En train de devenir... Comment lâcher prise,tout en ne lâchant rien

Blog de Tâm Chân Hanh (Action Juste du Cœur)-un bouddhiste engagé plutôt du coté "extrême gauche" (la Gauche radicale , ANTI-CAPITALISTE) - pour un autre monde possible, plus juste, plus fraternel et plus humain.

31 mars 2017 : Depuis mon départ à la retraite ...

il y a 2 mois
Qu'ai je fait de mes journées?
Rien ou presque rien, à première vue (de celles et ceux qui ne me connaissant pas, me voyaient m'enfermer chez nous (...)

25 septembre 2018

Vipassana en rentrant à la maison

Suite à cette si belle retraite Vipassana que je venais de vivre (le récit de mon vécu ici)
j'ai voulu de retour à la maison, rester dans les énergies de cette retraite, et  partager mon vécu avec Lise d'abord, puis d'autres ami-e-s et relations, et  j'ai voulu également ré écouter ces magnifiques enseignements de S.N.GOENKA qui étaient à notre disposition avec plein d'autres informations et conseils sur le site des anciens étudiants .

Puis nous les avons écouté de nouveau Lise et moi, (par moitié à chaque fois, plusieurs soirs par semaine) et elle a beaucoup apprécié; i'ai même fait une soirée spéciale Vipassana pour elle ainsi que Bertille,  une amie de la sangha du Village des Pruniers, essentiellement sur Anapana, l'observation de la respiration, et écouté les conseils bien plus précis que ce que nous avons l'habitude d'entendre et cela a été bien apprécié également. (mais pas pu pour les enseignements et méditations vipassana proprement dites réservées aux anciens étudiants).

Je n'ai pu partager donc sur Facebook que les résumés des enseignements que j'ai fait, ils sont ici

j'ai surtout voulu continuer à pratiquer, comme il nous avait été recommandé ...

les 2 heures de méditation par jour:
pas de probleme pour moi puisque j'en étais déjà avant à 2 *45mn...

quelques observations que j'ai notées (sur les sensations et sur mon esprit):
En général  les méditations du matin vers 6 h - 6h30 sont + faciles que celle de l'après midi ou du soir où il y a les démangeaisons dues aux piqûres de moustiques qui me forcent à réagir.
Souvent à un moment où j'observe un autre point du corps ... j'en ai parfaitement conscience et me répète, qu'il me faut rester dans l'équanimité, rester dans l'observation du point du moment, mais je ne peux m’empêcher d'avoir envie de me gratter de le faire parfois, et observe ainsi que mon esprit va d'un point à un autre ... et je me demande si je suis vraiment dans l'équanimité et si c'est parce que je n'y suis pas que ces sensations de démangeaison ne partent pas...
je veux l’être mais au plus profond de moi, je ne le suis pas

ai pu aussi continuer à approfondir l'examen de mes sensations

ainsi les démangeaisons, picotements c'est souvent de la chaleur (élément feu) je ressens même parfois les bulles dont S.N. GOENKA avait parlé qui montent de l’intérieur de mon corps et se répandent à sa surface à cet endroit du corps et qui s'étendent à coté voire sur d'autres parties

je continue à ressentir la sensation d'oreille qui se bouche, et observer que cela vient de la gorge, peut être de l'endroit où j'ai été opéré en 2000, de la luette pour mes ronflements...

j'observe aussi que ces sensations de picotement ou de chaleur sur le tronc se déplacent pour aller sous les aisselles , est ce la lymphe qui remonte vers les ganglions pour être éliminée?
j'observe surtout que j'ai tendance à m'attarder un peu trop sur chaque zone avec le désir de décortiquer, disséquer, dissoudre chacune des sensations que j'observe, et que au cours de l'heure je n'arrive à balayer que 2 zones sur les 3 de l'ensemble du corps (tête, tronc, jambes)
mardi 21/8 méditation de 7 h30  (sommeil de cette nuit plutôt saccadé à cause des démangeaisons m'a fait me lever + tard)
ai commencé, (après 5 mn d'anapana ) cette fois ci par les pieds zone que je néglige trop souvent car je ne l'atteint pas si je commence par la tête, (c'est ma tendance à vouloir m'attarder sur chaque sensation surtout les désagréables, pour les disséquer, décortiquer, et souvent je les vois se transformer se déplacer, mais pas disparaître...conséquence d'un esprit non équanime?  espoir de les voir disparaître? même en me répétant "il me faut rester équanime, c'est impermanent" cela ne marche pas... )

2 grosses démangeaisons dans cette zone ce matin, j'ai ressenti à ces endroits là de la chaleur intense mais ça continuait à démanger et aussi des sensations +subtiles de fraîcheur juste à coté que j' ai essayé pour détourner l'esprit d'observer...et cela c'est transformé en chaleur !
ai essayé aussi d'observer le contact de mes genoux avec le sol, c'est plutôt celui de mes mollets que j'ai ressenti mais moins intense que les démangeaisons... grrr ces moustiques, elles ne sont pas mes amies...

presque une demi heure sur cette zone...

en remontant sur le tronc encore des démangeaisons sur les doigts de la main droite j'ai attendu d’être arrivé à cette partie là pour les observer, après avoir fait tout le bas ventre , le bassin, j'observe que j'aime bien remonter (ou descendre) ligne par ligne comme nous l'avait indiqué Jean Jacques à la retraite Vipassana  en Ariège, pour moi en partant du milieu et en élargissant...

 donc  démangeaisons aux doigts de la main droite que j'observe longuement , en touchant avec les doigts de l'autre main:  j'observe sur quel doigt cela se trouve exactement et aussi un soulagement  et aussi cette pensée: ai je été équanime?


mercredi 22 /8 , 7h  en observant des sensations subtiles, comme un flux de fraîcheur, cela est comme des bulles, remontant du fond de mon corps, oui, mais cela devient chaud... puis devient des picotements, voire des démangeaisons , les bulles se solidifient comme en physique quantique quand on observe une onde elle se transforme en particule  .

11h 15 très belle méditation guidée ( tout au long pendant 1h 05- méditation de Setu du site des anciens étudiants)  très agréable car pas de démangeaisons dues aux moustiques, commencé par 5 ou 10mn d'Anapana puis Vipassana de la tête aux pieds  me suis encore beaucoup attardé sur chacune des sensations
quand je suis arrivé après 20 mn sur le tronc et les bras beaucoup de flux de fraîcheur et quelques picotements que j'ai voulu examiner de + près en préférant ces derniers pour rester dans l'équanimité
fini sur Métta bavana et son très beau chant qui nous invitait à offrir notre paix, notre sérénité à tous les êtres  

Vendredi 24/8 : 6h45 un aller vers le bas en observant rapidement les endroits où sensations subtiles et les + grossières, puis remontée bien + lente en scannant plus attentivement , zone des pieds du tronc et de la tête  en laissant l'esprit se diriger là ou il avait envie, mais en le maintenant sur la zone

surtout beaucoup de fraîcheur se transformant en chaleur mais moins intense, picotements + légers: (kalapas de l’élément feu ? cf discours ré entendu hier soir avec Lise:  ce sont surtout eux que je ressens depuis le début avec les sensations subtiles , et un peu ceux de l’élément air quand je sens des déplacements ... l’élément et terre plutôt avec les sensations grossières liées aux points de contacts de mon assise)


réponse de Stéphane, un des enseignants Vipassana à qui on peut demander conseil, à quelques unes de mes questions suite à ces premières méditations:



il me faut donc déplacer beaucoup + vite, mon attention, des qu'une sensation subtile apparaît, si on fixe trop longtemps, l'esprit devient plus grossier et fait se solidifier les sensations.

ce que je me suis forcé à faire

Dimanche 26/8 6h45 : 2 aller retours en + d'une heure 10 comme recommandé par Stéphane, je me suis appliqué à ne pas m'attarder sur chaque sensation
et effectivement ai pu observer des sensations jusque là inconnues à chaque passage. Par  contre si je m'attardais un peu trop la sensation se solidifiait...

lundi 27/8 6h45 : 1 seul aller retour en 50mn, difficile de me sortir de cette tendance à vouloir m' attarder...  puis un aller simple en 10mn avec un flux sur presque tout le corps. Que faire si un flux unique, l'observer dans sa globalité ou scanner quand même?  je choisis de scanner...

Mardi 28/8 7h : un seul aller retour, perturbé vers les 45mn quand j'étais en train de remonter au niveau du tronc par une sensation générale  d'étourdissement, que j'ai voulu observer, en continuant à scanner partie par partie,  je restais conscient alors que j'aurais pu m'évanouir...
j'ai eu comme l'impression que toute autre sensation avait disparu, y compris les + solides comme celles des cuisses en contact avec le sol... mais comme je remontais des pieds à la tête je n'ai pas pu observer cela de + près.

j'étais quand même pressé de remonter à la tête, là ou ça semblait venir, en me disant "reste équanime" mais quand j'y suis arrivé  les sensations "habituelles" sont revenues peu à peu 
Alors qu'aucune autre sensation de ressentie pendant un bon bout de temps,

Mercredi 29/8  7h esprit + grossier ce matin, du sans doute à mon désir toujours là de vouloir tout contrôler  comme le temps que je mets à faire un aller et là après un aller j'ai cru en la regardant que ma montre s'était arrêtée et l'ai remontée...
toute la suite de ma méditation en a été perturbée...

Jeudi 30/8 6h45, 1 aller retour complet en 50mn, sensations générales de picotements et de chaleur qui s'amplifiaient au fur et à mesure du balayage, dues peut être à des boutons de moustiques sur 2 points du corps


  observations sur mon esprit :


sur les yeux fermés : j'observe que quand je les ouvre (je l'ai fait plusieurs fois pour regarder où se trouvait ces démangeaisons + ma montre... ) c'est non seulement un moyen de me détendre mais aussi de contrôler,

toujours ce désir de contrôler, ce manque de lâcher prise qui me caractérise ! un gros sankhara sûrement ! contrôler par exemple combien de temps j'ai pu tenir sans ouvrir les yeux...

 J'ai l'impression aussi que mon esprit est redevenu moins vif, moins alerte, retour aussi également à des pensées parasites n’ayant rien à voir avec la méditation, mais plutôt avec la vie quotidienne,  je dois souvent revenir à la respiration...
c'est encore un gros sankhara que je constate depuis toutes mes retraites shiné sur le calme mental (voir ici)

Quand j'arrive à avoir cet esprit vif et aiguisé, je peux observer distinctement ces flux libres sur de grandes parties du corps, parfois qui partent d'une partie et s'étendaient vers d'autres, et aussi en même temps des sensations + grossières (chaleur, picotements, démangeaisons...) sur d'autres  endroits, voire les mêmes...
Outre les démangeaisons dues aux moustiques, les principales (sensations grossières) sont sur le tronc au niveau des organes et aux points de contact de mon assise avec le sol

il me faut surtout moins m'attarder sur l'observation des sensations et parcourir mon corps beaucoup plus vite  comme conseillé, ainsi j'arrive mieux à l'observer:

Jeudi 6/9 8h me suis levé bien + tard car endormissement difficile: lune? ma lecture du soir (les misérables, la méchanceté des humains et Jean Valjean)  les lectures sur les misères du monde ne me réussissent pas...) 
en parcourant + vite -2 allers retours complets en m'attachant d'abord à constater que j'ai des sensations sur tous le corps et en restant + longtemps seulement si absence, et jusqu'à quelque chose apparaisse... oui il me faut appliquer correctement la technique , là j'ai eu une bonne concentration avec un esprit aiguisé.
Vendredi 7/9 7h  ma concentration faiblit si je m'attarde...
Mais c'est difficile pour moi de faire cesser cette énergie d'habitude ( bonne traduction de sankhara?) qui est de vouloir m’attarder sur chaque sensation, agréable ou désagréable, sûrement un sankhara très profond en moi ... Est ce un manque d'équanimité? J'ai donc posé cette question à Stéphane l’enseignant qui me suit, qui m'a répondu par l'affirmative.



Dimanche 16 septembre, le cours d'un jour près de Toulouse (où j'ai préféré aller plutôt qu' à la journée inter-sangha avec l’Île Intérieure...)
je redécouvre l’intérêt d'Anapana la concentration sur le souffle, sur le triangle à l'entrée des narines, afin de mieux aiguiser mon esprit.
Bonne explication sur cette page, mais pour la tradition S.N GOENKA,  il vaut mieux ne pas compter...
http://www.dhammadana.org/samatha/anapana.htm

Je note également comme l'a conseillé Stéphane, que souvent pour ressentir des sensations sur toutes les parties du corps, il est préférable de commencer à observer des parties plus grandes du corps, comme la tête,  le tronc, les bras (des épaules aux doigts), les jambes, puis ensuite aller "visiter" de plus près chaque sous parties (le front, les yeux...).

Jeudi 20 septembre 7h15 : commencé par 10 mn d'anapana (obligé de regarder la montre) pour calmer un esprit déjà un peu agité , 1 aller retour + 1 aller sans la regarder, méditation qui a duré 1h10 ... nouvelles sensations apparues... pulsations-vibrations- inconnues
Stéphane, a indiqué aussi que les flux libres d'air frais que je ressentais, ce n’était pas vraiment des sensations subtiles (qu'à un degré relatif) donc, je ne suis peut être pas encore capable d'en ressentir des vraies ... quelles sont elles ? il ne faut pas que je me laisse perturber par cela, m'a t'il répondu ...

 Presque 2 mois donc, depuis cette retraite Vipassana, j'ai envie de poursuivre dans cette voie qui m'apporte une meilleure concentration et un esprit plus aiguisé, et des améliorations sensibles, me dit Lise au niveau de mon comportement, moins nerveux et coléreux.

Il me faut travailler à aiguiser mon esprit qui doit être + alerte, en augmentant la vitesse de balayage de mon corps, et aussi en revenant + souvent à anapana...







Je vais profiter de notre nouvelle cure de jeûne et repos chez Hélène, pour faire + de méditations et observer les effets du jeûne sut mon corps, puis ensuite de la retraite shiné début novembre, pour aiguiser encore + ma concentration en un point, à l'entrée des narines.

Enfin, je vois que je vais devoir faire un choix... difficile... avec le Village des Pruniers qu'il va me falloir peut être laisser car les méditations guidées, trop intellectuelles à mon goût ne me conviennent plus d'une part (pas trop grave, vu qu'on en fait que 2 fois une demi heure, et qu'elles peuvent être silencieuses) ... et parce-que surtout pour avoir de bons résultats, il est déconseillé de mélanger Vipassana avec d' autres pratiques, d'autre part.

Une bonne occasion pour commencer à rompre l'attachement ? 





18 septembre 2018

nourritures toxiques

Non il ne s'agit pas cette fois ci d'un article sur l'alimentation...

 mais de nourritures ou d'impressions sensorielles, qui depuis mon retour de la retraite Vipassana, ne m'ont pas apporté la Paix, et cela je le ressens de + en+.

 et que selon le 5eme entraînement à la pleine conscience,  il me faudrait donc éviter...
https://villagedespruniers.net/httpfr-villagedespruniers-pratiquesdepleineconscience/les-5-entrainements-a-la-pleine-conscience/

ce sont:

les livres que j'ai lu ou que je suis entrain de lire


et le commentaire que j'en ai fait sur facebook

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k48005221/f1.image.texteImage
Un intellectuel et journaliste vietnamien obligé de s'exiler, alors qu'au départ il croyait comme beaucoup au "nouveau régime", qu'il a voulu aider, mais qui s'est aperçu bien vite qu'il était aussi corrompu si ce n'est plus que le précédent, et favorable d'abord aux "profiteurs" et à la pègre au détriment des honnêtes gens qui en faisaient encore les frais  ...

et ...

Les Misérables de Victor Hugo
 http://www.alalettre.com/victor-hugo-oeuvres-miserables-resume.php
que j'avais déjà étudié au collège ou au lycée, qui m'avait marqué et que j'ai voulu relire... (pour le moment jusqu'au couvent) je n'ai supporté ni les Thénardier ni Javert ... et encore moins les horreurs de waterloo...
Javert, honnête et intègre au fonds de lui même, mais pensant l'être en servant corps et âme cet État et ce pouvoir, selon les mœurs de l'époque.

Tous ces livres ont en commun la "bassesse humaine" qui fait que de tout temps, il y a eu tant de souffrances dans ce monde...
même si de temps en temps on trouve des êtres exceptionnels comme le père Bienvenue...

à leur lecture j'ai eu plusieurs fois eu du mal, à m'endormir, et en ai même fait de mauvais rêves.

car de longues réflexions aussi au moment du coucher, sur cette bassesse humaine: l'Humain est il naturellement bon, et comme le disait Jean Jacques Rousseau, perverti par la société?
qui m'ont ramené vers celles ci, sur le pourquoi de l’espèce humaine
https://sites.google.com/site/michel1955fr/reflexions-meditations-pourquoi-l-espece-humaine

évidement la question pour moi a été... pourquoi ces réactions?  et cela m'a ramené à mon enfant intérieur révolté par tant d'injustices, qui au collège qui avait lu Hugo et Zola et qui en avait été révolté, mais sûrement de + loin encore ... (vers mes 7-8ans, mais je n'ai pas trouvé encore...)

les discussions que j'ai eues sur divers sujets qui me tiennent à cœur
Telle a été ma réaction, car je le ressens aussi de + en + ces discussions et débats stériles m'épuisent d'une part et ne m'apportent pas la Paix d'autre part

Depuis presque une année, je fuis délibérément l'actualité, car je suis conscient que c'est une nourriture toxique, mais elle me rattrape souvent, car je continue à me relier au monde par facebook

Je veux donc essayer comme dit ci dessus de ne plus m'impliquer dans ces débats "pour/contre", après quelques jours je vois que ce n'est pas facile...

surtout quand des êtres que j'admire sont mis en cause ...

 les discussions auxquelles j'ai participé ici :
 https://www.facebook.com/mainbleuecosmique/posts/10214572844408703
https://www.facebook.com/lorenzo.favia.7/posts/2411177455567084


https://www.facebook.com/mainbleuecosmique/posts/10214583433873433?comment_id=10214583726960760

J'ai pleinement conscience que ça ne me sert à rien d'autre que de me faire perdre mon temps et ma paix, que je pourrais le consacrer à méditer,  ou à autre chose...

 Mais pourquoi? 

Pourquoi suis je si addict à ces discussions ?
Car j'en ai conscience... je suis trop attaché à "mes" opinions "mes" point de vue, "mes " idées, "ma" conception de la vie... réponse classique...!



reste à savoir pourquoi cet attachement ... par l'observation dans mes méditations ...


Et que je cherche à comprendre aussi ...

Vouloir à tout prix comprendre... est ce encore un "sankhara" (travers?) profondément ancré en moi, ou est ce positif ?

10 septembre 2018

Bouddhiste et Anarchiste (3)

Petit retour malgré moi dans une actualité récente ... cette lettre me met du baume au cœur car moi aussi j'en ai marre de tous ces débats et discussions stériles avec toutes ces suppositions, prétage d'intention et tutti quanti ... et me reconnais tout à fait dans cette article ...

Le bulletin de la discorde

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Accepter, respecter et même aimer notre diversité.
LE BULLETIN DE LA DISCORDE

Je ne connais vraiment et personnellement que quelques centaines d’entre vous, mais je suis convaincu que vous êtes, pour la plupart, des personnes de bonne volonté qui veulent vraiment faire avancer les choses (vers plus de liberté, d’égalité, de solidarité, c’est-à-dire moins de misère, d’exploitation, de domination, de massacre….). Une bonne partie d’entre vous désire même, avec moi, la destruction totale du pouvoir et se donne des moyens divers et variés pour y parvenir.
Malheureusement, je vous vois régulièrement vous déchirer pour des virgules et même me prendre à partie. Je sais bien que la question de l’État ou du pouvoir n’a rien d’un détail, j’écris moi-même souvent à ce sujet car il est pour moi essentiel, mais la probabilité d’une destruction imminente de l’un ou de l’autre est, pour l’instant, quasiment nulle du fait de l’imaginaire social complètement colonisé par l’idéologie autoritaire, réactionnaire et sécuritaire. Par conséquent, chacun de nous lutte à sa façon, là où il se trouve, avec les uns ou avec les autres, en petits groupes ou dans des rassemblements plus larges, selon les projets.

Vous l’avez sans doute remarqué, il m’arrive de défendre le droit de certains d’entre nous d’utiliser l’illégalisme, la désobéissance civile et même la violence insurrectionnelle, tout comme je défends le droit des autres à la non-violence la plus impassible. Il en est de même concernant le choix de voter ou de s’abstenir. Alors que vous luttez ensemble dans bien des domaines (code du travail, sans-papiers, violences policières, grands travaux inutiles, racisme, sexisme, homophobie, etc.), vous recommencez à vous battre dès qu’approchent les deux dimanches périodiques : deux dates qui sont absolument sans intérêt pour les uns et qui paraissent très importantes pour les autres. Durant ces semaines, plus rien n’a de sens que cela et vous en venez à jeter aux orties toutes les complicités passées, victoires ou défaites, sous prétexte d’une stratégie ponctuelle différente face à ce piège infernal qu’est l’élection dans la pseudo démocratie représentative.

De part et d’autre, des arguments légitimes et respectables


Quand on examine vos arguments, ils sont de part et d’autre légitimes et respectables : les uns refusent fort justement des règles du jeu insupportables et les autres essaient malgré tout d’éviter le pire (reculs sociaux et sociétaux, pertes de liberté ou encore menace fasciste). Est-ce si grave ? Cela mérite-il de se déchirer ainsi, de s’insulter, de se dénigrer ?

La différence la plus profonde entre nous et les fascistes justement, c’est que nous refusons totalement le mythe de l’uniformité. Au contraire, nous défendons tous, becs et ongles, non seulement le droit à la diversité, mais aussi l’hypothèse qu’elle est une richesse pour chacun comme pour le collectif. Mais alors, si tel est vraiment le cas, pourquoi sommes-nous incapables de le prouver ? Ne pourrions-nous pas cesser d’en vouloir à ceux qui dressent des barricades comme à ceux qui n’en dressent pas, à ceux qui choisissent parfois de voter comme à ceux qui s’y refusent absolument ? Pourquoi est-ce si difficile ?

Peut-être à cause de vieilles rengaines qui, de part et d’autres, sont devenues des évidences, des dogmes, des interdits, dans un sens comme dans l’autre. Au risque de choquer certains d’entre vous, je pense pour ma part qu’il est tout aussi absurde d’accuser les abstentionnistes de faire « le jeu du FN » que de déclarer, dans l’autre sens, « Le criminel, c’est l’électeur ! » malgré toute l’estime que je porte à l’œuvre et aux actes d’Albert Libertad, notamment la création des « causeries populaires ».

De part et d’autre, des suspicions et des amalgames


Pire encore : il arrive souvent que mes compagnons libertaires suspectent de basses intentions au service du capital chez mes camarades de gauche et les caricaturent en petits bourgeois, tous dans le même sac. Pas mieux du côté de mes camarades de gauche qui suspectent souvent les abstentionnistes libertaires de servir le capital et qui croient symétriquement que les anarchistes sont pour la plupart des petits bourgeois intellos, des dandys du « je m’enfoutisme politique », à l’abris dans leurs appartements confortables, lisant leurs bouquins subversifs au chaud près de la cheminée, un chat noir sur les genoux. Les suspicions et les amalgames sont innombrables, je ne les compte plus depuis trente ans, de chaque côté, en discutant avec vous ou en prêtant l’oreille aux rumeurs venimeuses. La même parano existe entre le cortège de tête et le cortège syndical, entre les groupes les plus déterminés et la queue de manif à poussettes. Mais franchement : qui sait vraiment ce qu’il y a dans le porte-monnaie d’autrui et ce que fait chacun, concrètement, toute la semaine, là où il se trouve ?

Et quand bien même ! Si, par un heureux hasard, nous avions tous exactement le même niveau de revenus, il n’en reste pas moins que nous ne sommes pas nés au même endroit ni au même moment, que nous n’avons pas reçu la même éducation ni la même culture d’origine, que nous n’avons pas traversé les mêmes accidents de la vie, fait les mêmes rencontres, accumulé les mêmes expériences, lu les mêmes livres, vu les même films. Il est donc logique que nous n’ayons ni les mêmes priorités (sociales, écologiques, démocratiques, révolutionnaires…), ni les mêmes préférences pour mener nos luttes ; des préférences qui évoluent parfois au fil de la vie.

Alors, que faire ? Que faire de cette bonne volonté supposée et de cette diversité parmi nous ?
Arrêter de nous tromper d’ennemis, dans un sens comme dans l’autre, même si nos désaccords existent et ne sont pas anodins. Essayer d’échanger opinions, arguments, idées et expériences concrètes. Discuter sans consensus hypocrite ni dissensus dogmatique. Le but ? Mieux se comprendre, apprendre les uns des autres et, au-delà, accepter, respecter et même aimer notre diversité. Donner à réfléchir mutuellement, mais sans être dédaigneux, hautain, pétri de certitudes. Admettre qu’on a peut-être tort. Témoigner d’autres façons de faire*. Inviter à réfléchir, à soutenir ici et là, à agir partout.

Tout au bout de l’utopie, un même désir


Ne plus nous donner en spectacle : pour ne plus perdre notre temps et notre énergie, pour ne plus nous discréditer mutuellement, pour ne plus décevoir et démotiver autour de nous (nos déchirements sont l’une des causes majeures de la résignation ambiante), et pour ne plus régaler nos pires ennemis qui s’amusent également à nous diviser pour mieux régner. Ceux-là riront moins quand ni un projectile dans une émeute, ni un bulletin dans une urne ne nous diviseront plus face à eux. Quand nous nous rappellerons ce qui nous rapproche, même au cœur d’une insurrection sociale, même pendant une énième élection, nous occupant chacun de ce que nous savons faire, de ce que nous voulons faire, sans nuire à ce que tentent nos voisins dans l’épreuve.
Quand nous nous rappellerons qu’au bout du compte, tout au bout de l’utopie, c’est le même désir de paix, de justice, de liberté, d’égalité et d’amour qui nous anime.

Merci d’être différents.
A bas le capitalisme. A bas le fascisme. A bas toutes les formes de dominations.

Anarmicalement,
Yannis Youlountas

* Par exemple, en ce qui me concerne, j’essaie de témoigner et de donner à réfléchir avec ce qui m’anime le plus : procédés coopératifs, livres et films sans copyright, actions solidaires autogérées, occupations et désobéissances diverses, autodéfense du quartier d’Exarcheia ou de ZAD y compris sous des formes très radicales, soutien aux compagnons emprisonnés, voyages à la rencontre de camarades parfois très différents, invitation à changer de mode de vie, en particulier d’alimentation et de vecteurs d’information, fiches de lectures, découvertes artistiques, éducation anti-autoritaire, pédagogie Freinet, philosophie avec les enfants, etc.

3 septembre 2018

Notre retraite méditation et santé dans un écolieu du Gers

 à St Lizier du Planté près de Samathan chez une amie Anne, de la belle association "Eau Vivante".
23 au 29 juin 2018
Nous devions partir tous les 3 à une retraite santé de notre frère Phap Lu faite au gîte de Thénac, malheureusement, nous y étant pris trop tard, il n'y avait plus de place, alors Anne nous a invité chez elle ainsi que quelques autres qui n'ont pas pu venir.

Quelques photos du lieu...










d'autres photos du lieu : (ici) 
dont la caractéristique essentielle est d'être non raccordée aux réseaux ni de l'eau ni de l'électricité... une première pour nous!


Et pour raconter notre vécu de ces 6 jours, quelques vidéos ou diaporamas...
(cliquez sur les liens pour les visionner)




youtube.com


Eco-Lieu dans le Gers Chez Anne - c'est l'arbre à papillons

au pied duquel nous avons pris nos repas, médité et partagé...
arbre qui porte vraiment son nom !


nos repas:

youtube.com

EcoLieu dans le Gers Chez Anne, nos repas  

 uniquement alimentation vivante frugivore et crudivore et selon le principe du jeûne intermittent de 21 heures que nous ferons sec. Nous les commencions vers 17 h par un jus à l'extracteur composé de fruits et plantes sauvages, puis des fruits, puis une grosse salade ...

Nos méditations :



youtube.com

EcoLieu dans le Gers Chez Anne, une méditation du soir

c'est la vidéo de celle que nous avons faite le 1er soir, à l’extérieur, dans le parc des voisins...

Les autres méditations nous les ferons dans le chalet qui nous servait aussi de chambre... le matin précédée des 10 mouvements de la pleine conscience (voir ici) sur la terrasse au soleil, ou le soir avant d'aller nous coucher




ou au coucher du soleil en marche méditative pour découvrir les alentours, ainsi que pour rendre visite aux voisins-voisines, amies- amis d'Anne



youtube.com


Eco Lieu dans le Gers Chez Anne, nos marches méditatives



La Générosité en action, c'est l'expression ayant remplacé méditation du travail... au Village.

Elle prendra la forme d'un "chantier participatif" et remplacera les longues marches des retraites santé de Frère Phap Lu

Nous la pratiquerons 2h à 2h et demi par jour, le matin de préférence avant que le soleil ne devienne trop chaud




youtube.com

Eco Lieu dans le Gers Chez Anne Générosité en action(1) la butte de permaculture
au départ un tas de bois et de broussailles, à l'arrivée une vraie butte prete à accueillir salades, haricots etc


youtube.com

Eco-Lieu dans le Gers Chez Anne- Générosité en action (2) -nettoyage et réparation de la piscine


piscine d'eau du ciel, endommagée par les récents orages, qu'il a fallu vider



youtube.com


Eco Lieu dans le Gers Chez Anne, générosité en action (3) avec les chèvres d'Aude

accueillies quelques jours, pour aider à désherber...

(Aude, une des voisines et amies),

Voila donc notre "mini" retraite chez Anne qui pourrait en préfigurer d'autres  que nous organiserions tous les 3, pour 6 à 8 personnes.

Anne, avec laquelle, nous avons beaucoup d'affinités: Frère Phap Lu, Thierry Casanovas, et aussi la même approche et les mêmes réserves sur le village...

28 août 2018

Ma retraite Vipassana dans la tradition de S.N.GOENKA (3)

 les 2 premières parties ici:

Pour cette 3eme partie, tout d'abord les enseignements de S.N.GOENKA et ce que j'en ai retenu


Enseignements qui sont (qu'il a ?) appelés "Discours" et qui nous ont été offerts chaque soir à 19 h après la dernière méditation de groupe où à partir du 4eme jour, on ne devait plus bouger.


11 "discours" car nous en aurons un dernier, le matin du 11eme jour, le jour de notre retour à la maison avec les ultimes conseils...

discours qui commenceront tous ainsi :
 "Discours de S.N. GOENKA,  Jour 1,2,3... Le premier (2eme, 3eme ...) jour est terminé, il vous reste encore 9, 8, 7 jours pour travailler "

Ces discours,  sur CD audio (les mêmes pour tous les centres du monde traduit en de nombreuses langues) seront là d'abord pour bien nous faire comprendre ce que c'est que Vipassana, la technique de méditation vécue par Gautama le Bouddha qui lui a permis d'atteindre la libération, en mettant fin à ses souffrances, ce que chacun-e d'entre nous peut également faire en  appliquant rigoureusement cette technique.

 Je ne reviendrais pas sur la teneur et le contenu de ces enseignements que j'ai déjà partagés pour les premiers dans mes 2 articles précédents, et dont l'essentiel que j'en ai compris a été regroupé sur cette page en annexe ici 
  • -Sila, Samadhi, Panna, les 3 branches de base du noble sentier octuple
  • - Les 4 nobles vérités de la souffrance, ses causes, sa cessation et le chemin de la cessation
  • - les 12 liens de la chaîne de cause à effet qui produisent cette souffrance et le maillon qu'il nous faut couper, entre les sensations et les réactions
  •  - les notions essentielles d' impermanence, équanimité, de Sankhara et Kalapa

et comment s'en servir dans notre pratique de Vipassana (c'est le + important)

et dont voici un résumé de 11 pages fait sans doute par S.N GOENKA ou ses bénévoles ici :




Mais simplement en donner mes impressions sur quelque chose que je n'ai jamais entendu d'aussi clair, limpide, aussi bien expliqué... et qui m'a offert la possibilité de faire un grand pas sur ce chemin en passant de l'intellectuel à la pratique concrète...

Exemple: observer mes sensations corporelles de manière de + en + subtile,  afin de mieux connaître mon état d'esprit du moment  et ainsi me connaître et me comprendre moi même... et arriver à le faire...  tout simplement merveilleux !
Merci S.N. GOENKA et ses traducteurs




Mais qui est S.N.GOENKA ? (voir ici sur le site de l'association)

N'est pas moine mais laïc d'origine Indienne  né en Birmanie, et de la tradition Théravada, le Bouddhisme des anciens ou le Bouddhisme originel,  qui a une vue un peu différente des enseignements du Bouddha par les écoles du Mahayana que je fréquentais jusqu'à présent...

Je vais découvrir que selon S.N.GOENKA et ses maîtres, seule la tradition Birmane a su conserver tels quels les enseignements originels du Bouddha et surtout l'enseignement de sa pratique pour atteindre l'éveil qu' est Vipassana .

C'est grâce à l'empereur indien Aśoka, d'abord un tyran cruel, qui ensuite, après sa prise de refuge dans le Dhamma est devenu un exemple de sagesse et de compassion, que l'enseignement du Bouddha s'est propagé dans toute l'Inde puis dans les pays avoisinant ...

Mais contrairement aux autres pays où le bouddhisme a du, au contact de ces autres cultures s’adapter et donc subir des transformations, il est resté intact en Birmanie...

Et c'est S.N.GOENKA qui a été chargé par son maître Sayagyi U Ba Khin, de refaire découvrir cette technique au Monde... en commençant par l'Inde... 2500 ans après la mort du Bouddha ... me faisant par là même mieux comprendre cette prédiction des textes anciens, sur la disparition et la renaissance du Dhamma/Dharma, 2500 ans après la mort du Bouddha...
Le Dhamma (ou Dharma en sanscrit ) Je découvre que ce n'est pas seulement l'enseignement du Bouddha, mais la LOI UNIVERSELLE , la LOI DE LA NATURE qui, si on est en harmonie avec elle, nous amènera au bonheur, sinon à la souffrance ...

Le Dhamma n'est pas propre au bouddhisme, il est UNIVERSEL, il existait de tout temps, bien avant le Bouddha qui n'a fait que le découvrir en l’expérimentant et en se libérant par la méditation vipassana.
et prendre refuge dans le Dhamma, ce n'est pas se convertir d' une religion à une autre, mais se réfugier dans une éthique, et la sagesse universelle de la loi de la nature...

Nibhana (ou Nirvana en sanscrit) ce n'est pas un paradis ou une "Terre pure" c'est la cessation de toute souffrance, la libération, par l'extinction de tout désir (au sens d'attachement, avidité, aversion ), ça je le savais, et que nous atteindrons en coupant ce fameux lien entre Vedanna et Sankhara, ça je ne le savais pas...

et d'abord dans nos méditations en nous entraînant à ne pas réagir consciemment, ce qui va pousser notre inconscient à aller dans le même sens .

 

 Les derniers jours de la retraite

Les discours nous prépareront à notre retour chez nous, à la vie de tous les jours et comment Vipassana va nous aider à y faire face.
Toujours par la pratique de l'équanimité face à toute situation et en ayant toujours conscience que tout phénomène est impermanent  ...
(voir les 2 liens ci dessus)


 Et pour nos futures méditations nous serons mis en garde contre le piège "du jeu des sensations" dont nombre d'étudiants sont victimes:
  • désirer, vouloir attendre... les sensations subtiles, rejeter, être déçu des sensations grossières et en faire de "bonnes" ou de "mauvaises" méditations...

  • Non cela va à l'encontre du but recherché, cela mène même à l'effet inverse, la multiplication des sankhara et donc + de souffrance

Pour ces derniers jours, il nous sera aussi demandé de méditer du lever au coucher, c'est dire, à tout instant quoique nous fassions, observer ses sensations corporelles (et pas seulement penser, je sais que je marche, ou que je mange), ainsi quand nous mangeons, la sensation de nous servir, de soulever les couverts, le contact des aliments avec notre bouche etc.. le matin avant de nous lever quelques minutes et le soir avant de nous endormir également, sans scanner le corps, juste observer les sensations telles qu'elles se présentent...

et j'aurais appris au cours de cet enseignement là, une chose très importante pour moi qui souffrait d’insomnies : la nuit, même on n'arrive pas à dormir, le fait de rester allongé repose le corps et si on ne pense pas car on observe ses sensations, on repose l'esprit ! je l'aurais expérimenté dès le lendemain où malgré encore une fois une courte nuit, je me serais jamais senti autant en forme !

Par contre cette nuit et les suivantes puis en étant revenu à la maison, j'aurais quand même beaucoup de difficultés à faire rester cet esprit sur les sensations, dès que je relâchais la concentration, les pensées revenaient, ou plutôt dès que je relâchais l'effort de concentration, car je ne suis pas encore capable de me concentrer sans être dans l'effort, et la nuit allongé cela m'est apparu encore plus évident.

Pendant les assises de la journée, par contre, je n'aurais presque plus de "pensées parasites" (celles qui n'ont rien à voir avec la méditation ou  sur un point ou l'autre de l'enseignement de la veille ...)
Cela aura été pour moi le principal bénéfice de cette retraite.

Je "m'amuserai" même à décortiquer, disséquer, ces sensations grossières et pourrais même suivre leur déplacement ... de mon foie vers mon ventre par exemple ( est ce un rappel de sa part de faire une détox à mon retour ?) ou d'un point de mon thorax vers une des aisselles ( la lymphe qui se déplace vers le ganglion? )
Car je ne pourrais pas éviter de faire le rapprochement entre ces sensations de mon corps et ce qu'il pourrait vouloir me dire dans le cadre de sa régénération.
Corps et esprit en totale et parfaite harmonie...

Les heures de méditation de groupe passeront ainsi bien + vite mais je n'arriverais toujours pas à plusieurs fois durant ne pas ouvrir les yeux, pour les refermer tout aussitôt après... j'aurais des sensations très fortes de transpiration, qui coule, mais à la fin de l'heure, tout était sec ... 

10eme jour : Metta Bhavana puis la fin du noble silence 

Metta Bhavana c'est la méditation sur l'amour bienveillant, 3eme volet de la retraite qui nous sera présentée juste après la méditation de groupe, ce 10eme jour à 9h.
C'est le souhait qui devrait toujours être émis en fin de méditation que tous les êtres puissent bénéficier de la Paix, de l'Harmonie et du Bonheur que moi même j'ai connu , et enfin que tous les êtres puissent se libérer (au sens bouddhiste du mot)  .
 Voici donc ce chant par S.N. GOENKA que nous avions entendu de nombreuses fois pendant ces 10 jours et dont nous comprenions à présent la signification

https://youtu.be/TqIptTnXb20



La fin du noble silence : 
10h ce matin là nous retrouvons l'usage de la parole, sauf dans le hall de méditation et dans ses abords proches ainsi que nos affaires confiées au début de la retraite, que nous pouvons aller récupérer à l’accueil.
Je ne serais pas pressé de le faire préférant attendre l'après midi et parler avec Patrick et d'autres étudiant-e-s  de nos ressentis, ainsi que consulter toute la documentation qui nous a été offerte ...

Le programme recommencera à 14 h par la méditation de groupe, puis par une présentation dans l’amphithéâtre  de l'association et de ce que peuvent faire les "anciens étudiants" que nous sommes devenus

Pour régler notre participation: le plus pur des Dana, 
 Nous le savions dès avant la retraite (https://www.sudouest.fr.dhamma.org/fr/reference/questions-reponses/ )

Et S.N. GOENKA en avait bien parlé également au cours de ces derniers enseignements en indiquant que pendant ces 10 jours, nous avons été comme de véritables moines du Bouddha, vivant de dons offerts par les laïcs et pouvant nous consacrer ainsi à 100% à la méditation... nous apprendrons également que seuls les anciens étudiants ayant suivi ces 10 jours pouvaient faire des dons... afin d'éviter des risques de lobbying ...

et cerise sur le gâteau  ces dons sont déductibles des impôts !

 outre les dons financiers, il y a aussi la possibilité de faire don de son temps, ou de ces capacités, en venant comme bénévole (servant) au service d'un cours, ou en aidant à l' extension du centre de Dhamma Mahi en Bourgogne

 mais le + grand des Dana, c'est le don du Dhamma... aider le Dhamma à être connu en le partageant, le faisant connaître ...

Et cette retraite avec tout ce qu'elle m'a apportée m'a vraiment donné envie de le faire connaître, tel qu'il nous a été offert pendant ces 10 jours...

puis organisation des covoiturages pour rentrer chez nous et des rangements et remise en ordre, pour la prochaine retraite... 

Les derniers enseignements :
Samedi soir après une très belle méditation de groupe, pour moi, (je l'ai dit après coup, mais peut être n'aurais je même pas du le penser...) car à part de cligner des yeux, je n'ai pas bougé, et me sentais vraiment bien

puis dimanche matin à 5h ...

ce seront des rappels de tout ce que aurons fait, compris et expérimenté durant cette retraite, puis d'ultimes conseils, pour que ces 10 jours nous soient bénéfiques,



avant le petit déjeuner, puis les rangements et remise en ordre (j'aurais choisi le local des servants et ainsi je découvrirais en parlant avec celles et ceux qui nous dirigeaient, ce que peut être le service d'un bénévole) .

Puis retour à la maison en covoiturant Julie, une de ces bénévoles et également très proche de notre philosophie de vie question santé et alimentation ...