En train de devenir... Comment lâcher prise,tout en ne lâchant rien

Blog de Tâm Chân Hanh (Action Juste du Cœur)-un bouddhiste engagé plutôt du coté "extrême gauche" (la Gauche radicale , ANTI-CAPITALISTE) - pour un autre monde possible, plus juste, plus fraternel et plus humain.

31 mars 2017 : Depuis mon départ à la retraite ...

il y a 2 mois
Qu'ai je fait de mes journées?
Rien ou presque rien, à première vue (de celles et ceux qui ne me connaissant pas, me voyaient m'enfermer chez nous (...)

31 décembre 2016

Noel des anarchistes

Je ne partage pas tout ce qui est dit dans ce texte que je viens de découvrir en ce Noël 2016 et en particulier cette aversion des prêtres ... (il y en a beaucoup de très bien et très engagés , partout dans le monde, à commencer par notre Pape François)

mais je suis  d'accord sur le fond, sur ce que fut le Christ et sur le "

Et comprenons que tous les Pouvoirs, qu’ils soient religieux, civils ou militaires, ont pour fin la destruction de l’Homme. Les maîtres n’ont d’autre ambition que d’augmenter le nombre de leurs esclaves. Leur ennemi, c’est l’homme libre, et quand ils ne peuvent ni le dompter pour en faire un esclave, ni le corrompre en lui faisant sa place parmi les maîtres, ils n’ont d’autre ressource que la crucifixion. Ainsi périt Jésus, sans haine et sans orgueil, conscient de l’inconscience de ses persécuteurs. Non point en héros et par soif du martyre, mais humainement et par impossibilité de vivre dans un monde où triomphe la force et où il n’y a pourtant de salut que par le refus de forcer. L’homme libre, comme le Christ, doit mépriser les puissances, et mourir humblement."

Noël des anarchistes

vendredi 13 février 2009
par  Pascal (Georges)

Il importe peu que l’histoire du Christ soit réelle ou légendaire ; la vérité historique, ici, nous est indifférente. Puisqu’en ces jours de Noël tant d’hommes vont célébrer la naissance du Christ, il est bon que les hommes libres — c’est ainsi que j’appelle les anarchistes — se souviennent que la figure du Christ, pour eux, n’est pas sans signification.
Et d’abord rappelons-nous que Joseph était un pauvre charpentier et que Jésus est né dans une étable. Grande leçon déjà, car c’est assez dire que la richesse ne mérite aucun respect, et que les prêtres, à l’Église, ne devraient pas réserver les meilleurs bancs aux riches. Au contraire, c’est la pauvreté qui mérite respect, honneur, adoration. Non point pitié, mais respect. Car il faut ordinairement plus de courage pour rester pauvre que pour s’enrichir. En nos temps surtout, la richesse est facile, pourvu qu’on ne soit pas difficile sur les moyens. Non point pitié pour le pauvre, mais honneur au pauvre, parce qu’il est courageux. Non point pitié mais adoration, car c’est dans les pauvres que l’on peut espérer ; comment faire confiance à ceux qui ont préféré la richesse ? Si l’humanité peut recevoir quelque bien, c’est des pauvres qu’elle le recevra, de ceux qui vivent pour autre chose que pour devenir riches. L’homme libre, comme le Christ, doit savoir mépriser les richesses, et vivre pauvrement.
Rappelons-nous aussi quelle fut la vie du Christ. Il fut celui qui ne fit de mal à personne et qui fit beaucoup de bien. Il fut celui qui ne méprisait personne et, en tout homme, cherchait à reconnaître son semblable. Les prêtres disent que nous sommes frères en Christ, mais ils ne comprennent pas ce qu’ils disent ou du moins ils font comme s’ils ne le comprenaient pas. Car cela ne signifie nullement que l’on doive faire quelque différence entre les hommes selon la couleur de leur peau, selon le pays où ils sont nés, selon leur situation sociale, selon leurs opinions et croyances. Mais au contraire dire que les hommes sont frères en Christ, c’est dire que tous les hommes sont frères parce qu’ils sont hommes ; c’est dire que sur l’Égalité se fonde la Justice, et que la suprême vertu est la Fraternité, que les prêtres appellent du nom méprisant de charité. C’est dire que toute guerre est fratricide et que rien ne peut justifier le massacre des Innocents. Mais il ne suffit pas de le dire. L’homme libre, comme le Christ, doit savoir refuser la violence, et vivre justement.
Enfin, rappelons-nous comment le Christ est mort, par quelle alliance de prêtres, de soldats et d’administrateurs il fut mis à la croix. Et comprenons que tous les Pouvoirs, qu’ils soient religieux, civils ou militaires, ont pour fin la destruction de l’Homme. Les maîtres n’ont d’autre ambition que d’augmenter le nombre de leurs esclaves. Leur ennemi, c’est l’homme libre, et quand ils ne peuvent ni le dompter pour en faire un esclave, ni le corrompre en lui faisant sa place parmi les maîtres, ils n’ont d’autre ressource que la crucifixion. Ainsi périt Jésus, sans haine et sans orgueil, conscient de l’inconscience de ses persécuteurs. Non point en héros et par soif du martyre, mais humainement et par impossibilité de vivre dans un monde où triomphe la force et où il n’y a pourtant de salut que par le refus de forcer. L’homme libre, comme le Christ, doit mépriser les puissances, et mourir humblement.
Il ne faut pas laisser aux prêtres, le soin de célébrer Noël ; le Christ ne leur appartient pas ; Noël est la fête des Hommes Libres.
Georges Pascal

 https://www.la-presse-anarchiste.net/spip.php?article2002

26 décembre 2016

Marx et Jesus même combat

1ere publication 27/12/2009 
 
Après JÉSUS selon la voie ésotérique théosophique, un autre texte volontairement provocateur, en cette période de Noël, pour vous présenter les réflexions de Yann GERMAIN membre du Parti Communiste Français et converti au Christianisme après un parcours personnel qu’il explique sur son site.  (Texte découvert début 2007 )

Ses réflexions rejoignent tout à fait les miennes sur les liens très étroits qu’il peut y avoir entre les fondements des grands textes sacrés, et notre combat pour un autre monde possible, plus fraternel plus juste et plus humain...

Et c’est vraiment regrettable que des millions de celles et ceux qui pratiquent ces religions ou s’en réclament, le font en ayant oublié l’essence même de leur foi.

C’est peut être à nous militants altermondialistes, qui avons toutes et tous dans nos familles ami-e-s, collègues... des pratiquants de l’une ou l’autre de ces religions... de le leur rappeler.

Pour vous présenter les réflexions de Yann je n’ai rien fait d’autre que des "copier coller " de larges extraits de sa page "Les liens entre le communisme et le christianisme" 
extraits de http://membres.lycos.fr/yanngermain/jesus.html

Ces pages "originelles"... ont malheureusement disparu ...ah l'impermanence ! 

mais heureusement ces extraits ont été publiés à leur tour sur cet autre site

 http://alainindependant.canalblog.com/archives/2008/03/01/8149699.html


Les liens entre le communisme et le christianisme



Je tiens tout d’abord à mettre les choses au point :
Le christianisme n’a rien à voir avec l’Inquisition, les Croisades ou toutes les horreurs qu’on a pu commettre en son nom. Les personnes qui ont commis ces crimes au nom de Jésus se sont servis de la foi des gens pour s’installer au pouvoir et défendre leurs privilèges (Rois "de droit divin", Papes, Georges W.Bush...) mais elles ont en fait adopté une attitude à l’opposée même du christianisme et de ses valeurs de partage, d’amour, de paix et de tolérance.

Il s’est passé la même chose avec le communisme. Le communisme n’a absolument rien à voir avec le stalinisme et ses copies (maoïsme en Chine, Corée du Nord...).
En effet le communisme correspond à un système politique, économique et social qui est :


  • entièrement démocratique (démocratie directe avec référendums, participation de la population à toutes les décisions, autogestion des entreprises par les travailleurs et les usagers)




  • égalitaire (il n’y a pas d’un côté des milliardaires et de l’autre des SDF ou des gens qui meurent de faim)




  • propriété collective des moyens de production (entreprises, usines, infrastructures...) mais propriété collective aux mains du peuple et non pas aux mains de bureaucrates comme c’était le cas en URSS. C’est à dire : nationalisation de l’ensemble des moyens de production (entreprises, usines), des terres, des banques mais une nationalisation sous le contrôle des travailleurs et des citoyens




  • il n’y a pas de KGB, ni de Goulag et pas de parti unique comme en ex-URSS ou en Europe de l’Est.


Pour résumer, le communisme c’est un système qui défend la démocratie politique mais aussi (et c’est là la principale différence avec le capitalisme) la démocratie économique et sociale. Dans un système capitaliste la démocratie s’arrête à la porte de l’entreprise alors que dans le communisme la démocratie est présente à tous les niveaux, sans exception.

(...)
En effet dans un système réellement communiste les entreprises, les terres... appartiennent à la collectivité et c’est le peuple qui gère les entreprises d’une manière démocratique (autogestion). Alors que dans les pays staliniens c’était la Nomenklatura qui dirigeait l’économie et le monde politique.
Dans un système communiste, le peuple décide démocratiquement comment doivent fonctionner les entreprises, ce qu’elles doivent produire, à quel coût, à quel prix... alors que dans un système capitaliste ce sont les actionnaires et les patrons qui décident cela (et dans un système stalinien c’est la Nomenklatura qui décide cela).


En URSS les entreprises étaient propriété de l’État mais ce n’était pas du communisme car le peuple ne gérait pas lui-même ces entreprises. De même que par exemple en France l’entreprise publique (propriété de l’État) La Poste n’est pas une entreprise communiste car les usagers et employés n’en ont pas le contrôle, c’est donc simplement une entreprise capitaliste d’État (comme en URSS).
Le communisme n’a encore JAMAIS été appliqué à part à petite échelle (monastères, premières communautés chrétiennes, autogestion en Espagne durant la guerre civile, entreprises autogérées à l’heure actuelle en Argentine, au Brésil et en Uruguay... un article à lire  sur l’autogestion en Amérique du Sud) donc les millions de morts que l’on impute à tort au "communisme" (et qui sont en fait dus aux régimes staliniens qui par définition sont non-communistes) ne sont pas la conséquence de l’application du communisme qui je le répète n’a encore jamais été appliqué. 


Tout d’abord il faut s’intéresser aux valeurs défendues par le communisme et le christianisme.
En effet, les deux défendent :

- l’égalité entre les hommes

- la solidarité, la recherche du bien commun

- les pauvres, les exclus, les opprimés face aux puissants, aux riches, à ceux qui détiennent le pouvoir et écrasent les plus petits
et refusent l’égoïsme et l’attitude qui consiste à ne se préoccuper que de ses intérêts, de ses affaires sans se soucier des répercussions sur les autres.


  • Voyons maintenant la définition du communisme dans le Petit Larousse :


Doctrine prônant 1 l’abolition de la propriété privée au profit de la 2 propriété collective, et notamment, la collectivisation des moyens de production et la 3 répartition des biens de consommation selon les besoins de chacun ; état correspondant de la société
Les premiers chrétiens étaient donc communistes (ce n’est pas moi qui le dis mais la Bible) :

"La multitude de ceux qui avaient adhéré à la foi avait un seul coeur et une seule âme ; 1 et personne ne se disait propriétaire de ce qu’il possédait, 2 mais on mettait tout en commun. C’est avec une grande force que les Apôtres portaient témoignage de la résurrection du Seigneur Jésus, et la puissance de la grâce était sur eux tous. Aucun d’entre eux n’était dans la misère, car tous ceux qui possédaient des champs ou des maisons les vendaient, et ils en apportaient le prix pour le mettre à la disposition des Apôtres. 3 On en redistribuait une part à chacun des frères au fur et à mesure de ses besoins. Joseph, que les Apôtres avaient surnommé Barnabé (ce qui veut dire : l’homme du réconfort), était un lévite originaire de Chypre. Il avait une terre, il la vendit et en apporta l’argent qu’il déposa aux pieds des Apôtres."
(Actes des Apôtres 4, 32-37)

Un autre extrait :
"Les apôtres font beaucoup de choses extraordinaires et étonnantes, et les gens sont frappés de cela. Tous les croyants sont unis et ils mettent en commun tout ce qu’ils ont. Ils vendent leurs propriétés et leurs objets de valeur, ils partagent l’argent entre tous, et chacun reçoit ce qui lui est nécessaire. Chaque jour, d’un seul coeur, ils se réunissent fidèlement dans le temple. Ils partagent le pain dans leurs maisons, ils mangent leur nourriture avec joie et avec un coeur simple."
(Actes des Apôtres 2, 43-46)
 
Le "au fur et à mesure de ses besoins" est très important. En effet, selon Karl Marx la société communiste sera une société "de chacun selon ses capacités à chacun selon ses besoins".
Les deux formules sont étrangement proches...
 


  • Parfois on fait la remarque suivante : "le marxisme est incompatible avec le christianisme car la Bible ne condamne pas la propriété privée".


Cette remarque est fausse.
En effet la Bible recommande la propriété collective intégrale ("ils mettent TOUT en commun"). Qui plus est les premiers chrétiens ont aboli la propriété privée ("personne ne disait propriétaire de ce qu’il possédait").


  • De plus, le capitalisme en tant que système économique est contraire au christianisme.


Je m’explique.
Quand un salarié produit quelque chose (un bien ou un service), il crée une richesse et reçoit en contrepartie un salaire. Or le salaire est inférieur à la richesse produite (la différence s’appelle profit, ou bénéfice).
Ce profit, fruit du travail des salariés, devrait normalement être restitué aux salariés ou, s’il est réinvestit dans la production, être réinvestit par ces salariés qui décideraient de la façon dont il doit être réinvestit.
Mais dans les faits c’est le patron qui s’accapare ce profit. Et qu’en fait-il ?
- il s’en sert pour se payer un salaire immense (les grand patrons ont des salaires de plusieurs millions d’euros soit l’équivalent de 100 ou 1 000 fois le salaire d’un ouvrier)

- une partie importante du profit est reversée en dividende aux actionnaires de l’entreprise. Or les actionnaires n’ont pas participé à la production et ont donc ainsi un revenu qu’il n’ont pas mérité (ils reçoivent de l’argent sans même travailler)

- le reste du profit qui est réinvestit pour améliorer la production est géré par le patron alors que ce devraient être les travailleurs qui gèrent ce profit puisque ce sont ces travailleurs qui ont réalisé par leur travail ce profit.
Le fait que les patrons et les actionnaires s’accaparent le profit, fruit du travail des salariés, est donc une forme de vol.

Or le vol est interdit par le VIIIème commandement ("Tu ne déroberas point." Exode 20, 15).
Le système capitaliste est basé sur une violation d’un des 10 commandements.
En outre, le fondateur du capitalisme, l’économiste Adam Smith, proposa ce que l’on a appelé une "morale de l’intérêt" : chacun doit poursuivre son intérêt égoïste et, de la sorte, l’intérêt de la société dans son ensemble sera servi. Par exemple, Smith écrit "nous ne nous adressons pas à leur humanité, mais à leur égoïsme" (Richesse des nations - chapitre 2 : Du principe qui donne lieu à la division du travail). 

Ainsi, il faut privilégier d’abord son intérêt personnel avant celui des autres, de l’ensemble de la communauté.
Mais nous voyons bien que cela ne profite pas à l’ensemble de la société puisqu’il y a toujours des centaines de millions de personnes dans le monde qui n’ont pas accès à l’eau potable, n’ont pas assez à manger... De plus, cette mise en avant de l’égoïsme au détriment de l’humanisme est contraire avec ces paroles de Jésus :
"Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C’est le premier et le plus grand commandement. Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes"
(Évangile selon Matthieu 22, 37-40)
Un autre fondement du capitalisme se trouve donc être contraire à l’un des deux plus grands commandements du christianisme !



  • Voyons maintenant quelques exemples de liens entre christianisme et communisme :



 
En Angleterre aux 14ème et 15ème siècles, se trouve le mouvement communiste chrétien des Lollards dans lequel on affirme que "Quand Ève filait et Adam bêchait", il n’y avait ni riches ni nobles.
Des mouvements similaires, les Frères Moraves et les Frères suisses (surnommés "Anabaptistes"), communistes, féministes et pacifistes, se manifestent sur le Continent aux 15ème, 16ème et 17ème siècles, et ont des groupes en Grande-Bretagne.

De même, d’autres prédicateurs Baptistes, civils ou militaires, fondent une Commune de squatters : les Diggers qui se nomment ainsi en l’honneur d’un groupe de travailleurs révolutionnaires de 1608. La fondation de ladite commune doit n’être qu’une étape dans l’édification de la République Chrétienne Communiste Universelle. Ils mettent tout en commun.

À cette époque un certain nombre de Quakers sont communistes.
Un certain nombre d’anabaptistes avaient des vues révolutionnaires sur l’organisation politique et sociale, alimentées par la misère extrême des classes populaires d’alors. Luther, d’après eux, n’avait réalisé que la réforme religieuse ; il fallait mettre celle-ci en application dans la société même, et réaliser le communisme religieux prêché, selon eux, par l’Évangile.
Une tentative d’application de cette doctrine a eu lieu à Münster en Westphalie (Allemagne) en 1532 sous la direction d’un tailleur, Johann Bockhold (1509-1536) aussi appelé Jean de Leyde. La ville fut pendant trois ans aux mains des révoltés qui y instituèrent la communauté des biens. Finalement, la révolte fut noyée dans le sang en 1535.
Un autre anabaptiste célèbre fut Karlsatadt.
Mais le plus célèbre de ces anabaptistes est sans nul doute Thomas Münzer. Page 114 de son livre Sur la religion (éditions sociales-1972) Engels parle de la guerre des paysans de l’Europe Centrale dirigée par le théologien Thomas Münzer (1489-1525) dont le programme "était moins la synthèse des revendications de plébéiens de l’époque qu’une anticipation géniale des conditions d’émancipation des éléments prolétariens en germe parmi les plébéiens, exigeait l’instauration immédiate sur terre du Royaume de Dieu".
Engels dira en outre de lui que "son programme politique frisait le communisme". Engels le qualifiera également de "prophète de la Révolution".
Thomas Münzer a dis que pour lui "le royaume de Dieu n’était pas autre chose qu’une société où il n’y aurait plus aucune différence de classe, aucune propriété privée, aucun pouvoir de coercition indépendant des membres de la société".
Des groupes animés en Toscane entre 1860 et 1878 par David Lazzaretti, paysan et ermite, qui, allant d’une congrégation de type franciscain primitif à une sorte de tiers ordre, constituent "une société communiste de travail et de consommation".
Source ici et ici
À lire un article sur ce sujet
 
Engels a constaté l’existence de plusieurs communautés chrétiens communistes notamment les shakers. Ces communautés (une dizaine) ont été crées aux États-Unis au début du 19ème siècle. Elles mettent tous leurs biens en commun.
Un autre exemple est celui de la communauté luthérienne des rappites qui date de la même époque. Elle fut créée en Pennsylvanie (États-Unis). Voici quelques-une des règles de cette communauté :

- chacun met en commun ce qu’il a, sans prétendre à aucun avantage en retour

- dans la communauté tous sont égaux

- chacun travaille uniquement pour le bien-être de toute l’association et non pour soi

- la communauté s’engage à fournir à chaque membre et sa famille les denrées nécessaires à la vie, et à apporter les soins adéquats aux malades et aux vieillards ; si les parents meurent ou s’en vont en laissant les enfants, c’est la communauté qui pourvoira à leur éducation.
À lire la description de ces communautés par Engels
Les Moines et surtout les Franciscains du Moyen-Âge étaient un mouvement chrétien farouchement anticapitaliste ayant pour but la restauration du communisme chrétien des premiers siècles de l’Église. Et François d’Assise, qui sera déclaré saint par l’Église catholique.
Les protestants baptistes et les piétistes au 17ème siècle étaient souvent niveleurs (communistes protestants).
Le mouvement chrétien Réveil piétiste allemand au 18ème siècle était lui aussi un mouvement communisant.

L’historien Arthur Bestor a fait le recensement des témoignages écrits sur les communes socialistes chrétiennes des dix-septième, dix-huitième et dix-neuvième siècles aux États-Unis et ces témoignages faits par des Américains et par des visiteurs concordent presque tous pour dire que ces communautés socialistes étaient des réussites au niveau économique. Ces communautés ont été fondées par les Mennonites, les Piétistes, l’Église protestante de Moravie. En Moravie (actuelle République Tchèque) justement une communauté communiste et protestante a été créée au 17ème siècle : la communauté des Huttérites. Les huttérites ont ensuite émigré en Amérique du Nord pour fuir les persécutions à leur encontre. Leurs descendants vivent encore en petites communautés où la propriété privée n’existe pas et où l’argent est mis en commun.
Dans les communautés Jesus People de Chicago qui existent toujours à l’heure actuelle tous les revenus sont mis en commun.
Source ici et ici

L'intégralité des exemples sur ce site 
http://alainindependant.canalblog.com/archives/2008/03/01/8149699.html


  • Et maintenant quelques extraits de la Bible :


"Si quelqu’un possède les biens du monde et que, voyant son frère dans le besoin, il lui ferme ses entrailles, comment l’amour de Dieu demeure-t-il en lui ?"
(Première Épître de Jean 3, 17)

 
"Jésus disait à ses disciples  : "Un homme riche avait un gérant qui lui fut dénoncé parce qu’il gaspillait ses biens. Il le convoqua et lui dit : "Qu’est-ce que j’entends dire de toi ? Rends-moi les comptes de ta gestion, car désormais tu ne pourras plus gérer mes affaires." Le gérant pensa : "Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gérance ? Travailler la terre ? Je n’ai pas la force. Mendier ? J’aurais honte. Je sais ce que je vais faire, pour qu’une fois renvoyé de ma gérance, je trouve des gens pour m’accueillir." Il fit alors venir, un par un, ceux qui avaient des dettes envers son maître. Il demanda au premier : "Combien dois-tu à mon maître ? - Cent barils d’huile." Le gérant lui dit : "Voici ton reçu  ; vite, assieds-toi et écris cinquante." Puis il demanda à un autre : "Et toi, combien dois-tu ? - Cent sacs de blé." Le gérant lui dit : "Voici ton reçu, écris quatre-vingts." Ce gérant trompeur, le maître fit son éloge : effectivement, il s’était montré habile, car les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière. Et bien moi, je vous le dis : 

Faites-vous des amis avec l’Argent trompeur, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles. Celui qui est digne de confiance dans une toute petite affaire est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est trompeur dans une petite affaire est trompeur aussi dans une grande. Si vous n’avez pas été dignes de confiance avec l’Argent trompeur, qui vous confiera le bien véritable ? Et si vous n’avez pas été dignes de confiance pour des biens étrangers, le vôtre, qui vous le donnera ? Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il détestera le premier, et aimera le second ; ou bien il s’attachera au premier, et méprisera le second. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent."
(Évangile selon Luc 16, 1-13)
 
"Et voici, un homme s’approcha, et dit à Jésus : Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ?
Il lui répondit : Pourquoi m’interroges-tu sur ce qui est bon ? Un seul est le bon. Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. Lesquels  ? lui dit-il.
Et Jésus répondit : Tu ne tueras point ; tu ne commettras point d’adultère ; tu ne déroberas point ; tu ne diras point de faux témoignage ; honore ton père et ta mère ; et : tu aimeras ton prochain comme toi-même.
Le jeune homme lui dit : J’ai observé toutes ces choses ; que me manque-t-il encore ?
Jésus lui dit : Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel.
Puis viens, et suis-moi.
Après avoir entendu ces paroles, le jeune homme s’en alla tout triste ; car il avait de grands biens. 


Jésus dit à ses disciples : Je vous le dis en vérité, un riche entrera difficilement dans le royaume des cieux.
Je vous le dis encore, il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu.
"
(Évangile selon Matthieu 19, 1-24)
 
"Écoutez-moi, vous, les gens riches  ! Pleurez, lamentez-vous, car des malheurs vous attendent. Vos richesses sont pourries, vos vêtements sont mangés des mites, votre or et votre argent sont rouillés. Cette rouille vous accusera, elle dévorera vos chairs comme un feu. Vous avez amassé de l’argent, alors que nous sommes dans les derniers temps ! Des travailleurs ont moissonné vos terres, et vous ne les avez pas payés  ; leur salaire crie vengeance, et les revendications des moissonneurs sont arrivés aux oreilles du Seigneur de l’univers. Vous avez recherché sur terre le plaisir et le luxe, et vous avez fait bombance pendant qu’on massacrait des gens. Vous avez condamné le juste et vous l’avez tué, sans qu’il vous résiste."
(Épître de Jacques 5, 1-6)


"Heureux, vous les pauvres, car le Royaume de Dieu est à vous.
Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés.
Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez.
"
"Mais malheureux êtes-vous, les riches  ! car vous avez votre consolation.
Malheureux êtes-vous, qui êtes repus maintenant ! car vous aurez faim.
"
(Évangile selon Luc 6, 20-25 - Cet extrait est plus connu sous le nom de Béatitudes)


"Mon âme exalte le Seigneur,
et mon esprit tressaille de joie en Dieu mon Sauveur,
parce qu’il a jeté les yeux sur l’abaissement de sa servante. Oui, désormais toutes les générations me diront bienheureuse,
car le Tout-Puissant a fait pour moi de grandes choses. Saint est son nom,et sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent.
Il a déployé la force de son bras, il a dispersé les hommes au coeur superbe.
Il a renversé les potentats de leurs trônes et élevé les humbles,
Il a comblé de biens les affamés et renvoyé les riches les mains vides.
Il est venu en aide à Israël, son serviteur, se souvenant de sa miséricorde,
selon qu’il l’avait annoncé à nos pères - en faveur d’Abraham et de sa postérité à jamais !
"
(Évangile selon Luc 1, 46-55 - Cet extrait est plus connu sous le nom de Magnificat)


"Il y avait un homme riche, qui était vêtu de pourpre et de fin lin, et qui chaque jour menait joyeuse et brillante vie.
Un pauvre, nommé Lazare, était couché à sa porte, couvert d’ulcères,
et désireux de se rassasier des miettes qui tombaient de la table du riche ; et même les chiens venaient encore lécher ses ulcères.
Le pauvre mourut, et il fut porté par les anges dans le sein d’Abraham
(le paradis). Le riche mourut aussi, et il fut enseveli.
Dans le séjour des morts, il leva les yeux ; et, tandis qu’il était en proie aux tourments, il vit de loin Abraham, et Lazare dans son sein.
Il s’écria : Père Abraham, aie pitié de moi, et envoie Lazare, pour qu’il trempe le bout de son doigt dans l’eau et me rafraîchisse la langue ; car je souffre cruellement dans cette flamme.
Abraham répondit : Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et que Lazare a eu les maux pendant la sienne ; maintenant il est ici consolé, et toi, tu souffres.
D’ailleurs, il y a entre nous et vous un grand abîme, afin que ceux qui voudraient passer d’ici vers vous, ou de là vers nous, ne puissent le faire.
Le riche dit : Je te prie donc, père Abraham, d’envoyer Lazare dans la maison de mon père ; car j’ai cinq frères.
C’est pour qu’il leur atteste ces choses, afin qu’ils ne viennent pas aussi dans ce lieu de tourments.
Abraham répondit : Ils ont Moïse et les prophètes ; qu’ils les écoutent.
Et il dit : Non, père Abraham, mais si quelqu’un des morts va vers eux, ils se repentiront.
Et Abraham lui dit : S’ils n’écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader quand même quelqu’un des morts ressusciterait.
"
(Évangile selon Luc 16, 19-31)
 
"Tu n’exploiteras pas ton prochain et ne le spolieras pas : le salaire de l’ouvrier ne demeurera pas avec toi jusqu’au lendemain matin."
(Lévitique 19-13)

"Aux yeux de Dieu notre Père, voici la façon parfaite de pratiquer la religion : prendre soin des orphelins et des veuves dans leur malheur, ne pas se laisser salir par les choses du monde. La religion pure et sans tache, devant Dieu notre Père, consiste à visiter les orphelins et les veuves dans leurs afflictions, et à se préserver des souillures du monde.
Mes frères et mes soeurs, vous croyez en Jésus-Christ, notre Seigneur plein de gloire. Alors ne faites pas de différence entre les gens.
Mes frères, que votre foi en notre glorieux Seigneur Jésus-Christ soit exempte de toute acception de personnes.
Prenons un exemple : un homme vient là où vous êtes réunis. Il porte une bague en or et des habits très beaux. Un pauvre vient à la même réunion, il est mal habillé.
Supposez, en effet, qu’il entre dans votre assemblée un homme avec un anneau d’or et un habit magnifique, et qu’il y entre aussi un pauvre misérablement vêtu ;
Vous montrez plus de respect à l’homme qui porte les beaux habits et vous lui dites : « Vous, asseyez-vous ici, à cette bonne place  ! » Au pauvre, vous dites : « Toi, reste debout ! » ou bien : « Assieds-toi là, par terre, à mes pieds ! »
si, tournant vos regards vers celui qui porte l’habit magnifique, vous lui dites : Toi, assieds-toi ici à cette place d’honneur ! et si vous dites au pauvre : Toi, tiens-toi là debout ! ou bien : Assieds-toi au-dessous de mon marchepied !

Quand vous agissez ainsi, est-ce que vous ne faites pas des différences entre vous ? Est-ce que vous ne jugez pas avec un coeur mauvais ? ne faites-vous pas en vous-mêmes une distinction, et ne jugez-vous pas sous l’inspiration de pensées mauvaises ?

Écoutez, mes frères et mes soeurs très aimés ! Est-ce que Dieu ne choisit pas justement ceux qui sont pauvres aux yeux du monde ? Il veut les rendre riches en leur donnant la foi, il veut qu’ils reçoivent le Royaume promis à ceux qui ont de l’amour pour lui.
Écoutez, mes frères bien-aimés : Dieu n’a-t-il pas choisi les pauvres aux yeux du monde, pour qu’ils soient riches en la foi, et héritiers du royaume qu’il a promis à ceux qui l’aiment ?

Mais vous, vous méprisez les pauvres ! Pourtant, qui vous écrase ? Qui vous traîne devant les tribunaux ? Ce sont les riches, n’est-ce pas ?
Et vous, vous avilissez le pauvre ! Ne sont-ce pas les riches qui vous oppriment, et qui vous traînent devant les tribunaux ?

Ce sont les riches qui se moquent du beau nom que Dieu vous a donné.
Ne sont-ce pas eux qui outragent le beau nom que vous portez ?

(Épître de Jacques 1, 27 - 2, 7)


Au fait, le capitalisme et la société de consommation utilisent abondamment le prêt à intérêt (crédit).
Mais que dit la Bible à ce sujet ?
"Si tu prêtes de l’argent à un compatriote, à l’indigent qui est chez toi, tu ne te comporteras pas envers lui comme un prêteur à gages, vous ne lui imposerez pas d’intérêts."
(Exode 22, 24)
Ne faudrait-il pas revoir notre système bancaire ?

D'autres extraits ici... ainsi que la totalité de ce magnifique texte
http://alainindependant.canalblog.com/archives/2008/03/01/8149699.html

25 décembre 2016

JESUS...

 page mise en ligne au lendemain de noël de l'année  2009

Page d'un superbe site que j'ai découvert hier 25 décembre 2009 en ce jour de Noël,  et que je prends comme un cadeau de Noël pour m'encourager à poursuivre sur mon chemin spirituel, et à l'approfondir,  car il n'y a pas de hasard...
http://pagesperso-orange.fr/revue.shakti/jesus.htm

ayant mal compris "les conditions d'utilisation à des fins collectives",(Echanges/infos.)
j'avais juste mis un lien sur facebook, qui a suscité de nombreux échanges tous aussi intéressants les uns que les autres. (sur les compléments ésoteriques)
Ne désirant pas que tous ces beaux échanges se perdent dans la jungle de facebook, je les intègre également. Oui je sais lol :) ... l'impermanence, il me faut la cultiver ...


 

Jésus



Introduction

Jésus "de Nazareth" est né en Palestine, à Bethléem, il y a environ 2000 ans, entre 4 et 7 "avant J-C" selon les historiens. Son enseignement, relaté dans les Évangiles, est à l'origine du christianisme. Le nom Jésus vient de l’araméen (langue que parlait Jésus) Yehoshuah, ou Joshua en grec c'est-à-dire "Yahvé sauve"; le terme Christ vient du grec christos, lui-même de l’hébreu mashiakh soit "messie", celui qui a été oint. Les premiers apôtres ont employé le terme "Christ" et L’Église utilisera plus tard le terme "Jésus-Christ", montrant qu'il était le messie annoncé par la bible.
Jésus, statue de l'église de Quimperlé, en Bretagne.
L’existence de Jésus a été attestée en 75 après J-C par l'historien juif Flavius Josèphe (37-100) dans son ouvrage "La guerre des juifs".

La vie de Jésus est connue à travers les Évangiles, les Epîtres de St-Paul, les Actes des Apôtres et des témoignages regroupés sous le nom d’Evangiles apocryphes (attribués aux apôtres Thomas et Jacques et à diverses personnes). Beaucoup de recherches sur sa vie ont été faites, sans apporter d'éléments historiques au sens des historiens.
Dans l’islam et dans le judaïsme, Jésus est présenté comme un prophète:
  • le Coran indique, dans la sourate de Marie, que l'Ange Gabriel a annoncé à Marie la naissance d’un fils,
  • le Talmud contient des éléments de la vie de Jésus.
Ernest Renan a apporté un éclairage en 1863 avec la publication de "La Vie de Jésus", présentant Jésus comme un "homme incomparable" mais doutant de l'authenticité des miracles qui lui étaient attribués, et en l'associant à l'activité des esséniens. Cela devait entraîner une polémique considérable parmi les milieux chrétiens conservateurs.
Albert Schweitzer a publié ses "Recherches sur la vie de Jésus" en 1906; sa conclusion est que rien d'historique ne pouvait être tiré des documents connus. François Mauriac a écrit aussi une "Vie de Jésus".
En 1947, la découverte des rouleaux de la Mer Morte a apporté un éclairage incontestable, donnant en partie raison à Ernest Renan à propos des esséniens, et en mettant en relief le rôle du "Maître de Justice".

La vie de Jésus selon les Evangiles

Des variantes existent dans les Evangiles; la version suivante est une synthèse parmi d'autres. La jeunesse
Les Evangiles selon St Matthieu et St Luc relatent la naissance et l’enfance de Jésus assez brièvement. Tous deux font remonter son ascendance à Abraham et à David.
La naissance de Jésus est annoncée à Marie par l’archange Gabriel. Jésus naît à Bethléem, où Marie et Joseph s’étaient rendus pour le recensement. L’annonce de la naissance de Jésus le Sauveur, est faite à des bergers qui se rassemblent autour de l'enfant.
Le roi Hérode, craignant la venue d’un "Sauveur", organise le massacre des innocents en faisant tuer tous les enfants de moins de deux ans. Marie et Joseph s'enfuient en Egypte avec Jésus (Evangile selon St Matthieu). Quelques années plus tard, la famille revient et s'établit en Galilée, à "Nazareth".
La vie publique de Jésus
Elle commence avec la rencontre de Jean-Baptiste vers 27. Ce prophète revient d'une longue préparation dans le désert avec des esséniens. Il annonce sur les bords du Jourdain, que le royaume de Dieu est proche. Il pratique le baptême par immersion.
Jésus demande à Jean-Baptiste de le baptiser ; Jean-Baptiste le désigne comme l'Agneau de Dieu (Evangiles de St Matthieu, St Luc et St Marc) ; Jésus voit alors arriver sur lui L'Esprit Saint sous forme d'une colombe.
Jean-Baptiste baptise Jésus, cathédrale de Chartres.
Après le baptême, Jésus se retire dans le désert pendant quarante jours pour méditer (cette période est appelée "tentation au désert", dans les Evangiles selon St Matthieu et St Luc). Jean-Baptiste est arrêté pour avoir reproché au roi Hérode d'épouser la femme de son frère. Et il est décapité à la demande de la fille du roi, sur le conseil de sa mère.
Jésus demande aux disciples de Jean-Baptiste de le suivre: ceux-ci sont des pêcheurs au bord du lac de Tibériade: André, Jean, Simon-Pierre qui sera le futur St Pierre et Jacques le majeur. Jésus retourne avec eux en Galilée, retrouve sa maison puis se rend à Capharnaüm.
Il commence son enseignement autour du Lac de Tibériade, centré sur l’amour de Dieu pour les faibles et les pauvres, et qui promet le pardon et la vie éternelle pour les pécheurs. Cet enseignement fait partie du Sermon sur la montagne et les Béatitudes. Les célèbres paraboles (vingt cinq dans les Evangiles), comparaisons par lesquelles Jésus dévoile des vérités, sont alors prononcées (comme le bon samaritain, l'enfant prodigue, le grain de sénevé...).
Jésus insiste sur la sincérité morale plutôt que sur le strict respect des principes de la loi juive.
Jésus choisit par la suite huit disciples, qui forment, avec les quatre premiers, les douze apôtres: Philippe, Barthélémy, Matthieu, Thomas, Jacques le mineur, Simon, Jude et Judas Iscariote.
Après un nouvel exode avec ses disciples, dans un endroit désert, Jésus voyant une grande foule venue pour l'écouter, prêche longuement. Alors le miracle de la multiplication des pains s'opère faisant manger cinq mille personnes avec cinq pains et deux poissons. Peu après, Jésus voyant les disciples bloqués dans une barque à contrevent, marche sur la mer et les rejoint dans la barque ; dès lors le vent se calme.
L'opposition croissante des juifs, notamment des pharisiens, n'empêche pas la popularité de Jésus d'augmenter. Il continue à enseigner en Galilée et à ses disciples. Il opère des guérisons sur des aveugles, des paralysés. Il se rend à Béthanie, village proche de Jérusalem, où il produit la résurrection de Lazare (Evangile selon St Jean).
Puis arrive la Transfiguration: révélation que Jésus est le Fils de Dieu; elle se produit quand Jésus emmène ses disciples Pierre, Jacques et Jean sur le mont Thabor: "Et il fut transfiguré devant eux: son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière". En même temps, les prophètes Moïse et Élie apparaissent aux disciples et une "voix de la nuée" dit "Celui-ci est mon fils bien-aimé, qui a toute ma faveur; écoutez-le" (Evangiles selon St Matthieu, St Marc et St Luc) (Evangiles selon St Matthieu, St Marc et St Luc).
Des disciples se groupent alors autour de Jésus. Un jour que Jésus prie, un des disciples lui demande comment prier: alors Jésus donne le "Notre Père" (Evangile selon St Luc).
A l’approche de la Pâque
Jésus se rend à Jérusalem. Il chasse les marchands du Temple (autorisés à commercer); alors commencent les confrontations avec les grands prêtres juifs, les scribes, les pharisiens et les sadducéens. Ceux-ci, craignant l’hostilité des Romains contre eux et le peuple juif, arrivent à convaincre un disciple de Jésus, Judas Iscariote, pour la promesse de trente deniers, d'aider à l’arrestation de Jésus. Le 6 avril 30, lors du repas pascal, la Cène (dernier repas de Jésus avec ses disciples), Jésus annonce la trahison qui aura lieu à son encontre et sa mort prochaine.


La Cène, vitrail de la cathédrale de Chartres.

A la fin du repas, il prend le pain et le rompant dit "prenez et mangez, ceci est mon corps ..." puis il prend la coupe et dit "prenez et buvez, ceci est mon sang..." ; vous ferez cela en mémoire de moi" la première eucharistie venait d'avoir lieu.
Jésus et ses disciples se rendent ensuite au Mont des Oliviers, où commence la Passion. Il annonce qu’il ressuscitera d’entre les morts (Evangiles selon St Matthieu et St Marc). Il se retire ensuite dans les jardins de Gethsémani pour méditer et prier. C’est là qu’une foule conduite par Judas Iscariote arrive: Judas embrasse Jésus (le signe permettant de reconnaître l'homme recherché); les disciples veulent s'interposer, Jésus leur demande de laisser les représentants des prêtres l’emmener. Le jugement et la crucifixion
Jésus est conduit devant le Tribunal des Juifs, le Sanhédrin (Evangile selon St Jean) où Caïphe, le grand prêtre, lui demande de dire s’il est ou non "le Christ, le Fils de Dieu" (Evangile selon St Matthieu). St Pierre qui a suivi Jésus, est reconnu comme un de ses disciples: par trois fois il renie son maître("Je jure que je ne connais pas cet homme, comme Jésus l'avait annoncé.
Le Tribunal condamne Jésus pour blasphème mais ne peut pas prononcer la peine de mort. Ponce Pilate (qui lui demande "Es-tu le Roi des Juifs?" auquel Jésus répond "...ma royauté ne vient pas d'ici."), ne trouve pas de motif d'appliquer une telle sanction, et propose de relâcher soit Barabbas, soit Jésus. Devant l'insistance des prêtres juifs, il dit, en se lavant les mains devant la foule "Je ne suis pas responsable du sang de cet homme; cela vous regarde" et finit par accepter de laisser condamner Jésus à mort en le faisant d'abord flageller. Pour le Roi des Juifs, une couronne d'épines est tressée et enfoncée sur sa tête.
Jésus n'échappe à aucune humiliation; il devra aller au Golgotha, en portant sa croix. Commence alors le chemin de croix, avec les diverses stations. Ses pieds et mains sont cloués sur la croix. Il est placé entre deux autres crucifiés de "droit commun". L'agonie commence. Jésus dit à un moment "Mon Dieu pourquoi m'as-tu abandonné?". Il reçoit enfin d'un soldat un coup de lance au flanc droit et meurt à trois heures de l'après-midi. Sa mère, Marie, se tient debout au pied de la croix, ainsi que Jean le fidèle disciple, et Marie Madeleine.
Jésus sur la croix, sculpture en bois, abbatiale de Moissac.
Jésus est descendu de la croix par Joseph d'Arimathie et Nicodème, enveloppé dans un linceul (le suaire de Turin) et emporté dans un tombeau. Judas, accablé de remords, jettera son argent dans le Temple puis se pendra.
La Résurrection
Deux jours plus tard, Marie Madeleine se rendant sur la tombe, voit que celle-ci est ouverte. Elle prévient Pierre et Jean qui courent constater et s'en retournent chez eux. Deux anges lui apparaissent puis Jésus lui-même, qui lui demande de prévenir les disciples.
Jésus apparaît ensuite à divers témoins, disciples et apôtres. Thomas qui n'est pas présent lors de cette apparition, dit aux autres disciples "Si je ne vois à ses mains la marque des clous et si je ne mets la main, je ne croirai pas". Etant présent avec les autres huit jours plus tard, Jésus apparaît et dit à Thomas: "Porte ton doigt ici, voici mes mains; avance la main et mets-la à mon côté et ne sois plus incrédule mais croyant" (Evangile selon St Jean). Jésus conserve toute son estime à Pierre le confirme dans son rôle de "chef" des apôtres.
Les quatre Evangiles indiquent qu’après sa résurrection, Jésus a demandé aux apôtres et autres disciples d'aller évangéliser le monde entier.
L’Ascension de Jésus se produit quarante jours après la Résurrection (Actes des Apôtres).
Le visage de Jésus, reconstitué par la NASA, selon des techniques de traitement de l'image, à partir des négatifs photographiques du suaire de Turin.

Compléments ésotériques

Les compléments ci-dessous proviennent du Maître D.K. à travers Alice Bailey dans "Initiation humaine et solaire" et du Maître de Benjamin Creme dans "La mission de Maitreya". Jésus le Nazaréen (du nom d'un groupement mystique, et non pas de Nazareth, ville qui n'existait pas à son époque), est né (dans une "petite maison tout à fait convenable" et non une étable) normalement, de Marie et Joseph, tous deux initiés du 2ème degré, en -24, le 15 mars, comme initié de 3ème degré et est mort en 6 en atteignant la 4ème initiation. Il a passé sa jeunesse en Palestine et a reçu, comme Jean-Baptiste, un enseignement des esséniens le préparant à sa mission. Jésus n'était pas le Christ mais représentait le Christ. Le Christ a travaillé à travers Jésus, en l'adombrant depuis l'âge de 12 ans, puis véritablement les trois dernières années. En ce sens, on peut parler de Jésus-Christ.
Lors de la Cène, la plupart des disciples ont vu Jésus entouré de lumière. Les trois disciples Pierre, Jacques et Jean ont vu Jésus transfiguré comme sur le Mont Thabor.
La vie et l'enseignement de Jésus donnés dans le nouveau Testament ne sont exacts qu'à 60%.
Le niveau d'évolution à sa mort: 4, indiqué par le Maître D.K. à travers Alice Bailey, a été confirmé par le Maître de Benjamin Creme, qui a donné aussi les rayons de Jésus:
Rayons et sous-rayons : âme 6 personnalité 1/6 mental 1/7 astral 2/2 physique 1/3.
Jésus n'était pas la réincarnation de Zoroastre, comme on peut le lire parfois, car Zoroastre était une âme de 4ème rayon. De plus ce dernier avait atteint un niveau supérieur à celui de Jésus (à mi-chemin entre 4 et 5).
Les pitris solaires (particules atomiques) du corps ressuscité de Jésus ont été envoyées vers le soleil et n'existent plus.
Les vies antérieures de Jésus ont été données par le Maître D.K. (voir ci-dessous) ainsi que sa vie suivante, en tant qu'Apollonius de Tyane avant de devenir le Maître Jésus, de 5ème degré. Le Maître de Benjamin Creme a indiqué que le Maître Jésus a ensuite pris la 6ème initiation, et se trouve à la tête de l'ashram du 6ème rayon, à l'intérieur de la Hiérarchie dirigée par le Christ (celui qui assure cette fonction pendant encore 2500 ans, Maître du 7ème degré, est appelé Maitreya par le Maître de Benjamin Creme; c'est lui le Maître de Justice dont il est question dans les rouleaux de la Mer Morte); il représente à son tour Shamballa dont le chef est Sanat Kumara, le Seigneur du Monde, "l'Ancien des Jours", Melchisédech).


"Le Maître Jésus [...] est grand et maigre, avec un visage assez mince et allongé, des cheveux noirs, un teint pâle et des yeux bleus perçants. [...] Il est bien connu dans l'histoire biblique, apparaissant d'abord sous le nom de Joseph, le fils de Nun; puis de nouveau de Josué, au temps d'Ezra; recevant la troisième initiation, ainsi qu'il est relaté dans le livre de Zacharie, en la personne de Josué ; dans les Evangiles, il est connu par Ses deux grands sacrifices: celui dans lequel il céda son corps au Christ; et celui de la grande renonciation qui est la caractéristique de la quatrième initiation. En la personne d'Appolonius de Tyane, Il reçut la cinquième initiation et devint un Maître de Sagesse" (Initiation humaine et solaire).



Bibliographie

  • Le Nouveau Testament, en particulier les quatre Evangiles
  • "Les religions de la Bible, volume 5: naissance du christianisme", éditions Dargaud
  • "Histoire de l'humanité", éditions Larousse
  • "Le grand livre des religions du monde" sous la direction de Peter Clarke, éditions Solar
  • "Les livres sacrés" de Fernand Comte, éditions Bordas
  • "La mission de Maitreya" de Benjamin Creme, éditions Partage
  • "Initiation humaine et solaire" du Maître D.K. à travers Alice Bailey, éditions Lucis Trust
  • "De mémoire d'essénien, l'autre visage de Jésus", de Anne et Daniel Meurois-Givaudan, éditions Amrita
note: le dernier livre a été obtenu par "channelling" c'est-à-dire par informations venant du 5ème sous-plan astral, donc plus ou moins déformées; c'est cependant un éclairage intéressant.
Retour à l'index de l'encyclopédie.

Toute copie ou reproduction intégrale ou partielle destinée à une utilisation collective, faite sans le consentement de l'auteur, est illicite. Voir les conditions de copie à la page Echanges/infos.

Date de création: 26/11/2000 version 1.0; mise à jour 31/01/2007 version 2.1
http://pagesperso-orange.fr/revue.shakti/jesus.htm


19 décembre 2016

Retraite Shine du Calme mental


11 au 15 novembre 2015
5 au 11 mai 2016
29 octobre au 3 novembre 2016
à l'Institut Vajra Yogini  près de Lavaur (81-Tarn)

 (photos prises par Violette, mai 2016)

(MAI 2016) Je reviens donc de ma 2eme expérience de Shiné (mot Tibétain qui veut dire Samatha, en sanscrit, ou calme mental ) 7 jours de silence total (après 4 pour la première), et dont l'organisation ressemble beaucoup à celle des retraites Vipassana .

 le programme (novembre 2015)
avec quelques petites différences: 
- pas de méditation marchée, mais beaucoup d'entre nous, (nous étions une cinquantaine de retraitants) auront le désir de la pratiquer autour du stûpa chaque jour...
- Les sessions assises , sont divisées en tranches de 10 mn , 7 mn de concentration et 3 de pause .
- Lors des séances de questions-réponses, les questions sont posées par écrit et Gueshe Loden y répond en Tibétain, traduit par Chantal
 
(lors d'un questions-réponses: photo prise en novembre 2015 par Violette)

Shiné ou Samatha , c'est donc l'autre méditation de base du Bouddhisme que j'avais souhaité découvrir à l'issue de ma dernière retraite Vipassana en Ariege 

Shiné, le Calme mental , mais surtout la concentration en un point , c'est la pratique de la 5eme Paramita pour atteindre Samadhi (explications
Aussi la 7eme branche du Noble Sentier Octuple 
et le 2eme terme du"Logo" du village des Pruniers, Smirti, Samadhi, Prajna 

La concentration en seul point en vue d'obtenir le calme mental car alors l'Esprit ne se disperse plus. 

Et pour moi ce fut une véritable découverte car j'avais jusqu'à cette dernière retraite, trop tendance à confondre le Calme mental, (Samatha, l’Arrêt dont parle tellement notre très cher Thay) avec... le relâchement ... un des principaux obstacles au calme mental... 

S’arrêter de courir, s’arrêter de se disperser... oui, mais maintenir mon esprit éveillé , vif, alerte, ce qu'il n'est pas vraiment... et je viens aussi de le réaliser.

Se concentrer en un point, intensément, Guéshé Loden nous conseillera de le faire sur le Bouddha Sakyamuni  car vu ses immenses qualités, cela générera un esprit beaucoup plus vertueux et la foi (confiance)  mais il ne faut pas essayer de faire un "copié-collé"  de l'image de sa représentation, pour la voir avec les yeux mais d'en avoir une image mentale .
Le but étant d'avoir une image mentale, claire, stable  et lumineuse, plutôt petite et lourde. 

Voici au cours de la retraite de novembre 2015, l'image qui nous sera proposée.


Voici celle que je choisirais pour la 2eme retraite ...


à partir d'une photo faite d'une petite statue à l' Institut et qui me paraissait beaucoup plus lumineuse .

Mais dans les 2 cas,  la visualisation me fut (nous fut à la plupart d'entre nous) très difficile, et l'objet de beaucoup des questions dans les séances de questions-réponses . Pour moi quand je voyais quelque chose, cela était avec beaucoup d'efforts et comme un pale halo de lumière dans du brouillard , et souvent d'une couleur différente... vers la fin de la retraite j'ai cru discerner une forme qui pouvait ressembler à un Bouddha assis en lotus


Novembre 2016 : j'ai décidé de ne prendre comme objet de concentration que ma respiration, pour rester dans la continuité, et des retraites Vipassana, et du Village des Pruniers 


voici quelques réponses aux differents questions réponses  que j'ai notées:

 "au début il faut se familiariser avec l'objet, bien l'avoir en mémoire" 

"on regarde l'image, puis on ferme les yeux et on s'imagine un vrai bouddha devant soi (mais qui ne bouge pas...il peut quand même nous sourire) "

"on ne visualise pas avec les yeux, mais avec la conscience mentale"

"si l'image est floue, ne pas vouloir faire apparaître les caractéristiques (yeux, cheveux...) mais se fixer sur ce qu'on visualise,  avec l'habitude cela apparaître de plus en plus clairement. Si l'image mentale disparaît, ouvrir les yeux et regarder de nouveau la véritable image... "

"si on ne voit qu'une partie, se fixer dessus et ne pas essayer de faire apparaître le reste..., ne pas s’inquiéter de ne pas voir le reste"
"ne pas essayer de voir le Bouddha en décrivant ses caractéristiques (les cheveux de telle couleur les yeux, le nez etc " 

" il est important d’être détendu , ça prend du temps, on y arrive par le pouvoir de l'habitude" 




 Prendre le Bouddha comme objet de concentration est conseillé, mais on peut prendre n'importe quel objet , comme un caillou (mais pas une chose à laquelle on est attaché)
on peut même prendre des enseignements ou des bases bouddhistes comme la boddicita, ou la vacuité...

ou notre respiration, c'est ce que je ferais (la plupart des autres aussi) non sans avoir essayé à chaque session de visualiser le Bouddha.

Mais dans ce cas Gueshé Loden nous le précisera, on ne peut atteindre les derniers stades du Calme mental, car le souffle n'est pas un objet totalement stable...

Les 9 stades du Calme Mental :

les explications ici
ou ici sur le site de L'institut Vajra Yogini  lui même...
http://institutvajrayogini.fr/pdf/SHINE-Les_etapes_du_calme_mental.pdf

autres liens
 http://www.buddhaline.net/Les-neuf-etapes-de-Samatha
 http://bica-vipassana.blogspot.fr/2008/08/amatha-et-vipassana-fonctionnent.html

 On arrive au 2eme stade si on peut faire  21 respirations sans perdre son objet (l'image mentale même floue du Bouddha, ou la sensation de notre souffle à l'entrée et à la sortie des narines... ) .

Je pense que pour moi, la plupart de mes sessions se sont situées entre le 2eme et le 3eme stade  avec quelques périodes au 4eme stade

J'ai pu me concentrer sur l'objet pendant au moins 21 respirations en ayant parfois quelques pensées mais qui ne me faisaient pas perdre ma concentration .

Novembre 2016 : Lama Gueshe sur une de mes questions, précise qu'il nous faut vraiment pouvoir faire 21 respirations sans avoir une pensée, pour atteindre ce 2eme stade, ( il faut 10 respirations pour le 1er stade et pour les stades suivants, il n'y a plus de durée ou de nombre de respirations) , mais aussi, qu'il ne faut pas se focaliser sur les stades , rester détendu dans la concentration, ne pas faire trop d'efforts, c'est pour cela qu'on a des sessions très courtes de 7mn alternées avec des pauses de 3mn … être concentré et détendu à la fois … c'est le lâcher prise


Sur plusieurs sessions à partir du 4eme jour j'ai même pu retrouver (avec joie) cette sensation de balancements qui m'avait tant marqué lors des retraites précédentes ( voir ici) sans encore une fois savoir exactement ce que cela représente ( Gueshé Loden dira au cours d'un Questions-réponses que ce n'est pas du relâchement subtil , mais peut être une manière qu'a le corps de se détendre... )

Mais j'ai eu aussi des sessions très difficiles, (surtout le 2eme jour (vendredi) ou je sombrais au bout de quelques respirations seulement,  dans la torpeur avec à chaque fois des pensées qui me ramenaient vers des problèmes ou des dossiers de mon boulot...  (ce qui avait le don de m'agacer...qu'est ce que ces pensées viennent faire là? )

Perte de la concentration , torpeurs, avec des pensées plutôt tristes, négatives au cours d'une méditation, c'est ce qu'on appelle du relâchement grossier,


et l'antidote à appliquer étant d'abord ouvrir les yeux si on les a fermés, et lever la tête , accentuer sa respiration , et si ça ne passe pas changer d'objet de méditation, faire naître des pensées de Joie, en méditant sur la "précieuse renaissance humaine" , par exemple (pour moi se sera la Joie d’être à cette retraite et continuer à progresser sur mon chemin)
Appliquer les antidotes nécessaires, le plus rapidement possible,  grâce à la vigilance... et notamment celles à la torpeur ... dont je suis souvent l'objet ... 

Je pense que cela aura été la principale leçon pour moi à tirer de cette retraite du mois de mai 2016.

Leçon qui va me permettre d’améliorer ma façon de méditer  ... de façon à rendre mon esprit plus clair , plus vif plus alerte, et à ne plus confondre calme, détente, et relâchement, et poursuivre ainsi mon chemin de guérison .
 
 

28 octobre 2016, 9h00 : mon arrivée à l'institut Vajra Yogini pour une nouvelle retraite du calme mental de 6 jours , je me sens vraiment le besoin de travailler ma concentration qui me parait bien faible...  

le brouillard qui m'avait accompagné depuis mon départ de Montauban se dissipe ...





magnifique temps automnal pendant cette semaine qui m'aura incité à transformer une bonne partie de mes pauses en marches méditatives "à la Vipassana" sur 10 à 15 m de chemin,




ou sur des marches plus longues comme au Village des Pruniers à travers ce magnifique domaine 
voir les autres photos ici  


Ces belles marches sur un rythme très lent m'ont bien aidé sans doute,  tout au long de ces sessions d'assises, et j'ai pu découvrir que pour avoir une meilleure concentration (sans pensées),  se dire « inspire/expire) ou inspiration/expiration, ou compter, ce n'était pas suffisant… mais qu'il me fallait vraiment être dans la sensation de l'inspiration /expiration (du début jusqu'à la fin ) au point choisi (pour moi le bas ventre) ,


donc plutôt que de me répéter la phrase « je sais que j'inspire/ expire » ou les mots clefs » inspire, expire »  , j'ai préféré me dire "je ressens l'inspiration / expiration du début jusqu'à la fin" puis plus simplement "du début jusqu'à la fin"


aller plus loin dans le ressenti comme ressentir que ma respiration devenait plus profonde et plus douce  comme le dit ce chant du Village, et même jusqu'à devenir si douce que elle semblait disparaître et qu'il me fallait donc accentuer ma concentration pour continuer à l'observer et la ressentir.



et je suis arrivé ainsi une ou 2 fois, à faire plusieurs cycles sans penser !
j'en ai pensé ( réalisé devrais je plutôt dire ) que si l'objet de ma concentration présente un intérêt à suivre, alors je peux la maintenir sans trop de difficulté sur cet objet, mais si mon mental trouve cela ennuyeux, comme compter... il va chercher autre chose, et se distraire .

 Autre phénomène que j'ai pu observer, en me concentrant sur le "du début jusqu'à la fin"  pour essayer d'observer quand et comment  finit une inspiration/expiration , et comment elle s’enchaîne sur une nouvelle respiration:



j'ai noté: "je n'y suis pas arrivé, car je ressentais que cette inspiration/ expiration se prolongeait indéfiniment et il me fallait lâcher prise avec la concentration, pour que la suite se fasse.

et si je relâchais trop ... les pensées revenaient
j'ai pu ainsi toucher que que ma respiration et ma concentration sont interdépendantes (inter-sont) "

 j'ai pu aussi toucher et de manière non intellectuelle, en le ressentant également, l'impermanence de ma respiration (longue,courte, profonde, saccadée...)  et que c'était lié à des causes et conditions diverses et multiples, comme mon état d'esprit au début de la session, la qualité du sommeil que j'avais eue la nuit précédente, eux mêmes liés à d'autres causes et conditions diverses et multiples...




donc j'ai pu toucher dans cette 3eme retraite l'impermanence et de ma respiration, et de ma concentration (dois je dire ma? ) et leur interdépendance ... ni l'une ni l'autre n'ont de soi séparé , et ni moi également, car si je suis venu à ces retraites, c'est parce-qu’il y a eu des causes et conditions multiples  ... Ai je touché la Vacuité?



 

19 novembre 2016

Aganna Sutta: les origines de la violence chez l'etre humain

  Un extrait d'un sutra bouddhiste sur "les origines" (causes et conditions multiples) de notre monde actuel, de l'agriculture et de la propriété, ainsi que de la violence chez les êtres humains  ... 

 

et même de notre univers 

 

qui m'a marqué ...

Aganna Sutta



Extraits du Livre "Les fondements de la mystique tibétaine* de Lama Anagarika Govinda



Dans l'Agganna Suttanta du Dlyha-Nikâya, le processus de la continuelle limitation de la conscience illimitée et lumineuse est décrit dans un mythe au sens profond qui apparaît nettement comme un précurseur de la doctrine du Vijnânavâda qui, tout comme le passage cité ci-avant (vinnânam anidassanam), montre que les concepts des Vijfiânavâdins ont déjà leurs racines dans le bouddhisme pâli du début et présentent un développement logique de la richesse de pensée qu'il contient et qui n'avait pas encore été nettement défini.
« Dans le passé » dit-on dans l'Agyanna-sutta, « nous étions des êtres créés d'esprit, venant de l'esprit ; nous nous nourrissions de ravissement, nous planions, lumineux dans les airs, au milieu d'une impérissable beauté. Pendant bien longtemps nous restâmes ainsi. A la fin de temps infinis sortit de l'eau la terre savoureuse. Elle possédait couleur, parfum et saveur. Nous nous mîmes à la modeler et à en manger. Mais alors que nous en mangions, notre luminosité disparut peu à peu.

Après sa disparition, le soleil et la lune, les étoiles et les constellations, le jour et la nuit, les semaines et les mois, les saisons et les années vinrent à la manifestation. Nous nous réjouissions fort de la terre savoureuse, nous nous en régalions, nous nous en nourrissions, nous en vivions, et cela dura très, très longtemps ». Avec la nourriture devenant plus grossière, commença la matérialisation et la différenciation dans la nature des êtres et, ainsi, la sépara­tion des sexes, les désirs sensuels et l'attachement. « Mais lorsque des mœurs mauvaises et dissolues s'introduisirent parmi nous, la bonne saveur de la terre disparut ; après cette disparition, apparurent sur le sol des excroissances douées de parfum, de couleur et de saveur ». Par suite d'une aggravation des mauvaises mœurs et de la matérialité de l'être, ces excroissances nutritives s'évanouirent à leur

tour, comme aussi les plantes comestibles qui poussaient ; d'elles-mêmes, jusqu'au moment où elles dégénérèrent au point que plus rien de consommable ne poussa et que la nourriture ne s'obtint plus que par un travail pénible. C'est alors que la terre fut découpée en champs et clôturée, d'où naquit l'idée de « moi » et de « mien », de « personnel » et d'« étranger », et ainsi se manifestèrent la propriété, l'envie, la cupidité, l'attachement aux choses matérielles.

Livre découvert à "Institut Vajra Yogini et dont cet extrait m'avait marqué au point de le retranscrire
 
et voulant en savoir plus,  un lien vers une traduction de ce sutta qui vient du bouddhisme Theravada 
http://www.memoireonline.com/09/08/1514/m_le-bouddhisme-theravada-la-violence-et-l-etat6.html
sur les origines  de la violence et de l'avidité chez les humains