Militer

** ** Il y a assez sur Terre pour répondre aux besoins de l'Homme, mais pas assez pour satisfaire son avidité ** ** Gandhi
 
j'ai hier 18 janvier, quitté définitivement un boulot qui m'épuisait , pour prendre ma retraite en subissant une grosse décote ....

02 sept 2020 "Bouddhiste et "d’extrême gauche", le suis je encore?  

 

14 mars 2009

Un défi pour les bouddhistes. par Joshin Sensei

une réflexion approfondie, ( une méditation) sur le bouddhisme ce qu'il est
et ce qu'il devrait être


Le 28 octobre 2007


Chaque matin, je regarde un certain nombre de sites d’informations sur Internet ; regardant ce qui se passe, je ressens encore plus fortement la vérité des paroles du Bouddha : « Le monde est enraciné sur la souffrance. »Presque chaque jour, je suis effrayé par l’énorme souffrance qui assaille les êtres humains sur chaque continent, et plus encore par cette terrible vérité que cette souffrance , pour sa plus grande part, ne naît pas des vicissitudes d’une nature impersonnelle, mais des feux de l’avidité, de la haine et de l’illusion qui brûlent au coeur des hommes.
L’immensité de l’angoisse du monde a fait naître dans mon esprit des questions sur les perspectives du bouddhisme en occident. J’ai été frappé par combien rarement ce thème de la souffrance globale - la souffrance palpable des êtres humains- est exploré dans les revues bouddhistes ou dans les enseignements que je connais. Il me semble que le bouddhisme en occident tend à demeurer dans un espace cognitif qui définit la première des Quatre Nobles Vérités tout à fait en relation avec un arrière-plan de notre style de vie de classe moyenne : le mécontentement harcelant, l’ennui du trop-plein,la douleur de relations insatisfaisantes, ou, avec un salut vers les Enseignements, la ronde des renaissances. Trop souvent, me semble-t-il, l’accent que nous mettons sur ces aspects de dukkha nous rend oublieux de la souffrance catastrophique qui engloutit chaque jour près des trois quarts de la population mondiale.
On peut trouver une exception à cette tendance dans le mouvement « Un bouddhisme engagé » (Engaged Buddhist movement). Je crois que cela est très prometteur, mais de mes lectures – superficielles- j’ai été frappé par deux choses : d’une part alors que certains Bouddhistes Engagés recherchent de nouvelles perspectives à l’aide du Dharma, pour beaucoup le bouddhisme n’est que l’occasion d’une pratique spirituelle à utiliser tout en épousant simultanément des causes socio-politiques pas très différentes de celles de la gauche en général. Deuxièmement, ce courant de Bouddhisme Engagé reste très secondaire par rapport au centre de l’intérêt du bouddhisme en occident, qui est le Dharma comme chemin vers la paix intérieure et la réalisation personnelle.
Si le Bouddhisme à l’Ouest n’est plus qu’un moyen de poursuivre une croissance spirituelle personnelle, j’ai peur qu’il n’évolue en ne présentant que la moitié de son potentiel. Attirant les personnes aisées et éduquées, il sera un foyer généreux pour l’élite intellectuelle et culturelle, mais il risque de transformer la quête de l’éveil en un voyage privé qui, face à l’immense souffrance qui assaille quotidiennement la majorité des êtres humains, ne peut présenter qu’un quiétisme résigné.
Il est vrai que la pratique de la méditation bouddhiste demande un retrait et une focalisation vers l’intérieur ; mais la mise en pratique du Dharma dans le monde ne serait-elle pas plus complète en allant aussi vers l’extérieur et en s’adressant aussi aux misères grinçantes qui affectent l’humanité ?
Je sais que nous nous engageons dans de nobles méditations sur la compassion, qui épousent les idéaux de paix et d’amour. Mais notez que nous les poursuivons surtout comme des expériences intérieures, subjectives tournées vers la transformation personnelle. Trop rarement ce type de compassion va-t-il remonter ses manches et aller au charbon. Trop rarement se traduit-il en programme pratique pour des actions efficaces avec des buts réalistes visant à diminuer la souffrance réelle de ceux qui souffrent des catastrophes naturelles ou sociales.
Par contraste, prenez Christian Aid et World Vision : ce ne sont pas des mouvements missionnaires désireux de faire du prosélytisme mais des organisations qui apportent soulagement et aide au développement tout en s’attaquant aussi aux causes de la pauvreté et de l’injustice. De même, l’American Jewish World Service ne cherche pas à convertir les gens au judaïsme, mais à exprimer l’engagement juif à la justice sociale en allégeant : « la pauvreté, la faim, et la maladie, parmi les peuples en développement, sans considération de race, de religion ou de nationalité. »
Pourquoi le Bouddhisme n’a-t-il rien de semblable ? [1] Nous pouvons certainement trouver un cadre pour cela dans le Bouddhisme, dans sa doctrine, ses idéaux éthiques, ses archétypes, ses légendes, et ses précédents historiques.
Je reconnais que beaucoup de bouddhistes sont engagés individuellement dans le social et qu’un petit nombre de grandes organisations bouddhistes travaillent sans relâche à travers le monde pour soulager la souffrance humaine. Leur dévouement mérite totalement notre estime ; malheureusement, jusqu’à présent, ces groupes n’attirent que peu de personnes.
Les enseignants bouddhistes disent souvent que le moyen le plus efficace de protéger le monde est de purifier nos propres esprits, ou bien qu’avant de s’engager dans une action compassionnée nous devons atteindre la réalisation du non-ego ou de la vacuité. Il y a sans doute du vrai dans ces enseignements, mais je pense que ce n’est qu’une vérité partielle. En ces temps difficiles, nous avons aussi l’obligation d’aider ceux qui sont immergés dans le monde, et qui vivent au bord du désespoir et de la misère. La mission du Bouddha, la raison de son apparition dans la monde, était de libérer les êtres de la souffrance en déracinant les racines du mal que sont l’avidité, la haine et l’ignorance. Ces racines sinistres n’existent pas que dans notre esprit. Elles ont pris aujourd’hui une dimension collective et se sont étendues sur des pays et des continents entiers. Aider les êtres à se libérer de la souffrance aujourd’hui demande que nous allions à l’encontre des personnifications et des systèmes contemporains.
A chaque période historique, le Dharma trouve de nouveaux moyens pour développer son potentiel, de façon directement liée aux conditions historiques de cette ère. Il me semble que notre ère offre le cadre historique approprié pour que la vérité transcendante du Dharma se retourne vers le monde et s’adresse à la souffrance humaine à tous niveaux – même les niveaux les plus bas, les plus durs ou dégradants – pas seulement à travers la contemplation mais aussi à travers des actions efficaces, qui apportent le soulagement tout en étant illuminées par leur fin qui est au-delà du monde. Le défi spécial qu’affronte le bouddhisme aujourd’hui est de se lever pour être l’avocat de la justice dans le monde, une voix de la conscience pour les victimes d l’injustice sociale, politique et économique qui ne peuvent se lever et parler pour elles-mêmes. Ceci, selon moi, est le défi profondément moral marquant le moment critique dans l’expression moderne du Bouddhisme. Je crois aussi que ce défi montre la direction que doit prendre le Bouddhisme s’il veut partager la mission du Bouddha avec toute l’humanité. Bikkhu Bodhi
Bikkhu Bodhi , un moine occidental du Theravada, a traduit plusieurs ouvrages importants du Canon Pâli. Il a été ordonné à Sri Lanka, où il a vécu plus de vingt ans. Il réside maintenant au Chuang Yen Monastery, à Carmel, Etat de New York.

Post-Scriptum :

Commentaires de Joshin Sensei : Beaucoup de personnes viennent au Dharma par découragement des engagements politiques ou sociaux. Désir d’agir seul, en dehors de groupes constitués ; nécessité- vraie- de commencer par soi ; difficulté de changer nos présupposés, forgés au cours de notre vie, et renforcés quotidiennement par radio, télé, journaux, etc : flemme de chercher une nouvelle façon de regarder et comprendre le monde à partir du Dharma ; refus de « se salir les mains », désir de trouver une pratique « pure », qui ne serait pas touchée par le monde -sale- ; repli égoïste, encouragé par l’accent mis sur « la quête de la sérénité »de notre société, et méconnaissance totale du rôle du Bouddhisme à travers l’espace et les âges ( En Chine comme au Japon, les moines creusaient pour faire apparaître des sources, ou drainaient pour mettre de nouvelles terres en culture, connaissaient les herbes pour s’occuper des malades, etc ; ils ont eu un rôle social important à côté de leur rôle spirituel. Voir aussi par ex. un très beau livre sur la Thailande « Sons of the Buddha, the Early lives of Three Extraordinary Zen Masters », qui nous montre le travail social, médical, culturel des moines et des temples en Thailande jusqu’aux années soixante) . Enfin, s’il a toujours existé, dans toutes les traditions bouddhistes, des ermites retirés du monde, vivant en méditation, ce n’était pas pour une recherche personnelle d’une paix intérieure confortable, mais pour atteindre l’Eveil complet afin de pouvoir aider tous les êtres. L’accent mis à présent sur la pratique personnelle n’est que le reflet d’une société marchande ; nous apportons dans notre pratique spirituelle le même individualisme et la même recherche du plaisir que dans nos activités de loisirs !
Ne critiquons donc pas les Enseignements pour ce qu’ils ne donneraient pas : ce ne sont pas les Enseignements qui sont en cause, mais ce que nous en faisons.

Notes :

[1] Il y a dans l’école Soto un département d’aide sociale et humanitaire ; mais je dois reconnaître qu’on n’en entend pas beaucoup parler dans le bulletin de l’école.

Daishin est le bulletin de la sangha réunie autour de Joshin Sensei, fondatrice du temple "La Demeure Sans Limites".
http://www.larbredeleveil.org/lademeure/

13 mars 2009

Méditation Zazen

Telle que je la pratique les lundis soirs au Dojo de Montauban
(et certains dimanche matin)

 

ZAZEN, S'ASSEOIR,
TOUT SIMPLEMENT (SHIKANTAZA)

Description d'une séance


La séance de zazen commence toujours à l’heure exacte. Il vous est demandé d’arriver environ 15 minutes avant l’heure et d’être le plus possible dans un état d’esprit calme et concentré, propice à la méditation.
Sept minutes avant le début du zazen, le bois retentit. Les conversations s’arrêtent. Vous pouvez entrer dans le dojo.
Vous passez la poutre située à l’entrée, du pied gauche. C’est une première occasion de vous concentrer. Vous vous inclinez en gasshô devant l’autel en signe de respect pour la pratique vivante de zazen, symbolisée par une statue du bouddha, et pour les pratiquants. 


Une série de coups de cloche vous informe que zazen commence, à partir de ce moment-là, vous êtes complètement concentrés sur votre pratique, sur votre posture et sur votre respiration. Vous veillez alors à rester immobile, d’une part, pour ne pas déranger les autres et, d’autre part, parce que le corps et l’esprit étant intimement liés, votre mental ne pourra pas s’apaiser si votre corps s’agite et vice-versa.

Au cours de cette première partie, vous aurez la possibilité de demander le kyosaku. Il s’agit d’un coup de bâton donné sur des points d’acupuncture situés aux épaules. Le kyosaku peut vous aider en cas de somnolence ou d’agitation.
Après environ 40 minutes, tout le monde se lève pour pratiquer kin-hin. Cette méditation marchée dure environ 10 minutes. Après un coup de cloche qui en annonce la fin, vous retournez rapidement à votre place et vous vous rasseyez comme pour la première partie du zazen.








Lors de la deuxième partie, vous entendrez un kusen, un enseignement relatif à notre pratique.

La séance se termine par une brève cérémonie (+/- 10 minutes) qui consiste en la récitation de l’Hannya Shingyo (le sutra du cœur) rythmé par des instruments, des quatre vœux du bodhisattva et de dédicaces.
http://michel1955.blogspot.com/2009/09/maka-hannya-haramitta-shingyo.html

http://www.youtube.com/watch?v=Ccy708RQ1DA&feature=player_embedded

Ensuite, vous quittez le dojo en saluant à nouveau le bouddha en gasshô et en repassant la poutre, cette fois du pied droit.



MAKA HANNYA HARAMITA SHINGYO voir ici

11 mars 2009

Voeux de Prise de Refuge

Quelques formulations de voeux bouddhistes que j'aime beaucoup


Si nombreux que soient les êtres,
Je fais voeu de les sauver tous.
Si nombreuses que soient les passions,
Je fais voeu de les vaincre toutes.
Si nombreux que soient les dharmas,
je fais voeu de les acquerir tous.
Si parfaite que soit la voie du Bouddha,
je fais voeu de la réaliser.

(LES QUATRES GRANDS VOEUX d'UN BODHISATTVA )

Avec le souhait de libérer tous les êtres,
Je prendrai toujours refuge
En le Bouddha, le Dharma et le Sangha
Jusqu’à ce que j’atteigne l’Eveil parfait.
Inspiré par la compassion et la sagesse,
En présence des Bouddhas,
Je génère aujourd’hui l’esprit d’Evceil
Pour le bien de tous les êtres sensibles.
Tant que l’espace durera,
Et tant que les êtres sensibles demeureront,
Puissé-je moi aussi demeurer
Pour dissiper la misère du monde.
De sa Sainteté le XIV ° DALAI-LAMA

Puissé-je devenir en tout temps, maintenant et à jamais,
un protecteur pour ceux qui n’ont pas de protection,
un guide de ceux qui ont perdu leur chemin,
un navire pour ceux qui doivent traverser les océans,
un pont pour ceux qui doivent franchir les fleuves,
un sanctuaire pour ceux qui sont en danger,
une lampe pour ceux qui ont besoin de lumière,
un refuge pour ceux qui ont besoin d’un abri,
un serviteur pour ceux qui sont dans le besoin.
Aussi longtemps que l’espace perdurera,
aussi longtemps que les êtres y demeureront, jusqu’alors,
puissé-je moi aussi y demeurer avec eux et vaincre les misères du monde.
(Tiré de : Guide à la voie du Bodhisattva, Shantideva).

et ceux que j'ai pris...


Je prends refuge dans le Bouddha
Celui qui me montre la voie dans cette vie
Namo Buddhaya
Je prend refuge dans le Dharma
Le chemin de la Compréhension et de l'Amour
Namo Dhammaya
Je prend refuge dans la Sangha
la communauté qui vit en harmonie, dans la Pleine Conscience
Namo Sanghaya (Cloche)
Prenant refuge dans le Bouddha en moi-même
Je souhaite aider tous les êtres à trouver leur nature d'éveil
Réalisant l'esprit d'amour
Namo Buddhaya
Prenant refuge dans le Dharma en moi-même
Je souhaite aider tous les êtres à réaliser et prendre ensemble
La voie de la Libération
Namo Dhammaya
Prenant refuge dans la Sangha en moi-même
Je souhaite aider tous les êtres à bâtir la noble communauté
Les embrassant dans leur transformation
Namo Sanghaya (Cloche),(Cloche)

(voeux du village des pruniers)

(photo d'une cérémonie de prise de refuge semblable à la mienne, faite par heimata, lors d'une retraite francophone en 2006)







et ceux que je dis avant chacune de mes méditations 


"En le Bouddha , le Dharma et la sangha, jusqu'à l'éveil je prends refuge, puisse -je par ma pratique de la pleine conscience et des autres perfections, devenir moi même Bouddha pour être bénéfique à tous les êtres (les 3 refuges)

-puissent tous les êtres obtenir le bonheur et les causes du bonheur
-puissent tous les êtres s'affranchir de la souffrance et des causes de la souffrance,
-puissent tous les êtres ne jamais être séparés de la félicité supreme exempte de toute souffrance
-puissent tous les êtres demeurer dans l'équanimité, sans attachement pour ce qui est agréable ni haine pour ce qui est désagréable (les 4 pensées illimitées de l'Amour incommensurable )

OM MANI PADME HUM
Puisse le joyau du lotus s'épanouir dans tous nos coeurs"

9 mars 2009

Dajjâl : La civilisation de ” l’imposteur ”


Certains de nos frères musulmans le disent ... Le faux prophète, le Dajjal annoncé par le Coran comme étant l'antéchrist est déjà parmi nous

Il s’appelle société de consommation...

j’ai trouvé cet article sur un site qui s’appelle "Islam et décroissance" ce qui montre bien que toutes les spiritualités toutes les religions ont une base commune: le bonheur ne se trouve pas dans l'accumulation de biens materiels ou de richesses, bien au contraire ...

Voir ici ce site : citoyennetes.free.fr

Michel

“La tradition islamique reconnaît la venue d’un messie imposteur, le Dajjâl, qui apparaîtra à la fin des temps et qui séduira des foules subjuguées par ses pouvoirs.

« Dieu n’a pas envoyé de prophète, affirme Muhammad, sans lui ordonner de mettre en garde sa communauté contre le faux Messie (al-masîh ad-djjal). C’est ainsi que Noé et les prophètes après lui reçurent cet ordre. S’il sortait parmi vous, ses signes distinctifs cachés ne le seront pas pour vous. Votre Seigneur n’est pas borgne, alors que lui, il est borgne de l’œil droit. Son œil est comparable à un raison sec » (1)

le Dajjâl doit bien entendu être considéré comme une personne à part entière. Mais on peut admettre que son apparition ne prendra tout son sens que lorsque la civilisation moderne aura définitivement pris son parti. L’auteur Muhammad Asad, dans son livre remarquable Le chemin de la Mecque, consacre un chapitre à ce thème. Il identifie le Dajjal au matérialisme moderne.

Cet extrait montre l’écrivain en conversation avec un cheikh et un jeune bédouin :

« - Vraiment, ô frère ? me demande le jeune bédouin avec vivacité. Est ce vrai que tu as été toi-même un faranji (2) ? Je fais un signe affirmatif et il murmure : « Dieu soit loué, Dieu soit loué ; Il guide qui Il veut sur la voie droite… Dis-moi, frère, pourquoi les faranjis se préoccupent-ils si peu de Dieu ?

- C’est une longue histoire, lui dis-je, et cela ne peut pas s’expliquer en quelques mots. Tout ce que je peux te dire maintenant est que le monde des faranjis est devenu le monde du dajjal, le Brillant, le Trompeur. As-tu déjà entendu parler de la prédiction de notre saint Prophète, selon laquelle, dans les derniers temps , la plupart des habitants du monde suivront le Dajjal, croyant qu’il est Dieu ? »

- Alors qu’il me regarde d’un air interrogateur, j’expose, avec l’approbation visible du cheikh Ibn bulayhid, la prophétie relative à l’apparition de cet être apocalyptique, le dajjal, qui sera borgne, mais doué de pouvoir mystérieux à lui concédés par Dieu. Il entendra de ses oreilles ce qui se dit aux coins les plus éloignés de la terre et verra de son œil unique des choses se produisant à des distance infinies ; il vola autour de la terre en quelques jours, amassera des trésors d’or et d’argent qu’il fera soudainement surgir du sol, fera tomber la pluie et croître les plantes à son commandement, tuera et ramènera à la vie, de telle sorte que tous ceux dont la foi est faible croiront qu’il est Dieu Lui-même et se prosternerons devant lui en adoration. Mais ceux dont la foi est forte liront ce qui est écrit sur son front en lettres de feu : Négateur de Dieu, et ils sauront ainsi qu’il n’est qu’une imposture destinée à mettre à l’épreuve la foi de l’homme….

Mon ami le bédouin me regarde avec des grands yeux et murmure :
« Je cherche refuge en Dieu. »

Je me tourne vers Ibn Bulayhid :
« Cette parabole, ô cheikh, n’est-elle pas une description adéquate de la civilisation technique moderne ? Elle est « borgne », ce qui signifie qu’elle ne voit qu’un aspect de la vie, le progrès matériel, et ignore son aspect spirituel.
A l’aide de ses merveilles mécaniques, elle rend l’homme capable de voir et d’entendre bien au-delà de sa capacité naturelle et de couvrir des distances illimitées à des vitesse inconcevables. Ses moyens technique peuvent « faire tomber la pluie et croître les plantes », de même qu’ils découvrent des trésors insoupçonnés sous la surface du sol.
Sa médecine rend la vie à ceux qui paraissent condamnés à mort, alors que ses guerres avec leurs horreurs scientifiques détruisent la vie. Et son développement matériel est si puissant et si éblouissant que ceux dont la foi est faible se mettent à croire qu’il y a une divinité en elle.

Mais ceux qui ont gardé la conscience de leur Créateur reconnaissent clairement que l’adoration du dajjal équivaut à la négation de Dieu…(3)

1 - Hadith authentique rapporté par Al-Bukhâri et Muslim
2 - Faranjis : C’est à dire un Européen. Les faranjis sont à l’origine les Francs des Croisades
3 - Muhamad Asad, Le chemin de la Mecque, pp 267-268, trad. Roger du Pasquier, éd Fayard, Paris, 1976.

7 mars 2009

Francis Cabrel, Le chêne liège

superbe chanson...
découverte grace à un ami rencontré au cours d'une retraite bouddhiste sur les voies du Bonheur ... à Lavaur
merci à lui de nous l'avoir fait découvrir
puisse t'elle avoir le succés qu'elle mérite, pour atteindre nos consciences...




le texte:

Adossé à un chêne liège
Je descendais quelques arpèges
En priant Dieu, Bouddha que sais-je
Est-ce que tu penses à nous un peu ?
Le monde est aux mains de stratèges
Costumes noirs cravates beiges
Et turbans blancs comme la neige
Qui jouent de bien drôles de jeux

Il y a dans nos attelages
Des gens de raison de courage
Dans tous les camps, de tous les âges
Dont le seul rêve est d'être heureux

On a dressé des cathédrales
Des flèches à toucher les étoiles
Dit des prières monumentales
Qu'est-ce qu'on pouvait faire de mieux ?

Etes-vous là, êtes-vous proches
Ou trop loin pour entendre nos cloches ?
Gardez-vous les mains dans les poches
Ou est-ce vos larmes quand il pleut ?

D'en haut de vos très blanches loges
Les voyez-vous qui s'interrogent
Millions de fourmis qui pataugent
La tête tournée vers les cieux ?

Sommes-nous seuls dans cette histoire
Les seuls à continuer à croire
Regardons-nous vers le bon phare
Ou le ciel est-il vide et creux ?

Adossé à un chêne liège
Pris comme dans les fils d'un piège
Je descendais quelques arpèges
Je n'avais rien trouvé de mieux

Où êtes-vous dans l’atmosphère ?
On vous attend, on vous espère
Mais c'est le doute et le mystère
Que vous m'aurez appris le mieux

Adossé à un chêne liège
Je descendais quelques arpèges
Par un après-midi pluvieux
Je descendais quelques arpèges
Par un après-midi pluvieux...