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26 décembre 2016

Marx et Jesus même combat

1ere publication 27/12/2009 
 
Après JÉSUS selon la voie ésotérique théosophique, un autre texte volontairement provocateur, en cette période de Noël, pour vous présenter les réflexions de Yann GERMAIN membre du Parti Communiste Français et converti au Christianisme après un parcours personnel qu’il explique sur son site.  (Texte découvert début 2007 )

Ses réflexions rejoignent tout à fait les miennes sur les liens très étroits qu’il peut y avoir entre les fondements des grands textes sacrés, et notre combat pour un autre monde possible, plus fraternel plus juste et plus humain...

Et c’est vraiment regrettable que des millions de celles et ceux qui pratiquent ces religions ou s’en réclament, le font en ayant oublié l’essence même de leur foi.

C’est peut être à nous militants altermondialistes, qui avons toutes et tous dans nos familles ami-e-s, collègues... des pratiquants de l’une ou l’autre de ces religions... de le leur rappeler.

Pour vous présenter les réflexions de Yann je n’ai rien fait d’autre que des "copier coller " de larges extraits de sa page "Les liens entre le communisme et le christianisme" 
extraits de http://membres.lycos.fr/yanngermain/jesus.html

Ces pages "originelles"... ont malheureusement disparu ...ah l'impermanence ! 

mais heureusement ces extraits ont été publiés à leur tour sur cet autre site

 http://alainindependant.canalblog.com/archives/2008/03/01/8149699.html


Les liens entre le communisme et le christianisme



Je tiens tout d’abord à mettre les choses au point :
Le christianisme n’a rien à voir avec l’Inquisition, les Croisades ou toutes les horreurs qu’on a pu commettre en son nom. Les personnes qui ont commis ces crimes au nom de Jésus se sont servis de la foi des gens pour s’installer au pouvoir et défendre leurs privilèges (Rois "de droit divin", Papes, Georges W.Bush...) mais elles ont en fait adopté une attitude à l’opposée même du christianisme et de ses valeurs de partage, d’amour, de paix et de tolérance.

Il s’est passé la même chose avec le communisme. Le communisme n’a absolument rien à voir avec le stalinisme et ses copies (maoïsme en Chine, Corée du Nord...).
En effet le communisme correspond à un système politique, économique et social qui est :


  • entièrement démocratique (démocratie directe avec référendums, participation de la population à toutes les décisions, autogestion des entreprises par les travailleurs et les usagers)




  • égalitaire (il n’y a pas d’un côté des milliardaires et de l’autre des SDF ou des gens qui meurent de faim)




  • propriété collective des moyens de production (entreprises, usines, infrastructures...) mais propriété collective aux mains du peuple et non pas aux mains de bureaucrates comme c’était le cas en URSS. C’est à dire : nationalisation de l’ensemble des moyens de production (entreprises, usines), des terres, des banques mais une nationalisation sous le contrôle des travailleurs et des citoyens




  • il n’y a pas de KGB, ni de Goulag et pas de parti unique comme en ex-URSS ou en Europe de l’Est.


Pour résumer, le communisme c’est un système qui défend la démocratie politique mais aussi (et c’est là la principale différence avec le capitalisme) la démocratie économique et sociale. Dans un système capitaliste la démocratie s’arrête à la porte de l’entreprise alors que dans le communisme la démocratie est présente à tous les niveaux, sans exception.

(...)
En effet dans un système réellement communiste les entreprises, les terres... appartiennent à la collectivité et c’est le peuple qui gère les entreprises d’une manière démocratique (autogestion). Alors que dans les pays staliniens c’était la Nomenklatura qui dirigeait l’économie et le monde politique.
Dans un système communiste, le peuple décide démocratiquement comment doivent fonctionner les entreprises, ce qu’elles doivent produire, à quel coût, à quel prix... alors que dans un système capitaliste ce sont les actionnaires et les patrons qui décident cela (et dans un système stalinien c’est la Nomenklatura qui décide cela).


En URSS les entreprises étaient propriété de l’État mais ce n’était pas du communisme car le peuple ne gérait pas lui-même ces entreprises. De même que par exemple en France l’entreprise publique (propriété de l’État) La Poste n’est pas une entreprise communiste car les usagers et employés n’en ont pas le contrôle, c’est donc simplement une entreprise capitaliste d’État (comme en URSS).
Le communisme n’a encore JAMAIS été appliqué à part à petite échelle (monastères, premières communautés chrétiennes, autogestion en Espagne durant la guerre civile, entreprises autogérées à l’heure actuelle en Argentine, au Brésil et en Uruguay... un article à lire  sur l’autogestion en Amérique du Sud) donc les millions de morts que l’on impute à tort au "communisme" (et qui sont en fait dus aux régimes staliniens qui par définition sont non-communistes) ne sont pas la conséquence de l’application du communisme qui je le répète n’a encore jamais été appliqué. 


Tout d’abord il faut s’intéresser aux valeurs défendues par le communisme et le christianisme.
En effet, les deux défendent :

- l’égalité entre les hommes

- la solidarité, la recherche du bien commun

- les pauvres, les exclus, les opprimés face aux puissants, aux riches, à ceux qui détiennent le pouvoir et écrasent les plus petits
et refusent l’égoïsme et l’attitude qui consiste à ne se préoccuper que de ses intérêts, de ses affaires sans se soucier des répercussions sur les autres.


  • Voyons maintenant la définition du communisme dans le Petit Larousse :


Doctrine prônant 1 l’abolition de la propriété privée au profit de la 2 propriété collective, et notamment, la collectivisation des moyens de production et la 3 répartition des biens de consommation selon les besoins de chacun ; état correspondant de la société
Les premiers chrétiens étaient donc communistes (ce n’est pas moi qui le dis mais la Bible) :

"La multitude de ceux qui avaient adhéré à la foi avait un seul coeur et une seule âme ; 1 et personne ne se disait propriétaire de ce qu’il possédait, 2 mais on mettait tout en commun. C’est avec une grande force que les Apôtres portaient témoignage de la résurrection du Seigneur Jésus, et la puissance de la grâce était sur eux tous. Aucun d’entre eux n’était dans la misère, car tous ceux qui possédaient des champs ou des maisons les vendaient, et ils en apportaient le prix pour le mettre à la disposition des Apôtres. 3 On en redistribuait une part à chacun des frères au fur et à mesure de ses besoins. Joseph, que les Apôtres avaient surnommé Barnabé (ce qui veut dire : l’homme du réconfort), était un lévite originaire de Chypre. Il avait une terre, il la vendit et en apporta l’argent qu’il déposa aux pieds des Apôtres."
(Actes des Apôtres 4, 32-37)

Un autre extrait :
"Les apôtres font beaucoup de choses extraordinaires et étonnantes, et les gens sont frappés de cela. Tous les croyants sont unis et ils mettent en commun tout ce qu’ils ont. Ils vendent leurs propriétés et leurs objets de valeur, ils partagent l’argent entre tous, et chacun reçoit ce qui lui est nécessaire. Chaque jour, d’un seul coeur, ils se réunissent fidèlement dans le temple. Ils partagent le pain dans leurs maisons, ils mangent leur nourriture avec joie et avec un coeur simple."
(Actes des Apôtres 2, 43-46)
 
Le "au fur et à mesure de ses besoins" est très important. En effet, selon Karl Marx la société communiste sera une société "de chacun selon ses capacités à chacun selon ses besoins".
Les deux formules sont étrangement proches...
 


  • Parfois on fait la remarque suivante : "le marxisme est incompatible avec le christianisme car la Bible ne condamne pas la propriété privée".


Cette remarque est fausse.
En effet la Bible recommande la propriété collective intégrale ("ils mettent TOUT en commun"). Qui plus est les premiers chrétiens ont aboli la propriété privée ("personne ne disait propriétaire de ce qu’il possédait").


  • De plus, le capitalisme en tant que système économique est contraire au christianisme.


Je m’explique.
Quand un salarié produit quelque chose (un bien ou un service), il crée une richesse et reçoit en contrepartie un salaire. Or le salaire est inférieur à la richesse produite (la différence s’appelle profit, ou bénéfice).
Ce profit, fruit du travail des salariés, devrait normalement être restitué aux salariés ou, s’il est réinvestit dans la production, être réinvestit par ces salariés qui décideraient de la façon dont il doit être réinvestit.
Mais dans les faits c’est le patron qui s’accapare ce profit. Et qu’en fait-il ?
- il s’en sert pour se payer un salaire immense (les grand patrons ont des salaires de plusieurs millions d’euros soit l’équivalent de 100 ou 1 000 fois le salaire d’un ouvrier)

- une partie importante du profit est reversée en dividende aux actionnaires de l’entreprise. Or les actionnaires n’ont pas participé à la production et ont donc ainsi un revenu qu’il n’ont pas mérité (ils reçoivent de l’argent sans même travailler)

- le reste du profit qui est réinvestit pour améliorer la production est géré par le patron alors que ce devraient être les travailleurs qui gèrent ce profit puisque ce sont ces travailleurs qui ont réalisé par leur travail ce profit.
Le fait que les patrons et les actionnaires s’accaparent le profit, fruit du travail des salariés, est donc une forme de vol.

Or le vol est interdit par le VIIIème commandement ("Tu ne déroberas point." Exode 20, 15).
Le système capitaliste est basé sur une violation d’un des 10 commandements.
En outre, le fondateur du capitalisme, l’économiste Adam Smith, proposa ce que l’on a appelé une "morale de l’intérêt" : chacun doit poursuivre son intérêt égoïste et, de la sorte, l’intérêt de la société dans son ensemble sera servi. Par exemple, Smith écrit "nous ne nous adressons pas à leur humanité, mais à leur égoïsme" (Richesse des nations - chapitre 2 : Du principe qui donne lieu à la division du travail). 

Ainsi, il faut privilégier d’abord son intérêt personnel avant celui des autres, de l’ensemble de la communauté.
Mais nous voyons bien que cela ne profite pas à l’ensemble de la société puisqu’il y a toujours des centaines de millions de personnes dans le monde qui n’ont pas accès à l’eau potable, n’ont pas assez à manger... De plus, cette mise en avant de l’égoïsme au détriment de l’humanisme est contraire avec ces paroles de Jésus :
"Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C’est le premier et le plus grand commandement. Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes"
(Évangile selon Matthieu 22, 37-40)
Un autre fondement du capitalisme se trouve donc être contraire à l’un des deux plus grands commandements du christianisme !



  • Voyons maintenant quelques exemples de liens entre christianisme et communisme :



 
En Angleterre aux 14ème et 15ème siècles, se trouve le mouvement communiste chrétien des Lollards dans lequel on affirme que "Quand Ève filait et Adam bêchait", il n’y avait ni riches ni nobles.
Des mouvements similaires, les Frères Moraves et les Frères suisses (surnommés "Anabaptistes"), communistes, féministes et pacifistes, se manifestent sur le Continent aux 15ème, 16ème et 17ème siècles, et ont des groupes en Grande-Bretagne.

De même, d’autres prédicateurs Baptistes, civils ou militaires, fondent une Commune de squatters : les Diggers qui se nomment ainsi en l’honneur d’un groupe de travailleurs révolutionnaires de 1608. La fondation de ladite commune doit n’être qu’une étape dans l’édification de la République Chrétienne Communiste Universelle. Ils mettent tout en commun.

À cette époque un certain nombre de Quakers sont communistes.
Un certain nombre d’anabaptistes avaient des vues révolutionnaires sur l’organisation politique et sociale, alimentées par la misère extrême des classes populaires d’alors. Luther, d’après eux, n’avait réalisé que la réforme religieuse ; il fallait mettre celle-ci en application dans la société même, et réaliser le communisme religieux prêché, selon eux, par l’Évangile.
Une tentative d’application de cette doctrine a eu lieu à Münster en Westphalie (Allemagne) en 1532 sous la direction d’un tailleur, Johann Bockhold (1509-1536) aussi appelé Jean de Leyde. La ville fut pendant trois ans aux mains des révoltés qui y instituèrent la communauté des biens. Finalement, la révolte fut noyée dans le sang en 1535.
Un autre anabaptiste célèbre fut Karlsatadt.
Mais le plus célèbre de ces anabaptistes est sans nul doute Thomas Münzer. Page 114 de son livre Sur la religion (éditions sociales-1972) Engels parle de la guerre des paysans de l’Europe Centrale dirigée par le théologien Thomas Münzer (1489-1525) dont le programme "était moins la synthèse des revendications de plébéiens de l’époque qu’une anticipation géniale des conditions d’émancipation des éléments prolétariens en germe parmi les plébéiens, exigeait l’instauration immédiate sur terre du Royaume de Dieu".
Engels dira en outre de lui que "son programme politique frisait le communisme". Engels le qualifiera également de "prophète de la Révolution".
Thomas Münzer a dis que pour lui "le royaume de Dieu n’était pas autre chose qu’une société où il n’y aurait plus aucune différence de classe, aucune propriété privée, aucun pouvoir de coercition indépendant des membres de la société".
Des groupes animés en Toscane entre 1860 et 1878 par David Lazzaretti, paysan et ermite, qui, allant d’une congrégation de type franciscain primitif à une sorte de tiers ordre, constituent "une société communiste de travail et de consommation".
Source ici et ici
À lire un article sur ce sujet
 
Engels a constaté l’existence de plusieurs communautés chrétiens communistes notamment les shakers. Ces communautés (une dizaine) ont été crées aux États-Unis au début du 19ème siècle. Elles mettent tous leurs biens en commun.
Un autre exemple est celui de la communauté luthérienne des rappites qui date de la même époque. Elle fut créée en Pennsylvanie (États-Unis). Voici quelques-une des règles de cette communauté :

- chacun met en commun ce qu’il a, sans prétendre à aucun avantage en retour

- dans la communauté tous sont égaux

- chacun travaille uniquement pour le bien-être de toute l’association et non pour soi

- la communauté s’engage à fournir à chaque membre et sa famille les denrées nécessaires à la vie, et à apporter les soins adéquats aux malades et aux vieillards ; si les parents meurent ou s’en vont en laissant les enfants, c’est la communauté qui pourvoira à leur éducation.
À lire la description de ces communautés par Engels
Les Moines et surtout les Franciscains du Moyen-Âge étaient un mouvement chrétien farouchement anticapitaliste ayant pour but la restauration du communisme chrétien des premiers siècles de l’Église. Et François d’Assise, qui sera déclaré saint par l’Église catholique.
Les protestants baptistes et les piétistes au 17ème siècle étaient souvent niveleurs (communistes protestants).
Le mouvement chrétien Réveil piétiste allemand au 18ème siècle était lui aussi un mouvement communisant.

L’historien Arthur Bestor a fait le recensement des témoignages écrits sur les communes socialistes chrétiennes des dix-septième, dix-huitième et dix-neuvième siècles aux États-Unis et ces témoignages faits par des Américains et par des visiteurs concordent presque tous pour dire que ces communautés socialistes étaient des réussites au niveau économique. Ces communautés ont été fondées par les Mennonites, les Piétistes, l’Église protestante de Moravie. En Moravie (actuelle République Tchèque) justement une communauté communiste et protestante a été créée au 17ème siècle : la communauté des Huttérites. Les huttérites ont ensuite émigré en Amérique du Nord pour fuir les persécutions à leur encontre. Leurs descendants vivent encore en petites communautés où la propriété privée n’existe pas et où l’argent est mis en commun.
Dans les communautés Jesus People de Chicago qui existent toujours à l’heure actuelle tous les revenus sont mis en commun.
Source ici et ici

L'intégralité des exemples sur ce site 
http://alainindependant.canalblog.com/archives/2008/03/01/8149699.html


  • Et maintenant quelques extraits de la Bible :


"Si quelqu’un possède les biens du monde et que, voyant son frère dans le besoin, il lui ferme ses entrailles, comment l’amour de Dieu demeure-t-il en lui ?"
(Première Épître de Jean 3, 17)

 
"Jésus disait à ses disciples  : "Un homme riche avait un gérant qui lui fut dénoncé parce qu’il gaspillait ses biens. Il le convoqua et lui dit : "Qu’est-ce que j’entends dire de toi ? Rends-moi les comptes de ta gestion, car désormais tu ne pourras plus gérer mes affaires." Le gérant pensa : "Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gérance ? Travailler la terre ? Je n’ai pas la force. Mendier ? J’aurais honte. Je sais ce que je vais faire, pour qu’une fois renvoyé de ma gérance, je trouve des gens pour m’accueillir." Il fit alors venir, un par un, ceux qui avaient des dettes envers son maître. Il demanda au premier : "Combien dois-tu à mon maître ? - Cent barils d’huile." Le gérant lui dit : "Voici ton reçu  ; vite, assieds-toi et écris cinquante." Puis il demanda à un autre : "Et toi, combien dois-tu ? - Cent sacs de blé." Le gérant lui dit : "Voici ton reçu, écris quatre-vingts." Ce gérant trompeur, le maître fit son éloge : effectivement, il s’était montré habile, car les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière. Et bien moi, je vous le dis : 

Faites-vous des amis avec l’Argent trompeur, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles. Celui qui est digne de confiance dans une toute petite affaire est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est trompeur dans une petite affaire est trompeur aussi dans une grande. Si vous n’avez pas été dignes de confiance avec l’Argent trompeur, qui vous confiera le bien véritable ? Et si vous n’avez pas été dignes de confiance pour des biens étrangers, le vôtre, qui vous le donnera ? Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il détestera le premier, et aimera le second ; ou bien il s’attachera au premier, et méprisera le second. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent."
(Évangile selon Luc 16, 1-13)
 
"Et voici, un homme s’approcha, et dit à Jésus : Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ?
Il lui répondit : Pourquoi m’interroges-tu sur ce qui est bon ? Un seul est le bon. Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. Lesquels  ? lui dit-il.
Et Jésus répondit : Tu ne tueras point ; tu ne commettras point d’adultère ; tu ne déroberas point ; tu ne diras point de faux témoignage ; honore ton père et ta mère ; et : tu aimeras ton prochain comme toi-même.
Le jeune homme lui dit : J’ai observé toutes ces choses ; que me manque-t-il encore ?
Jésus lui dit : Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel.
Puis viens, et suis-moi.
Après avoir entendu ces paroles, le jeune homme s’en alla tout triste ; car il avait de grands biens. 


Jésus dit à ses disciples : Je vous le dis en vérité, un riche entrera difficilement dans le royaume des cieux.
Je vous le dis encore, il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu.
"
(Évangile selon Matthieu 19, 1-24)
 
"Écoutez-moi, vous, les gens riches  ! Pleurez, lamentez-vous, car des malheurs vous attendent. Vos richesses sont pourries, vos vêtements sont mangés des mites, votre or et votre argent sont rouillés. Cette rouille vous accusera, elle dévorera vos chairs comme un feu. Vous avez amassé de l’argent, alors que nous sommes dans les derniers temps ! Des travailleurs ont moissonné vos terres, et vous ne les avez pas payés  ; leur salaire crie vengeance, et les revendications des moissonneurs sont arrivés aux oreilles du Seigneur de l’univers. Vous avez recherché sur terre le plaisir et le luxe, et vous avez fait bombance pendant qu’on massacrait des gens. Vous avez condamné le juste et vous l’avez tué, sans qu’il vous résiste."
(Épître de Jacques 5, 1-6)


"Heureux, vous les pauvres, car le Royaume de Dieu est à vous.
Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés.
Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez.
"
"Mais malheureux êtes-vous, les riches  ! car vous avez votre consolation.
Malheureux êtes-vous, qui êtes repus maintenant ! car vous aurez faim.
"
(Évangile selon Luc 6, 20-25 - Cet extrait est plus connu sous le nom de Béatitudes)


"Mon âme exalte le Seigneur,
et mon esprit tressaille de joie en Dieu mon Sauveur,
parce qu’il a jeté les yeux sur l’abaissement de sa servante. Oui, désormais toutes les générations me diront bienheureuse,
car le Tout-Puissant a fait pour moi de grandes choses. Saint est son nom,et sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent.
Il a déployé la force de son bras, il a dispersé les hommes au coeur superbe.
Il a renversé les potentats de leurs trônes et élevé les humbles,
Il a comblé de biens les affamés et renvoyé les riches les mains vides.
Il est venu en aide à Israël, son serviteur, se souvenant de sa miséricorde,
selon qu’il l’avait annoncé à nos pères - en faveur d’Abraham et de sa postérité à jamais !
"
(Évangile selon Luc 1, 46-55 - Cet extrait est plus connu sous le nom de Magnificat)


"Il y avait un homme riche, qui était vêtu de pourpre et de fin lin, et qui chaque jour menait joyeuse et brillante vie.
Un pauvre, nommé Lazare, était couché à sa porte, couvert d’ulcères,
et désireux de se rassasier des miettes qui tombaient de la table du riche ; et même les chiens venaient encore lécher ses ulcères.
Le pauvre mourut, et il fut porté par les anges dans le sein d’Abraham
(le paradis). Le riche mourut aussi, et il fut enseveli.
Dans le séjour des morts, il leva les yeux ; et, tandis qu’il était en proie aux tourments, il vit de loin Abraham, et Lazare dans son sein.
Il s’écria : Père Abraham, aie pitié de moi, et envoie Lazare, pour qu’il trempe le bout de son doigt dans l’eau et me rafraîchisse la langue ; car je souffre cruellement dans cette flamme.
Abraham répondit : Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et que Lazare a eu les maux pendant la sienne ; maintenant il est ici consolé, et toi, tu souffres.
D’ailleurs, il y a entre nous et vous un grand abîme, afin que ceux qui voudraient passer d’ici vers vous, ou de là vers nous, ne puissent le faire.
Le riche dit : Je te prie donc, père Abraham, d’envoyer Lazare dans la maison de mon père ; car j’ai cinq frères.
C’est pour qu’il leur atteste ces choses, afin qu’ils ne viennent pas aussi dans ce lieu de tourments.
Abraham répondit : Ils ont Moïse et les prophètes ; qu’ils les écoutent.
Et il dit : Non, père Abraham, mais si quelqu’un des morts va vers eux, ils se repentiront.
Et Abraham lui dit : S’ils n’écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader quand même quelqu’un des morts ressusciterait.
"
(Évangile selon Luc 16, 19-31)
 
"Tu n’exploiteras pas ton prochain et ne le spolieras pas : le salaire de l’ouvrier ne demeurera pas avec toi jusqu’au lendemain matin."
(Lévitique 19-13)

"Aux yeux de Dieu notre Père, voici la façon parfaite de pratiquer la religion : prendre soin des orphelins et des veuves dans leur malheur, ne pas se laisser salir par les choses du monde. La religion pure et sans tache, devant Dieu notre Père, consiste à visiter les orphelins et les veuves dans leurs afflictions, et à se préserver des souillures du monde.
Mes frères et mes soeurs, vous croyez en Jésus-Christ, notre Seigneur plein de gloire. Alors ne faites pas de différence entre les gens.
Mes frères, que votre foi en notre glorieux Seigneur Jésus-Christ soit exempte de toute acception de personnes.
Prenons un exemple : un homme vient là où vous êtes réunis. Il porte une bague en or et des habits très beaux. Un pauvre vient à la même réunion, il est mal habillé.
Supposez, en effet, qu’il entre dans votre assemblée un homme avec un anneau d’or et un habit magnifique, et qu’il y entre aussi un pauvre misérablement vêtu ;
Vous montrez plus de respect à l’homme qui porte les beaux habits et vous lui dites : « Vous, asseyez-vous ici, à cette bonne place  ! » Au pauvre, vous dites : « Toi, reste debout ! » ou bien : « Assieds-toi là, par terre, à mes pieds ! »
si, tournant vos regards vers celui qui porte l’habit magnifique, vous lui dites : Toi, assieds-toi ici à cette place d’honneur ! et si vous dites au pauvre : Toi, tiens-toi là debout ! ou bien : Assieds-toi au-dessous de mon marchepied !

Quand vous agissez ainsi, est-ce que vous ne faites pas des différences entre vous ? Est-ce que vous ne jugez pas avec un coeur mauvais ? ne faites-vous pas en vous-mêmes une distinction, et ne jugez-vous pas sous l’inspiration de pensées mauvaises ?

Écoutez, mes frères et mes soeurs très aimés ! Est-ce que Dieu ne choisit pas justement ceux qui sont pauvres aux yeux du monde ? Il veut les rendre riches en leur donnant la foi, il veut qu’ils reçoivent le Royaume promis à ceux qui ont de l’amour pour lui.
Écoutez, mes frères bien-aimés : Dieu n’a-t-il pas choisi les pauvres aux yeux du monde, pour qu’ils soient riches en la foi, et héritiers du royaume qu’il a promis à ceux qui l’aiment ?

Mais vous, vous méprisez les pauvres ! Pourtant, qui vous écrase ? Qui vous traîne devant les tribunaux ? Ce sont les riches, n’est-ce pas ?
Et vous, vous avilissez le pauvre ! Ne sont-ce pas les riches qui vous oppriment, et qui vous traînent devant les tribunaux ?

Ce sont les riches qui se moquent du beau nom que Dieu vous a donné.
Ne sont-ce pas eux qui outragent le beau nom que vous portez ?

(Épître de Jacques 1, 27 - 2, 7)


Au fait, le capitalisme et la société de consommation utilisent abondamment le prêt à intérêt (crédit).
Mais que dit la Bible à ce sujet ?
"Si tu prêtes de l’argent à un compatriote, à l’indigent qui est chez toi, tu ne te comporteras pas envers lui comme un prêteur à gages, vous ne lui imposerez pas d’intérêts."
(Exode 22, 24)
Ne faudrait-il pas revoir notre système bancaire ?

D'autres extraits ici... ainsi que la totalité de ce magnifique texte
http://alainindependant.canalblog.com/archives/2008/03/01/8149699.html

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