En train de devenir... Comment lâcher prise,tout en ne lâchant rien

Blog de Tâm Chân Hanh (Action Juste du Cœur)-un bouddhiste engagé plutôt du coté "extrême gauche" (la Gauche radicale , ANTI-CAPITALISTE) - pour un autre monde possible, plus juste, plus fraternel et plus humain.

31 mars 2017 : Depuis mon départ à la retraite ...

il y a 2 mois
Qu'ai je fait de mes journées?
Rien ou presque rien, à première vue (de celles et ceux qui ne me connaissant pas, me voyaient m'enfermer chez nous (...)

24 décembre 2016

Quel Sens donner à Noël ?

Magnifique texte  découvert sur le forum du site "le sens de nos vies " lors de Noël 2004
http://www.lesensdenosvies.org/forum/
hélas disparu ...


Ce texte écrit à partir de l’Évangile selon Saint Luc ,vient d'un "philosophe français" Omraam Mickhaël Aïvanov d'origine Bulgare, parti ensuite vivre en Inde..  d'où ce mélange de références religieuses, philosophiques et même païennes

 Ce texte qui nous invite à réfléchir  sur le sens profond à donner à cette fête de Noël m' a particulièrement interpellé en cette période de fête du fric et de la consommation, qu'est devenue cette période , bien loin de la fête Chrétienne de la nativité


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 Évangile selon Saint Luc

Par Omraam Mikhaël Aïvanov

1ère partie


S’il existe quatre fêtes cardinales : Noël, Pâques, la fête de saint Jean et celle de saint Michel, c’est pas un hasard ou parce qu’il a plu à certains religieux de les instituer : elles correspondent à des phénomènes cosmiques. Au cours de l’année, le soleil passe par quatre points cardinaux : 21 mars, équinoxe de printemps; 21 juin, solstice d’été; 21 septembre, équinoxe d’automne et 21 décembre, solstice d’hiver. Durant ces quatre périodes, il se produit dans la nature de grands afflux et circulations d’énergies qui influencent la terre et tous ses habitants. Alors, si nous sommes attentifs, si nous nous préparons à recevoir ces effluves, de grandes transformations peuvent se produire en nous.

D’après la tradition chrétienne, Jésus est né le 25 décembre à minuit. Le 25 décembre, le soleil vient d’entrer dans la constellation du Capricorne. Symboliquement, le Capricorne est lié aux montagnes, aux grottes, et c’est justement dans l’obscurité d’une grotte que l’Enfant-Jésus peut naître. Pendant le reste de l’année, la nature et l’homme ont eu une grande activité, mais à l’approche de l’hiver beaucoup de travaux s’arrêtent, les jours diminuent, les nuits s’allongent, le moment est à la méditation, au recueillement, ce qui permet à l’homme de pénétrer dans les profondeurs de son être et de trouver les conditions pour la naissance du Christ en lui.

Quand il sort du Capricorne, le soleil entre en Verseau, et le Verseau c’est l’eau, l’eau lustrale du baptême, la vie pure qui jaillit, créant de nouveaux courants. Au sortir du Verseau, le soleil entre dans les Poissons, et là a lieu cette pêche miraculeuse dont Jésus parlait quand il disait à ses disciples qu’ils seraient des pêcheurs d’hommes.

Mais revenons à la naissance de Jésus. Chaque année, le 25 décembre à minuit, la constellation de la Vierge monte à l’horizon, c’est pourquoi astrologiquement aussi on peut dire que Jésus est née de la Vierge. À l’opposé, apparaissent les Poissons, et au milieu du ciel on aperçoit la magnifique constellation d’Orion avec, au centre, l’alignement des trois étoiles qui, selon la tradition populaire, représentent les trois Rois Mages.

Nous laisserons de côté la question de savoir si Jésus est réellement né le 25 décembre à minuit. Ce qui nous intéresse, c’est qu’à cette date a lieu dans la nature la naissance du principe christique : cette lumière et cette chaleur qui vont tout transformer. Et dans le Ciel aussi, on célèbre cet événement : les Anges chantent et tous les saints, les grands Maîtres et les Initiés se réunissent pour rendre gloire à l’Éternel et fêter la naissance du Christ, le principe cosmique, qui naît réellement dans l’univers.

Et pendant ce temps, sur la terre, que font les humains? Ils sont dans les cabarets, les dancings, les boîtes de nuit où ils mangent, boivent et s’amusent. Et ce qui est le plus extraordinaire, c’est que même les gens les plus intelligents trouvent normal de fêter Noël de cette façon. Au lieu d’être conscient de l’importance d’un événement qui se produit une seule fois par an, quand toute la nature est attentive à préparer la nouvelle vie, l’homme a la tête ailleurs. C’est pourquoi il n’en reçoit aucun bienfait, au contraire, il perd la grâce et l’amour du Ciel. Car que voulez-vous que le Ciel puisse donner à un être qui reste insensible à ces courants divins? Le disciple, lui, se prépare : il sait que, la nuit de Noël, le Christ naît dans le monde sous forme de lumière, de chaleur et de vie, et il prépare les conditions convenables pour que cet Enfant divin naisse aussi en lui.

Il y a deux mille ans, Jésus est né en Palestine; mais cela, c’est l’aspect historique de Noël, et l’aspect historique, vous le savez, pour les Initiés c’est secondaire. Avant d’être un événement historique, la naissance du Christ est un événement cosmique : c’est la première manifestation de la vie dans la nature, le commencement de tous les jaillissements. Ensuite, cette naissance est un événement mystique, c’est-à-dire que le Christ doit naître dans chaque créature humaine comme principe de lumière et d’amour divin. C’est cela, la naissance du Christ : tant que l’homme ne possède pas la lumière et l’amour, l’Enfant-Christ ne naîtra pas en lui. Il peut le fêter, il peut l’attendre… rien ne se produira.

Jésus est né il y a deux mille ans; alors, en souvenir, certains vont à l’église et chantent qu’il est venu pour les sauver, et puisqu’ils sont sauvés, n’est-ce pas, ils peuvent continuer à pécher, à boire et à manger, ils sont tranquilles pour l’éternité. Voilà comment les chrétiens comprennent la naissance de Jésus. Très peu sont prêts à étudier, à faire des efforts pour préparer cette naissance en eux. S’il suffisait que Jésus soit venu sur la terre il y a deux mille ans, pourquoi le Royaume de Dieu n’est-il pas encore arrivé? Non seulement cela ne suffit pas, mais la vérité, c’est que Dieu a envoyé sur la terre plusieurs de ses fils. Comment peut-on s’imaginer que la venue du Christ dans le monde est un événement qui s’est produit une seule fois il y a deux mille ans? D’abord, c’est incompatible avec l’immensité de l’amour de Dieu. On dit que Dieu est amour; et alors qu’il y a des millions d’années que des humains vivent sur la terre, Dieu n’aurait envoyé son Fils qu’une seule fois, et pour prêcher pendant seulement trois ans dans un tout petit pays?… Mais alors, avant la naissance de Jésus, cet amour-là, où était-il, que faisait-il? Et ensuite Il aurait abandonné le monde pour l’éternité? Vraiment, c’est insensé!

La vérité, c’est que sous différentes formes le Christ est apparu de nombreuses fois sur la terre et même sur d’autres planètes, dans tout l’univers, et il apparaîtra encore dans l’avenir. Si vous ne pouvez pas accepter cela, c’est qu’en réalité vous n’êtes ni religieux, ni chrétiens, ni rien du tout. Vous croyez à des choses invraisemblables, mais ce qui est sensé, vous refusez de le croire. On fait que répéter : « Dieu est amour, Dieu est amour »… mais à quoi cela sert-il, si on fait tout pour prouver le contraire? On vous raconte qu’une fois seulement dans l’histoire cet amour s’est manifesté sur la terre… et vous n’étiez même pas là!

On ne peut pas nier l’importance historique de la naissance de Jésus; mais l’essentiel, ce sont les aspects cosmique et mystique, parce que la naissance du Christ, dont la naissance de Jésus ne représente qu’un aspect, est un événement qui se produit chaque année dans l’univers, et qu’à chaque instant le Christ peut naître aussi en nous. Pour quelques-uns il est déjà né, pour certains il naîtra bientôt, et pour d’autres on ne sait quand. Tout est dans la préparation des conditions. Voilà pourquoi il est très important de se préparer longtemps à l’avance pour cette fête de Noël, afin d’en comprendre toute la signification.






2ème partie

De tous les Évangiles, c’est celui de saint Luc qui donne le plus de détails sur la naissance de Jésus et je vous en lirai un passage.

« En ce temps-là, parut un édit de César Auguste, ordonnant le recensement de toute la terre. Ce recensement, le premier, eut lieu pendant que Quirinus était gouverneur de Syrie. Et tous allaient se faire inscrire, chacun dans sa ville. Joseph, lui aussi, quittant la ville de Nazareth en Galilée, monta en Judée dans la ville de David appelée Bethléem, parce qu’il était de la maison et de la lignée de David, afin de s’y faire inscrire avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte. Or, pendant qu’ils étaient là, le temps où elle devait enfanter se trouva révolu. Elle mit au monde son fils premier-né, l’enveloppa de langes et le coucha dans une crèche, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans l’hôtellerie.

» Il y avait dans la contrée des bergers qui vivaient aux champs et qui la nuit veillaient tour à tour à la garde de leur troupeau. L’Ange du Seigneur leur apparut et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa clarté, et ils furent saisis d’une grande frayeur. Mais l’Ange leur dit : « Rassurez-vous, car voici que je vous annonce une grande joie, qui sera celle de tout le peuple : aujourd’hui dans la cité de David, un Sauveur vous est né qui est le Christ Seigneur. Et ceci vous servira de signe : vous trouverez un nouveau-né enveloppé de langes et couché dans une crèche. » Et soudain se joignit à l’Ange une troupe nombreuse de l’armé céleste, qui louait Dieu, en disant :

« Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu’Il aime! »

»Or lorsque les anges les eurent quittés pour le ciel, les bergers se dirent entre eux : « Allons à Bethléem et voyons ce qui est arrivé et ce que le Seigneur nous a fait connaître. » Ils vinrent donc en hâte et trouvèrent Marie, Joseph et le nouveau-né couché dans la crèche. Et l’ayant vu, ils firent connaître ce qui leur avait été dit de cet enfant; et tous ceux qui les entendirent furent émerveillés de ce que leur racontaient les bergers. Quant à Marie, elle conservait avec soin tous ces souvenirs et les méditait dans son cœur. Puis les bergers s’en retournèrent, glorifiant et louant Dieu pour tout ce qu’ils avaient vu et entendu, en accord avec ce qui leur avait été annoncé.

»Quand vint le huitième jour, où l’on devait circoncire l’enfant, on lui donna le nom de Jésus, nom qu’avait indiqué l’Ange avant sa conception.

»Et quand vint le jour où, selon la loi de Moïse, il devait être purifié, ils le portèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, ainsi qu’il est écrit dans la Loi du Seigneur : « Tout garçon premier-né sera consacré au Seigneur », et pour offrir en sacrifice, suivant ce qui est dit dans la Loi du Seigneur, un couple de tourterelles ou deux jeunes colombes. Or il y avait à Jérusalem un homme du nom de Siméon. Cet homme était juste et pieux; il attendait la consolation d’Israël et l’Esprit-Saint reposait sur lui. Et il lui avait été révélé par l’Esprit-Saint qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ du Seigneur. Il vint donc au Temple, poussé par l’Esprit, et quand les parents apportèrent le petit enfant Jésus pour accomplir à son égard les prescriptions de la Loi, il le reçut dans ses bras, bénit Dieu et dit :

« Maintenant, ô Maître, tu peux selon ta parole, laisser ton serviteur s’en aller en paix; car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples, lumière pour éclairer les nations et gloire de ton peuple Israël. »

Vous avez certainement lu ou entendu plusieurs fois ce récit. Beaucoup des détails qu’il contient sont symboliques. Il y a aussi deux passages très mystérieux. Pourquoi est-il dit : « Marie conservait avec soin tous ces souvenirs et les méditait dans son cœur »? C’est donc qu’il y avait quelque chose qu’elle ne pouvait pas dire. Si c’était ce qu’elle avait entendu raconter par les bergers, elle aurait pu en parler, puisque les bergers le racontaient à tout le monde. C’était donc autre chose de sacré. Et qui était Siméon? Il est dit que l’Esprit-Saint était sur lui, c’est donc qu’il était très pur. Mais je ne pourrai pas toucher la question de Siméon parce que cela ébranlerait toutes les consciences chrétiennes. Oui, qui était Siméon? Quel lien avait-il avec Jésus?…

Quant à Marie et Joseph, s’ils avaient été choisis pour être les parents de Jésus, c’est qu’ils s’étaient déjà préparés : pour être dignes de recevoir Jésus dans leur famille, c’est qu’ils avaient déjà fait un grand travail spirituel dans leurs vies antérieures. Dans ce domaine aussi, il y a une justice, des règles, des lois. C’est le Seigneur qui a fait les lois et ce n’est pas Lui qui va les transgresser. Quand Dieu choisit des créatures, c’est qu’elles remplissent certaines conditions. Bien sûr, « avec des pierres Dieu peut faire des enfants d’Abraham », mais en les faisant préalablement passer par l’état de plante, puis d’animal, et enfin d’homme. C’est comme pour l’enfant : le germe doit, lui aussi, passer par toutes sortes de formes et d’états avant de prendre l’aspect d’une créature humaine.

Et de même, Jésus a été obligé de franchir certaines étapes avant de devenir Christ. Voilà encore ce que les chrétiens ne peuvent pas accepter. Ils pensent que Jésus, fils de Dieu, était Dieu Lui-même, qu’il était né parfait. Mais alors, pourquoi a-t-il dû attendre sa trentième année pour recevoir le Saint-Esprit et faire des miracles?… Même si Dieu en personne doit venir s’incarner sur la terre, Il accepte de se soumettre aux lois qu’Il a Lui-même établies. Il se respecte Lui-même, le Seigneur, comprenez-vous? C’est ainsi que les Initiés voient les choses : dans leur tête, tout est en ordre, tout est logique, tout est sensé. Alors, est-ce le Saint-Esprit qui a donné naissance à Jésus? Oui, c’est le Saint-Esprit. Dans le plan divin, c’était le Saint-Esprit, mais dans le plan physique, il fallait aussi quelque chose, quelqu’un… afin que dans ce plan-là également il y ait un reflet du Saint-Esprit. Pour que la correspondance soit parfaite entre les trois mondes, pour que dans le plan physique, dans le plan spirituel et dans le plan divin tout soit toujours saint, lumineux et pur, dans le plan physique aussi il fallait un conducteur du Saint-Esprit.

Que Jésus soit né « par l’opération du Saint-Esprit », oui, bien sûr. Dans la mesure où sa conception n’a été souillée par aucun désir, aucune passion, aucune sensualité, on peut dire qu’il est né par l’opération du Saint-Esprit. C’est ainsi qu’il faut comprendre la virginité de Marie. La virginité est une qualité plus spirituelle que physique. Combien il y a de femmes qui sont vierges extérieurement, mais intérieurement!… Voilà, je ne vous en dirai pas plus, mais je vous en ai déjà dit beaucoup en vous parlant de Siméon.

La naissance de Jésus doit être comprise dans les trois mondes, c’est-à-dire comme un phénomène historique, comme un phénomène psychique, mystique, et enfin comme un phénomène cosmique. Aujourd’hui, c’est surtout le phénomène mystique qui m’intéresse. Dans son récit de la naissance de Jésus, sait Luc n’a retenu que les images des événements qui se répètent dans chaque être humain, et c’est sur ces images symboliques que nous allons nous arrêter.

Pour que l’enfant naisse, il faut un père et une mère. Le père, Joseph, représente notre intellect, et à un niveau supérieur notre esprit. La mère, Marie, c’est notre cœur, et à un niveau supérieur, notre âme. Quand le cœur et l’âme sont purifiés, alors l’enfant naît : mais il ne naît pas de l’intellect et de l’esprit, il naît du Saint-Esprit, cette pure flamme qui vient féconder l’âme et le cœur humain. L’intellect et l’esprit représentent le principe masculin en nous, qui prépare les conditions pour que le Saint-Esprit prenne possession du principe féminin, le cœur et l’âme, afin de mettre au monde l’Enfant-Christ.

Quand Marie et Joseph ont voulu chercher refuge dans une hôtellerie, il n’y avait plus de place pour eux : cela veut dire que les humains qui sont occupés à manger, à boire et à s’amuser, n’ont jamais de place pour l’être qui a reçu l’enfant divin. Cet enfant est déjà conçu en lui comme un lumière; cela peut être un idéal, une idée qu’il nourrit, qu’il chérit… Mais où aller maintenant avec cet enfant? Personne ne lui ouvre la porte, c’est-à-dire personne ne le comprend. Mais voilà, il y a une étable. Cette étable, avec la crèche, est un symbole, et d’abord le symbole de la pauvreté, de la difficulté des conditions extérieures. Oui, pour l’homme que l’Esprit habite, ce sera toujours ainsi : son entourage ne l’appréciera pas, ne le recevra pas. Mais grâce à la lumière qu’il projette au-dessus de la crèche, d’autres le verront de loin et viendront le visiter.

Cette lumière, représentée par l’étoile à cinq branches, est une réalité absolue. Elle brille au-dessus de la tête de tous les Initiés dont le principe féminin, c’est-à-dire l’âme et le cœur, a mis au monde l’Enfant-Jésus conçu de l’Esprit Saint. Et à ce moment-là, l’intellect, Joseph, au lieu d’être jaloux et de répudier Marie comme un homme grossier, en criant : « Cet enfant que tu as mis au monde n’est pas de moi, va-t-en! »… doit s’incliner et dire : « C’est Dieu qui a effleuré le cœur et l’âme de Marie. Moi, je ne pouvais pas le faire. » Donc, l’intellect ne doit pas se révolter et se mettre en colère, mais comprendre correctement en disant : « Il y a là quelque chose qui me dépasse », et garder Marie. Répudier Marie, c’est répudier la moitié de son être et devenir comme ceux qui, sous l’empire exclusif de l’intellect, ont banni le côté réceptif, toutes les qualités de douceur, d’humilité, d’intuition. Beaucoup ont répudié Marie parce qu’elle aimait recevoir la visite du Saint-Esprit…

Il faut que vous compreniez que Marie et Joseph sont des symboles de la vie intérieure : ceux qui ont répudié Marie se sont desséchés et ils n’ont plus que l’intellect qui disloque, qui critique, qui est toujours mécontent. Mais vous voyez, Joseph au contraire a respecté Marie, il l’a gardée avec lui, il a dit : « Oh, elle attend un enfant. Bien sûr, ce n’est pas moi le père, mais je la protégerai parce qu’elle a besoin de mon appui. »




à suivre.../...






3ème partie


Et que représente l’étoile? C’est un phénomène qui se produit inévitablement dans la vie d’un véritable mystique, d’un véritable Initié : au-dessus de sa tête apparaît une étoile, un pentagramme lumineux. Et puisque « ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas », ce pentagramme doit exister doublement. D’abord, l’homme lui-même est un pentagramme vivant; et ensuite, en haut dans le plan subtil, quand il a développé en plénitude les cinq vertus : la bonté, la justice, l’amour, la sagesse et la vérité, un autre pentagramme le représente sous forme de lumière.


Cette étoile qui brillait au-dessus de l’étable signifie qu’une lumière émane de chaque Initié qui possède le Christ vivant. Cette lumière est aperçue de loin par d’autres, et ils sentent que quelque chose de spécial se manifeste à travers cet être. Ce qui se manifeste, justement, c’est le Christ, et à ce moment-là, tous ceux qui représentent des autorités, tous ceux qui sont puissants et riches viennent auprès de lui. Et même les grands chefs religieux qui s’imaginent être au sommet, sentent eux aussi qu’il leur manque quelque chose, qu’ils ne sont pas arrivés à ce degré de spiritualité, et ils viennent s’instruire, ils viennent s’incliner et apporter des présents.

Alors, voilà la raison de la présence des Rois Mages auprès de l’Enfant-Jésus : « Des mages d’Orient arrivèrent à Jérusalem et dirent : Où est le roi des juifs qui vient de naître? Car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus pour l’adorer. » Ces Mages étaient des chefs religieux dans leur pays respectif. Ils sont venus parce qu’il ont senti cette lumière. Et comme ils étaient astrologues, en observant dans le ciel certaines configurations exceptionnelles, ils en avaient conclu qu’il devait se produire quelque événement extraordinaire sur la terre. La naissance de Jésus correspond donc aussi à un phénomène qui s’est produit dans le ciel il y a deux mille ans.

D’après la tradition, les Rois Mages qui étaient au nombre de trois : Melchior, Balthazar et Gaspard, apportèrent à l’Enfant Jésus l’or, l’encens et la myrrhe, et chacun de ces présents est symbolique. L’or qu’apportait Melchior signifiait que Jésus était roi : la couleur or est la couleur de la sagesse, dont l’éclat brille au-dessus de la tête des Initiés comme une couronne de lumière. L’encens apporté par Balthazar signifiait que Jésus était prêtre : l’encens représente le domaine de la religion, c’est-à-dire aussi du cœur, de l’amour. Et la myrrhe, qu’apportait Gaspard, est un symbole d’immortalité : on se servait de la myrrhe pour embaumer les corps et les préserver ainsi de la destruction. Ces présents ont donc un rapport avec les trois domaines de la pensée, du sentiment et du corps physique. Chacun est aussi lié à une séphira : la myrrhe à Binah, l’éternité; l’or à Tiphéreth, la lumière; et l’encens à Hessed, la dévotion.

Occupons-nous maintenant de l’étable, dans laquelle la tradition a placé un bœuf et un âne. Aucun autre animal n’est mentionné dans cette étable, seulement un bœuf et un âne. Pourquoi? Depuis des siècles on répète cette histoire sans la comprendre, parce que la clé du symbolisme universel est perdu. L’étable représente le corps physique. Et le bœuf? Vous savez que dans l’Antiquité le taureau (ici il faut rapprocher évidemment le bœuf et le taureau) a toujours été considéré comme le principe de la génération. En Égypte, par exemple, le taureau Apis était le symbole de la fertilité et de la fécondité. Le bœuf est sous l’influence de Vénus et il représente la force sexuelle. L’âne, lui, est sous l’influence de Saturne; il représente la personnalité (voir section dualité), c’est-à-dire la nature inférieure de l’homme, ce que l’on appelle le vieil Adam, têtu, buté, mais bon serviteur. Et voilà que ces ceux animaux étaient là pour servir Jésus. Mais le servir comment? C’est maintenant que je vais vous révéler quelque chose d’essentiel.

Quand l’homme commence à travailler pour se perfectionner, il entre en conflit avec les forces de la personnalité et celles de la sexualité. Et l’Initié, justement, est celui qui est arrivé à maîtriser ces deux forces et à les mettre à son service. Oui, vous voyez, il les met à son service, il ne les anéantit pas, il ne doit pas les anéantir. La preuve, si ces deux animaux étaient-là, présents, c’est qu’ils étaient utiles. Et que faisaient-ils? Ils soufflaient sur l’Enfant-Jésus, ils le réchauffaient de leur souffle. Donc, quand l’Initié arrive, à transmuter l’âne et le bœuf en lui et à les mettre à son service, ils viennent ensuite réchauffer et vivifier l’enfant nouveau-né de leur souffle. Non seulement ces forces ne sont plus là pour le tourmenter, mais elles deviennent des forces bénéfiques. Le souffle, c’est déjà la vie. Vous voyez, le souffle de l’âne et du bœuf est une réminiscence du souffle par lequel Dieu a donné l’âme au premier homme. L’âne et le bœuf ont servi l’Enfant-Jésus; cela signifie que tous ceux qui possèdent le Christ en eux seront servis par les forces de la personnalité et de la sexualité, car ce sont des forces extraordinaires utiles si on peut les atteler à un travail.

Ensuite un ange est apparu aux bergers qui possédaient cette étable. Ils gardaient leurs troupeaux dans les champs, et quand l’ange leur a annoncé la nouvelle de la naissance de Jésus, ils ont été émerveillés; ils ont pris des agneaux et les ont apportés en offrande à l’enfant. Cela signifie que tous ceux qui possèdent des actions sur le corps physique, c’est-à-dire les esprits familiaux, réincarnés ou non, et qui ont des richesses (ces richesses sont ici symboliquement représentées par les brebis, les agneaux et les chiens), sont avertis. Ils sont avertis parce qu’ils ont participé à la formation de cette étable (le corps physique) et alors ils arrivent tous en disant : « Oh là là! Nous n’avions jamais pensé que nous aurions un honneur pareil dans notre étable! »

Donc, tous les esprits familiaux, qu’ils soient dans l’au-delà ou sur la terre, reçoivent la nouvelle qu’un événement splendide s’est passé dans votre cœur et dans votre âme, et alors ils viennent aussi s’incliner et vous apporter des présents. Oui, le monde entier se met au service de l’Enfant. Mais tant que vous ne l’avez pas fait naître, ne comptez pas qu’on vienne vous servir, ni les anges chanter la gloire de Dieu auprès de vous. Car les anges ne viennent chanter que pour célébrer la naissance du principe divin.

Mais revenons au symbolisme de la crèche. Oui, pourquoi Jésus, le fils de Dieu, devait-il naître dans une crèche, sur la paille, et non dans un magnifique berceau, dans la chambre d’une demeure vaste et somptueuse? Là encore, ce détail est symbolique.

Et vous comprendrez dans quel endroit de notre corps se trouve cette crèche si vous vous souvenez des conférences que je vous ai faites sur le centre Hara : je vous ai expliqué quel rôle peut jouer ce centre dans la vie spirituelle pour celui qui sait travailler avec lui. Si son nom, Hara, un mot japonais qui signifie ventre, montre que ce centre, situé à quelques centimètres au-dessous du nombril, est surtout connu au Japon, en réalité il était connu de tous les Initiés du passé et c’est de lui que parle Jésus quand il dit : « De son sein jailliront des fleuves d’eau vive… » Ce « sein », c’est le centre Hara : c’est là que se trouve la crèche où doit naître le Christ entre le bœuf et l’âne, c’est-à-dire entre le foie et la rate.

Vous êtes étonnés, je le vois, vous croyez que c’est dans votre tête que Jésus naîtra. Avez-vous vu un enfant naître du cerveau de sa mère? Non. Eh bien, il faut s’arrêter là-dessus pour réfléchir. Le ventre, les entrailles, on trouve cela dégoûtant, mais voilà que le Seigneur a choisi justement cet endroit pour que l’humanité se perpétue. Et c’est là aussi, dans le centre Hara, que le disciple doit faire naître en lui cette nouvelle conscience : l’Enfant-Christ.

Rien n’est plus important que de travailler à faire naître l’Enfant divin en nous. À ce moment-là, la terre et le Ciel chanteront; des quatre coins du monde des êtres comprendront qu’une nouvelle lumière est née et ils viendront nous visiter et nous apporter des présents. Bien sûr, il y aura Hérode (il y a toujours eu des Hérodes) qui sera furieux et qui, voulant tuer Jésus, demandera aux Rois Mages : « Allez, renseignez-vous sur cet enfant, et quand vous l’aurez trouvé, faites-le moi savoir pour que, moi aussi, j’aille l’adorer. » Mais, heureusement, il y a aussi un ange qui viendra donner des avertissements, comme celui qu a dit à Joseph : « Prends l’enfant et sa mère et fuis en Égypte, parce qu’Hérode va le faire chercher pour le tuer. » Un ange du Seigneur vint donc auprès des Rois Mages pour leur dire de ne pas retourner auprès d’Hérode, et ils repartirent dans leur pays par un autre chemin. Cela signifie que tous ceux qui viendront auprès de Jésus, auprès du principe christique, ne pourront pas retourner par le même chemin, ils devront prendre une autre direction.




à suivre.../...


4ème partie et fin


Et maintenant, savez-vous pourquoi existe cette coutume de faire un repas la nuit de Noël? C’est aussi symbolique. Quand l’enfant est né, il faut célébrer sa venue par des chants, par un festin (sans dépasser les limites, bien sûr), car l’enfant a besoin de nourriture. Et la première nourriture de l’enfant quand il est né, c’est le lait de sa mère. Quand elle le portait, elle le nourrissait de son sang, et maintenant elle le nourrit de son lait; il y a là deux couleurs, le rouge et le blanc, et ces couleurs sont symboliques. Elles sont déjà présentes pendant la conception, puisque la femme donne le rouge et l’homme le blanc, et elles le sont encore, plus tard, lorsque la femme nourrit l’enfant pendant neuf mois avec son sang, puis avec son lait. Et ce sont ces mêmes couleurs que l’on retrouve dans le sang lui-même, avec les globules rouges et les globules blancs.

Le rouge et le blanc représentent les deux principes sur lesquels est fondée la vie. Le rouge, le sang, c’est la force vitale, l’amour, et c’est grâce à ce sang, à notre amour, que l’Enfant-Christ peut devenir chair et os en nous. Après sa naissance l’enfant est nourri avec le lait, c’est-à-dire avec la pureté, la lumière. De même que la mère ne cesse de s’occuper de son enfant après la naissance, de même une fois que l’Enfant-Christ est né, le travail continue, mais sous une autre forme. C’est pourquoi nous allons le matin contempler le lever du soleil, afin de nous nourrir de sa lumière…

La naissance du Christ est une question très importante dont tous les Initiés doivent se préoccuper. Regardez ce que dit saint Paul : « Oh! mes enfants, quelle peine je me suis donnée pour faire naître le Christ en vous! » Lui aussi avait compris que le Christ doit naître dans chaque âme humaine. C’est pourquoi il parlait à ses disciples, il les conseillait et même il les secouait afin qu’ils se purifient et qu’ils se mettent dans un état d’acceptation, de soumission, d’adoration, car ce sont les conditions nécessaires pour recevoir le germe d’en haut.

Le disciple est obligé de se pencher et de réfléchir sur tous ces grands mystères et, quand il les a compris, il doit encore les faire descendre dans le domaine du sentiment, et enfin les réaliser dans le plan physique, ce qui évidemment est le plus difficile. Intellectuellement tout le monde peut comprendre, et même trèes bien, mais cette compréhension n’est pas encore descendue jusqu’au sentiment, et le cœur ne sent pas. Il faut faire descendre cette compréhension jusque dans le cœur, et du cœur jusqu’à la volonté pour que se fasse la réalisation dans le plan physique. Car la naissance de l’Enfant-Christ est un événement qui doit se produire dans les trois plans : mental, astral et physique. Vous direz : « Mais comment dans le plan physique? » Je peux vous l’expliquer, mais est-ce que vous me comprendrez?

L’homme ne peut faire naître le Christ en lui s’il n’a pas compris sa mère, la terre. S’il ne sait pas ce qu’est la terre, s’il n’a pas avec elle des relations affectueuses, respectueuses, conscientes, il n’a aucune possibilité de changer son corps physique. Notre corps est en relation avec la terre et il retournera à la terre puisqu’il est tiré de la terre, puisqu’il est son fruit, son enfant. Si l’homme n’est pas en relation correcte avec la terre, le Christ ne peut pas naître dans ses actions, dans son corps physique. On ne pense jamais que la terre est un être intelligent. On l’étudie seulement du point de vue géographique : tant d’habitants, tant de mers, d’océans, de lacs, de montagnes, de rivières… La terre est la créature la plus inconnue, la plus dédaignée, la plus méprisée, et de grands malheurs viennent de là… oui, de ce que nous ne respectons pas notre mère qui nous a donné son corps, notre corps.

Il existe une science prodigieuse sur les relations de l’homme avec la terre, le comportement qu’il doit avoir vis-à-vis d’elle : comment lui parler, la remercier, comment puiser des forces en elle, comment lui confier toutes ses impuretés afin qu’elle les transforme. Car la terre possède dans ses entrailles des usines où elle peut tout transformer, et c’est ce qu’elle fait sans arrêt : toutes les impuretés, tous les déchets qu’on lui donne, elle les transforme pour produire des fleurs, des fruits, tout ce qui est utile et beau. Elle est très intelligente, la terre!

Arrêtons-nous maintenant sur les paroles que l’ange a dites aux bergers : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’Il aime! » Avez-vous compris ces paroles? Pourquoi la paix chez les hommes et, en haut la gloire? C’est parce que lorsque naît l’Enfant divin, il glorifie le Seigneur et la paix s’installe dans l’âme de l’homme ou de la femme chez qui il est né. Cet enfant, qui est le fruit de l’amour du père et de la mère, apporte la paix parce qu’il apporte la plénitude. C’est le sens de la formule qu’a donnée le Maître Peter Deunov : « Bojiata lioubov nossi peulnia jivot : l’amour divin apporte la plénitude de la vie. » Cet amour divin qui apporte la plénitude de la vie, c’est l’amour qu’apporte l’Enfant-Christ. L’amour n’est rien d’autre que la prédiction, l’annonce de l’enfant qui vient. Cette formule du Maître est vraiment très profonde; il ne l’a pas donnée seulement pour que nous le répétions automatiquement, mais pour que nous travaillions afin que cet amour de Dieu puisse effleurer notre âme et qu’elle conçoive l’enfant, le Christ. Et ensuite, que de changements! Dans tous les domaines tout s’améliore, tout s’éclaircit. Cela vaut la peine de travailler toute une année, plusieurs années, toute une vie, pour faire naître le Christ en nous.

En interprétant quelques passages de ce chapitre de saint Luc, j’ai voulu vous présenter certains aspects de notre vie intérieure, pour que vous sachiez que la naissance de Jésus est un événement mystique qui peut se produire dans chaque être humain. Alors, gardez cette image de la crèche avec Joseph, Marie et l’Enfant entre l’âne et le bœuf, et cette étoile qui brille au-dessus de l’étable… Maintenant vous en comprendrez mieux le sens.

Et n’oubliez pas que Noël dure encore quelques jours après le 25 décembre. En haut, dans le Ciel, on célèbre une fête, et cette fête vous devez y participez au moins par la pensée. De même que la naissance d’un enfant contient tout l’espoir de la vie, la naissance du Christ chaque année dans l’univers, c’est l’espoir que Dieu n’a pas abandonné les hommes. Bien qu’ils transgressent sans cesse ses lois, Il leur fait crédit en leur envoyant toujours un Sauveur, parce qu’Il ne veut pas qu’une seule âme se perde. Même ceux qui ont commis les plus grandes fautes doivent se relever, ils peuvent se relever. Ils souffriront, c’est entendu, ils paieront pour leurs erreurs, c’est entendu, ils devront réparer, mais Dieu leur donne toutes les chances d’avancer. Ce qui est mauvais, c’est de se décourager et de renoncer à faire des efforts pour évoluer.

Maintenant j’ajouterai encore ceci. Vous doutez peut-être que le Christ soit apparu dans l’histoire? Certains en ont douté et ont démontré que Jésus n’a pas existé, en donnant des preuves aussi scientifiques que ceux qui affirment qu’il a existé. Alors, que dire? Eh bien, tout simplement que le côté historique n’est pas tellement important. Supposez que l’on arrive à prouver d’une manière irréfutable que Jésus n’a pas existé, que c’est un mythe crée de toutes pièces : il reste tout de même une chose que l’on sera obligé de reconnaître, c’est la grandeur exceptionnelle de l’esprit qui a inspiré les Évangiles! Que quelqu’un ait été capable d’écrire des choses pareilles, d’une telle profondeur, d’une telle lumière, cela suffit, on est ébloui, et il n’est pas nécessaire de se poser d’autres questions.

Omraam Mikhaël Aïvanhov

4 commentaires:

  1. Je te souhaite des fêtes de fin d'année dans la joie partagée

    frédéric ☻

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  2. mercredi 24 décembre 2014
    La mascarade de Noël (texte d'Anthony)
    http://bistrobarblog.blogspot.fr/2014/12/la-mascarade-de-noel-texte-danthony.html

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  3. Bonjour Mr. Nguyen et merci pour cette belle page pleine de vérités. Toutefois, j'ai été très agréablement surpris par la citation de St. Paul énoncée par le Maître Omraam. Auriez-vous des informations précises sur la source s'il vous plaît?

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