Sélection du message

Depuis mon départ à la retraite

  il y a 2 mois Qu'ai je fait de mes journées? Rien ou presque rien , à première vue (de celles et ceux qui ne me connaissant pas, me...

4 décembre 2010

La retraite d'hiver du Village des Pruniers chez soi (1)

Le groupe de l'Inter-être du Village des Pruniers nous propose pour la 2eme année de participer de chez soi à la retraite d'hiver basée sur les enseignements de Thay bi-hebdomadaires (jeudi et dimanche) et des partages à organiser au sein de nos sanghas respectives:

pendant la saison d'hiver, (la saison des pluies) le Bouddha et sa communauté, la sangha ne voyageaient plus à travers le pays pour donner des enseignements et au contraire se retiraient dans un lieu qui leur avait été offert par un roi , un prince ou un riche commercant, afin d'une part de ne pas écraser inutilement en marchant des insectes et d'autre part se recentrer "dans leur île interieure" en pratiquant l'arret.

Dans toutes les traditions ancestrales, l'hiver, c'est le moment ou les energies sont au plus bas d'où comme partout dans la nature, la nécessité pour nous du repos après l'activité, et du retour vers soi


Chère famille de la Retraite d'Hiver,

Nous sommes heureux et un peu impressionnés aussi il faut le dire, du nombre grandissant de personnes (plus de 250!)  qui viennent se joindre à cette "retraite d'hiver chez soi".

C'est un moment tout à fait privilégié que l'on s'offre à soi-même; un espace que l'on se donne pour s'arrêter, pour revenir dans l'œil du cyclone et prendre soin de soi, apprendre à nourrir les graines de joie et à embrasser la douleur lorsqu'elle se manifeste.

Dans la tradition monastique, nous avons la grande chance de ne pas avoir à sortir du centre de pratique ou du monastère durant ces trois mois. Nous nous donnons des frontières physiques, qui sont lues devant toute la communauté lors de la cérémonie du Comptage des Bâtons. Cela nous permet de faire un véritable retour en nous même et de ne pas nous perdre, nous cacher ou nous enfuir dans des distractions extérieures.

Bien sûr beaucoup d'entre vous n'ont pas la possibilité d'arrêter le travail, de ne plus prendre le métro ou le bus, de ne plus faire les courses, de ne plus sortir voir des amis etc... la vie continue.

Comment continuer nos occupations tout en cultivant l'arrêt pour ne pas se laisser emporter
?


 Nous voudrions proposer que chacun regarde en soi et dans ses activités quotidiennes pour voir quelles sont les frontières que l'ont peut s'offrir à soi même, quelles sont les choses que l'on peut simplifier dans notre vie.
   On peut regarder la manière dont on utilise le téléphone, la télévision, les films, l'internet, les sorties avec les amis, les magasins, les livres, la musique etc... et choisir une ou plusieurs choses que l'on s'engage à ne pas faire pendant trois mois.
Non pour nous cloîtrer et nous limiter, mais pour nous permettre de ne plus nous enfuir dans ces choses et d'ainsi pouvoir regarder en profondeur ce qui est en nous et dont nous ignorons souvent l'appel, trop occuper par des milliers d'autres choses.

Pour ce faire, il est évidemment très important d'avoir le soutien de la communauté et les outils de pratique. C'est pourquoi nous resterons liés ensemble durant ces trois mois par des messages hebdomadaires et notre pratique quotidienne. Nous espérons que chacun ait un espace de partage dans sa sangha ou avec un groupe d'amis pour partager les joies et les obstacles rencontrés sur le chemin et nous vous proposons de commencer (ou de continuer) un cahier de pratique où nous pourrons noter nos observations sur nos modes de fonctionnement et quelles frontières nous pouvons nous offrir.

L'engagement joue aussi un rôle très important et c'est pourquoi nous avons la tradition monastique (qui nous vient du temps du Bouddha)  de la Cérémonie du Comptage des Bâtons et la Cérémonie d'Ouverture de la Retraite d'Hiver.

Lors de la Cérémonie du Comptage des Bâtons, nous nous engageons devant le Bouddha, Thay et toute la communauté à rester ensemble, sans sortir,  pour pratiquer l'arrêt, la concentration et la vision profonde durant ces 90 jours.
Notre engagement est symbolisé par un petit bâton que l'on dépose sur l'autel. Toute la sangha, Thay inclu, restera donc présente sur l'autel tout au long de la retraite d'hiver. Cette cérémonie aura lieu ce jeudi soir dans chaque hameau du Village des Pruniers, à la Maison de l'Inspir ainsi que dans chaque centre de pratique en Allemagne et aux États Unis.

Pour ce qui est de la Cérémonie d'Ouverture de la Retraite d'Hiver, qui aura lieu ce vendredi matin, c'est un moment de célébration où toute la sangha se réunie pour se réjouir ensemble de cette chance que l'on a de pouvoir être en-soi et ensemble pour trois mois.

 Et l'on annonce aussi cette bonne nouvelle au monde et à tous nos ancêtres.
C'est un événement très joyeux, un peu comme l'ouverture d'un festival...

En  sanghas ou chez soi, nous pouvons aussi créer des petites cérémonies pour appuyer et formaliser notre engagement.

C'est un bonheur de se sentir relier pour cette retraite d'hiver, de savoir que partout en France et dans le monde des respirations se font plus profondes, plus détendues, que la Terre accueille des pas solides et libres. Nous maintenons ainsi éveillé la pleine conscience de notre fraternité.

Très belle et joyeuse Retraite d'Hiver à chacun,

Vos frères et sœurs sur le chemin


Deuxième message, semaine du 2 au 9 Décembre

 
Chère Famille de la Retraite d'Hiver,
 
Quel cadeau merveilleux que ces trois mois que nous allons passer tous ensemble!
Notre famille ne cesse de s'agrandir et nous sommes à présent 380 à marcher main dans la main sur ce beau chemin!
 
La nature aussi s’est jointe à nous en se recouvrant d’un manteau blanc sur une grande partie de la France. C’est une invitation  à s’arrêter et à retourner vers soi-même. Nous sommes des pélerins sur le chemin de la vie et tout au long de ce chemin des découvertes merveilleuses vont se présenter. Marcher ensemble sur le chemin est beaucoup plus facile. Merci à tout le monde de bien vouloir nous accompagner dans ce pèlerinage et réjouissons-nous de la présence des uns et des autres.
 
Pas à pas nous allons nous entrainer pour pouvoir marcher sur ce chemin avec plus de joie, d’espace intérieur, de paix, de solidité. 
 
Exercices pour la deuxième semaine :
-         Le retour à notre respiration, à notre corps, présence au corps.  Choisir un son comme la sonnerie de notre téléphone, le bip de notre montre, la cloche de l’église, un son que nous entendons regulièrement et qui nous est agréable, à l’écoute duquel nous nous arrêtons pour quelques secondes nous offrant une pause et retournons à notre respiration, amenant notre attention sur notre abdomen, sentant notre corps tout entier qui respire, nos yeux, nos oreilles qui respirent. Espace interieur qui s’installe. Sourire. C’est un son qui va nous permettre de retrouver notre véritable demeure, notre ile intérieure. Nous pouvons utiliser un de ces poèmes de pratique (gatha) suivant le mémorisant, peut-être le poster sur notre réfrigérateur, dans notre agenda, le ramener dans notre esprit le plus souvent possible :

1)J’écoute, j’écoute, ce son merveilleux me ramène à ma vraie demeure (ou mon vrai bonheur)

2) J’inspire, je me calme. J’expire, je souris. Je m’établis dans le moment présent, unique et merveilleux.

-         Chaque matin et chaque soir prendre quelques minutes soit assis, soit allongé pendant lesquelles nous ne faisons rien, juste permettons à notre corps, à notre souffle d’être, apprenons à nous détendre. Eteignons notre portable, la télévision, la radio, prenons quelques instants juste pour nous-même, pour retablir la communication avec notre corps, le sentir. Connexion avec notre respiration, avec chaque partie de notre corps. Sentir par exemple nos yeux respirer, l’espace que cette respiration créé dans nos yeux ce qui nous permet de voir mieux, sentir nos machoires respirer, sentir la tension qui se dénoue petit à petit, etc.   Pause tranquilité, calme, espace, peut-être de 5 mn, 10 mn ou plus, l’essentiel étant de pratiquer chaque jour. Etre créatif avec notre pratique. Proposition de poème de pratique (gatha) pour cette pratique :

J’inspire, j’expire,
plus profond, plus doux.
Je me calme, je relâche,
je souris, je suis libre.
Moment présent, moment merveilleux.
 
-         Peut-être dans la journée attendant en faisant la queue dans un magasin, assis dans notre voiture, dans le bus, dans le métro ou ailleurs nous pouvons amener cette pratique de la pause détente.

 Pour toute la retraite d'hiver

-         Tenir un journal quotidien – Cela  nous aidera à établir une régularité et enraciner notre pratique encore plus profondement.
-         Cette semaine inscrire les frontières, les balises que nous nous sommes établies pour la retraite d’hiver pour nous aider à ne pas nous perdre en route, à réduire ce qui peut nous disperser. Avons-nous pris le temps de regarder la manière dont on utilise le téléphone, la télévision, les films, l'internet, les sorties avec les amis, les magasins, les livres, la musique etc... et choisi une ou plusieurs choses que l'on s'engage à ne pas faire pendant trois mois. Comment s’est passée la semaine avec ces frontières ? Nos resistances, nos joies, nos découvertes à l’intérieur de celles-ci. Mais peut-être nous n’avons pas encore établi ces frontières ?
-         Chaque jour écrire  la pratique du retour vers soi, vers  la respiration, observer notre journée sans jugement, avec simplicité et légéreté et essayer de reconnaitre si nous nous sommes trouvés dans des situations de stress, de tension et les écrire dans notre journal.
 
Très bonne semaine de pratique à nous tous
 http://maisondelinspir.over-blog.com/pages/Deuxieme_message_semaine_du_2_au_9_Decembre-4182205.html

Tous les messages et les enseignements de Thay  ici sur le blog de la sangha de Lyon

Mon impression sur la semaine écoulée, la première de cette retraite d'hiver:

L'arret , je n'ai pas pu le pratiquer, mon activité a même été plus débordante que d'habitude, avec en plus de mes séances de pratique en groupe habituelles,  lundi Zazen, Mardi Qi Qong, mercredi pratique tibétaine... les enseignements sur les  6 paramitas mercredi et jeudi soirs, et des activités militantes le mardi soir et le jeudi ...
 en plus du boulot et de tout le reste !  y compris Internet et facebook ... mais qui sont pour moi des outils de partage sur mes pratiques spirituelles et mes actions militantes... difficile de lacher prise !

J'ai quand même décidé de ne pas aller  à la méditation de transmission du vendredi qui il est vrai ne m'apportait plus grand chose  (voir mes doutes sur l'emergence de Maitreya)

Et la semaine qui vient est prévue la réunion mensuelle de Katao lundi, l'enseignement d'Anila de Lavaur mardi sur la colère, mercredi la méditation shiné suivie d'un partage sur un enseignement de Lama Jigmé Rinpoché -se relier- et le week end de 3 jours au Village des pruniers avec la Sangha...

Il va me falloir lacher quelque chose sur mes activités internet...mais quoi ?

4 commentaires:

  1. écrire ce journal chaque jour...

    je reprends ici les notes de mon calepin:

    7 decembre : j'ai oublié depuis de le faire , c'est en reprenant ce calepin pour l'enseignement d'ANILA que je m'en apercois

    enseignement sur la colère et son antidote la patience
    j'en profite pour noter que aujourdhui, je n'ai pas trop été patient à la poste en retirant mon colis.

    cet enseignement sur la colère complete celui sur les 6 paramitas de la semaine dernière, et cela me donne d'autres précieux outils pour méditer. "aller au fond de nous mêmes": pourquoi ces irritations, agacements, impatiences ? "" si on peut agir alors on agit, si on ne peut agir alors on l'accepte, on lache prise...dans les 2 cas notre esprit est en paix"
    Shantidéva cité par Anila

    8 dec
    Etude d'un enseignement de Lama Jigmé Rinpoché "la Pratique-se relier" avec le groupe de Dharma de Montauban, après la méditation shiné.
    - pas pris le calepin pour prendre des notes, c'etait Lise qui l'avait
    partage sur
    -les perturbations mentales quand on médite
    -pourquoi vient on à la pratique? ( pour moi un besoin et non une obligation, c'est devenu prioritaire, par rapport à tout le reste, mais je ne sais pas pourquoi, quand je le saurais, j'aurais beaucoup avancé)
    -avons nous changé depuis que nous pratiquons ? ( pour moi 3 ou 4 ans estce suffisant comme délai ? une réponse, - tu as conscience , que tu es en colère, tu te poses ces questions, avant non)

    9 dec: sentiment de stress au boulot, comme à chaque fois que je pars quelques jours, je n'arrive pas à finir ce que je dois faire... mais je dois me dire qu'à 80% je ne peux assurer un boulot à temps plein...

    10 dec : nous nous appretons à partir aux Pruniers...

    les amis du covoiturage viennent manger avec nous...
    du stress encore... et cette musique sur la radio que je ne peux plus supporter...POURQUOI?

    j'ai besoin de calme, avant de partir, surtout si c'est moi qui doit conduire et j'ai eu envie de mettre mes notes du calepin sur mon blog

    pas cool, pas zen tout ca..je vais m'allonger...

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  2. 13decembre 2010

    Ma manière de pratiquer l'arret ca été finalement de prendre apès le week end au Village des Pruniers, une journée de congés, pour prolonger un peu ce retour en moi même, je l'ai surtout consacré à re-écouter l'enseignement de Thay de ce dimanche, à préparer la méditation de vendredi prochain chez nous, et à essayer de travailler à la guitare..

    et pendant le partage telephonique de ce soir avec la sangha, je me suis dit que comme il me restait pas mal de jours d'ARTT , je les prendrais en janvier et fevrier également pour m'arreter ...

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  3. j'ai aujourdhui pensé 2 ou 3 fois à pratiquer la marche méditative au boulot, comme Evelyne, dans le couloir qui va au service ville, en y allant ou en y revenant.

    pas facile de traverser une rue ainsi avec toutes ses voitures qui roulent comme des fous

    le seul véritable arret ca a été la séance de gym avec Isabelle qui elle même nous dit constament de sentir les sensations de notre corps

    puis écoute avec Lise en rentrant d'un enseignement de Thay (celui du 28 nov), qui a prolongé l'arret

    après le diner, je m'apercois qu'il n'est pas possible d'écouter un enseignement et de faire autre chose (mettre à jour les produits Katao/ethiquable)

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  4. 16/12/2010

    s'arreter ?
    dans ses activités? oui mais dans ses pensées? exemple de ce matin 16
    dec, un msg d'Evelyne sur Bat Nha , témoignage d'une soeur au moment de
    l'expulsion qui a soulevé en moi un sentiment de colère et de tristesse
    contre le systeme et non contre les gens (l'homme n'est pas notre ennemi
    dit Thay, mais le systeme que je combat oui). et un autre article que je
    lis sur les "travailleurs pauvres" qui ne peuvent se payer un loyer...



    comment revenir en soi même, s'arreter même de penser alors qu'il y a
    tant de souffrances dans le monde qui à chaque moment
    nous tombe dessus ?

    Shantideva avait enseigné dans un tel cas que si on peut agir on agit
    sinon on lache prise, dans un cas comme dans l'autre on ne se tourmente
    pas l'esprit,

    mais ça je n'arrive pas le faire.

    et je ne peux m'arreter de le combattre ce systeme, ni d'y penser

    j'ai esayé de marcher en pleine conscience, je ne ressens pas grand chose rien de ce que je peux ressentir quand je le fais au village ou en sangha.


    seul moment de joie, ce soir au marché bio devant le barbecue de Patrice à me rechauffer avec les autres ... et en dégustant un morceau de saucisse

    17/12/2011

    pratique méditative ce soir dans le cadre de notre famille Montalbanaise.
    j'ai pu y retrouver dans la marche méditative cette sensation de Paix et de bonheur que je n'eprouvais pas quand je le faisais en ville.
    c'est surement la pratique de groupe qui y fait

    18/12/10
    j'ai pris le temps d'ecouter un enseignement de thay

    19/12/10
    Prendre le temps de m'arreter, pour écouter les enseignements et méditer, le faire au moins une demi heure chaque jour pendant toute la retraite d'hiver est un engagement que je me fixe...
    l'enseignement du 19/12...idéal pour une méditation guidée

    20/12/2010

    Pourquoi je ne ressens rien quand je pratique la marche méditative en ville?
    l'enseignement du 5 dec apporte une réponse,
    "on marche sans bonheur parce qu'on est pas présent, ou parce qu'on sait pas s'arreter, notre corps est présent mais pas notre esprit

    si on est present si on sait reconnaitre la douleur la tension si on sait lacher prise alors on trouve la joie

    mais on ne peut pas forcer à se relaxer

    mais si on a la vision profonde c'est tres facile de lacher prise
    c'est comme pour la colère, il faut avoir la vision profonde pour la transformer, et non se forcer

    souvent se sont nos forces d'habitude, qui nous en empeche de trouver la joie , que l'on a depuis plusieurs générations, mais en pratiquant on va creer de nouvelles habitudes"
    il y a aussi la force de la sangha que je n'ai pas quand je pratique seul

    21/12/2010

    écouté l'enseignement du 9 dec
    notre mission être un instrument du dharma
    et ce qu'est le Nirvana

    et nous nous sommes reliés à 21 h 30 à la méditation du soltice d'hiver sur internet par le chant Pali Metta Sutta le sutra de l'amour illimité

    24/12
    je ne pense pas à noter chaque jour mes impressions

    depuis le début de la semaine pourtant tous les soirs je m'arrete pour écouter un enseignement de Thay, assis sur mon zafu en ayant allumé une bougie et de l'encens
    ca me fait plus de bien que la méditation marchée en ville
    les enseignements sont denses, plus que ceux des retarites francophones, je dois prendre de temps en temps des notes et interrompre ma méditation

    et je dois couper le telephone et m'enfermer ... car je ne supporte pas ces derangements exterieurs

    16 h je viens de me relier au village des pruniers pour l'enseignement de noel (en anglais) mais surtout à ve merveilleux chant
    Namo Valokiteshvara

    19h 30 de nouveau avec Lise

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