En train de devenir... Comment lâcher prise,tout en ne lâchant rien

Blog de Tâm Chân Hanh (Action Juste du Cœur)-un bouddhiste engagé plutôt du coté "extrême gauche" (la Gauche radicale , ANTI-CAPITALISTE) - pour un autre monde possible, plus juste, plus fraternel et plus humain.

Depuis mon départ à la retraite ...

il y a 2 mois
Qu'ai je fait de mes journées?
Rien ou presque rien, à première vue (de celles et ceux qui ne me connaissant pas, me voyaient m'enfermer chez nous (...)

19 novembre 2016

Aganna Sutta: les origines de la violence chez l'etre humain

  Un extrait d'un sutra bouddhiste sur "les origines" (causes et conditions multiples) de notre monde actuel, de l'agriculture et de la propriété, ainsi que de la violence chez les êtres humains  ... 

 

et même de notre univers 

 

qui m'a marqué ...

Aganna Sutta



Extraits du Livre "Les fondements de la mystique tibétaine* de Lama Anagarika Govinda



Dans l'Agganna Suttanta du Dlyha-Nikâya, le processus de la continuelle limitation de la conscience illimitée et lumineuse est décrit dans un mythe au sens profond qui apparaît nettement comme un précurseur de la doctrine du Vijnânavâda qui, tout comme le passage cité ci-avant (vinnânam anidassanam), montre que les concepts des Vijfiânavâdins ont déjà leurs racines dans le bouddhisme pâli du début et présentent un développement logique de la richesse de pensée qu'il contient et qui n'avait pas encore été nettement défini.
« Dans le passé » dit-on dans l'Agyanna-sutta, « nous étions des êtres créés d'esprit, venant de l'esprit ; nous nous nourrissions de ravissement, nous planions, lumineux dans les airs, au milieu d'une impérissable beauté. Pendant bien longtemps nous restâmes ainsi. A la fin de temps infinis sortit de l'eau la terre savoureuse. Elle possédait couleur, parfum et saveur. Nous nous mîmes à la modeler et à en manger. Mais alors que nous en mangions, notre luminosité disparut peu à peu.

Après sa disparition, le soleil et la lune, les étoiles et les constellations, le jour et la nuit, les semaines et les mois, les saisons et les années vinrent à la manifestation. Nous nous réjouissions fort de la terre savoureuse, nous nous en régalions, nous nous en nourrissions, nous en vivions, et cela dura très, très longtemps ». Avec la nourriture devenant plus grossière, commença la matérialisation et la différenciation dans la nature des êtres et, ainsi, la sépara­tion des sexes, les désirs sensuels et l'attachement. « Mais lorsque des mœurs mauvaises et dissolues s'introduisirent parmi nous, la bonne saveur de la terre disparut ; après cette disparition, apparurent sur le sol des excroissances douées de parfum, de couleur et de saveur ». Par suite d'une aggravation des mauvaises mœurs et de la matérialité de l'être, ces excroissances nutritives s'évanouirent à leur

tour, comme aussi les plantes comestibles qui poussaient ; d'elles-mêmes, jusqu'au moment où elles dégénérèrent au point que plus rien de consommable ne poussa et que la nourriture ne s'obtint plus que par un travail pénible. C'est alors que la terre fut découpée en champs et clôturée, d'où naquit l'idée de « moi » et de « mien », de « personnel » et d'« étranger », et ainsi se manifestèrent la propriété, l'envie, la cupidité, l'attachement aux choses matérielles.

Livre découvert à "Institut Vajra Yogini et dont cet extrait m'avait marqué au point de le retranscrire
 
et voulant en savoir plus,  un lien vers une traduction de ce sutta qui vient du bouddhisme Theravada 
http://www.memoireonline.com/09/08/1514/m_le-bouddhisme-theravada-la-violence-et-l-etat6.html
sur les origines  de la violence et de l'avidité chez les humains 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire