jésus Christ. Car si le président vénézuélien se berce de douces illusions en parlant avec emphase d’Egalité, d’Humanisme et de Droits de l’Homme – toutes ces idoles modernes antichrétiennes – il est un point sur lequel il n’a pas tort : le système capitaliste est résolument incompatible avec le christianisme.  

Et il ne s’agit pas ici de faire de la politique mais de lire simplement les Evangiles qui sont suffisamment explicites en de nombreux passages pour éviter toute ambigüité sur le sujet : « Je vous le dis en vérité, difficilement un riche entrera dans le royaume des cieux. Je vous le dis encore une fois, il est plus aisé qu’un chameau passe par le trou d’une aiguille, qu’il ne l’est à un riche d’entrer dans le royaume des cieux. » (Matthieu, XIX, 23-24) ;  

« Malheur à vous, Scribes et Pharisiens hypocrites, parce que vous courez les mers et la terre pour faire un prosélyte, et, quand il l’est devenu, vous faites de lui un fils de la géhenne, deux fois plus que vous. Malheur à vous, guides aveugles, qui dites : Si un homme jure par le temple, ce n’est rien ; mais s’il jure par l’or du temple, il est lié. Insensés et aveugles ! lequel est le plus grand, l’or, ou le temple qui sanctifie l’or ? » (Matthieu, XXIII, 15-18) ; 

« S’étant assis vis-à-vis du tronc, Jésus considérait comment le peuple y jetait de la monnaie ; plusieurs riches y mettaient beaucoup. Une pauvre veuve étant venue, elle y mit deux petites pièces, valant ensemble le quart d’un as. Alors Jésus, appelant ses disciples, leur dit : « Je vous le dis, en vérité, cette pauvre veuve a donné plus que tous ceux qui ont mis dans le tronc. Car tous ont mis de leur superflu, mais cette femme a donné de son nécessaire, tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. » (Marc, XII, 41-44) ;  

« Heureux, vous qui êtes pauvres, car le royaume des cieux est à vous ! Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés ! Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous serez dans la joie ! Heureux serez-vous, lorsque les hommes vous haïront, vous repousseront de leur société, vous chargeront d’opprobres, et rejetteront votre nom comme infâme, à cause du Fils de l’homme. Réjouissez-vous en ce jour-là, et tressaillez de joie, car voici que votre récompense est grande dans le ciel : c’est ainsi que leurs pères traitaient les prophètes. Mais malheur à vous, riches, car vous avez votre consolation ! Malheur à vous, qui êtes rassasiés, car vous aurez faim ! » (Luc, VI, 20-25). 

« Il y avait un homme riche dont le domaine avait beaucoup rapporté. Et il s’entretenait en lui-même de ces pensées : Que ferai-je ? car je n’ai pas de place pour serrer ma récolte. Voici, dit-il, ce que je ferai. J’abattrai mes greniers, et j’en construirai de plus grands, et j’y amasserai la totalité de mes récoltes et de mes biens. Et je dirai à mon âme : Mon âme, tu as de grands biens en réserve pour beaucoup d’années ; repose-toi, mange, bois, fais bonne chère. Mais Dieu lui dit : Insensé ! cette nuit même on te redemandera ton âme ; et ce que tu as mis en réserve, pour qui sera-t-il ? Il en est ainsi de l’homme qui amasse des trésors pour lui-même, et qui n’est pas riche devant Dieu. » (Luc, XII, 16-21). Et nous sommes loin d’avoir épuisé ici tout le Nouveau Testament !

La lecture de ces passages est suffisamment éloquente pour comprendre l’essence même de la Vérité catholique dans le domaine économique : la SIMPLICITE VOLONTAIRE, la condamnation de toute forme D’ACCUMULATION et en conséquence le DEPOUILLEMENT maximum. La parabole des talents elle-même (Matthieu, XXV, 14-30), qui à la rigueur pourrait faire songer à un assentiment du Christ pour le développement du capital, n’est rien d’autre qu’un éloge du développement des qualités humaines distribuées de façon inégale par Dieu aux hommes. S’il est un « capital » à faire fructifier au sens spirituel du terme, c’est la noblesse de l’homme créé à l’image de Dieu et rien d’autre. De même la parabole de l’intendant infidèle, où le Christ semble à première vue louer les actes frauduleux de l’intendant, doit au contraire être entièrement comprise dans un sens anticapitaliste : « Faites-vous des amis avec les richesses d’iniquité, afin que, lorsque vous quitterez la vie, ils vous reçoivent dans les tabernacles éternels » (Luc, XVI, 9). Il ne s’agit pas bien entendu ici d’encourager les chrétiens à accumuler malhonnêtement de l’argent pour acheter leur entourage mais bien d’encourager ceux qui ont accumulé de l’argent au mépris de toute charité de se racheter en en faisant profiter ceux qui en ont le plus besoin, sans rien attendre en retour. C’est à nouveau un éloge du dépouillement maximum que l’on peut mettre en parallèle avec cet autre passage de l’Evangile de Luc : « Lorsque tu donnes à dîner ou à souper, n’invite ni tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni des voisins riches, de peur qu’ils ne t’invitent à leur tour, et ne te rendent ce qu’ils auront reçu de toi.

Mais, quand tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux et des aveugles ; et tu seras heureux de ce qu’ils ne peuvent te rendre la pareille, car cela te sera rendu à la résurrection des justes. »
(Luc, XIV, 12-14). D’ailleurs, la confrontation de Jésus avec les Pharisiens qui suit directement cette parabole de l’intendant infidèle ne laisse aucun doute sur le sens à lui donner : « Les Pharisiens qui aimaient l’argent, écoutaient aussi tout cela, et se moquaient de lui. Jésus leur dit : « Vous êtes ceux qui se font passer pour justes devant les hommes ; mais Dieu connaît vos cœurs ; et ce qui est élevé aux yeux des hommes est une abomination devant Dieu. » (Luc, XVI, 14-15).


Bref, inutile de tourner désormais autour du pot : tout artifice, toute superficialité matérielle flattant notre orgueil ou notre penchant peccamineux pour la luxure nous conduit peu ou prou à trahir le Christ. Les conséquences économiques de la Vérité catholique sont par conséquent très simples. Notre activité professionnelle n’est justifiable que d’un seul point de vue, tiré directement de la chute originelle d’Adam et Eve sur Terre : SUBSISTER pour racheter nos fautes et gagner le paradis. La seule économie en odeur de sainteté aux yeux de Dieu, si cette économie ne lui est pas directement consacrée, est donc l’économie de subsistance. En bons chrétiens, nous devons tirer notre subsistance de la Création et gérer les biens confiés à nous par Dieu en intendants respectueux, en vue d’assurer une éducation chrétienne à nos enfants, dans l’attente du retour du Christ à la Parousie.

Ce faisant, nous devons surtout accumuler des bénéfices POUR NOTRE AME, en nous dépouillant en revanche au maximum des bénéfices matériels de ce monde qui sont autant d’obstacles à notre salut. La dérive de la pensée judéo-protestante est maléfique en l’essence car elle consiste au contraire à sacraliser le temporel. Cette dérive a véritablement libéré les forces incontrôlables de l’Argent-Dieu, et divinisé le terrain de jeu préféré du Veau d’Or : le Marché. Ce processus de désacralisation de l’économie se développe depuis plusieurs siècles mais a atteint aujourd’hui son paroxysme puisque les forces sataniques du Marché sont parvenues à leur fin et ont transformé la face du monde : la finance y est devenue le vecteur principal de création de richesses. Aujourd’hui faire de l’argent avec de l’argent est devenu « monnaie » courante ! Des fortunes immenses se bâtissent dans un temps incroyablement court, non par le fruit d’un travail acharné, mais par le simple jeu de la spéculation. L’accumulation de biens matériels inutiles, qui était déjà en soi grandement répréhensible d’un point de vue chrétien, n’est en définitive pas grand-chose si on la compare à l’actuelle fabrication démoniaque d’argent virtuel qui est au cœur du système capitaliste contemporain. Quel blasphème ! Car seul Dieu a le pouvoir de créer de la richesse à partir du néant !

C’est pourquoi, il n’existe pas de qualificatif assez fort pour condamner cette honteuse relation adultère passée aujourd’hui entre les chrétiens capitalistes et la richesse. Il s’agit véritablement d’une nouvelle religion ou idole que l’on épouse après répudiation de celle véritable venant du Seigneur.
A ceci, les anticatholiques primaires me répondent souvent : « Vendez le Vatican alors ! » tandis que les catholiques adorateurs de nos sociétés urbaines me lancent « Avec vous, on serait toujours dans les cavernes, à manger du poisson cru et des fruits des bois. » Ce raisonnement est stupide car il fait abstraction d’un élément fondamental : la finalité divine d’une large part de l’économie artistocratique d’Ancien Régime, économie tant stigmatisée par les modernes et si mal comprise aujourd’hui. Rappelons ainsi l’âge d’or de l’Ancien Régime, le moyen-âge, lorsque tous les chefs d’œuvre et les monuments importants étaient inspirés et exécutés exclusivement ad Maiorem Dei Gloriam. Si les cathédrales ont été réalisées à cette époque, ont pu traverser les siècles et venir étonner aujourd’hui nos contemporains par leurs prouesses techniques, la raison en est très simple ! tout ce qui ne contribuait pas au moyen-âge à la pérennité de l’économie de subsistance ou de l’économie guerrière (liée naturellement à la première) était utilisé pour rendre gloire directement à Dieu – ou indirectement mais dans une juste proportion pour magnifier non le confort personnel mais la fonction divine de Ses représentants sur terre, les rois, les princes, les papes, les évêques,… Ce sont les écarts et les excès humains par rapport à cette saine ligne directrice qui ont provoqué l’embourgeoisement de l’élite aristocratique et finalement la tragédie de la Révolution française. Mais ces écarts déplorables ne remettent nullement en cause philosophiquement les principes sains sur lesquels reposait alors l’économie médiévale.

Aujourd’hui, il est devenu évident que les dérapages de l’Ancien Régime, censés justifier dans la doxa officielle la Révolution de 1789, n’ont en rien disparu. Au lieu d’un retour salvateur aux sources médiévales, le dévoiement de l’économie à des fins personnelles est même devenu le modèle à suivre plutôt que le péché à ne pas commettre. La logique du développement économique sans finalité divine a été poussée à son paroxysme par la nouvelle élite bourgeoise au pouvoir. Les plaies purulentes de cette logique capitaliste mortifère sont innombrables et cruellement ressenties par les amoureux de la Beauté : construction de villas arrogantes sur les plages de Méditerranée à la plus grande gloire de l’Argent-Roi, destruction progressive de tous les écosystèmes de la planète, orgies libidineuses de nos ministres dans les grands hôtels internationaux, expositions d’art décadent et antichrétien dans les anciennes demeures de nos rois, refus des couples d’enfanter pour préserver un mode de vie confortable. Toute cette fange consumériste exposée au public comme modèle de réussite sociale provient du fait qu’on a oublié ce fondement essentiel d’une saine ECONOMIE : le SURPLUS doit être consacré à Dieu et à Dieu seul. Tel est le sens profondément anticapitaliste de la parabole du Christ relative à ce maître de domaine qui vient de jouir d’une abondante récolte. Le Seigneur ne lui conseille pas d’investir ses surplus dans une quelconque banque agricole et de spéculer avec malice sur ses bénéfices futurs mais de les investir plutôt dans la BANQUE DU CIEL.

Tout le monde aura compris que cette façon de concevoir l’activité économique ne condamne nullement la société à une stérile simplicité, au nom de laquelle Dieu n’autoriserait l’homme qu’à planter des pommes de terre et à plonger ses mains dans la terre ! Une saine politique économique chrétienne ne refuse pas le progrès mais elle implique que tout essor de l’économie ou de la technique soit orienté vers une fin DIVINE, seule barrière éthique suffisamment solide pour éviter à l’économie de se vautrer dans l’accumulation égoïste du capital, c’est-à-dire dans le culte du Veau d’Or. Le plus beau symbole de ce principe économique étant la cathédrale médiévale.


N’ayons pas peur de le dire, l’économie communiste dans sa politique de grands travaux utiles à la nation, dans sa centralisation des ressources énergétiques, dans son souci d’assurer des moyens de subsistance à toute sa population, malgré certains défauts inhérents à une centralisation totalitaire de l’économie vivrière et à une carence manifeste de finalité spirituelle, était bien plus proche des principes de l’économie de subsistance chrétienne que sa pendante libérale, salie dans ses fondements-mêmes par la recherche du PROFIT INDIVIDUEL, qui est la marque éternelle de la Bête en ce bas monde. Cette logique du profit individuel consubstantielle à l’économie capitaliste, la condamne ipso facto à toujours inciter l’homme qui y participe à transgresser les règles morales dans ses rapports avec ses semblables. Fondamentalement, l’économie capitaliste est, par l’intermédiaire de la publicité, et des médias, la TENTATRICE, la mère de tous les vices de la modernité.

Admettons-le sans ambages, une économie où seuls les saints sont capables de résister à la tentation n’est pas une économie juste, c’est un puits de perdition ! En tant que chrétien, il faut avoir le courage de reconnaître en elle une économie véritablement bestiale et apocalyptique : « Et il lui fut donné d’animer l’image de la bête, de façon à la faire parler et à faire tuer tous ceux qui n’adoreraient pas l’image de la bête. Elle fit qu’à tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, on mit une marque sur la main droite ou sur le front, et que nul ne pût acheter ou vendre, s’il n’avait pas la marque du nom de la bête ou le nombre de son nom. C’est ici la sagesse ! Que celui qui a de l’intelligence compte le nombre de la bête ; car c’est un nombre d’homme et ce nombre est six cent soixante-six » (Apocalypse, XIV, 15-18).

Et le chanoine Crampon de nous livrer ce commentaire édifiant à propos de ce passage : « La meilleure solution de l’énigme ne serait-elle pas de considérer le nombre 666, non plus comme la somme des valeurs numériques des lettres d’un nom propre, mais comme un nombre symbolique exprimant par lui-même, à la manière d’un nom, la nature de l’Antéchrist. Le nombre 7, est un nombre religieux, le nombre de la création sanctifiée par le sabbat divin. (…) Le nombre 6 restant en dessous de 7, ne serait-il pas le nombre de la création sans sabbat, de l’homme sans religion, sans Dieu ? » A l’heure où les dirigeants libéraux de tous les pays cherchent à abolir le repos dominical au nom du principe de laïcité de la société publique et afin de maximiser la croissance économique, il serait grand temps que les chrétiens s’interrogent sur la nature maléfique de pareilles « élites » et rejettent en bloc les principes économiques qu’ils défendent !

Vous y allez fort, me diront les employés catholiques de chez Pizza Hut ou de chez Leclercq obligés de travailler le dimanche ! Vous y allez fort parce qu’aujourd’hui aucun secteur professionnel n’est épargné par la logique capitaliste. Chacun d’entre nous, à des degrés divers, travaillera donc pour Mammon et il est presque impossible d’échapper à cette logique, surtout si on doit continuer à faire vivre sa femme et ses enfants. Certes, vous avez mille fois raison. Ce qui fait la spécificité de notre époque apocalyptique est que le Prince de ce monde y règne pratiquement en maître absolu. Je balaierai donc aussi devant ma porte en reconnaissant bien humblement que je ne suis pas un modèle de perfection dans tous mes comportements économiques. Il n’empêche, comme la pratique assidue de la prière demande des sacrifices et de l’investissement, la destruction du Veau d’Or – une fois bien entendu qu’on est pleinement conscient de son existence et de son incarnation dans le système démo-capitaliste actuel – demande pareillement un investissement de notre part. 

La conséquence pour un catholique devient évidente : il faut fuir comme la peste tous les secteurs d’activité trop manifestement liés à Satan, que ce soit en tant qu’esclave « consommateur » ou que « main d’œuvre » taillable et corvéable à merci du système capitaliste. Il faut de même se convaincre et convaincre son entourage qu’acheter ou travailler pour l’idole de la CROISSANCE ECONOMIQUE sont les deux faces d’une même médaille impie. La perspective d’une croissance continuelle et illimitée de l’économie dans un monde fini est un scandale pour la simple logique humaine comme pour l’économie céleste ! Car, nous le répétons, seul Dieu est Créateur, seul Dieu est infini. Il est évident que les médias aux ordres, les grandes chaînes de télévision, les banques, le tourisme de masse (croisières, Club Med, course au soleil, farniente…), les multinationales (Nestlé, Danone, Macdonald,…) les entreprises de divertissement hédonistes, les hypermarchés, les restaurants à la chaîne, les carrières politiques fondées sur le marchandising électoral…il est évident, dis-je, que tous ces secteurs d’activité servent MAMMON puisqu’ils fondent leur existence sur l’idole du Marché. Quant aux adeptes du « levain chrétien dans la pâte démo-capitaliste » à la sauce Caritas in Veritate, Vatican II et Opus Dei, je n’ai qu’une chose à répondre à ces optimistes béats, à ces éternels cocus du système : on ne transforme pas une banque, un temple maçonnique ou une synagogue talmudiste intégriste en église ! On les rase complètement et on fait du neuf en s’inspirant de l’expérience des meilleurs constructeurs de cathédrales !


Au risque de nous répéter, s’il n’était qu’un argument VISIBLE qui devrait achever de nous convaincre aujourd’hui de la nécessaire destruction du capitalisme, c’est celui de son impact mortifère sur la CREATION. Tout ce que touche l’économie capitaliste devient irrémédiablement LAID. Comme si le mal, même camouflé, finissait toujours par laisser une empreinte morbide sur l’objet contaminé. Cet aspect des choses n’est d’ailleurs pas un diagnostic chrétien mais un raisonnement partagé par un grand nombre d’êtres humains d’origines et de cultures diverses. A l’échelle mondiale, la rupture des économies traditionnelles locales provoque immanquablement un impact terrible sur l’environnement… Nous ne parlons pas ici du très médiatique réchauffement climatique mais du parasitisme visible des infrastructures modernes qui viennent littéralement bouleverser l’harmonie des paysages modelés jadis par les impératifs simples de l’économie de subsistance. Tel est le constat posé par tous les anthropologues, même des anthropologues très médiatiques comme Levi-Strauss, qui ont consacré leur vie à étudier la « conversion » – que ce terme est lourd de sens ! – des sociétés traditionnelles à l’économie de marché. Or Dieu ne nous avait-il pas demandé de prendre soin de sa Création ? Ne nous avait-il pas demandé de la faire fructifier à son image et non de la saccager ainsi sur l’autel anti-esthétique du PRATIQUE et du RENTABLE ?

Chers frères catholiques, chers camarades anticapitalistes, vous avez compris ce qu’il nous reste à faire. Nous devons incarner à côté du système démo-capitaliste dans lequel nous sommes aujourd’hui prisonniers, une nouvelle contre-société chrétienne. Cette nouvelle société chrétienne – car l’ancienne est définitivement morte – ne se construira pas en un jour. Peut-être faudra-t-il d’ailleurs attendre le retour du Sauveur sur cette Terre pour connaître son avènement. Quoi qu’il en soit, il ne faut pas attendre sagement que tout s’écroule en continuant à profiter hypocritement du système, au risque réel de nous faire sévèrement disputer par le maître lorsqu’il sera de retour. Dans chaque activité de notre quotidien trop manifestement contaminée par Satan, il faut donc couper net le cordon ombilical. Nous devons travailler quotidiennement et à tous les niveaux de notre vie pour le BIEN, le BEAU, le VRAI. Car toute ACCEPTATION RESIGNEE de ce qui vient du Diable risque tôt ou tard d’avoir des conséquences dramatiques pour notre âme et celle de nos frères : « Et si ta main droite est pour toi une occasion de chute, coupe-la et jette-la loin de toi ; car il vaut mieux pour toi qu’un seul de tes membres périsse, et que ton corps tout entier ne soit pas jeté dans la géhenne. » (Matthieu, V, 30). Rappelons-nous encore une fois de notre vocation divine, nous sommes dans le monde, nous ne serons jamais du monde !

Anticapitalisme véritable : la naissance du Sauveur dans une mangeoire

 


Posté par Alaindependant à 23:27

 

Et il y a aussi cette image qui m'a beaucoup marqué:

Jésus chassant les marchands du temple 

27 décembre 2010

Prière Universelle pour nos dirigeants...mes voeux pour 2011

Vraiment sublime cette vidéo offerte par Jeunesse Lève Toi 
de facebook , (j'aime tellement ce pseudo...) le jour de Noël... je m'y retrouve totalement, dans ce magnifique chant, Amazing Grace , que j'aimais depuis le début et dans ce texte militant et spirituel ou tout est dit



 http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=3Z7bL-WMze4

que Dieu qui est en nous,  ou le Bouddha , le Bodhisattva Avalokita et tous les Bouddhas,  Bodhisattvas et êtres éveillés de toutes les directions nous aident, en nous donnant assez de force et d'énergie pour que TOUS ENSEMBLE - TOUS UNIS au sein de la même SANGHA MONDIALE  de tous les CITOYENS DU MONDE, nous puissions oeuvrer à transformer et guerir ce monde empoisonné par ces poisons de l'avidité, l'attachement , la haine et l'ignorance.

Puisse cette prière universelle qui transcende Religions Philosophies et Spiritualités , atteindre nos dirigeants, et leur donner enfin cette SAGESSE  nécessaire pour qu'enfin la Politique et l'Economie soient au service de tous les Êtres... et non pas du seul CAPITAL

AMEN 
ALLELUIEYA 
SALAM ALEYKUM 
OM MANI PADME HUM


que le joyau du lotus s'épanouisse dans nos coeurs

Puissent tous les êtres connaître le bonheur et les causes du bonheur

Puissent tous les êtres être libérés de la souffrance et des causes de la souffrance

Puissent tous les êtres , s'établir dans la Joie , exempte de toute souffrance

Puissent tous les êtres demeurer dans l'équanimité, sans attachement pour les amis ni haine pour les ennemis

MEILLEURS VOEUX POUR 2011

sur ce superbe chant AMAZING GRACE, que dès le début j'ai aimé 
http://michel1955.blogspot.com/2009/02/amazing-grace.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/Amazing_Grace

25 décembre 2010

La retraite d'hiver du Village des Pruniers chez soi (2)


En direct du Village des Pruniers
 
Friday, December 24, 2010 9:30 AM
cinquième message de pratique

Joyeux Noël à tous !

Thây a demandé comment faire pour que les 400 personnes qui sont inscrites pour la retraite d'hiver à la maison pratiquent jusqu'à la fin des trois mois, pour que personne ne laisse tomber avant la fin. Puis, il a ajouté en français: "Accrochez-vous à la Sangha!".
Une bonne pratique pour nous tous pour regarder, comprendre, appliquer ce que cela veut dire pour nous : « S’accrocher à la Sangha ! ».
Qu’est-ce prendre refuge dans la Sangha ?

Voici un poème de Thay que nous désirons offrir en cette semaine de Noël. Il fait partie d’un chapitre des Touchers de la Terre, conversations intimes avec le Bouddha, avec nous-mêmes, texte qui au début de ce deuxième mois de la retraite d’hiver va nous aider à mettre encore plus notre énergie dans nos pas, à toucher la vie en nous, à comprendre ce que c’est d'être vivant, vraiment présent. Nous pouvons le trouver sur le blog de la Maison.


Notre Véritable Héritage (14)

Le cosmos est rempli de pierres précieuses.
Je veux t’en offrir une poignée ce matin.
Chaque instant où tu es vivant est une pierre précieuse,
Brillant de toute part, contenant la terre et le ciel, l’eau et les nuages.

Il te suffit simplement de respirer avec douceur
Pour que les miracles se produisent.
Soudain, tu entends chanter les oiseaux
Psalmodier les pins ;
Tu vois les fleurs s’épanouir,
Tu vois le ciel bleu,
Le sourire et le regard merveilleux
De ton bien-aimé.

Toi, la personne la plus riche sur Terre,
Qui s’est promenée alentour en mendiant de quoi vivre,
Cesse d’être l’enfant malheureux.
Nous devrions nous réjouir de notre bonheur
Et l’offrir à chacun.
Chéris cet instant-ci.
Laisse aller la rivière de la souffrance
Et embrasse pleinement la vie dans tes bras. »

Poème de Thich Nhat Hanh, « Une Flèche, Deux Illusions » (Éditions Dangles, 2000)

Cultiver la joie, les petits bonheurs de chaque jour
Voici un très beau poème de Thomas Merton qui va nous encourager dans notre pratique du sourire :

« Rappelles toi…
Que si un rien fait souffrir un rien aussi fait plaisir…
Que tu peux être semeur d’optimisme, de courage, de confiance…
Que ta bonne humeur peut égayer la vie des autres…
Que tu peux, en tout temps, dire un mot aimable…
Que ton sourire non seulement t’enjolive,
Mais qu’il embellit l’existence de ceux qui t’approchent…
Que tu as des mains pour donner et un cœur pour pardonner… »



Tout au long de notre chemin soyons des semeurs de graines de joie, de bonheur, de fraternité et cultivons ces graines que nous avons plantées leur offrant un engrais adapté. Comment pouvons-nous enrichir cet engrais ?

Comment semer de bonnes graines et apprendre à cultiver notre jardin ?
Une pratique toute simple mais qui va nous aider à reconnaître la vie autour de nous, à reconnaître que le bonheur est enfoui dans chaque petit brin d’herbe, dans chaque chose mais nous ne savons plus le voir, par exemple une goutte d’eau qui se balance au bout d’une tige peut nous procurer un grand bonheur….

Chaque soir nous allons écrire dans notre journal quotidien trois petits bonheurs que nous avons pu reconnaître durant notre journée. Il y en a eu une multitude mais pour l’instant nous avons besoin de nous entraîner, d’apprendre à être présent pour eux.

Le grand bonheur est fait de petits bonheurs. Apprenons à nous rendre disponible pour voir ces petits bonheurs. Pratiquons l’arrêt, la respiration en pleine conscience, ralentissons, retournons dans le moment présent et le petit bonheur d’être là vraiment vivant nous permettra de reconnaître le bonheur dans les choses les plus simples de la vie.
Bien sûr tout au long de notre journée il y a aussi des moments difficiles, des insatisfactions, irritations, des moments de grande souffrance.
Reconnaissons les aussi, embrassons les, apprenons à être comme un grand arbre bien enraciné.

Une autre pratique pour cultiver les graines de joie dans notre jardin et améliorer la qualité de notre engrais est celle de la gratitude, la reconnaissance envers les autres et la vie. Comment faire grandir le sentiment de gratitude en nous ? Savoir reconnaître combien nous sommes heureux lorsque nous nous brossons les dents si nous n’avons pas mal aux dents, à la tête, la joie d’avoir de l’eau qui coule du robinet, etc … ne rien prendre pour acquis…

Dans le Petit Prince St Exupery dit :
« Les hommes n’ont plus le temps de rien faire ; ils achètent des choses toutes faites chez les marchands, mais comme il n’existe pas de marchands d’amis, les hommes n’ont plus d’amis. »

Prenons le temps d’être présent pour nous-mêmes, pour les autres, pour la vie.
Soyons notre propre ami et celui des autres.
Découvrons ce que c’est d’être vraiment présent et nous pouvons le faire avec notre communauté, notre Sangha qui peut n'être composée que d’un ou deux amis.

Reconnaissons notre insatisfaction, mécontentement qui font aussi partie de notre jardin intérieur et comme notre jardin n’est pas un jardin de marbre, il est vivant, très vivant même, il y a toute sorte de matières dedans, nous pouvons choisir laquelle nous préférons cultiver en priorité.


Résumons la pratique de la semaine :

  1. Chaque jour marquer 3 petits bonheurs ou plus dans notre journal, trois est un minimum ; peut-être au début nous ne pourrons pas en voir du tout ; notre journée nous paraitra glauque, obscure, monotone, sans joie, etc…. mais en regardant bien nous pourrons y voir au moins une petite chose qui, à un certain moment, peut-être l’espace d’une demi-seconde, a fait monter en nous la joie, le bien-être, la plénitude, le contentement, et petit à petit de nouveaux chemins neuronaux vont se former et nous reconnaîtrons de plus en plus facilement plein de petits bonheurs tout au long de notre journée même au moment de passages difficiles, c’est garanti…..

  2. La pratique de la gratitude.

  3. En ces temps de fin d’année nous pouvons nous sentir seul même si physiquement nous sommes entourés de beaucoup de monde, apprenons à partager. Nous pouvons partager nos sourires ; notre temps ; notre présence. Allons dans notre Sangha, qui peut aussi juste être un ou deux amis avec lesquels nous partageons une vision commune sur un chemin de vie et partageons nos joies, nos difficultés avec notre pratique, encourageons nous les uns les autres, offrons notre main pour soutenir, consoler, aimer.
    Le partage peut tout simplement être de s’asseoir ensemble devant une tasse de thé, une tasse de café et apprécier d’être ensemble, se remémorant de belles mémoires, partageant des textes, des visions profondes qui nous ont nourries, guéries.
Vendredi 24 decembre 2010 , Hameau du haut 
il est 15 heures ...
Nous nous relions au Village des Pruniers 
où Thay va donner son enseignement de Noël 
**************
La Sangha est UNE , nous sommes UNs avec la Sangha 
la Sangha est un corps , 
elle respire comme un corps, 
elle chante comme un seul corps
Namo'valokiteshvaraya (Hommage au Bodhisattva Avalokita)


Plum Village Monastic Chanting - Namo'valokiteshvaraya from Brother Stream on Vimeo.

Puis l'enseignement de Thay (en anglais )
Notre vraie demeure la SANGHA
  1. Mùa Đông 24.12.2010 .:. Wintert '10 , December 24th, 2010  "Pháp Thoại Đêm Giáng Sinh"
    Thay give Dharma talk in English: Part 01(13.07 MB);   Part 02(13.57MB)
    Chuyển dịch từ tiếng Anh sang tiếng Việt : Part 01(13.56 MB);    Part 02(13.36 MB)
    From English to  French: "" : Part 01(13.04 MB);    Part 02(13.79 MB)
En cette soirée de NOËL , en notre coin de méditation, chez nous nous nous sentons UNs avec la SANGHA ; 
avec la SANGHA 
nous transformerons le MONDE 
nous le guerirons
JOYEUX NOËL


la première partie est ici
http://michel1955.blogspot.com/2010/12/la-retraite-dhiver-du-village-des.html

24 décembre 2010

Les Poppys - Non Non Rien N'a Changé : NOËL 1971 - NOËL 2010 et pour NOËL 2011 ?

J'espere que ca changera...si tous ensemble nous le voulons et nous unissons pour faire tomber ce capitalisme mortifère




http://www.youtube.com/watch?v=V9Po8lSIKww


C'est l'histoire d'une trêve que j'avais demandée
C'est l'histoire d'un soleil que j'avais espéré
C'est l'histoire d'un amour que je croyais vivant
C'est l'histoire d'un beau jour que moi petit enfant

Je voulais très heureux pour toute la planète
Je voulais j'espérais que la paix règne en maitre
En ce soir de Noël mais tout a continué
Mais tout a continué, mais tout a continué

Non, non, rien n'a changé
Tout, tout a continué
Non, non, rien n'a changé
Tout, tout a continué

Hey hey, hey hey
Et pourtant bien de gens ont chanté avec nous
Et pourtant bien des gens se sont mis à genoux
Pour prier, pour[Am] prier
Mais j'ai vu tous les jours à la télévision
Meme le soir de Noël de fusils des canon
J'ai pleuré, j'ai pleuré
Qui pourra m'expliquer que

Non, non, rien n'a changé
Tout, tout a continué
Non, non, rien n'a changé
Tout, tout a continué

Moi je pense à l'enfant entouré de soldats
Moi je pense à l'enfant qui demande pourquoi
Tout le temps, tout le temps
Moi je pense à tout ca mais je ne devrais pas
Toutes ces choses là ne me regarde pas
Et pourtant, et pourtant
Je chante, je chante

Non, non, rien n'a changé
Tout, tout a continué
Non, non, rien n'a changé
Tout, tout a continué

C'est l'histoire d'une trêve que j'avais demandée
C'est l'histoire d'un soleil que j'avais espéré

21 décembre 2010

Message des Mayas sur les vibrations de la fin de l' annee 2010

Message qui vient de m'être envoyé par Marie Dominique , une amie de Facebook, pour la méditation collective de ce 21 decembre, solstice d'hiver, pleine lune, et eclipse de lune   organisée par Detchen Lhamo autre amie de Facebook de l'école Tibetaine Kagyu... 

en dépit de mes doutes sur  cette spiritualité "bisousnours"  ou New age... qui prend ses sources dans les textes les plus sacrés de toutes les traditions... (ce message vient il reellement de la tradition maya, ou est ce encore de la récupération  pour le Nouvel Ordre Mondial?) 

je veux voir ce soir avec ce message des Mayas une connexion entre le bouddhisme et d'autres spiritualités .
Les énergies des astres j'y crois, ainsi que la force des méditations collectives...


Message des Mayas sur les vibrations de la fin de l annee 2010

Bonjour, En cadeau de fin d annee voici le dernier message recu de nos amis Mayas. Ils nous parlent du mois de decembre (surtout de la fin de ce mois).  Desole de pouvoir mettre les accents. Etant en Espagne pour participer a un forum sur les Traditions Ancestrales et le message des Mayas, je n ai qu un clavier espagnol a disposition.
Pour rappel, les informations qui suivent ne sont que des informations, des cles qui peuvent aider a mieux comprendre les evenements de la periode actuelle en fonction du positionnement des etoiles, des planetes et de la pleine lune du 21 decembre (date du solstice d hiver).

"Le mois de decembre sera le dernier mois d une anne forte en defis.
Ce mois pourra donner l impression de passer lentement, meme s il presentera de nombreuses opportunites pour completer le travail commence pendant toute l annee. Cette derniere periode de l annee aidera a se liberer definitivement de croyances, personnes, situations et souvenirs sur lesquels nous travaillons depuis plusieurs annees. Il s agit donc d une grande periode de liberation.
La periode actuelle et notamment la pleine lune du 21 decembre nous invite a se liberer et a prendre conscience que ce qui pouvait passer pour optionnel est desormais obligatoire.

Le solstice du 21 Decembre 2010 nous propulse vers 2012 et ses profonds changements.
La position de Mercure et de Pluton apporte une energie hautement transformatrice qui elimine tous les obstacles pour le changement. Le passe se libere, notamment au niveau karmique (vies passees). En effet, les circonstqnces energetiques actuelles permettent d affronter et de regler les defis de son cycle karmique.
Peu importe si vous ne savez pas reellement en quoi ils consistent, lorsqu ils apparaitront vous les verrez.
Une piste precieuse: soyez a l ecoute de chaque chose qui arrive, de chaque personne qui pourrait vous faire reagir avec colere. Soyez egalement a l ecoute des situations qui pourraient entrainer du stress ou des explosions.

La pleine lune du 21 decembre va aider a liberer les blocages et a se liberer du karma.
Autour de cette periode, une forte energie de finalisacion sera la. Elle invite a etre a l ecoute de ses relations aux autres.
L aspect central de ce mois est de decider comment chacun souhaite entrer dans la nouvelle annee.Le mois de decembre aidera a se detacher du passe et de tout ce qui pourrait interferer avec votre chemin spirituel.

Durant ce mois de decembre, laissez de cote les remords et ne vous opposez pas a ce qui arrivera dans votre vie. C est une profonde liberation qui s installe et se met en place. Beaucoup de poids du passe seront transmutes, liberes et donnes a la Lumiere.
Ainsi, restez bien concentres sur la paix, la joie, la prosperite, l abondance et l amour.
Les obstacles et anciens schemas disparaitrons d eux meme si vous etes a l ecoute de votre etre interieur.
Il est important de prendre conscience que l energie qui devrait etre liberree pendant le mois actuel agira de facon significative sur la pensee et la conduite de chaque etre vivant sur terre. Chacun sera force a se liberer des anciennes habitudes et des vieux comportements. Les situations difficiles pourront tourner en crise et les situations fragiles pourraient simplement exploser. Ces evenemnts et situations qui peuvent se deployer rapidement vont forcer les decisions difficiles et la volonte d avancer a travers l incertitude et les hesitations. Pour avancer sereinement, il suffit de suivre le plus profond de son ètre.

Malgre ce pouvoir de transformation et de destruction, l energie du mois de decembre sera profondement Spirituelle et agira sur le plan emotionnel. Nous serons face a nos limites et echecs. Nos illusions vont s opposer a la dure realite, motivant ainsi a changer profondement. Les energies ne permettront pas de retourner de facon commode a nos vieilles coutumes. Tout cela creera le desir d obtenir une comprehension beaucoup plus profonde de nos situations et experiences ainsi qu une forte determination de mettre en place des changements profonds et durables.
Au fur et a mesure que nous traversons l epoque actuelle avec des combinaisons vibratoires liees au positionnement des plantes, des frustracions et des turbulences emotionnelles risquent de s intensifier. Pour pouvoir gerer ces fortes energies, il est vital de reveiller la compassion et l amour en soi.

La pleine lune de decembre a une eclipse totale qui aura lieu au moment du solstice d hiver le 21 decembre 2010. Cela donne une importance toute particuliere a la pleine lune et implique que ses effets seront beaucouop plus grands que d habitude. Son importance est renforcee par sa proximite avec le Centre de la Galaxie (Hunab Ku).
C est une grande periode d energie, de motivation et d intentions.

La compassion et la sincerite seront les principales energies qui pourront nous aider. Cette eclipse lunaire nous propose une opportunite extraordinaire pour atteindre de nouvelles facons d etre en respectant ceux avec qui nous partageons la Terre Mere.
Nous sommes appelles a maintenir notre pensee dans l unite avec tous les etres et agir de la facon la plus autentique possible, dans le respect de toute forme de vie. Cette fin de 2010 est essentielle pour apporter au monde un esprit de compassion sincere pour tous les etres."

Pour les personnes qui le souhaitent, une meditation collective sera proposee a partir de 20h le 21 Decembre. Toutes les personnes qui le souhaitent peuvent se connecter et mediter, prier pour la liberation et la transmutation de tous les êtres. Toutes les bougies et les flammes d amour sont les bienvenues.

Par ailleurs, la date du 1 1 2011 est une date tres importante et chaque etre est invite a activer sa lumiere par ses prieres, danses, meditations et faire une offrande a la Pachamama (la Terre Mere) avec son coeur pour cette journee qui sera placee sous le signe de la Lumiere, de la Paix, de la Joie et de l Amour.
Ce sera une forte journee d activation (toute la journee) et la Terre Mere a besoin de ressentir nos vibrations de Paix, d Amour, de Joie et d Harmonie des le debut de cette nouvelle annee qui nous menera a 2012.
Comme d habitude nous serons connectes dans plusieurs pays pour cette grande rencontre et je serai en Egypte. Nous serons tous connectes.

KUTIANECH TIN PUKSIKAL IN LAK ECH


http://noxmail.us/Syl20Jonathan/?page_id=153

VIVONS NOEL AUTREMENT






Page que j'avais faite sur mon ancien site pour Noël 2007, 
et qui chaque année à cette période de l'année reste toujours d'actualité 







Et tous ensemble, faisons un premier geste...
Pour Noël 2007 (et Nouvel an),
Pour 2008,2009 et ensuite…

Ne soyons plus ce troupeau de (con)sommateurs , devenons toutes et tous
des consom'acteurs , changeons notre manière d'acheter , donnons du sens à
nos actes d'achat...

Donnons du sens à nos cadeaux en allant les chercher dans les boutiques de
commerce équitable, sur les marchés solidaires … et non dans les grandes
surfaces, et en refusant tous ces emballages!

Donnons du sens à nos repas de réveillon, en soutenant les petits
producteurs, et notamment ceux de l'agriculture bio.
Quelques idées :

Artisans du monde
Les marchés solidaires de Noël
Le CCFD
Emmaüs
Les Biocoops
Sur le marché … les petits producteurs…
Vos propositions : ….

Dès cette année
Vivons Noël autrement,!

Noël est aujourd'hui une orgie commerciale qui profite aux fabricants,
magasins et grandes entreprises, et qui pousse monsieur- madame- tout-lemonde
dans le gouffre de l'endettement, Cette frénésie de consommation
annuelle cause des ravages à notre environnement, les sites d'enfouissement
de déchets se remplissant de tous ces matériaux d'emballage inutiles et
cadeaux non désirés qui sont jetés à la poubelle.

Chaque année, nous cédons à la tentation et allons nous entasser dans les
magasins. Le bombardement impitoyable des annonces publicitaires exerce
une pression constante sur nous. Tout comme les vitrines des magasins qui
font tout pour vous séduire avec leurs paquets aux couleurs étincelantes, et
les hauts-parleurs de la ville qui font jouer à répétition les mêmes
"classiques" de Noël. [...]

Le sapin de Noël est une entreprise de destruction massive de nos forêts,
celui en plastique à base de pétrole ne vaut pas mieux…

Et savez vous que le Père Noël actuel dans son habit rouge vient du
"relookage" en 1931 de Saint Nicolas par … COCA-COLA ?
http://www.culture.gouv.fr/culture/noel/franc/pereno.htm

Parce que la société de consommation est aveugle: Il n’est pas de
croissance infinie possible sur une planète dont les ressources sont limitées.
Nous risquons d’avoir épuisé la majeure partie des ressources de la Terre
avant 2050. Les pollutions déséquilibrent le climat, et la biodiversité
s’effondre.

Parce que la société de consommation engendre un pillage : 20 % de la
population de la planète, les pays riches, consomment 80 % des ressources
planétaires. Notre niveau de consommation a un coût humain: l’esclavage
économique de populations entières.

Parce que la société de consommation est mortifère: Elle réduit l’humain
à une seule dimension : consommateur. Elle nie nos dimensions politique,
culturelle, philosophique, poétique ou spirituelle qui sont l’essence même
de notre humanité.



Contre ce Noël devenu la célébration du culte de la consommation,
de l'argent et de l'enfant roi !
Réagissons ! 
Tous ensemble
Redonnons du sens à Noël (et à la nouvelle année) !
Dans nos vœux,  souhaitons nous que :
Pour toutes et pour tous:


Noël redevienne la fête de la Paix
Où aient encore un sens, les mots Fraternité
Et Amour,...
et non la fête du pognon
La fête du fric et de la consommation !

Noël redevienne la fête de la famille et des amis,  Ou (pour les croyants) celle de la nativité  
Et surtout celle du bonheur de partager 
La JOIE d'être de nouveau réunis.

Nouvel An redevienne symbole de renouveau
Où l'espérance en un monde plus beau
Un monde plus fraternel et plus humain
Viendra… par notre prise de conscience, 
 
Enfin changer l'immonde destin,
La course infernale de la croissance

A nous de dire, en cette nouvelle année
Non... à cette décadence de l'Humanité!
 

sur Noël, Nouvel An, Jésus...d'autres articles ici