Militer

** ** Il y a assez sur Terre pour répondre aux besoins de l'Homme, mais pas assez pour satisfaire son avidité ** ** Gandhi
 
j'ai hier 18 janvier, quitté définitivement un boulot qui m'épuisait , pour prendre ma retraite en subissant une grosse décote ....

02 sept 2020 "Bouddhiste et "d’extrême gauche", le suis je encore?  

 23 juillet 2022 Et si j'étais une âme pléiadienne ?

 

19 décembre 2010

Me comprendre moi même avec Jiddu Krishnamurti



J'avais découvert Krishnamurti il y a 4 ou 5 ans en même temps qu'Alice Bailey et la théosophie d' Annie Besant que Krishnamurti n'a pas voulu suivre en 1929 comme instructeur mondial ... mais l'ai laissé de coté , car trop difficile à comprendre à l'époque pour moi "cette vérité qui est un pays sans chemin" car moi aussi , j'étais à la recherche d'un "gourou"
J'ai ensuite pris refuge auprès du maître Bouddhiste vietnamien Thich Nhat Hanh, dont je me suis entièrement reconnu dans les enseignements .

et c'est à cause de sa réponse lors de ma retraite francophone au Village des Pruniers , à une de mes questions sur cette souffrance que j'ai en permanence (la haine du système capitaliste) que je reviens vers Krishnamurti.

Thich Nhat Hanh m'avait dit que la réponse n'appartenait qu'à moi-même , qu'il fallait que je m'aime moi même et pour cela que je me connaisse et me comprenne moi même...

j'ai senti intuitivement que je pourrais trouver cette réponse avec Krishnamurti que je me suis remis à relire, et je "tombe" aujourd’hui sur un questions réponses publié sur Facebook et qui va me permettre d'avancer ...


Interview avec J. Krishnamurti

La vraie révolution doit se faire dans la pensée, non dans le sang ; et s’il y a une révolution correcte dans la pensée il n’y aura pas de sang. Mais s’il n’y a pas de pensée juste, de pensée vraie, il y aura d...u sang et il y en aura de plus en plus. Les moyens faux ne peuvent jamais produire des fins justes, parce que la fin est dans les moyens.
- K (1948)

Q. : Krishnamurti, pourriez-vous nous dire comment vous vous situez par rapport aux doctrines hindoues ?
R. : Je ne représente pas l’Inde, l’Inde traditionnelle, l’Inde du mysticisme, l’Inde mystérieuse, etc. Ce que je dis est tout à fait différent. Je suis parti de l’Inde quand j’étais très jeune, et je voyage beaucoup partout dans le monde. Donc je ne représente d’aucune manière l’Inde.
Q. : Pourtant en Inde, chacun considère que vous représentez la doctrine traditionnelle dans sa forme la plus élevée.
R. : Pour moi la tradition n’existe pas. La religion hindoue, comme les religions occidentales, est basée sur l’autorité : l’autorité d’une tradition ou d’un prêtre… Pour moi, la tradition et l’autorité sont néfastes ; ce n’est pas l’Homme.
Q. : Qu’est-ce que l’Homme alors ?
R. : Il me semble que l’Homme est beaucoup plus important que la doctrine, la tradition, l’autorité. L’Homme partout souffre, il est dans l’angoisse, il a peur. Alors il faut, il me semble, qu’il comprenne sa propre existence ; mais pas à travers l’autorité, la tradition, etc. Peut-il se libérer de tout cela ? C’est pour moi une chose importante de se libérer de ce conditionnement.
Q. : Alors c’est une voie tout à fait personnelle ?
R. : Non, pas personnelle. Cela concerne le monde, cela concerne l’humanité, cela concerne l’Homme. Je crois qu’il y a une différence entre l’individu et l’Humain. L’Humain est beaucoup plus grand que l’individu.
 
Q. : Mais il semble que malgré les progrès de la connaissance psychologique, de la psychanalyse, qui ont apporté à l’homme une meilleure prise de conscience de l’Humain, le problème reste entier : c’est-à-dire le problème d’un doute par rapport à son destin, de la souffrance, de la négation, de le mort, qui continue à angoisser l’homme, même s’il se connaît mieux.
R. : Dans le monde il existe deux problèmes : la violence et la souffrance. On a accepté une vie de violence et de souffrance comme naturelle. Peut-on se libérer de cette violence et de cette souffrance ? Pour moi c’est là la question essentielle.
On a essayé de se libérer de la violence par les idées, par l’idéalisme de non-violence, etc. On n’a pas réussi. Donc il faut l’approcher d’une manière tout à fait différente. L’idéologie des partis politiques et des religions a conditionné l’homme ; étant conditionné, il n’a pas pu en sortir et il continue à exister dans cette violence et cette souffrance. Ainsi il y a conflit en soi-même et conflit entre l’homme et la société. Ce conflit, cette contradiction, amène la souffrance.

12 décembre, 23:58 · · 2 personnes Vous et Daniel Blaes aimez ça. · 


Q. : Si je vous ai bien compris, en somme, l’homme s’est démis sur les religions ou sur les idéologies de la conduite de sa propre existence, de son propre destin et il ne semble pas pour autant plus heureux, plus apaisé. Alors dans quel sens doit-il chercher ?
R. : D’abord, il faut qu’il comprenne comment VOIR ce qu’il est ; parce que nous voyons à travers les images, les idées. Les idées, les images sont notre conditionnement. Donc nous voyons à travers ce conditionnement qui nous empêche de sortir de nos problèmes. Peut-on voir n’importe quelle fleur, sa femme, son mari, etc., sans cette image, sans ces idées préconçues, ces idées du passé ? Si on peut voir sans l’intermédiaire des idées on est en relation directe avec soi-même, avec la société, avec n’importe quoi. Cette relation directe a beaucoup d’importance parce que nous ne sommes en relation directe avec personne, avec quoi que ce soit.

Q. : Vous voulez dire que déjà nous sommes remplis d’images, de représentations, de croyances, qui nous sont données par la société, par les religions, par les autres, et qu’en somme, il faudrait avoir une intuition directe, presque comme un enfant qui vient de naître.
R. : C’est ça. Je ne crois pas qu’on ait vraiment laissé les traditions, les religions, l’autorité. Si on les a vraiment abandonnées, alors on est profondément seul.
Q. : Et de cette solitude chacun a peur ?
R. : Voilà. L’homme a peur de cette solitude, alors il accepte l’autorité.
Q. : L’homme a peur d’un face à face avec lui-même ?
R. : Voilà. S’il peut voir sans écran, alors il est en contact direct ; il n’y a pas cette division entre l’observateur et la chose observée. Cette division crée le conflit.
 
Q. : C’est obtenir une intuition directe du monde, des êtres, de soi-même. Mais comment, à l’heure actuelle, dans la civilisation moderne, où l’homme est envahi justement par des images, par des mots, par des slogans, par toutes ces communications qui se croisent au-dessus de lui et qu’il fabrique, comment peut-il arriver, maintenant plus que jamais, à se trouver ?
R. : Oui, je sais. Mais l’homme est le résultat de la société que lui-même a créée, et en réalité il n’y a pas de division entre la société et l’homme. La société est créée par l’homme et l’homme est attrapé dans ce piège. Il doit se libérer. Donc si on fait table rase de tout cela, on commence à regarder la vie d’une manière tout à fait différente.
 
Q. : Je pense que c’est un long travail ?
R. : Il faut travailler. C’est beaucoup plus important de travailler ainsi que de travailler dans un bureau…
Q. : Bien sûr, mais le quotidien est là qui nous oblige à vivre…
R. : Il faut vivre, mais c’est beaucoup plus important de se libérer.
Q. : Chaque individu peut-il trouver cette force ?
R. : S’il s’intéresse à la question, oui. Mais les hommes en général veulent s’amuser ; ils ne sont pas sérieux.

Q. : Ils veulent le plaisir, des satisfactions…
R. : Oui, voilà. Donc ils ne sont pas sérieux. S’ils étaient sérieux, il n’y aurait pas cette division entre las nationalités, entre les races, etc. ; toutes ces irréalités disparaîtraient. Mais pour l’homme de notre époque, le divertissement est beaucoup plus important que d’être sérieux.
Q. : Mais l’homme de nos jours a beaucoup plus de mal, plus de mal que jamais, parce qu’il vit dans une société de consommation, de loisirs ; enfin tout le sollicite…
R. : Je sais, je sais.

Q. : Comment le définiriez-vous cet état qui est le principe du renouvellement ?
R. : IL FAUT MOURIR CHAQUE JOUR POUR RENAÎTRE.
Q. : Mais de ce travail sur lui-même, tout être n’est pas capable et un nouveau risque va surgir, celui de rencontrer sur son chemin de faux messages, de faux maîtres…
R. : Oui, sûrement. Donc il faut avoir une éducation tout à fait différente. Il faut avoir une révolution morale dans la conscience ; pas une révolution sociale, économique. On a essayé cola, ça n’a abouti à rien.

Q. : En somme, l’homme croit se convertir pour que la société actuelle se convertisse.
R. : Oui, Oui…
Q. : Ce n’est pas un changement des structures de la société mais un changement plus invisible ?
R. : Beaucoup plus profond.
Q : Alors quel va être le comportement de cet homme, d’abord pour se libérer, et puis, une fois libéré, vis-à-vis de tout ce qui l’entoure ? Comment peut-il y arriver dans la vie de chaque jour ?
R. : D’abord, il doit prendre conscience de lui-même. C’est très difficile de le faire, parce qu’il est conscient superficiellement de tant de choses. Être conscient profondément demande une attention, une intensité, un sérieux. Après, il faut qu’il apprenne à regarder ce qu’il est. Cela demande attention, cela demande discipline.
Q. : Je crois que dans cette prise de conscience il doit se débarrasser de son affectivité, de tout ce qui l’affecte, et regarder les choses et les êtres autour du lui…
R. : C’est ça. Et ce qu’il fera lorsqu’il sera libre, c’est une question je crois un peu inutile.
Q. : D’ailleurs je pense que cette libération est toujours à faire. On n’en a jamais fini, je crois…
R. : Il vient un moment où tout cela est fini.
 
Q. : Si je vous ai bien compris, il n’y a pas de voie particulière, il n’y a pas de recette, il n’y a pas de système ?
R. : Il n’y a pas de système, il n’y a pas do recette, il n’y a pas do voie. C’EST COMME UNE LUMIÈRE QUI N’A PAS DE COMMENCEMENT NI DE FIN ; CELA RESTE TOUJOURS LA LUMIÈRE.

(Texte d’une interview de Krishnamurti en langue française diffusée sur France Culture, septembre 1966.)
 
et la citation de Krishnamurti qui m'a vraiment parlé ! 

 

Jiddu Krishnamurti, le groupe Francophone de facebook.

17 décembre 2010

Besoin de sagesse dans le monde

Réflexions d'Ajahn Sumedho ( moine bouddhiste de la tradition des moines de la Forêt) 

 Magnifique cadeau de Noël qui m'a été offert un peu avant l'heure  par Catherine* et qui repond tout à fait à ce que je voulais trouver, pour continuer à relier spriritualité bouddhiste et engagement militant.

Les guerres se déclenchent parce que les gens voient les choses différemment

(...) tant de querelles et de guerres se déclenchent parce que les gens sont incapables de se mettre d’accord sur quoi que ce soit. Le communisme contre le capitalisme, une religion contre une autre, et ainsi de suite.

Pourquoi ? Pour quelle raison se battent-ils ? Parce qu’ils voient les choses différemment. « C’est mon pays et c’est comme ça que je le veux. Je veux ce type de gouvernement et ce type de système économique et politique » et cela continue inlassablement. Cela continue jusqu’à la tuerie et la torture, jusqu’à détruire un pays et réduire à l’esclavage ses habitants que l’on voulait libérer. Pourquoi ?Parce que la réalité des choses telles qu’elles sont n’a pas été comprise.


La voie du Dhamma consiste à observer la nature et à mettre nos vies en harmonie avec ses énergies.

La civilisation européenne n’a jamais considéré le monde de ce point de vue ; nous l’avons idéalisé. Si tout était idéal, les choses devraient être d’une certaine manière. Mais quand nous nous attachons à un idéal, nous finissons par faire ce que nous avons fait à cette planète : nous l’avons polluée au point de risquer de la détruire parce que nous ne comprenons pas les limites que les conditions terrestres nous ont imposées.

Pour beaucoup de choses dans cette nature, il faut apprendre nos leçons comme cela, «à la dure», après avoir commis beaucoup d’erreurs et créé une grande confusion. Espérons seulement que la situation n’est pas inextricable. (...)


Abandonner les désirs

Abandonner les désirs immoraux, égoïstes ou mauvais pour être quelqu’un qui avance sur la voie de l’honnêteté, la générosité, la moralité et la compassion dans l’action. Si nous ne nous engageons pas sur cette voie, la situation est désespérée. A quoi bon continuer si personne n’est disposé à faire de sa vie autre chose qu’une poursuite éperdue de plaisirs égoïstes ? (...)

Il est fréquent de nos jours de rencontrer des personnes qui vivent leur vie selon leurs propres règles, sans sagesse ni réflexion, sans chercher à apporter leur contribution à la société.

En tant qu’êtres humains, nous pouvons apporter beaucoup mais nous pouvons aussi devenir une véritable plaie pour le monde en exploitant égoïstement les ressources de la terre pour notre bénéfice personnel.

Dans la pratique du Dhamma, le sentiment de « moi » et « mien » disparaît progressivement — l’impression que cette petite créature assise là avec sa bouche et son désir de manger est « moi ».

Si je me contente de suivre les impulsions de mon corps et de mes émotions, je deviens une petite créature avide et égoïste. Par contre, si je réfléchis à la nature de ma condition physique et comment je pourrais l’utiliser judicieusement dans cette vie pour le bien de tous les êtres, cela devient une bénédiction. (Bien sûr, il ne s’agit pas de s’imaginer que l’on est une bénédiction pour le monde, ce serait une autre forme d’orgueil !)


Le moins que nous puissions faire est de vivre selon les Cinq Préceptes

Nous vivons alors chaque jour pour faire de notre vie une source de joie, de compassion, de bonté ou au moins pour éviter de causer du chagrin et des problèmes inutiles. Le moins que nous puissions faire est de vivre selon les Cinq Préceptes pour que notre corps et nos paroles ne soient pas sources de problème, de cruauté ou d’exploitation sur cette planète. Est-ce trop demander?

Est-ce si terrible d’abandonner cette tendance à ne faire que ce qui nous plaît pour être un peu plus attentifs et responsables de nos actes et de nos paroles ?

Nous pouvons tous essayer d’apporter de l’aide, d’être bons, généreux et attentifs aux personnes avec lesquelles nous partageons cette planète. Nous pouvons tous apprendre à connaître nos limites et les comprendre avec sagesse, de façon à ne plus nous laisser berner par le monde des sens. C’est pour cela que nous méditons. (...)

Nous sommes impuissants à créer une démocratie, un véritable communisme ou un véritable socialisme ; nous n’y parvenons pas parce que nous sommes toujours fourvoyés par le sentiment d’un moi personnel.


La situation actuelle du monde résulte du fait que nous ne comprenons pas les choses telles qu’elles sont.

Ainsi ces entreprises se terminent dans la tyrannie, l’égoïsme, la peur et la méfiance. La situation actuelle du monde résulte du fait que nous ne comprenons pas les choses telles qu’elles sont.
Alors, si nous voulons réellement faire quelque chose, c’est le moment pour chacun d’entre nous de donner toute sa valeur à notre vie. Comment s’y prendre ?

Tout d’abord, il faudra reconnaître la véritable nature de vos motivations, vos tendances égoïstes et l’immaturité émotionnelle qui les sous-tend, de façon à pouvoir vous en défaire. Et puis ouvrir votre esprit à la nature réelle des choses, faire preuve d’un sens de l’observation très vif. (...)

Cette capacité à réfléchir et à observer a été enseignée par le Bouddha pour nous libérer des habitudes et des conventions suivies aveuglément. C’est une façon de libérer l’être du monde illusoire des sens grâce à une sage réflexion sur la véritable nature des choses.

Nous commençons par nous observer, observer nos attirances et nos aversions, la lourdeur et la stupidité de notre esprit.

Nous ne choisissons pas des conditions idéales pour créer une situation qui nous procure un
plaisir personnel, nous sommes au contraire prêts à supporter toutes les conditions, mêmes les plus désagréables pour les comprendre exactement telles qu’elles sont et être en mesure, ensuite, de les laisser aller.


Quand nous ouvrons notre esprit à la vérité, nous voyons clairement qu’il n’y a rien à craindre.

Nous commençons à nous libérer de la tendance qui consiste à fuir ce qui est déplaisant et nous commençons également à être beaucoup plus attentifs à la façon dont nous vivons. Une fois que nous comprenons comment fonctionnent les choses, nous souhaitons être très, très attentifs à ce que nous faisons et disons. Nous ne pouvons plus avoir envie de vivre aux dépens des autres. Nous ne croyons plus que notre vie est beaucoup plus importante que celle des autres.

Nous commençons à ressentir la liberté et la légèreté dans cette harmonie avec la nature au lieu du poids qui pèse lorsque l’on exploite la nature pour un retirer un gain personnel.

Quand nous ouvrons notre esprit à la vérité, nous voyons clairement qu’il n’y a rien à craindre. Ce qui apparaît finit toujours par disparaître, ce qui est né finit par mourir et n’a aucune identité
propre.

Ainsi notre sentiment d’être piégé dans une identification avec ce corps humain disparaît. Nous ne nous percevons pas comme une entité isolée, coupée du reste, perdue dans un univers mystérieux et effrayant. Nous ne nous sentons pas dominés par lui, nous n’éprouvons pas le besoin de nous accrocher à une parcelle de sécurité parce que nous sommes en paix avec cet univers. Nous avons fusionné avec la vérité.

*Source :  mon blog sur le bouddhisme théravada
http://bica-vipassana.blogspot.com/2008/08/besoin-de-sagesse-dans-le-monde.html


MERCI CATHERINE J'aime vraiment ton blog

5 décembre 2010

NOËL et son symbolisme ésotérique

Réflexions (méditations) sur Noël, Nouvel An, Jesus... (4)

Pere Noel

Noël débunké…vous ne verrez plus jamais cette fête comme avant ! 

Quatre fêtes cardinales

Il existe quatre fêtes cardinales :

  • Noël;

  • Pâques;

  • la Saint Jean;

  • et la Saint Michel.

qui correspondent à des phénomènes cosmiques :

  • le solstice d’hiver;

  • l’équinoxe de printemps;

  • le solstice d’été;

  • et l’équinoxe d’automne.

Durant ces quatre périodes, il se produit dans la nature de grands afflux et circulations d’énergies qui influencent la Terre et tous les êtres vivants. Si l’homme est attentif, s’il se prépare et se met en harmonie pour recevoir ces effluves, des grandes transformations peuvent se produire en lui.

Il faut que tu croisse et que je diminue

24 Juin

La St-Jean d’été

24 décembre

La St-Jean d’hiver

Saint Jean-Baptiste

L’Initié Christ

La Saint-Jean du solstice d’été renvoie à l’initiation aux “petits mystères” produisant un être centré en lui-même et véritablement humain. Les feux extérieurs de la Saint-Jean d’été sont autant de sources de la lumière visible, pâle reflet de la véritable Lumière invisible.

La Saint-Jean du solstice d’hiver fait écho à l’initiation aux “grands mystères” où l’individu a rejoint non seulement son propre centre, mais le Centre du monde. Le feu intérieur de la bûche dans l’âtre symbolise la Lumière supra-individuelle de l’être pleinement accompli ou total.

Les deux fêtes situées aux extrêmes du calendrier,Noël d’un côté et, pour nous, la Saint-Jean Baptiste de l’autre, symbolisent l’espérance de la lumière et le triomphe de la lumière. À un bout de l’année, il n’y a presque pas de lumière donc on espère que ça va revenir et, à l’autre bout, il y a énormément de lumière, on voudrait que ça dure et on fête la lumière.

Noël est la fête de la naissance de la lumière. Dans plusieurs traditions religieuses ou spirituelles, on fait naître un « sauveur » le soir de Noël ou du solstice: on dit que Mithra et Krishna sont nés ce soir-là, comme le Christ de notre tradition. On les fait naître au solstice d’hiver, au cœur de la nuit la plus longue de l’année, c’est-à-dire au moment où l’on touche le fond de la nuit, au bout de l’année, là où tout semble mort. L’arrivée de la lumière est la promesse de salut. Et, c’est à ce moment que les journées commencent à s’allonger peu à peu; comme si la lumière apportée devait triompher petit à petit jusqu’à ce qu’elle atteigne l’autre pôle de l’année, le solstice d’été, la fête de la Saint-Jean.

Le moment du solstice est un moment qui nous permet de prendre conscience de la présence de l’esprit dans la matière,comme un éclair de lumière dans l’obscurité, une grande espérance.

 

Sainte Lucie

Sainte Lucie

Fée des étoiles

elle serait l’ancêtre de la Fée des étoiles. Lucie veut dire Lumière, lux ou de ‘Lucis via’ qui signifie Chemin des Lumières.

Connaissez-vous l’origine de la Fée des étoiles?

C’est un héritage de la fête de Sainte-Lucie, qu’on célébrait autour du 22 ou 23 décembre, très près du solstice. Le nom Lucie vient du mot lux qui veut dire lumière. À un moment, il y a eu tout un décalage du calendrier qui explique pourquoi, chez les orthodoxes, on célèbre la fête de Noël avec un décalage de douze jours de la date de notre Noël, celui des chrétiens. Cela explique que la Sainte Lucie a été déménagée du solstice où elle se trouvait, pour se retrouver douze jours plus tôt, soit le 12 décembre. 

Sainte Lucie est une sainte qui a hérité de la notoriété d’une déesse antérieure au christianisme, une déesse qui était associée à l’espérance de la lumière.Le mot fée vient du latin « FATA », lui-même dérivé de « FATUM », le destin. A l’origine, la fée, c’est l’entité surnaturelle qui préside à la destinée des hommes. Elle peut être bonne ou mauvaise pour celui sur le destin duquel elle se penche. Les fées qui président aux destinées sont à rapprocher de Parques de la mythologie gréco-latine, qui étaient supposer filer le fil de chaque existence, le dévider, puis le couper. Elles sont en général représentées sous les traits de dames, et ont apparence humaine.

 

Sol Invictus

l’étoile légendaire de Bethléem resplendit à nouveau d’année en année. Elle est le soleil mystique de minuit qui pénètre notre planète au moment du solstice d’hiver C’est donc, au point de vue cosmique, dans la nuit la plus longue et la plus sombre de l’année que naît le Soleil et qu’à minuit la constellation de la Vierge se trouve à l’horizon oriental pour donner naissance à l’enfant immaculé.

  • Le soleil « meurt » pendant trois jours le 22 décembre, lors du solstice d’hiver, quand il arrête son mouvement vers le sud, avant de renaître le 25 décembre, lorsqu’il reprend son mouvement vers le nord.

  • Dans certaines cultures, le calendrier commençait initialement dans la constellation de la Vierge, et le soleil était donc  » né d’une Vierge. »

  • Le soleil est la « Lumière du Monde. »

  • Le soleil « vient sur des nuages, et chaque œil le verra ».

  • Le soleil se levant le matin est le « Sauveur de l’humanité ».

  • Le soleil porte une « couronne d’épines » ou halo.

  • Le soleil « marche sur les eaux. »

  • Les « disciples » du soleil sont les 12 mois et les 12 signes du zodiaque ou constellations, par lesquels le soleil doit passer.

  • Le Soleil à 12 heures est dans la maison ou le temple du « Plus Haut » ; par conséquent , « il » commence le « travail de son père » à l’âge de 12 ans.

  • Le Soleil entre dans chaque signe du Zodiaque à 30° ; en conséquence, le « soleil de Dieu » commence son ministère à l’âge de 30 ans.

  • Le Soleil est tenu sur une croix ou « crucifié », ce qui représente son passage par les équinoxes, celle de Printemps étant Pâques (Easter), époque à laquelle il est ressuscité.

 

Origine du mot « NOËL »

« Noël » signifie « nouveau ». Il vient de « Nouel », au temps où le u et le v se ressemblaient. « Nouel, novel, nouvel, nouveau, nouvelle. » C’est l’appel à la Nouveauté, à quelque chose de neuf.

Certains symbolistes attribuaient même le nom de NOËL à la signification « Nouvel Helios », nouveau soleil.

S’il existe quatre fêtes cardinales : Noël, Pâques, la fête de saint Jean et celle de saint Michel, Chaque année, le 25 décembre à minuit, la constellation de la Vierge monte à l’horizon, c’est pourquoi astrologiquement aussi on peut dire que Jésus est née de la Vierge. À l’opposé, apparaissent les Poissons, et au milieu du ciel on aperçoit la magnifique constellation d’Orion avec, au centre, l’alignement des trois étoiles qui, selon la tradition populaire, représentent les trois Rois Mages.

que représente l’étoile? C’est un phénomène qui se produit inévitablement dans la vie d’un véritable mystique, d’un véritable Initié : au-dessus de sa tête apparaît une étoile, un pentagramme lumineux. Et puisque « ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas », ce pentagramme doit exister doublement. D’abord, l’homme lui-même est un pentagramme vivant; et ensuite, en haut dans le plan subtil, quand il a développé en plénitude les cinq vertus : la bonté, la justice, l’amour, la sagesse et la vérité, un autre pentagramme le représente sous forme de lumière.

D’après la tradition, les Rois Mages qui étaient au nombre de trois : Melchior, Balthazar et Gaspard, apportèrent à l’Enfant Jésus l’or, l’encens et la myrrhe Chacun est aussi lié à une séphira : la myrrhe à Binah, l’éternité; l’or à Tiphéreth, la lumière; et l’encens à Hessed, la dévotion.

Le costume rouge

Rappelons qu’autrefois, le père Noël revêtait, non pas l’habit rouge, mais brun évoquant le vêtement des ordres monastiques. Aujourd’hui, le rouge du vêtement représente de prime abord la couleur du courage car du courage il en faut pour visiter en une seule nuit toutes les maisons des petites et grandes têtes endormies. C’est aussi la couleur la plus élevée de l’arc-en-ciel qui correspond à la fonction la plus haute de l’ordre visible ou temporel, celle de Roi. Que l’on y croit ou que l’on n’y croit pas, pour un soir, le père Noël est vraiment le Roi de petits et des grands. Et surtout, le rouge est la couleur du feu qui brûle dans la Cheminée…

La cheminée

La cheminée est le symbole des mystérieux canaux de communication entre les Cieux et les êtres. C’est le canal utilisé à la fois par les sorcières lorsqu’elles se rendent aux Sabbats et par le père Noël pour déposer les présents. Son symbolisme est lié à celui de l’Axe du Monde le long duquel descendent les influences célestes et remontent les influences terrestres. Un axe de communication entre les mondes des feux céleste et terrestre.

La cheminée est aussi le canal du souffle qui maintient le feu et la chaleur du foyer, du groupe social à l’image des histoires que contaient les parents aux enfants et amis au cours des longues soirées d’hiver d’antan.

La cheminée est symbole des voies de communication mystérieuses avec les êtres d’en haut. C’est la voie qu’empruntent les sorcières pour se rendre au sabbat, le père noël pour apporter ses jouets. La cheminée est à rapprocher du trou central de la tente des nomades et de la case des sédentaires, de la coupole des temples, de la fontanelle au sommet du crâne. Son symbolisme s’apparente à celui de l’axe du monde, le long duquel descendent les influx célestes et s’élèvent les âmes de la terre. La cheminée relie les 2 mondes : la fumée qui s’en échappe témoigne de l’existence d’une respiration et donc d’une vie dans la maison et quand celle-ci est entièrement close, le vent d’en haut s’engouffre en chantant par la cheminée. Elle est aussi le canal par où passe le souffle qui anime le foyer, aspire la flamme, excite le feu. Elle entretient la vie de la famille ou du groupe. La cheminée est aussi symbole du lien social. C’est autour d’elle que se tiennent les veillées où s’évoquent les coutumes des anciens et les esprits des contes.

Le Sapin de Noël

Arbre qui symbolise le paradis d’Adam et Eve et la connaissance du bien et du mal.

BOULE = Pommes

GUIRLANDES = Serpent

Symbole de Noël, l’arbre toujours vert absorbe le gaz carbonique et le transforme en oxygène grâce à la photosynthèse; absorbé par l’être vivant animé, l’oxygène produit à son tour le sang rouge. Il s’ensuit que le vert a en quelque sorte la préséance sur le rouge. Autrement dit, le feu céleste ne peut être que vert comparativement au feu terrestre rouge.

La crosse

Formée d’une tige droite terminée par une spirale,la crosse représente la voie descendante de l’influence céleste sur Terre. Le sommet de la spirale symbolise le pôle nord céleste, le point immobile autour duquel tournent les astres de la voûte céleste. La spirale figure le mouvement circulaire de la descente des influences célestes à partir du pôle. Quant à la tige droite, elle représente l’axe des pôles ou “l’Axe du Monde” reliant le Ciel et la Terre.La crosse évoque aussi la houlette du berger ou du pasteur,gardien des animaux et des âmes, dont il se sert pour ramener dans le troupeau la brebis ou le mouton égaré.

 

Faisons le parallèle avec le Christ et le Père Noel:

Le père Noël

Jésus

1 -Le Père Noël est barbu.

2- Le Père Noël a un habit rouge.

3- On ne sait pas à quelle heure le Père Noël va venir.

4- Le Père Noël pénètre dans les maisons à la manière d’un voleur, dans la nuit.

5- Le Père Noël appelle les enfants vers lui.

1 – Le Christ a une barbe.

2- Le Christ est revêtu d’une Tunique rouge.

3- L’heure de Sa venue reste un mystère.

4- Le Christ va venir comme un voleur dans la nuit.

5- Le Christ veut que les enfants aillent vers Lui.

Le Père Noël

L’enfant que porte une femme est formé, alimenté par le sang, rouge, de celle-ci, et créé à partir de la semence masculine, blanche. Le Rouge, c’est le principe féminin, la Force Vitale, l’Amour. Grâce à ce Sang, l’Enfant Christ se fait homme en nous. Et pour prendre corps, l’enfant doit être nourri de Lumière, de Pureté, symbolisé par la couleur Blanche, le principe masculin.

Et nous comprenons aisément l’icône du Père Noël. Il passe par la cheminée, symbole de Lumière et d’accès au Monde Divin. Il est ventru et heureux comme une femme enceinte, il est vêtu de rouge et de blanc, mais ce n’est pas une femme, et il est vieux. L’Enfant qu’il porte est spirituel. Cet Enfant est le fruit de sa Sagesse et de son Amour. Cet Enfant, c’est la Vérité.

Le Père Noël, c’est le Père nouveau ( Noé=nouveau). Le père Noël c’est un gnome de jardin « géant » si j’ose dire. Il vient la nuit quand les enfants dorment.

La barbe blanche

La couleur blanche symbolise la foi, la confiance, l’innocence, la voie du cœur, de la connaissance directe sans interférence du mental. L’innocence correspond à l’abandon total dans les contes, les paraboles, les mythes, les légendes etc. C’est la nature du nouveau-né, du gamin ludique et de l’adulte qui a su gardé son âme d’enfant, à Noël notamment. L’innocence symbolise la voie de communication immédiate avec les Cieux.En Ésotérisme il représente l’Ancien des Jours…

Le Père Noël est donc affublé de plusieurs attributs identitaires disparates qui le rendent universel:

  • un initiateur aux mystères de la nature et du Nord. La nuit cache et il révèle. Son âge lui octroie une expérience inégalable capable de concurrencer celle de l’Eternel dont la barbe est peut-être un peu plus volumineuse et surtout plus longue!

  • un psycho-pompe capable de vampiriser les forces des ténèbres se substituant à la lumière de plus en plus faible avec des journées qui s’écourtent de jour en jour.

  • Un Roi régnant sur une communauté d’êtres qui vivent la nuit et dans la nature. Ce sont les lutins, elfes, gnomes, fées…

  • un justicier car il connaît les actions des enfants.

  • Un chasseur. Son vêtement est bordé d »hermine et son attelage est celui des chasseurs du Grand Nord.

  • Un druide prêtre capable de vivre à cheval entre notre monde et l’au-delà.

  • Un sorcier car il faut avoir plus D'un balai dans sa hotte pour faire le tour de tous les foyers en l’espace d’une nuit! la couleur rouge de sa robe-tunique est celle de la vitalité sanguine et du champignon amanite tue-mouches. L’ingestion de viande de rennes très friands de ces champignons hallucinogènes donne des rêves et réserve des incursions oniriques dans le trans-dimensionnel aux chasseurs qui sont ainsi doués de facultés dites paranormales.

  • Un enchanteur avec une corne d’abondance délivrant un butin inépuisable prélevé dans un au-delà paradisiaque riche de promesses « tangibles »…

  • Un magicien car il mène son traîneau dans les airs et se fie aux étoiles pour gagner ses terres. La neige recouvre tout et cache ainsi les indices auxquels nous nous fions pour rentrer au logis.

  • Un père adoptif, de substitution, non géniteur, un « grand Père »?

  • Un médiateur Œdipien?

Les rennes du Père Noël

E.T. L’Extra-Terrestre avec son Cœur Lumineux

Rudolf au Nez Rouge représente chakkras du Cœur, Chakkra de L’Humain

Avec Elliot dont ont peut presque faire le mot ÉTOIL(étoile)

Le Renne au nez rouge

On doit la création du renne au nez rouge au poète Robert L. May, en 1939. Son apparition est justifiée par le fait que le Père Noël doit affronter des conditions météorologiques si mauvaises qu’il risque d’être en retard dans ses livraisons nocturnes. Grâce au nez lumineux de ce renne, il peut s’orienter dans la turbulence hivernale et mener à bien sa distribution de cadeaux.Il symbolise le chakkras alumer du Coeur.

La parenté des mots en français entre ETRENNES et RENNES… Le mot « ETRENNES » étant de plus en plus apparenté à la notion d’argent, on entend souvent dire qu’une prime de Noël est octroyée en guise d’étrennes.

La Symbolique de la Nativité

La Grotte dans laquelle se réfugie la Sainte Famille représente symboliquement le corps de l’homme. les deux triangles inversés du sceau correspondent, le triangle du haut, à la pyramide de la montagne, celui du bas, au schéma de la grotte. Ce symbolisme exprime l’union du monde céleste et du monde terrestre et l’Homme Universel.

Golgotha. Cette dernière mérite de retenir l’attention pour le sujet qui nous occupe. Dans le rocher du Golgotha, presque sous le trou où fut plantée la Croix, s’étend une caverne convertie en chapelle dédiée à Adam. Selon une tradition hébraïque, reçue par certains Pères de l’Église, tel Saint Ambroise, dans celle grotte fut enseveli le crâne d’Adam que Noé avait conservé et qui fut déposé par Sem en ce lieu où il savait que mourrait le Messie

Marie et Joseph sont les principes féminin et masculin qui agissent de concert pour enfanter le Principe Christique

L’Hôtellerie où Joseph et Marie n’obtiennent pas asile, c’est la société des hommes ordinaires, occupés à boire, manger, dormir.

La Crèche, symbole de pauvreté, représente les difficultés inhérentes à la Deuxième Naissance. Celui qui naît deux fois n’est pas compris des hommes ordinaires car il remet en question les structures établies

Le Bœuf, dans l’antiquité, a toujours symbolisé le principe de la génération, de la fécondité, de la fertilité. Il est sous l’influence de Vénus. Il représente la force sexuelle

L’Âne, lui, est sous l’influence de Saturne.Il symbolise la personnalité, c’est à dire la nature inférieure de l’homme, le vieil Adam, têtu, buté, mais bon serviteur.

Nous avons dit que la Grotte est le corps de l’homme.

La Crèche installée dans cette Grotte, c’est le Centre Hara, le centre de toutes les énergies, le lieu énergétique de la Seconde Naissance (l’auge dans laquelle repose l’Enfant n’est pas sans rappeler le ventre). C’est là que l’Enfant naît et prend forme, entre le Bœuf et l’Âne, c’est à dire le Foie et la Rate (si cela vous surprend, demandez-vous si les enfants naissent par les oreilles !)

C’est là, dans le centre Hara, que le disciple doit faire naître en lui la nouvelle conscience : l’Enfant Christ véritable

Les TABLES de la LOI

Le lieu

La crèche chrétienne est traditionnellement posée dans une grotte, lieu naturel abrité. Ce n’est pas une construction humaine, mais un espace vide laissé par la nature. Dans la grande majorité des traditions, la grotte est le lieu initiatique par excellence. Elle figure l’intériorité, le fond du « moi », le lieu secret de chacun, le cœur de l’être.

Son aspect naturel l’oppose aux édifices construits par la main de l’homme. On peut déjà pressentir que ce lieu n’est pas celui de la pensée rationnelle, celui des idéologies ou des dogmes. C’est un lieu sauvage et naturel en l’homme. Un creux, un vide, une vacance dans le roc des certitudes, une brèche dans la montagne des savoirs.

La grotte est aussi le lieu souterrain, le lieu de l’enfouissement où se vit la mort et la renaissance que l’on nomme aussi résurrection. Lieu où la fin d’un cycle en prépare un autre.

Le temps

Le temps de cette action nous suggère aussi une absence. L’acte qui va se dérouler se situe au cœur de la nuit, au plus noir du noir de l’obscurité. C’est aussi au cœur de l’hiver, quand rien ne bouge dans la nature, quand tout dort du long sommeil annuel. Ceci nous indique que l’événement qui va se dérouler ne dépend d’aucune activité. Il se situe simplement au cœur du manque qui révèle le désir.

Manque de lumière, de chaleur et de vie. C’est aussi dans un creux, un espace vide du temps, ce concept psychologique s’il en est, que va se produire le désir et le fruit de ce désir. Le vide appelle le plein. Le manque crée les conditions de la plénitude. C’est le temps où le grand est devenu petit. Le temps de la décroissance absolue, le bas du cycle… Le creux de la vague.

L’objet

L’objet est, lui aussi, creux : la crèche, la mangeoire est un récipient de pierre ou de bois évidé où l’on dépose la nourriture. Mais aujourd’hui elle est vide pour que puisse y prendre place Celui qui est, qui était et qui vient, mais nous n’en sommes pas encore là. Pas de nourriture donc dans ce fin creux du « moi », dans ce vide du temps et de la matière, rien qui alimente le moteur psychologique. La paille et l’enfant viendront plus tard à mi nuit ouvrir le cycle de l’action nouvelle. Pour l’instant la crèche est attente passive, quiétude sans intention.

Symbolisme de la crèche de Noël

creche

Correspondances de la crèche de Noël avec les signes du zodiaque, qui représentent une scène de notre vie intérieure.

« Chaque année, le 25 décembre, la chrétienté fête la naissance de Jésus, et dans toutes les églises on a préparé une crèche. L’enfant est là, couché sur de la paille, Marie et Joseph veillent sur lui, mais aussi un âne et un bœuf. Jamais on n’oublierait l’âne et le bœuf, ils sont étroitement liés à la naissance de Jésus. Pourquoi ? Parce que cette représentation est symbolique. Elle correspond à des processus qui se déroulent dans l’être humain lui-même.

L’étable représente le corps physique. Le bœuf représente la force sexuelle. Quant à l’âne, il représente celui que l’on appelle le vieil Adam, égocentrique, têtu, buté, mais bon serviteur. Lorsque l’homme décide de se perfectionner pour faire naître le Christ en lui, il commence par entrer en conflit avec les forces de sa nature inférieure et de sa sexualité. Ce sont elles qu’il doit maîtriser pour les mettre au service de l’Enfant divin. C’est pourquoi il est dit que dans l’étable, le bœuf et l’âne soufflaient sur l’enfant Jésus, ils le réchauffaient de leur haleine…

Quand l’être humain réussit à transmuer en lui l’âne et le bœuf, ils viennent chauffer et alimenter l’enfant nouveau-né. Tous ceux qui sont arrivés à faire naître le Christ en eux seront servis par les forces de leur nature inférieure et de leur sexualité, car ce sont des forces extraordinairement utiles si on est capable de les atteler à un travail.» Omraam Mikhaël Aïvanhov

Projection astrologique de la crèche

Noël, l’Enfant Jésus se situe dans la milieu de Ciel au 1er degré du Capricorne en plein Sud. Cet évènement cosmique est projeté par le fond de ciel situé au 1er degré du Cancer, à mi-chemin entre le Bœuf du le 1er degré du Taureau et de la constellation de l’Âne au 1er degré du Lion. Le signe du Lion symbolise tant le Christ que l’Antéchrist. Ce point de projection c’est la Saint Jean, le solstice d’été et le Nord. Saint Jean Baptiste fut le précurseur du Christ. Signification des personnages

L’âne symbolise les églises, les religions ignorantes de l’ésotérisme « bête comme un âne », un âne bâté, etc. C’est la monture des pauvres, le cheval inférieur = la cabale inférieure des pauvres, l’exotérisme etc. Pourtant il réchauffe l’enfant. Il porte les fardeaux. Il porte le christ le jour des Rameaux. Il porte les mystères, les objets du culte et les reliques, les débris des religions antiques. Il porte le fou à la fête des fous, le feu qui nous dévore. Mais il symbolise également Satan également témoin de la nativité. L’âne représente aussi la tradition vulgaire et le rigorisme ignare.

Le bœuf c’est l’animal à sacrifice. O (le soleil) + ( ( la lune) le taureau, le signe d’exaltation de la Lune. Âne et bœuf sont nécessaires, ils sont respectivement la foi et la connaissance. Le Bœuf c’est la foi aveugle et naïve. Les mages viennent de l’orient, c’est la constellation du bélier, la tête, c’est-à-dire l’orient céleste.

Cours Djedi

Le Père Noël correspond sensiblement au même ARCHÉTYPE. Lui aussi vient du ciel (dans son traîneau tiré par des rennes) Le Père Noël vient pour juger au mérite, les gens et leur donner des cadeaux. Le Père Noël vient d’un royaume où tout est su sur chacun. Des êtres de services lui obéissent et en une nuit (celle de Noël) le Père Noël rencontre tout le monde de la terre…

Arrive un jour où l’enfant atteint un niveau de compréhension qui lui permet d’apprendre la vérité sur le Père Noël.

Le Père Noël n’existe pas réellement et pourtant on continue de recevoir des cadeaux à Noël même entre adultes qui savent la vérité. Pourquoi ? Parce que ce personnage MYTHIQUE comble un besoin social et individuel et correspond à l’ARCHÉTYPE profondément encré dans la nature humaine. Chacun reconnaît que les cadeaux sont une marque d’affection agréable à vivre au moins une fois l’an. Père Noël ou pas !

L’étoile des Rois Mages

« l’Étoile Internelle » (l’Étoile intérieure de l’éternel matin).

L’étoile des Rois-Mages semblable en tout point à celle de compostelle (compost stellae : l’étoile du compost philosophique) n’apparaît que pour mieux « signer » la naissance de l’enfant-Christ. Or, c’est précisément à Léon (anagramme de Noël) que le bon Nicolas Flamel (de nickê : la victoire et laas : la pierre ; Flamel : par la flamme…)

l’étoile des rois mages aurait pu être la Jérusalem Céleste?

l’étoile des rois mages aurait pu être un OVNI?

l’étoile des rois mages aurait pu être le Double du Christ?

Les Rois Mages

Les rois mages, symbolise l’aspect initiatique reçus des la naissance par le christ, relier a la tradition primordiale (l’Agartha ) dont le symbole et l’étoile polaire

Les rois mages seraient des envoyés du roi du monde, Manu, le Législateur primordial et universel. Ils sont venus de l’Agartha, le centre spirituel du Monde. Ce sont les trois chefs de l’Agartha qui viennent rendre au Christ naissant.

Les mages ont offert à Jésus de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Cela symbolise l’éveille et l’initiation a l’état réaliser de l’homme parfait ; prêtre et roi a la fois du royaume intérieur et extérieur.

  • l’or comme le symbole de la royauté, le roi.

  • l’encens, le symbole de la divinité, le prêtre.

  • la myrrhe, le symbole de la passion, l’amour.

Le Christ, recevra du roi du monde à travers Melki-Tsedeq la très sainte eucharistie.

Saint-Yves d Alveydre dit bien que les trois “Rois Mages” étaient venus de l’Agartha, mais sans apporter aucune précision à cet égard. — Les noms qui leur sont attribués ordinairement sont sans doute fantaisistes, sauf pourtant celui de Melki-Or, en hébreu « Roi de la Lumière », qui est assez significatif.

Les Rois Mages et l’Alchimie

Prêtre, le pouvoir sacerdotal, par l’encens que lui a offert Balthazar. L’encens est un parfum magique, celui des opérations solaires, celui des astrologues. Balthazar, dans ce nom le radical est bal, qui veut également dire bel, comme le dieu Bel, solaire, celtique.

Roi, le pouvoir royal, le roi de la lumière. Melchior lui offre l’or. L’or des rois, que l’on obtient par l’alchimie, le souffre, la Terre. Melchior est noir de visage car la fumée qui se dégage lors des opérations alchimiques a noirci son visage. Le symbole du visage noir est fort car il désigne l’homme qui a su traverser les ténèbres ou le chaos.

Prophète qui appartient à la plénitude de deux pouvoirs, sacerdotal et royal, il représente l’état indifférencié par la myrrhe, le parfum qui leur est réservé ? Gaspard représente la Magie, elle-même représentée par la Lune.

Au beau milieu du ciel se trouve la magnifique constellation d’Orion avec trois étoiles à sa ceinture :

Alnitak, Mintaka et Alnilam, formant le Baudrier d’Orion, aussi appelé « les Trois Rois » qui, selon la tradition populaire, représentent les Trois Rois Mages.

A cette date, a lieu dans la nature, la renaissance du Principe Christique. Et l’homme bien préparé et conscient de cet événement peut aussi en cueillir les fruits et voir naître en lui l’Enfant Divin. Cet homme marchant vers son Destin Divin, c’est Orion, cheminant éternellement sur la voûte céleste vers les filles d’Atlas : les Pléïades.

Cette renaissance est, chaque année, la première manifestation de la Vie, le commencement de tous les jaillissements.

les Rois Mages et le Père Noël

ont quelque chose en commun, en ce sens que tous portent des attributs royaux. Le grand manteau rouge est un attribut royal, mais il faut se souvenir que le bouffon, traditionnellement, était lui aussi vêtu de rouge…

C’est d’ailleurs pourquoi, au moment de la Passion, on a recouvert Jésus (qu’on qualifiait de  » Roi des juifs « ) d’un manteau rouge pour le présenter sous un jour ridicule. C’est l’envers du roi, finalement. Or, le père Noël, c’est aussi un roi et l’envers du roi, d’une certaine façon.

Extrait – Cour Djedi et Rois Mages

Les trois rois mages

Trois grands-prêtres de la religion de Zoroastre

Les grands-prêtres de la religion de Zoroastre portent le nom de « MAGE ». Grands observateurs du ciel, le jour -le Soleil- et la nuit -la Lune et les étoiles-, ils sont, sans doute, les personnages bibliques qui ont visité Jésus enfant dans la crèche de la Nativité.

La Bible relate cet épisode de la visite de trois rois mages qui avaient suivi une étoile qui se déplaçait à basse altitude de l’Orient jusqu’à Bethléem en Palestine, au-dessus du champ des bergers.

Figurines des trois rois mages
M’El Kior – Baal Ta’Zar – Ghats Pâr

Trois pour représenter les 3 natures de l’Être humain: Spirituelle – Psychologique – Matérielle. La remise de trois cadeaux à l’enfant qu’ils ont considéré comme le Roi des rois. De l’OR pour l’aspect social – qui va mettre la Sainte Famille à l’abri des besoins pécuniaires De l’ENCENS pour l’aspect spirituel – qui élève l’Esprit au-dessus des choses humaines. De la MYRRHE pour le corps physique – qui sert à l’embaumement des cadavres.

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Le Père Noël et la Terre Creuse

Le Père Noel habite au Pôle Nord,pres de THULÉ et la Terre Creuse

PÈRE NOEL même initiale que Pôle Nord

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La suite de cet article 
http://noxmail.us/Syl20Jonathan/?p=14102

* Omraam Mickhaël Aïvanov : voir son texte sur la signification de Noël ici 
http://michel1955.blogspot.com/2009/12/quel-sens-donner-noel.html

4 décembre 2010

La retraite d'hiver du Village des Pruniers chez soi (1)

Le groupe de l'Inter-être du Village des Pruniers nous propose pour la 2eme année de participer de chez soi à la retraite d'hiver basée sur les enseignements de Thay bi-hebdomadaires (jeudi et dimanche) et des partages à organiser au sein de nos sanghas respectives:

pendant la saison d'hiver, (la saison des pluies) le Bouddha et sa communauté, la sangha ne voyageaient plus à travers le pays pour donner des enseignements et au contraire se retiraient dans un lieu qui leur avait été offert par un roi , un prince ou un riche commercant, afin d'une part de ne pas écraser inutilement en marchant des insectes et d'autre part se recentrer "dans leur île interieure" en pratiquant l'arret.

Dans toutes les traditions ancestrales, l'hiver, c'est le moment ou les energies sont au plus bas d'où comme partout dans la nature, la nécessité pour nous du repos après l'activité, et du retour vers soi


Chère famille de la Retraite d'Hiver,

Nous sommes heureux et un peu impressionnés aussi il faut le dire, du nombre grandissant de personnes (plus de 250!)  qui viennent se joindre à cette "retraite d'hiver chez soi".

C'est un moment tout à fait privilégié que l'on s'offre à soi-même; un espace que l'on se donne pour s'arrêter, pour revenir dans l'œil du cyclone et prendre soin de soi, apprendre à nourrir les graines de joie et à embrasser la douleur lorsqu'elle se manifeste.

Dans la tradition monastique, nous avons la grande chance de ne pas avoir à sortir du centre de pratique ou du monastère durant ces trois mois. Nous nous donnons des frontières physiques, qui sont lues devant toute la communauté lors de la cérémonie du Comptage des Bâtons. Cela nous permet de faire un véritable retour en nous même et de ne pas nous perdre, nous cacher ou nous enfuir dans des distractions extérieures.

Bien sûr beaucoup d'entre vous n'ont pas la possibilité d'arrêter le travail, de ne plus prendre le métro ou le bus, de ne plus faire les courses, de ne plus sortir voir des amis etc... la vie continue.

Comment continuer nos occupations tout en cultivant l'arrêt pour ne pas se laisser emporter
?


 Nous voudrions proposer que chacun regarde en soi et dans ses activités quotidiennes pour voir quelles sont les frontières que l'ont peut s'offrir à soi même, quelles sont les choses que l'on peut simplifier dans notre vie.
   On peut regarder la manière dont on utilise le téléphone, la télévision, les films, l'internet, les sorties avec les amis, les magasins, les livres, la musique etc... et choisir une ou plusieurs choses que l'on s'engage à ne pas faire pendant trois mois.
Non pour nous cloîtrer et nous limiter, mais pour nous permettre de ne plus nous enfuir dans ces choses et d'ainsi pouvoir regarder en profondeur ce qui est en nous et dont nous ignorons souvent l'appel, trop occuper par des milliers d'autres choses.

Pour ce faire, il est évidemment très important d'avoir le soutien de la communauté et les outils de pratique. C'est pourquoi nous resterons liés ensemble durant ces trois mois par des messages hebdomadaires et notre pratique quotidienne. Nous espérons que chacun ait un espace de partage dans sa sangha ou avec un groupe d'amis pour partager les joies et les obstacles rencontrés sur le chemin et nous vous proposons de commencer (ou de continuer) un cahier de pratique où nous pourrons noter nos observations sur nos modes de fonctionnement et quelles frontières nous pouvons nous offrir.

L'engagement joue aussi un rôle très important et c'est pourquoi nous avons la tradition monastique (qui nous vient du temps du Bouddha)  de la Cérémonie du Comptage des Bâtons et la Cérémonie d'Ouverture de la Retraite d'Hiver.

Lors de la Cérémonie du Comptage des Bâtons, nous nous engageons devant le Bouddha, Thay et toute la communauté à rester ensemble, sans sortir,  pour pratiquer l'arrêt, la concentration et la vision profonde durant ces 90 jours.
Notre engagement est symbolisé par un petit bâton que l'on dépose sur l'autel. Toute la sangha, Thay inclu, restera donc présente sur l'autel tout au long de la retraite d'hiver. Cette cérémonie aura lieu ce jeudi soir dans chaque hameau du Village des Pruniers, à la Maison de l'Inspir ainsi que dans chaque centre de pratique en Allemagne et aux États Unis.

Pour ce qui est de la Cérémonie d'Ouverture de la Retraite d'Hiver, qui aura lieu ce vendredi matin, c'est un moment de célébration où toute la sangha se réunie pour se réjouir ensemble de cette chance que l'on a de pouvoir être en-soi et ensemble pour trois mois.

 Et l'on annonce aussi cette bonne nouvelle au monde et à tous nos ancêtres.
C'est un événement très joyeux, un peu comme l'ouverture d'un festival...

En  sanghas ou chez soi, nous pouvons aussi créer des petites cérémonies pour appuyer et formaliser notre engagement.

C'est un bonheur de se sentir relier pour cette retraite d'hiver, de savoir que partout en France et dans le monde des respirations se font plus profondes, plus détendues, que la Terre accueille des pas solides et libres. Nous maintenons ainsi éveillé la pleine conscience de notre fraternité.

Très belle et joyeuse Retraite d'Hiver à chacun,

Vos frères et sœurs sur le chemin


Deuxième message, semaine du 2 au 9 Décembre

 
Chère Famille de la Retraite d'Hiver,
 
Quel cadeau merveilleux que ces trois mois que nous allons passer tous ensemble!
Notre famille ne cesse de s'agrandir et nous sommes à présent 380 à marcher main dans la main sur ce beau chemin!
 
La nature aussi s’est jointe à nous en se recouvrant d’un manteau blanc sur une grande partie de la France. C’est une invitation  à s’arrêter et à retourner vers soi-même. Nous sommes des pélerins sur le chemin de la vie et tout au long de ce chemin des découvertes merveilleuses vont se présenter. Marcher ensemble sur le chemin est beaucoup plus facile. Merci à tout le monde de bien vouloir nous accompagner dans ce pèlerinage et réjouissons-nous de la présence des uns et des autres.
 
Pas à pas nous allons nous entrainer pour pouvoir marcher sur ce chemin avec plus de joie, d’espace intérieur, de paix, de solidité. 
 
Exercices pour la deuxième semaine :
-         Le retour à notre respiration, à notre corps, présence au corps.  Choisir un son comme la sonnerie de notre téléphone, le bip de notre montre, la cloche de l’église, un son que nous entendons regulièrement et qui nous est agréable, à l’écoute duquel nous nous arrêtons pour quelques secondes nous offrant une pause et retournons à notre respiration, amenant notre attention sur notre abdomen, sentant notre corps tout entier qui respire, nos yeux, nos oreilles qui respirent. Espace interieur qui s’installe. Sourire. C’est un son qui va nous permettre de retrouver notre véritable demeure, notre ile intérieure. Nous pouvons utiliser un de ces poèmes de pratique (gatha) suivant le mémorisant, peut-être le poster sur notre réfrigérateur, dans notre agenda, le ramener dans notre esprit le plus souvent possible :

1)J’écoute, j’écoute, ce son merveilleux me ramène à ma vraie demeure (ou mon vrai bonheur)

2) J’inspire, je me calme. J’expire, je souris. Je m’établis dans le moment présent, unique et merveilleux.

-         Chaque matin et chaque soir prendre quelques minutes soit assis, soit allongé pendant lesquelles nous ne faisons rien, juste permettons à notre corps, à notre souffle d’être, apprenons à nous détendre. Eteignons notre portable, la télévision, la radio, prenons quelques instants juste pour nous-même, pour retablir la communication avec notre corps, le sentir. Connexion avec notre respiration, avec chaque partie de notre corps. Sentir par exemple nos yeux respirer, l’espace que cette respiration créé dans nos yeux ce qui nous permet de voir mieux, sentir nos machoires respirer, sentir la tension qui se dénoue petit à petit, etc.   Pause tranquilité, calme, espace, peut-être de 5 mn, 10 mn ou plus, l’essentiel étant de pratiquer chaque jour. Etre créatif avec notre pratique. Proposition de poème de pratique (gatha) pour cette pratique :

J’inspire, j’expire,
plus profond, plus doux.
Je me calme, je relâche,
je souris, je suis libre.
Moment présent, moment merveilleux.
 
-         Peut-être dans la journée attendant en faisant la queue dans un magasin, assis dans notre voiture, dans le bus, dans le métro ou ailleurs nous pouvons amener cette pratique de la pause détente.

 Pour toute la retraite d'hiver

-         Tenir un journal quotidien – Cela  nous aidera à établir une régularité et enraciner notre pratique encore plus profondement.
-         Cette semaine inscrire les frontières, les balises que nous nous sommes établies pour la retraite d’hiver pour nous aider à ne pas nous perdre en route, à réduire ce qui peut nous disperser. Avons-nous pris le temps de regarder la manière dont on utilise le téléphone, la télévision, les films, l'internet, les sorties avec les amis, les magasins, les livres, la musique etc... et choisi une ou plusieurs choses que l'on s'engage à ne pas faire pendant trois mois. Comment s’est passée la semaine avec ces frontières ? Nos resistances, nos joies, nos découvertes à l’intérieur de celles-ci. Mais peut-être nous n’avons pas encore établi ces frontières ?
-         Chaque jour écrire  la pratique du retour vers soi, vers  la respiration, observer notre journée sans jugement, avec simplicité et légéreté et essayer de reconnaitre si nous nous sommes trouvés dans des situations de stress, de tension et les écrire dans notre journal.
 
Très bonne semaine de pratique à nous tous
 http://maisondelinspir.over-blog.com/pages/Deuxieme_message_semaine_du_2_au_9_Decembre-4182205.html

Tous les messages et les enseignements de Thay  ici sur le blog de la sangha de Lyon

Mon impression sur la semaine écoulée, la première de cette retraite d'hiver:

L'arret , je n'ai pas pu le pratiquer, mon activité a même été plus débordante que d'habitude, avec en plus de mes séances de pratique en groupe habituelles,  lundi Zazen, Mardi Qi Qong, mercredi pratique tibétaine... les enseignements sur les  6 paramitas mercredi et jeudi soirs, et des activités militantes le mardi soir et le jeudi ...
 en plus du boulot et de tout le reste !  y compris Internet et facebook ... mais qui sont pour moi des outils de partage sur mes pratiques spirituelles et mes actions militantes... difficile de lacher prise !

J'ai quand même décidé de ne pas aller  à la méditation de transmission du vendredi qui il est vrai ne m'apportait plus grand chose  (voir mes doutes sur l'emergence de Maitreya)

Et la semaine qui vient est prévue la réunion mensuelle de Katao lundi, l'enseignement d'Anila de Lavaur mardi sur la colère, mercredi la méditation shiné suivie d'un partage sur un enseignement de Lama Jigmé Rinpoché -se relier- et le week end de 3 jours au Village des pruniers avec la Sangha...

Il va me falloir lacher quelque chose sur mes activités internet...mais quoi ?

3 décembre 2010

Les 6 Perfections ou les 6 Paramitas

Enseignement que nous venons d'avoir avec le Lama Kunkyab Dordjé du centre Dhagpo Kagyu Ling, en Dordogne pour notre groupe du Dharma de Montauban .
 Enseignement très convivial puisque nous  avons eu le privilège d'avoir un lama pour 6 ou 7 ...

Voici le meilleur résumé pour moi, que j'ai pu trouver sur le net  complété par quelques notes personnelles, prises lors de l'enseignement.

Notre existence se caractérise par la souffrance ou l'insatisfaction due d'abord à l'ignorance, nous sommes pris dans
-la dualité,  
-le conditionnement
-la croyance en un soi séparé
Mais nous pouvons y mettre fin et pour cela il existe un chemin à 8 branches: le noble sentier octuple

La pratique du dharma nous enseigne, dans un premier temps, à éviter d'accomplir tout ce qui pourrait être nuisible pour le autres dans notre conduite, dans nos paroles et dans nos pensées. Ce n'est cependant pas une étape à laquelle il faudrait s'arrêter. Il faut aller plus loin et adopter une conduite qui soit bénéfique pour les autres. Dans le grand véhicule, cette conduite s'exprime au travers des six paramitas, les six perfections transcendantes. Ces six paramitas forment le chemin que parcours le bodhisattva afin de se rendre jusqu'à l'Eveil, qu'il veut atteindre pour le bien de tous les êtres. Elles constituent donc les Préceptes de la bodhicitta appliquée. 

Ce sont donc : · Le don ou la générosité · l'éthique · la patience · la diligence ou l'effort joyeux · la concentration ou méditation· la sagesse.  Leur ordre n'est pas dû au hasard. Elles sont classées de la plus aisée à accomplir jusqu'à la plus difficile, ou encore de la plus évidente à la plus subtile. Chacune des paramitas est divisée en trois aspects. 
 
   
  
LA GÉNÉROSITÉ
C'est l'intention du don avec une pure motivation. Il ne s'agit pas de donner seulement à ceux que l'on aime - ce qui, somme toute, est facile - mais d'être motivé par la plus grande équanimité possible. 
 
Apprendre à donner à nos ennemis est une chose autrement plus ardue que de donner à nos proches, mais également autrement plus méritoire. Il est certain qu'au début du travail l'attitude n'est pas spontanée et qu'elle résulte d'une réflexion, comme pour un sport dont certains gestes ne sont pas encore faciles parce qu'on n'en a pas l'habitude, mais qu'on persiste à pratiquer en connaissant les bénéfices qu'il nous apportera 

Les bénéfices de la générosité sont multiples, dans la vie actuelle comme pour la vie future. Dans la vie de tous les jours, nous recherchons tous un peu de générosité de la part des autres , et les autres, réciproquement. Ainsi, de même que nous nous réjouissons de voir quelqu'un de charitable, nombreux sont ceux qui apprécient ceux qui savent donner.
 
Le Don n'est pas que matériel
On peut , en effet , distinguer 3 types de dons 



· le don d'objets , de biens matériels , d'argent : bien sûr , on pourrait penser que ce type de don n'est réalisable qu'en possédant une grande quantité de biens , mais il s'agit avant tout d'un état d'esprit . Ainsi , le fait de penser sincèrement que , si nous en avions les moyens , nous saurions donner à ceux qui en ont besoin est déjà une marque de générosité .

 le don de protection : qui est de protéger tous les êtres sensibles de la peur et de ce qui les menace , entre autres contre les dangers provenant des quatre éléments (feu, eau, terre et air). 

· le don du Dharma , d'enseignements , d'explications sur la pratique : là aussi , tout le monde n'a pas la capacité d'enseigner le Dharma . Mais se dire que l'on va chercher à apprendre pour pouvoir un jour enseigner est une pensée généreuse . 

Dans tous les cas , pour que ces actes s'inscrivent dans la voie du Mahayana, ils doivent  être accompagnés de l'amour universel qui est le souhait que tous les êtres obtiennent le bonheur , en dédiant les mérites de ses pratiques et de ses actes pour le bien de tous les êtres. 

Cet amour mène à l'esprit d'éveil, sans pour autant que la personne ne s'implique forcément dans une démarche particulière pour venir en aide aux autres .

Pour que le don soit l'aboutissement d'une motivation juste, il n'est pas question de donner en se disant que l'on va ainsi acquérir des mérites. On peut être conscient du mécanisme lié aux actions vertueuses, mais il ne faut pas que cela soit le moteur de notre attitude. 

La générosité est une philosophie de vie à part entière. Elle résulte d'une réflexion sur le sens de sa propre vie et de celle des autres, sur la souffrance de tous les êtres et sur la générosité dont font preuve des êtres de notre entourage qui donnent leur vie pour aider les autres qui sont parfois dans des conditions difficiles

Notes personnelles: 
Le don du Dharma , faire connaître le Dharma, c'est la plus grande des générosités
Ce qui distingue la générosité que l'on pratique dans le cadre de nos engagement au travers d'associations caritatives ou humanitaires de la générosité en tant que Paramita, c'est qu'il nous faut sortir de l 'égo qui choisit à qui on va donner (absence d'équanimité) et pourquoi on donne (bien souvent pour se dire qu'on est généreux...
La générosité ce n'est pas uniquement des actions, mais aussi des paroles de bienveillance ou des pensées, faire le vœu par exemple que chaque être qu'on croise pendant sa journée, puisse être libéré de ses souffrances et des causes de ses souffrances. 
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L'Éthique
La moralité est l'application d'une éthique qui vise en premier lieu à ne pas nuire aux autres. C'est la base. 

À partir de cela, nous aménageons notre vie pour pouvoir, en plus , rendre service. On voudra alors éviter les comportements non vertueux, produire les conditions méritoires et aider les autres. Pour mettre notre vie en adéquation avec nos aspirations philosophiques ou religieuses, il est nécessaire d'éviter tous les comportements non vertueux : ceux qui visent à nuire aux autres par des comportements agressifs, par la jalousie , l'orgueil ou la médisance. 
 
Pour ce faire, on pourra revoir les Dix actions non vertueuses à éviter

Celles-ci nous montrent que même la pensée peut être créatrice de potentiels négatifs .Le seul fait de souhaiter qu'une chose négative se produise est créateur de karma négatif. Pour que celui-ci se développe complètement, il faut toutefois cumuler quatre facteurs : l'intention , l'action , le résultat et la réjouissance
 
La moralité peut être appliquée de différentes façons. Selon le niveau d'engagement auquel on veut se soumettre, il existe trois niveaux d'éthique: l'éthique de la libération qui demande de maintenir une conduite vertueuse; celle de la bodhicitta, qui s'accompagne du développement des six perfections; et celle du tantra 

Notes personnelles: 
 l’Éthique ou moralité ou discipline, (mais je préfère le terme éthique ), c'est"vouloir se changer soi même, afin de pouvoir changer le monde" (Gandhi),  c'est aussi constamment se demander "Pourquoi ai-je cette pensée?"  L’éthique c'est créer les causes de notre libération
La PATIENCE
C'est avoir un esprit non perturbé par les émotions . On cherche alors à : 
 
· ne pas répondre à ce qui nous dérange, ou à l'insulte et à l'agression. On pourrait ajouter : avec une intention négative, parce que dans une situation où notre vie ou celle de quelqu'un d'autre est en jeu, il est clair que l'on doive réagir. 

Notre réaction doit toutefois avoir une limite raisonnable et nous devons nous assurer de ne pas porter atteinte à la vie de l'autre ou de ne pas agir avec haine ou méchanceté 

· accepter les obstacles, les souffrances :
Il ne s'agit pas de masochisme , de chercher la souffrance pour la souffrance,
mais plutôt de ne pas ressentir d'irritation face à une souffrance ou à un obstacle

Comme nous rencontrons tous, à un moment ou à un autre, des obstacles dans notre vie, la pratique de la patience est là pour nous permettre de rester objectif, de ne pas nous emballer, de ne pas réagir de façon impulsive. Il s'agit alors de rechercher la vue la plus juste, en dehors de tout réaction émotionnelle. 

Devant un problème, on cherchera à maintenir son calme, à bien respirer, à analyser son esprit pour ne pas laisser surgir la panique ou l'agressivité. Puis, on examinera la situation et les différentes solutions qui s'offrent à nous pour la résoudre 

Les pratiquants plus avancés iront même jusqu'à accepter la souffrance avec plaisir, puisqu'elle est le résultat d'actes que nous avons nous-mêmes posés et que le fait de la ressentir maintenant élimine ce poids qui autrement aurait été transporté dans une autre vie .

· être patient sur la voie du dharma
Face aux obstacles rencontrés et à nos faibles capacités de réagir sereinement, nous devons accepter que le chemin pourra être long et que nous devons travailler sérieusement sur les émotions pour développer la méditation stable et le calme mental 

Notes personnelles 
La patience c'est accepter la situation insatisfaisante où on se trouve, car on a tendance à vouloir que les choses aillent bien, et  qu'alors cela dure éternellement, d'où nos insatisfactions (souffrances), nos impatiences, nos irritations et nos colères .

Mais accepter cette situation insatisfaisante ne veut pas dire ne rien faire pour l'améliorer...!
L'Effort enthousiaste
C'est l'état d'esprit qui prend plaisir à s'engager dans les pratiques vertueuses , qui maintient la " motivation joyeuse " pour la pratique. Il s'oppose aux trois types de paresse : 

· celle qui remet à plus tard . Et qui le fait en repoussant la décision et l'action , et surtout en trouvant toutes les bonnes raisons pour le faire ! Notre ego invoque alors toutes sortes de prétextes : pas le temps aujourd'hui , il ne fait pas beau , il fait froid , je suis en chaussons alors je ne peux pas sortir , etc. 

· celle qui s'occupe à autre chose . On se dit que d'autres actions sont plus urgentes et que leur poursuite nous empêche de nous mettre à la pratique maintenant . Ou on tente de faire la pratique du Dharma en même temps que ces autres occupations , en récitant des mantras pendant qu'on jardine par exemple , alors que l'effort principal doit être mis sur la recherche du Dharma pour qu'une pratique soit vraiment efficace .

· celle qui se décourage devant les difficultés ou qui croit ne pas avoir les capacités nécessaires . En recherchant les bonnes raisons de ne rien faire, l'ego trouve celle de la soi-disant incapacité . Facile ! Je ne peux pas faire, je ne fais pas . 

On combat la paresse par la motivation de développer les outils nécessaires à l'atteinte de l'Éveil , par la volonté d'aider les autres , toujours plus difficile que de ne s'occuper que de soi-même . 

C'est l'effort permanent de penser notre devenir en fonction de l'aide que l'on veut pouvoir apporter aux autres 

Notes personnelles: 
 L'effort enthousiaste ou la JOIE car nous avons la FOI basée sur la compréhension (et non sur une croyance aveugle), et nous pourrons donc aller vers LA FIN DE LA PEUR
La Concentration
C'est maintenir son esprit concentré sur un objet , un but vertueux , pour un temps sans limite . Bien souvent , après avoir pris de fermes des résolutions , nous avons placé notre esprit dans un état concentré 

. Et puis , après quelques instants , quelques minutes , quelques heures , quelques jours ou quelques mois , nous nous sommes laissés distraire par toutes sortes de circonstances , par d'autres pensées . 

Nous avons alors perdu le fil de notre concentration . Nous nous sommes éloignés de notre but , allant même jusqu'à nous diriger vers un but complètement opposé en oubliant totalement notre objectif initial . 

Pour toute spiritualité , on pourrait même dire pour tout projet , la concentration est nécessaire . Il ne s'agit pas de se torturer l'esprit du matin au soir en fronçant les sourcils tant on se veut concentré . Il faut dissocier concentration et tension . On peut être très concentré sans qu'existe de tension . On peut même dire que la tension est génératrice de perte de concentration . Être concentré signifie plutôt placer son esprit sur un objet ou un but , et l'y maintenir sans se laisser distraire par des phénomènes extérieurs .

Une pensée survient ? Alors , qu'elle passe et disparaisse . Je ne la retiens pas , je ne quitte pas mon objet de concentration . Une baisse de concentration peut aussi apparaître , soit parce qu'une pensée traverse le champ de la conscience , soit parce qu'une certaine torpeur naît , souvent d'un manque de vigilance et d'effort . La concentration génère une flexibilité à la fois mentale et physique . 

Cette flexibilité mentale permet à l'esprit d'être touché par une pensée perturbatrice sans " casser " . Et si l'esprit est bien concentré , alors tout le schéma corporel est libre de tension et acquiert aussi une certaine souplesse . 

Notes personnelles: 
 La concentration par la méditation pour stabiliser, rendre naturelles les  pratiques précédentes 
 
La Sagesse
Elle permet la discrimination juste. On peut aussi distinguer plusieurs types de sagesse : 

· la sagesse ultime : celle qui réalise le non-soi des personnes et des phénomènes , la vacuité . On développe cette sagesse sur la base de méditations et d'un travail sur l'absence d'existence inhérente des phénomènes avec l'aide du calme mental acquis par la concentration . C'est l'antidote direct à l'ignorance fondamentale , la clef de la libération . 

· la sagesse conventionnelle : c'est la sagesse de la médecine , des arts et des sciences de l'astrologie . C'est une compréhension juste dans différents domaines du savoir . Au-delà d'une simple compréhension théorique , la sagesse permet une appréhension exhaustive et globale de ce qu'il faut savoir sur l'art concerné . Cette sagesse est donc importante pour ne pas se tromper , tant dans l'application d'une méthode que dans les réponses à donner aux questions diverses ou face , dans le cas de la sagesse de la médecine , à un désordre psychique ou somatique . 

· la Sagesse bénéfique aux autres : elle se traduit par la connaissance des différentes dispositions , des motivations des êtres , etc. Il s'agit d'une aptitude particulière à comprendre les autres de façon très pointue et , les comprenant bien , à mieux répondre à leurs besoins et à leurs attentes .

Notes personnelles: 
 La Sagesse c'est à dire réaliser la vacuité, ou le non soi:  Le but à atteindre  (l'éveil) mais aussi  une pratique à travailler des le début pour y habituer notre esprit. Avec la Compassion c'est la base du bouddhisme, l'une ne va pas sans l'autre.