C'est cette émission Radio Pléiades du 7 juin 2022, qui m'a "révélé" cette possibilité, qui m'a fortement remué, tellement elle correspondrait à Ce Que Je Suis !
Replay de l'émission de Radios pléiades consacrées aux pléiadiens :
en écoutant ou relisant plusieurs fois, sur son canal Télégram, les commentaires de Victoria Luminis (ou Hervé Gaïa)
Qui sont les Pleiadiens?
Victoria Luminis - Canal d'info et salon vocal Radio Pléiades, [06.06.22 21:53]
"la
population de la surface doit être consciente que les Pléiadiens et la
Résistance ont un modèle de société très similaire, basé sur les familles d’âmes.
Parfois,
ils sont pleinement engagés dans une union sacrée exclusive avec leur
âme jumelle ou leur âme-sœur primaire, et parfois ils forment des
connexions polyamoureuses ouvertes qui sont basées sur l’Amour de l’Âme
et la libre circulation de l’énergie sexuelle.
Les Pleiadiens vivent sur le principe des FAMILLES D ÂMES contrairement à
notre société qui est basée sur la famille de sang « bloodline »
Familles d’Âmes ~ Mise à jour de Cobra ~ 2 avril 2018
Les Pléiadiens sont des êtres d’Amour et de Lumière. La plus grande
partie de la population de surface (de la terre) est tellement empêtrée dans l’état
dysfonctionnel des choses sur cette planète qu’il leur est difficile de
croire que des êtres emplis d’Amour et de Lumière sans agenda existent
vraiment.
Mais ils existent. En fait, des êtres comme ça sont la majorité présente dans cette Galaxie. Et les Pléiadiens sont parmi eux.
Les Pléiadiens proviennent de l’évolution angélique qui est entrée dans cet
univers dimensionnel en entrant par le portail du Soleil central
galactique.
Ils ont ensuite exploré la Galaxie dans leurs corps
angéliques de Lumière jusqu’à ce qu’ils se soient installés dans l’amas
d’étoiles des Pléiades qui a émergé du plasma dans le plan physique il y
a environ 18 millions d’années.
Ils connaissent les secrets de l’immortalité, mais choisissent
rarement de garder le même corps physique pendant plus de 1000 ans.
Ils sont très positifs, joyeux et sensuels.
L’amour érotique est l’un des aspects les plus importants de leur vie et ils savent comment guérir avec cette énergie :
Oui ! je suis depuis très longtemps bien + attiré et attaché ... par ma famille d’âmes dont je suis (encore) à la recherche que par ma famille de sang... - et aussi par la sensualité et l'amour érotique... voila une description assez exacte de Ce Que Je Suis ! (et depuis même mon enfance )
Les Pléiadiens travaillent exclusivement avec le chakra du cœur
J’ai observé (dit l'auteur de cet article) en co-créant avec eux et en
voyageant dans leur royaume, qu’ils n’ont activé que le chakra du
cœur. « Seulement » est un tout petit mot, car il est extrêmement
puissant ! Être témoin de leur signature de fréquence énergétique unique
changera littéralement notre champ pour ressentir plus d’amour.
Sur leur planète natale, ils respirent
en fait par le cœur, ils ne respirent pas par les narines et la bouche
comme le font les humains.
Le prana, l’énergie vitale pénètre dans
leur portail cardiaque, les connectant ainsi à des fréquences d’amour
plus élevées. Ils respirent les hautes fréquences de leur cœur,
reçoivent et redonnent de l’amour à travers le cercle infini de la
création.
Là encore, coïncidence ? car je découvre depuis peu l'importance du cœur ou du chakra du cœur, dans mes méditations...
mais j'ai aussi beaucoup de blocages à son niveau ne pouvant l'ouvrir comme il se devrait en aimant mes ennemis par exemple
mais que veut dire aimer ???
Les Pléiadiens vivent en communauté
Les fréquences spéciales des Pléiadiens
sont ancrées dans les communautés et le service divin, en s’entraidant
et en élevant tout leur royaume comme un seul.
Ils ont des mâles, des femelles et des enfants. Tout le monde vit ensemble, ce qui est merveilleux à voir.
Lorsque la fréquence pléiadienne est
très forte chez les humains, nous pouvons voir que ces humains sont
naturellement attirés par le service des autres, ils aiment «l’esprit de
communauté» et ont tendance à avoir besoin de faire partie d’une tribu à
laquelle ils se sentent appartenir. Ils peuvent être des professionnels
de la santé, des thérapeutes et des guérisseurs. Il peut s’agir de
toute personne qui a un sens aigu du service comme mission.
J'ai longtemps eu ce désir (de communauté)... qui, n'a pu encore se réaliser... car ma compagne n'est pas prête et peut être que moi non plus (s'il y a dans cette communauté des personnes avec lesquelles je ne peux m'entendre... être en communion ...)
Où sont situées les pléiades?
Les Pléiades est le nom d'origine grecque donné à un amas ouvert que l'on peut distinguer aisément dans le ciel nocturne. C'est un des plus beaux objets célestes qui nous soient donnés de voir depuis la Terre.
Amas ouvert, cela signifie que c'est un groupe de jeunes étoiles. Les astronomes ont compté plus de 1.000 membres au sein des Pléiades, pour une masse approximative de 800 soleils. C'est une des nombreuses pouponnières de la Voie lactée et l'une des plus proches de notre Système solaire. De notre planète, nous les voyons briller dans la constellation du Taureau.
" Et Je
pense être vraiment être venu sur cette Terre comme un de ces
travailleurs, artisans (je préfère ce mot là) ou guerriers de Lumière (ou encore "Starseed") ... comme me
l'avais si bien fait remarquer notre frère Fabkhi à ma dernière retraite à ToSuLech" ...
Cet Artisan de Lumière venu sur Terre pour aider à combattre et vaincre l'injustice (à laquelle j'ai toujours été très sensible...) a t'il une origine Pléiadienne ?
Comme chaque année à cette même période, j'ai besoin de mener ma réflexion sur cet événement qu'est devenu ce 14 juillet , j'avais commencé pendant assez longtemps à m'en prendre à notre hymne national la Marseillaise que je jugeais inapproprié car trop violent et trop guerrier pour un pays dit "civilisé"...
Mais l'an dernier, j'ai voulu ouvrir une nouvelle réflexion sur la signification de notre fête nationale et ai mis le doigt sur des "révélations" que ON a voulu nous cacher ... avec cet article :
14 JUILLET 2020 Le 14 juillet... Rétablir la vérité historique, tout simplement.
Cette
année, la célébration du 14 juillet est… minimale, covid-19 oblige.
Mais n’est-ce pas l’occasion, justement, de renouer avec l’étude de
l’histoire, pas forcément celle des manuels de l’éducation nationale
(parfois bien mal nommée…), mais celle qui cherche à connaître, à
vérifier, à comprendre et, parfois, à éviter les pièges tendus par
l’actualité et les rumeurs qui, elles non plus, ne s’arrêtent jamais, au
grand dam de l’intelligence et de la mesure.
Et cette année, c'est Antoine de l'Alliance Humaine 2020 et son associé Christophe Charret qui m'ont fait découvrir cet historien (controversé, allez voir sur Wikipédia !! ) qu'est Henri Guillemin.
En 19 émissions, Henri Guillemin retrace l’histoire de la Révolution française. L’historien a travaillé pendant 10 mois à la préparation de ces émissions, enregistrées d'une traite en 7 matinées. Pour l'historien, la grande figure qui se détache de toute cette période révolutionnaire est celle de Robespierre, qui n'est pas du tout l'homme sanguinaire d'une certaine légende. En somme, une réhabilitation de l'Incorruptible. https://www.rts.ch/archives/dossiers/henri-guillemin/11967548-la-revolution-francaise.html
mais surtout le site d’Étienne Chouard avec le résumé de 15 de ses conférences
Révolution française #05 : La grande peur bourgeoise
II faut bien comprendre la signification du 14 juillet, de la prise de la Bastille. Elle va susciter une peur considérable dans la bourgeoisie. La terreur de la populace devient panique. «… Toutes ces âmes lamentables, les spoliés du fisc, les dévalisés par Versailles, toutes les faims, toutes les soifs, toutes les bouches tordues par le sanglot et le blasphème, toutes les poitrines pleines de vengeance, la voilà la populace… C’est la lie du pressoir social, c’est la plaie sociale vivante, une plaie devenue bouche, qui saigne et qui hurle, et qui mord. Avant de s’indigner devant la fureur du souffle, il faut savoir ce qu’était l’horreur du miasme…» Ainsi s’exprime Victor Hugo, commentant la Révolution.
Dès le 11 juillet 1789, le Comité permanent groupant les 307 grands électeurs parisiens, crée une milice citoyenne, l’armement des gens convenables, dirigée en apparence contre la Cour, mais en fait contre cette populace. Ces milices bourgeoises patrouillent dès la nuit du 14 juillet dans la capitale, et s’emparent des armes des révoltés contre quelque argent – il faut quand même manger et nourrir sa famille ! A l’Assemblée nationale, les députés sont épouvantés par ce qui se passe : la grande peur bourgeoise se manifeste ouvertement. Les députés se succèdent auprès du roi pour le supplier de revenir à Paris… Il y revient, il rappelle Necker et retire de la capitale ses troupes inutiles.
Olivier Berruyer, sur son formidable site les-crises.fr, vient de publier un récapitulatif bien fait et utile (c’est commode de tout présenter au même endroit) sur une série essentielle de notre cher Guillemin, sur la Révolution française.
Je
lui pique cette perle sans hésiter, pour l’accueillir ici, sur ce blog
qui aime et ressasse Guillemin depuis plus de dix ans (2009, je crois).
Ces conférences sont consignées dans un des livres les plus importants de Guillemin : 1789–1792 1792–1794 Les DEUX révolutions françaises
Olivier
Berruyer : « Il y a exactement 30 ans, le 4 mai 1992, Henri Guillemin
tirait sa révérence à l’âge de 89 ans, après avoir mené une longue et
brillante carrière, d’une rare intégrité, laissant une œuvre très
conséquente dont le regain d’intérêt ne faiblit pas.
Pour lui rendre hommage, nous republions ci-dessous sa série de vidéos sur la Révolution française. »
Révolution française #01 : La préparation spirituelle
1789–1794,
la Révolution française couvre cinq années de l’histoire de France.
Mais que sait-on de cette période ? Henri Guillemin ne se contente pas
des versions officielles et convenues.
Pour
l’historien français, en 1789, on assiste à une révolution des gens de
bien, qui doit permettre à la bourgeoisie d’affaires d’accéder au
pouvoir, quitte à le partager avec l’aristocratie dans le respect d’un
certain ordre social. La vraie Révolution, populaire, qui se préoccupe
réellement des classes pauvres, du Quart État, restait à venir. Elle
aura vécu de 1792 à 1794 et sera liquidée avec la mort de Robespierre.
C’est donc de ces deux Révolutions françaises que va traiter Henri
Guillemin, en bousculant singulièrement, une fois de plus, les idées
reçues.
Henri
Guillemin traite des influences et des causes de la révolution qui
allait bouleverser l’ordre immuable de l’Europe politique. Deux causes à
l’origine de cette prise de conscience sociale : la constitution d’une
nouvelle classe, la hausse considérable des prix conjuguée avec une
forte augmentation de la population.
Vizille,
dans le Dauphiné. Préfiguration des Etats généraux, cette réunion du 21
juillet 1788 groupe des notables, des aristocrates, des ecclésiastiques
et des bourgeois. A la tête des finances françaises, Brienne a remplacé
Necker, chassé par le roi. Les Etats généraux n’avaient plus été
convoqués depuis 1614. Le 28 août 1788, le roi rappelle Necker, qui
occupe à nouveau son poste de chef du Trésor français.
La
situation économique est désastreuse, celle du peuple intolérable. Les
prix sont en hausse. Artisans et ouvriers n’arrivent presque plus à
subsister. Chômage dans la soierie. La situation de la paysannerie n’est
guère plus enviable. Elle doit payer de lourdes taxes qui ne profitent
qu’à des nobles soucieux de s’enrichir à bon compte. Les émeutes de 1789
vont éclater dans ce climat social détérioré.
Il
était huit heures du matin à Versailles, le 15 juillet 1789 lorsque le
duc de La Rochefoucauld-Liancourt annonçait à Louis XVI que, la veille,
les Parisiens avaient pris la Bastille. Surpris que l’on s’attaque à une
prison qui n’avait plus que sept détenus (deux fous, quatre faussaires
et un fils de famille enfermé à la demande de ses parents), Louis XVI,
on le sait avait demandé si c’était une révolte. « Non, sire, lui
répondit le duc, c’est une révolution. »
La révolution avait
commencé en réalité quelques mois plus tôt, lorsqu’en 1788, Louis XVI
avait décidé de réunir les États Généraux. En faisant ce qu’aucun roi
n’avait osé faire avant lui depuis plus de 150 ans, le souverain ouvrait
une boîte de Pandore. Le roi avait convoqué les États Généraux pour
résoudre une situation financière catastrophique, mais le 5 mai 1789,
leurs députés étaient venus à Versailles avec bien d’autres
revendications. Celles qu’exprimaient les cahiers de doléances rédigés
au printemps, dans toutes les villes et tous les villages de France,
juste avant la réunion des États Généraux.
Révolution française #05 : La grande peur bourgeoise
II
faut bien comprendre la signification du 14 juillet, de la prise de la
Bastille. Elle va susciter une peur considérable dans la bourgeoisie. La
terreur de la populace devient panique. «… Toutes ces âmes lamentables,
les spoliés du fisc, les dévalisés par Versailles, toutes les faims,
toutes les soifs, toutes les bouches tordues par le sanglot et le
blasphème, toutes les poitrines pleines de vengeance, la voilà la
populace… C’est la lie du pressoir social, c’est la plaie sociale
vivante, une plaie devenue bouche, qui saigne et qui hurle, et qui mord.
Avant de s’indigner devant la fureur du souffle, il faut savoir ce
qu’était l’horreur du miasme…» Ainsi s’exprime Victor Hugo, commentant
la Révolution.
Dès le 11 juillet 1789, le Comité permanent
groupant les 307 grands électeurs parisiens, crée une milice citoyenne,
l’armement des gens convenables, dirigée en apparence contre la Cour,
mais en fait contre cette populace. Ces milices bourgeoises patrouillent
dès la nuit du 14 juillet dans la capitale, et s’emparent des armes des
révoltés contre quelque argent – il faut quand même manger et nourrir
sa famille ! A l’Assemblée nationale, les députés sont épouvantés par ce
qui se passe : la grande peur bourgeoise se manifeste ouvertement. Les
députés se succèdent auprès du roi pour le supplier de revenir à Paris…
Il y revient, il rappelle Necker et retire de la capitale ses troupes
inutiles.
Olivier Berruyer, sur son formidable site les-crises.fr, vient de publier un récapitulatif bien fait et utile (c’est commode de tout présenter au même endroit) sur une série essentielle de notre cher Guillemin, sur la Révolution française.
Je
lui pique cette perle sans hésiter, pour l’accueillir ici, sur ce blog
qui aime et ressasse Guillemin depuis plus de dix ans (2009, je crois).
Ces conférences sont consignées dans un des livres les plus importants de Guillemin : 1789–1792 1792–1794 Les DEUX révolutions françaises
Olivier
Berruyer : « Il y a exactement 30 ans, le 4 mai 1992, Henri Guillemin
tirait sa révérence à l’âge de 89 ans, après avoir mené une longue et
brillante carrière, d’une rare intégrité, laissant une œuvre très
conséquente dont le regain d’intérêt ne faiblit pas.
Pour lui rendre hommage, nous republions ci-dessous sa série de vidéos sur la Révolution française. »
Révolution française #01 : La préparation spirituelle
1789–1794,
la Révolution française couvre cinq années de l’histoire de France.
Mais que sait-on de cette période ? Henri Guillemin ne se contente pas
des versions officielles et convenues.
Pour
l’historien français, en 1789, on assiste à une révolution des gens de
bien, qui doit permettre à la bourgeoisie d’affaires d’accéder au
pouvoir, quitte à le partager avec l’aristocratie dans le respect d’un
certain ordre social. La vraie Révolution, populaire, qui se préoccupe
réellement des classes pauvres, du Quart État, restait à venir. Elle
aura vécu de 1792 à 1794 et sera liquidée avec la mort de Robespierre.
C’est donc de ces deux Révolutions françaises que va traiter Henri
Guillemin, en bousculant singulièrement, une fois de plus, les idées
reçues.
Henri
Guillemin traite des influences et des causes de la révolution qui
allait bouleverser l’ordre immuable de l’Europe politique. Deux causes à
l’origine de cette prise de conscience sociale : la constitution d’une
nouvelle classe, la hausse considérable des prix conjuguée avec une
forte augmentation de la population.
Vizille,
dans le Dauphiné. Préfiguration des Etats généraux, cette réunion du 21
juillet 1788 groupe des notables, des aristocrates, des ecclésiastiques
et des bourgeois. A la tête des finances françaises, Brienne a remplacé
Necker, chassé par le roi. Les Etats généraux n’avaient plus été
convoqués depuis 1614. Le 28 août 1788, le roi rappelle Necker, qui
occupe à nouveau son poste de chef du Trésor français.
La
situation économique est désastreuse, celle du peuple intolérable. Les
prix sont en hausse. Artisans et ouvriers n’arrivent presque plus à
subsister. Chômage dans la soierie. La situation de la paysannerie n’est
guère plus enviable. Elle doit payer de lourdes taxes qui ne profitent
qu’à des nobles soucieux de s’enrichir à bon compte. Les émeutes de 1789
vont éclater dans ce climat social détérioré.
Il
était huit heures du matin à Versailles, le 15 juillet 1789 lorsque le
duc de La Rochefoucauld-Liancourt annonçait à Louis XVI que, la veille,
les Parisiens avaient pris la Bastille. Surpris que l’on s’attaque à une
prison qui n’avait plus que sept détenus (deux fous, quatre faussaires
et un fils de famille enfermé à la demande de ses parents), Louis XVI,
on le sait avait demandé si c’était une révolte. « Non, sire, lui
répondit le duc, c’est une révolution. »
La révolution avait
commencé en réalité quelques mois plus tôt, lorsqu’en 1788, Louis XVI
avait décidé de réunir les États Généraux. En faisant ce qu’aucun roi
n’avait osé faire avant lui depuis plus de 150 ans, le souverain ouvrait
une boîte de Pandore. Le roi avait convoqué les États Généraux pour
résoudre une situation financière catastrophique, mais le 5 mai 1789,
leurs députés étaient venus à Versailles avec bien d’autres
revendications. Celles qu’exprimaient les cahiers de doléances rédigés
au printemps, dans toutes les villes et tous les villages de France,
juste avant la réunion des États Généraux.
Révolution française #05 : La grande peur bourgeoise
II
faut bien comprendre la signification du 14 juillet, de la prise de la
Bastille. Elle va susciter une peur considérable dans la bourgeoisie. La
terreur de la populace devient panique. «… Toutes ces âmes lamentables,
les spoliés du fisc, les dévalisés par Versailles, toutes les faims,
toutes les soifs, toutes les bouches tordues par le sanglot et le
blasphème, toutes les poitrines pleines de vengeance, la voilà la
populace… C’est la lie du pressoir social, c’est la plaie sociale
vivante, une plaie devenue bouche, qui saigne et qui hurle, et qui mord.
Avant de s’indigner devant la fureur du souffle, il faut savoir ce
qu’était l’horreur du miasme…» Ainsi s’exprime Victor Hugo, commentant
la Révolution.
Dès le 11 juillet 1789, le Comité permanent
groupant les 307 grands électeurs parisiens, crée une milice citoyenne,
l’armement des gens convenables, dirigée en apparence contre la Cour,
mais en fait contre cette populace. Ces milices bourgeoises patrouillent
dès la nuit du 14 juillet dans la capitale, et s’emparent des armes des
révoltés contre quelque argent – il faut quand même manger et nourrir
sa famille ! A l’Assemblée nationale, les députés sont épouvantés par ce
qui se passe : la grande peur bourgeoise se manifeste ouvertement. Les
députés se succèdent auprès du roi pour le supplier de revenir à Paris…
Il y revient, il rappelle Necker et retire de la capitale ses troupes
inutiles.
Olivier Berruyer, sur son formidable site les-crises.fr, vient de publier un récapitulatif bien fait et utile (c’est commode de tout présenter au même endroit) sur une série essentielle de notre cher Guillemin, sur la Révolution française.
Je
lui pique cette perle sans hésiter, pour l’accueillir ici, sur ce blog
qui aime et ressasse Guillemin depuis plus de dix ans (2009, je crois).
Ces conférences sont consignées dans un des livres les plus importants de Guillemin : 1789–1792 1792–1794 Les DEUX révolutions françaises
Olivier
Berruyer : « Il y a exactement 30 ans, le 4 mai 1992, Henri Guillemin
tirait sa révérence à l’âge de 89 ans, après avoir mené une longue et
brillante carrière, d’une rare intégrité, laissant une œuvre très
conséquente dont le regain d’intérêt ne faiblit pas.
Pour lui rendre hommage, nous republions ci-dessous sa série de vidéos sur la Révolution française. »
Révolution française #01 : La préparation spirituelle
1789–1794,
la Révolution française couvre cinq années de l’histoire de France.
Mais que sait-on de cette période ? Henri Guillemin ne se contente pas
des versions officielles et convenues.
Pour
l’historien français, en 1789, on assiste à une révolution des gens de
bien, qui doit permettre à la bourgeoisie d’affaires d’accéder au
pouvoir, quitte à le partager avec l’aristocratie dans le respect d’un
certain ordre social. La vraie Révolution, populaire, qui se préoccupe
réellement des classes pauvres, du Quart État, restait à venir. Elle
aura vécu de 1792 à 1794 et sera liquidée avec la mort de Robespierre.
C’est donc de ces deux Révolutions françaises que va traiter Henri
Guillemin, en bousculant singulièrement, une fois de plus, les idées
reçues.
Henri
Guillemin traite des influences et des causes de la révolution qui
allait bouleverser l’ordre immuable de l’Europe politique. Deux causes à
l’origine de cette prise de conscience sociale : la constitution d’une
nouvelle classe, la hausse considérable des prix conjuguée avec une
forte augmentation de la population.
Vizille,
dans le Dauphiné. Préfiguration des Etats généraux, cette réunion du 21
juillet 1788 groupe des notables, des aristocrates, des ecclésiastiques
et des bourgeois. A la tête des finances françaises, Brienne a remplacé
Necker, chassé par le roi. Les Etats généraux n’avaient plus été
convoqués depuis 1614. Le 28 août 1788, le roi rappelle Necker, qui
occupe à nouveau son poste de chef du Trésor français.
La
situation économique est désastreuse, celle du peuple intolérable. Les
prix sont en hausse. Artisans et ouvriers n’arrivent presque plus à
subsister. Chômage dans la soierie. La situation de la paysannerie n’est
guère plus enviable. Elle doit payer de lourdes taxes qui ne profitent
qu’à des nobles soucieux de s’enrichir à bon compte. Les émeutes de 1789
vont éclater dans ce climat social détérioré.
Il
était huit heures du matin à Versailles, le 15 juillet 1789 lorsque le
duc de La Rochefoucauld-Liancourt annonçait à Louis XVI que, la veille,
les Parisiens avaient pris la Bastille. Surpris que l’on s’attaque à une
prison qui n’avait plus que sept détenus (deux fous, quatre faussaires
et un fils de famille enfermé à la demande de ses parents), Louis XVI,
on le sait avait demandé si c’était une révolte. « Non, sire, lui
répondit le duc, c’est une révolution. »
La révolution avait
commencé en réalité quelques mois plus tôt, lorsqu’en 1788, Louis XVI
avait décidé de réunir les États Généraux. En faisant ce qu’aucun roi
n’avait osé faire avant lui depuis plus de 150 ans, le souverain ouvrait
une boîte de Pandore. Le roi avait convoqué les États Généraux pour
résoudre une situation financière catastrophique, mais le 5 mai 1789,
leurs députés étaient venus à Versailles avec bien d’autres
revendications. Celles qu’exprimaient les cahiers de doléances rédigés
au printemps, dans toutes les villes et tous les villages de France,
juste avant la réunion des États Généraux.
Révolution française #05 : La grande peur bourgeoise
II
faut bien comprendre la signification du 14 juillet, de la prise de la
Bastille. Elle va susciter une peur considérable dans la bourgeoisie. La
terreur de la populace devient panique. «… Toutes ces âmes lamentables,
les spoliés du fisc, les dévalisés par Versailles, toutes les faims,
toutes les soifs, toutes les bouches tordues par le sanglot et le
blasphème, toutes les poitrines pleines de vengeance, la voilà la
populace… C’est la lie du pressoir social, c’est la plaie sociale
vivante, une plaie devenue bouche, qui saigne et qui hurle, et qui mord.
Avant de s’indigner devant la fureur du souffle, il faut savoir ce
qu’était l’horreur du miasme…» Ainsi s’exprime Victor Hugo, commentant
la Révolution.
Dès le 11 juillet 1789, le Comité permanent
groupant les 307 grands électeurs parisiens, crée une milice citoyenne,
l’armement des gens convenables, dirigée en apparence contre la Cour,
mais en fait contre cette populace. Ces milices bourgeoises patrouillent
dès la nuit du 14 juillet dans la capitale, et s’emparent des armes des
révoltés contre quelque argent – il faut quand même manger et nourrir
sa famille ! A l’Assemblée nationale, les députés sont épouvantés par ce
qui se passe : la grande peur bourgeoise se manifeste ouvertement. Les
députés se succèdent auprès du roi pour le supplier de revenir à Paris…
Il y revient, il rappelle Necker et retire de la capitale ses troupes
inutiles.
Robespierre dira : « Le peuple est enchaîné dès qu’il dort, il est méprisé dès qu’il né se fait plus craindre, il est vaincu dès qu’il pardonne à ses ennemis avant de les avoir complètement domptés. Observez, dit-il, ce penchant de certains pour qui sont associés comme équivalents, les mots de « pauvre » et les mots de « brigands ».
Les vrais brigands, ce sont ceux qui ne veulent constituer la République que pour eux-mêmes et qui suivent, dans tout, l’intérêt des riches. Ils sont les « honnêtes gens », ils sont les « gens comme il faut»… et nous, comme ils disent, nous sommes les « sans culottes », c’est-à-dire la canaille » ! Le député Couton réclame l’abolition complète des droits féodaux, abolis depuis 1789 fictivement, mais toujours exigés des paysans.
En septembre 1793, la Révolution française bascule, la France est menacée à l’extérieur par la guerre contre les plus grandes puissances européennes et à l’intérieur par l’insurrection de plusieurs départements, les députés de la Convention décident de prendre des mesures d’exceptions. La Terreur se caractérise ainsi par un état d’exception destiné à endiguer militairement, politiquement, et économiquement la crise multiple à laquelle le pays est alors confronté.
Mais pour Henri Guillemin, c’est Danton qui est responsable de la Terreur qui va s’organiser à partir du 4 septembre. Tout les jours, Danton monte à la tribune de la Convention pour obtenir une tête par jour.
Révolution française #12 : Danton contre Robespierre
Le 6 septembre 93, Robespierre fait adjoindre deux nouveaux membres au Comité de salut public, favorable à la Terreur. Alors voilà constitué le grand Comité de salut public qui va être en fonction jusqu’au 9 Thermidor. Parallèlement, il y a la Terreur, inventée par Danton. Mais qui sont ceux qui décident que les gens passent à la guillotine, c’est le Comité de sûreté générale.
Pour Henri Guillemin, le Comité beaucoup plus indépendant que l’histoire ne le prétend est composé d’hommes de Danton. Robespierre avait tenté une épuration de ce comité. Ce même comité décide de tuer la reine, le 16 octobre. Un crime gratuit ? Ces crimes-là ce sont des crimes de Danton, Robespierre n’y est pour rien.
Robespierre dira :
« Le peuple est enchaîné dès qu’il dort, il est méprisé dès qu’il né se
fait plus craindre, il est vaincu dès qu’il pardonne à ses ennemis avant
de les avoir complètement domptés. Observez, dit-il, ce penchant de
certains pour qui sont associés comme équivalents, les mots de
« pauvre » et les mots de « brigands ».
Les vrais brigands, ce
sont ceux qui ne veulent constituer la République que pour eux-mêmes et
qui suivent, dans tout, l’intérêt des riches. Ils sont les « honnêtes
gens », ils sont les « gens comme il faut»… et nous, comme ils disent,
nous sommes les « sans culottes », c’est-à-dire la canaille » ! Le
député Couton réclame l’abolition complète des droits féodaux, abolis
depuis 1789 fictivement, mais toujours exigés des paysans.
Alors Henri Guillemin historien ou "complotiste" affabulateur ?